La coutume et les usages
comme source de droit
Du consuetudo médiéval au droit positif contemporain : genèse, mécanismes et survivances d'une source normative façonnée par la pratique des groupes sociaux.
La coutume et les usages : anatomie d'une source du droit
Il appartient à quiconque entend saisir la mécanique des sources du droit de comprendre que la norme juridique ne procède pas exclusivement de la volonté du législateur. Bien avant que les parlements modernes ne revendiquent le monopole de la production normative, les communautés humaines se sont dotées de règles nées de la seule répétition de comportements collectifs. La coutume incarne cette capacité remarquable du fait à engendrer du droit — phénomène souvent décrit en doctrine comme la victoire de la pratique sur la norme édictée.
Toutefois, cette définition romano-canonique, héritée de François Gény, repose sur une architecture bipartite dont chaque élément remplit une fonction distincte. L'analyse de ces deux composantes révèle à la fois la solidité théorique du concept et ses fragilités pratiques.
Les deux piliers de la coutume
Il renvoie à la pratique constante, ancienne et réitérée d'un même comportement par la collectivité à laquelle la règle s'adresse. Ce premier pilier traduit la matérialité de la norme : ancienneté, fréquence, généralité.
En conséquence, toute pratique purement individuelle, fût-elle durablement maintenue, ne saurait prétendre à la qualification coutumière.
Il correspond à la conviction, à la fois collective et personnelle, que la pratique revêt un caractère juridiquement obligatoire. Cette opinio juris sive necessitatis opère le basculement décisif : la pratique cesse d'être un simple comportement social pour accéder au rang de norme de droit.
Point de vigilance : c'est cette conviction d'obligatoriété qui trace la frontière entre coutume et usage simple.
À l'inverse, l'usage se définit comme une pratique habituelle dépourvue, en principe, de cette conviction d'obligatoriété. La doctrine majoritaire le relègue au rang de « coutume en formation », oscillant entre le fait et la convention tacite. Cependant, cette distinction, pour séduisante qu'elle soit sur le plan théorique, se heurte à de sérieuses difficultés pratiques : le juge répugne à « sonder les consciences » pour vérifier l'existence de l'opinio juris, et la jurisprudence recourt bien plus fréquemment à la qualification d'« usage » qu'à celle de « coutume ».
Caractéristiques fondamentales de la norme coutumière
Trois traits structurels méritent d'être soulignés, car ils conditionnent l'ensemble du régime applicable à cette source du droit.
| Caractéristique | Signification | Conséquence juridique |
|---|---|---|
| Spontanéité | La coutume émane du groupe social lui-même, sans intervention d'une autorité publique détentrice du pouvoir normatif | Aucune procédure formelle d'élaboration n'est requise ; la coutume naît de la seule pratique collective |
| Oralité originelle | La coutume est par nature un droit non écrit, dont la transmission repose sur la mémoire collective | Difficultés probatoires considérables ; nécessité de recourir au témoignage ou à l'enquête par turbe |
| Souplesse adaptative | Parce qu'elle n'est pas figée dans un texte, la coutume se transforme au rythme des mutations sociales | Outil normatif idéalement taillé pour les sociétés qui ne disposent pas d'un pouvoir légiférant centralisé |
Genèse et diffusion de la coutume médiévale
La coutume prend son véritable essor à compter du XIe siècle, dans un contexte marqué par l'effacement de toute autorité normative unique. Les mécanismes coutumiers viennent précisément combler le vide laissé par la dislocation du pouvoir carolingien, en prenant racine au cœur même du tissu féodal — relations de vassalité et rapports seigneuriaux.
La double naissance de la consuetudo
Le terme latin consuetudo recouvre initialement les prérogatives fiscales seigneuriales — taxes, redevances, corvées — que le seigneur est réputé exercer en vertu de l'ancienneté de la pratique. Il s'agit là d'une manifestation du droit de ban, ce pouvoir de commandement d'origine germanique emportant capacité de contraindre, de punir et, par extension, d'édicter des normes à portée générale.
À l'inverse, la coutume opère simultanément comme un frein aux excès de la puissance seigneuriale. Lorsque les exigences du seigneur dépassent ce que la tradition autorise, les sujets dénoncent ces prétentions comme « mauvaise coutume » et en réclament la suppression. Il en résulte que la coutume transforme progressivement les rapports de force entre seigneur et sujets en véritables rapports de droit.
