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	<title>création d&#8217;oblgations &#8211; Gdroit</title>
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		<title>La notion de contrat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien Bamdé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2016 22:01:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit des contrats]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des obligations]]></category>
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					<description><![CDATA[==&#62;Définition Le nouvel article 1101 du Code civil définit le contrat comme « un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. » Pour mémoire, l’ancien article 1101 le définissait comme la « convention par laquelle une ou plusieurs personnes s&#8217;obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>==&gt;<span style="text-decoration: underline;">Définition</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le nouvel article 1101 du Code civil définit le contrat comme « <em>un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mémoire, <em>l’ancien article 1101</em> le définissait comme la « <em>convention par laquelle une ou plusieurs personnes s&#8217;obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Deux éléments essentiels ressortent de la nouvelle définition du contrat :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le contrat est le produit d’un accord de volontés</li>
<li>Le contrat a pour objet la création, la modification, la transmission ou l’extinction d’obligations</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Schématiquement le contrat s’apparente à l’équation suivante :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>CONTRAT</strong> <strong>= </strong>Accord de volontés <strong>+</strong> Création et/ou opération sur rapport d’obligations</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>I) <span style="text-decoration: underline;">Un accord de volontés</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le contrat repose sur un accord de volontés en ce sens qu’il est le <strong><em>produit d’un échange des consentements entre les parties.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette composante du contrat n’a pas été modifiée par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour cause, <strong><em>l’accord de volontés est le fait générateur du contrat</em></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">De ce constat, on peut en déduire deux choses :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le contrat</strong> <strong>appartient à la catégorie des actes juridiques</strong></span>
<ul>
<li>Le contrat répond à la définition posée à l’article 1100-1 du Code civil qui définit les actes juridiques comme des « <em>manifestations de volonté destinées à produire des effets de droit</em> ».</li>
<li>Cependant, le contrat est le produit, non pas d’une manifestation de volonté unilatérale, mais d’un « <strong><em>accord de volontés</em></strong> ».</li>
<li>Il est donc nécessaire que, <em>a minima</em>, <strong><em>deux</em></strong> <strong><em>volontés</em></strong> se rencontrent pour qu’il y ait contrat</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le contrat</strong> <strong>se distingue de l’acte juridique unilatéral et de l’engagement unilatéral de volonté</strong></span>
<ul>
<li><strong><em>L’acte juridique unilatéral</em></strong> se distingue du contrat en deux points :
<ul>
<li>Il est le produit d’une manifestation unilatérale de volonté</li>
<li>Il n’est jamais générateur d’obligations
<ul>
<li>Il ne produit que quatre sortes d’effets de droit :
<ul>
<li>Un effet déclaratif : la reconnaissance</li>
<li>Un effet translatif : le testament</li>
<li>Un effet abdicatif : la renonciation, la démission</li>
<li>Un effet extinctif : la résiliation</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
<li><strong><em>L’engagement unilatéral de volonté </em></strong>
<ul>
<li>L’engagement unilatéral de volonté se distingue du contrat en ce qu’il est le produit d’une manifestation unilatérale de volonté</li>
<li>Leur point commun réside dans le fait que tous deux sont créateurs d’obligations</li>
<li>À la différence de l’acte juridique unilatéral, l’engagement unilatéral de volonté est générateur d’obligations</li>
<li>À la différence du contrat unilatéral, la validité de l’engagement unilatéral de volonté n’est pas subordonnée à l’acceptation du créancier de l’obligation</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>NB : Qui du contrat unilatéral ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de penser, on qualifie d’unilatéral un contrat, non pas parce qu’il est le produit d’une manifestation unilatérale de volonté – cela ne pourrait, par définition, pas être un contrat – mais parce que, dans pareil contrat, <strong>une seule partie s’oblige.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Exemple : la donation</p>
<p style="text-align: justify;">Pour être valable, il n’en reste pas moins nécessaire qu’un accord de volonté soit intervenu entre les deux parties</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>II) <span style="text-decoration: underline;">La création, la modification, la transmission et l’extinction d’obligations</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">De toute évidence, l’ordonnance du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations a substantiellement modifié cette deuxième composante de la notion de contrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Tandis que dans la définition édictée par <em>l’ancien article 1101 du Code civil</em> l’objet du contrat se limitait à <strong><em>la création d’obligations</em></strong>, dorénavant le contrat est pourvu d’un objet bien plus large.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contrat est, en effet, susceptible de posséder quatre objets différents :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La création d’obligations</li>
<li>La modification d’obligations</li>
<li>La transmission d’obligations</li>
<li>L’extinction d’obligations</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Quatre enseignements majeurs peuvent être tirés de cette nouvelle définition du contrat :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>==&gt;<span style="text-decoration: underline;">Premier enseignement: l</span></strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>e contrat appartient toujours à la catégorie des conventions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">La convention se définit comme un accord de volontés conclu en vue de produire des effets de droits</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le contrat, dans la mesure où il est précisément le produit d’un accord de volonté, <strong>constitue une espèce de conventions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, toutes les conventions ne s’apparentent pas à des contrats</p>