En parallèle, un second type de coutume émerge à la même période : les normes qui organisent la vie quotidienne entre voisins, hors de toute intervention seigneuriale. Par la seule force de la répétition, ces pratiques finissent par régir les statuts personnels, le régime des biens, le droit des obligations et la transmission successorale. Seul le droit du mariage — terrain sur lequel l'Église fait valoir sa compétence normative propre — demeure en dehors de cette emprise coutumière généralisée.
Le morcellement coutumier du royaume
Le processus de formation des coutumes, lent et profondément différencié selon les régions, aboutit à un morcellement juridique considérable. Chaque communauté puise ses pratiques à des sources distinctes — traditions germaniques, romanité, droit canonique, contraintes géographiques — de sorte qu'il est possible de distinguer de véritables « sphères coutumières » partageant un « air de famille ».
Forte imprégnation des traditions germaniques. Prédominance de la communauté familiale et du lignage. Régimes matrimoniaux fondés sur la solidarité lignagère : communauté de biens, séparation entre propres et acquêts, mécanisme de représentation successorale.
Coutumes de l'Ouest (Anjou, Maine, Bretagne, Normandie) particulièrement marquées par le droit féodal.
Forte imprégnation de la romanité. Le droit romain sert de droit commun supplétif. Influence du Corpus juris civilis sur l'organisation des successions, des contrats et des biens.
La ligne de partage entre ces deux sphères traverse le royaume selon un axe allant approximativement de la Suisse occidentale à l'Atlantique charentais.
La preuve de la coutume : l'enquête par turbe
L'oralité constitutive de la coutume soulève une difficulté majeure : comment en établir l'existence et le contenu précis devant le juge ? Deux régimes probatoires coexistent, selon la nature de la coutume invoquée et la géographie du litige.
Pour les coutumes notoires — celles dont la notoriété est telle qu'elles ne font plus l'objet de discussion — il incombe au juge d'en connaître l'existence. En revanche, pour les coutumes privées, il incombe à celui qui s'en prévaut d'en rapporter la preuve. Dans le Nord du royaume, cette démonstration est apportée par l'enquête par turbe (turba : le groupe), procédure formalisée dès 1270 par une ordonnance de Saint Louis.
La mainmise royale sur la coutume
À compter du XVe siècle, l'autorité monarchique, « mieux assurée dans ses positions », entreprend de soumettre à son contrôle une source normative dont la formation lui échappe. Ce processus, qui s'étend sur près de deux siècles, transforme la physionomie du droit coutumier de manière irréversible.
Du gardien des coutumes au censeur des mauvaises
Le roi s'attribue très tôt la fonction de gardien des coutumes, assumant la mission d'en garantir le respect devant les juridictions. Le serment du sacre l'engage à « entretenir bonnes lois et coutumes anciennes ». Toutefois, cette posture conservatrice se mue progressivement en un pouvoir de contrôle substantiel : le roi devient gardien des bonnes coutumes, ce qui l'investit d'une double mission — sauvegarder les premières, éradiquer les secondes.
C'est au monarque en personne qu'il revient d'évaluer la conformité de chaque coutume à la raison, en vertu de sa plenitudo potestatis. Toute coutume jugée contraire à l'équité, à la morale ou à la religion peut être condamnée comme mauvaise, perverse ou inique — prérogative dont les premières manifestations remontent à 1051, avec la censure par Henri Ier d'une redevance qualifiée d'« impie ».
L'ordonnance de Montils-lès-Tours (1454)
Le tournant décisif survient au lendemain du conflit franco-anglais, lorsque Charles VII ordonne, à l'article 125 de l'ordonnance rendue à Montils-lès-Tours, la consignation par écrit de toutes les coutumes en vigueur dans le royaume. Les objectifs affichés par le texte sont limpides : abréger la durée des procès, réduire les frais de justice et ôter « toute manière de variations et contrariétés ».
Au sein de chaque ressort de bailliage ou de sénéchaussée, les hommes de loi — praticiens et jurisconsultes — procèdent à la transcription des règles coutumières locales, sous l'autorité du bailli.
À partir de 1497-1506, des commissaires désignés par le souverain, choisis parmi les magistrats des Parlements, contrôlent le texte avec mission de « corriger, ajouter, diminuer et interpréter » dans le sens des intérêts monarchiques.