<p style="text-align: justify;">Les conventions n’ont pas seulement pour objet la création d’un rapport d’obligations, elles ont un objet plus large :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong><em>Elles peuvent avoir pour objet la constitution de droits réels</em></strong>
<ul>
<li>Exemple : l’hypothèque, le gage</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong><em>Elles peuvent avoir pour objet la création d’engagements non-obligatoires</em></strong>
<ul>
<li>Exemples : les actes de courtoisie ou de complaisance, les engagements sur l’honneur</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong><em>Elles peuvent avoir pour objet la création d’engagements sur l’honneur</em></strong>
<ul>
<li>Il s’agit d’un engagement que les parties ont entendu soustraire à toute sanction juridique</li>
<li>Exemples : la lettre d’intention ou la lettre de confort</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>==&gt;<span style="text-decoration: underline;">Deuxième enseignement: la réduction de la catégorie des conventions au profit de la catégorie des contrats</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avant l’ordonnance du 10 février 2016 portant réforme du droit des obligations, le contrat avait pour seul objet la création d’obligations</p>
<p style="text-align: justify;">La modification, la transmission et l’extinction d’obligations constituaient alors l’objet des conventions</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, non seulement le contrat a pour objet la création d’obligations, mais encore il a pour objet la modification, la transmission et l’extinction d’obligations</p>
<p style="text-align: justify;">Tels des vases communicants, la catégorie des contrats s’est élargie, tandis que la catégorie des conventions s’est amoindrie</p>
<p style="text-align: justify;">Le contrat constituant néanmoins une espèce de convention, l’objet des conventions demeure indirectement inchangé.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais l’articulation entre les catégories de contrats et de conventions se fait de la manière suivante :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong><em>Le contrat a pour objet :</em></strong>
<ul>
<li>La création d’obligations</li>
<li>La modification d’obligations</li>
<li>La transmission d’obligations</li>
<li>L’extinction d’obligations</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong><em>La convention a pour objet :</em></strong>
<ul>
<li>La constitution de droits réels</li>
<li>La création d’engagements non obligatoires</li>
<li>La création d’engagements sur l’honneur</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>==&gt;<span style="text-decoration: underline;">Troisième enseignement: le contrat se distingue toujours des actes de courtoisie ou de complaisance</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’acte de courtoisie ou de complaisance se distingue des contrats en ce qu’ils n’ont pas été formés en vue de créer un rapport d’obligation</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, dans certains cas, la jurisprudence verra dans l’acte de courtoisie ou de complaisance un quasi-contrat nommé, telle que la gestion d’affaires (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006981403/" target="_blank" rel="noopener"><em>Cass. 1re civ., 1er déc. 1969</em></a><em>)</em> et parfois innomé (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007029905/" target="_blank" rel="noopener"><em>Cass. 1re civ., 27 janv. 1993</em></a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, les quasi-contrats sont définis à l’article 1300 C. civ (ancien art 1371 C. civ.) comme « <em>des faits purement volontaires dont il résulte un engagement de celui qui en profite sans y avoir droit, et parfois un engagement de leur auteur envers autrui</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit autrement dit, du fait spontané d’une personne, d’où il résulte un avantage pour un tiers et un appauvrissement de celui qui agit.</p>
<p style="text-align: justify;">Au nom de l’équité, la loi décide alors de rétablir l’équilibre injustement rompu en obligeant le tiers à indemniser celui qui, par son intervention, s’est appauvri.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong><em>Différence avec le contrat</em></strong>
<ul>
<li>Tandis que le contrat est le produit d’un accord de volontés, le quasi-contrat naît d’un fait volontaire licite</li>
<li>Ainsi la formation d’un quasi-contrat, ne suppose pas la rencontre des volontés entre les deux « parties », comme c’est le cas en matière de contrat.</li>
<li>Les obligations qui naissent d’un quasi-contrat sont un effet de la loi et non un produit de la volonté</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>==&gt;<span style="text-decoration: underline;">Quatrième enseignement: le contrat se distingue toujours des engagements sur l’honneur</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’engagement sur l’honneur, que l’on rencontre principalement dans le monde des affaires, est un accord de volontés que les parties ont entendu soustraire aux règles de droit.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, l’engagement sur l’honneur se distingue du contrat, <strong><em>en ce que les parties n’entendent pas lui donner la portée juridique d’un contrat.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’esprit des parties en cas de non-satisfaction de leur engagement, leur défaillance ne saurait être assortie d’une sanction juridique.</p>
<p style="text-align: justify;">En certaines circonstances, la jurisprudence considère néanmoins que l’engagement sur l’honneur peut s’apparenter à un contrat, notamment s’il en arbore toutes les caractéristiques (V. notamment en ce sens <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000017626520/" target="_blank" rel="noopener"><em>Cass. com., 23 janv. 2007, n°05-13.189</em></a><em> ; </em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000023462083/" target="_blank" rel="noopener"><em>Cass. com., 18 janv. 2011, n°09-69.831</em></a>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En résumé :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="https://i0.wp.com/gdroit.fr/wp-content/uploads/2016/09/Schema-1-1-1.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-46819 size-full" src="https://i0.wp.com/gdroit.fr/wp-content/uploads/2016/09/Schema-1-1-1.jpg?resize=648%2C688&#038;ssl=1" alt="" width="648" height="688" /></a></p>
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