Le projet est lu et débattu article par article. Les articles « accordés » (adoptés à l'unanimité des trois ordres) sont immédiatement publiés. Les articles « discordés » sont transmis au Parlement.
Le texte arrêté dans sa version définitive reçoit la sanction du roi et fait l'objet de lettres patentes, dûment enregistrées par le Parlement. Désormais, seule la version ainsi officiallement décrétée peut être invoquée en justice.
La réformation du XVIe siècle : le droit coutumier transformé
Les coutumes rédigées au début du XVIe siècle se révèlent rapidement obsolètes face aux mutations économiques (essor du commerce transatlantique, révolution des échanges bancaires), aux transformations doctrinales (humanisme juridique, comparatisme coutumier initié par Charles Du Moulin) et au renforcement théorique de la souveraineté royale (Jean Bodin, Les Six livres de la République, 1576). La monarchie procède alors à la réformation des coutumes — non pas une nouvelle rédaction, mais une révision modernisatrice.
En définitive, la réformation produit des résultats considérables. Le nombre des coutumes décroît sensiblement, tandis que leur ressort territorial s'élargit : au crépuscule de l'Ancien Régime, le décompte fait apparaître à peine plus d'une soixantaine de coutumes régionales et quelque trois cents coutumes à portée locale. Leur contenu se recentre sur le droit civil, intègre les innovations jurisprudentielles et doctrinales, et élimine une part significative des contradictions antérieures. La coutume de Paris, passée de cent vingt articles en 1510 à plus de trois cent cinquante après sa refonte en 1580, représente l'aboutissement le plus achevé de cette entreprise.
La coutume et les usages en droit positif contemporain
La promulgation du Code civil en 1804 abroge les anciennes coutumes dans les matières couvertes par la codification. Cependant, la disparition de telle ou telle règle coutumière ne saurait se confondre avec la suppression de la source elle-même. La coutume ne disparaît pas : le Code la laisse survivre hors des matières qu'il régit, et surtout, les usages connaissent une vitalité remarquable que le droit positif consacre abondamment.
Survivance de la coutume stricto sensu
Les dispositions du droit positif qui renvoient expressément au terme « coutume » se répartissent en quelques grandes catégories : la coutume internationale — notamment les règles et pratiques applicables aux conflits armés —, les coutumes ultramarines (statut civil coutumier kanak, droit local à Mayotte), les coutumes agricoles (vaine pâture, dont la transcription est confiée aux chambres d'agriculture) et certaines traditions locales qualifiées de coutumes par la jurisprudence (courses de taureaux dans les régions de « tradition locale ininterrompue »).
Foisonnement des usages
Si la coutume au sens strict se raréfie, les usages irriguent l'ensemble des disciplines juridiques. Le législateur y recourt massivement : complément des contrats (ancien article 1135 du Code civil), rémunération de l'agent commercial conformément aux « usages pratiqués dans le secteur » (article L. 134-5 du Code de commerce), délai de préavis en matière de rupture commerciale (article L. 442-6, 5° du Code de commerce), recours aux CDD « d'usage constant » en droit du travail, usages du commerce international en arbitrage (article 1511 du Code de procédure civile), ou encore pratiques locales reconnues comme loyales et constantes aux fins de détermination des appellations d'origine.
| Catégorie d'usage | Domaine d'application | Exemples | Force juridique |
|---|---|---|---|
| Usages professionnels | Droit des affaires, droit du travail | Solidarité passive commerciale, anatocisme, usages bancaires, usages portuaires | Supplétive entre professionnels du même secteur ; opposabilité subordonnée à l'acceptation pour les tiers |
| Usages locaux | Droit des biens, droit rural, droit administratif | Distances de plantation (art. 671 C. civ.), servitudes, vaine pâture, appellations d'origine | Application dans le silence des conventions entre personnes du même ressort territorial |
| Usages d'entreprise | Droit du travail | Primes de fin d'année, jours de congé supplémentaires, avantages de rémunération | Obligatoires pour l'employeur sauf dénonciation régulière ; catégorie sui generis proche de l'engagement unilatéral |
| Usages du commerce international | Arbitrage, lex mercatoria | Incoterms, RUU (crédit documentaire), principes Unidroit | Normes s'imposant à l'arbitre indépendamment du droit étatique désigné par les parties |
Les critères jurisprudentiels de qualification
La jurisprudence appréhende les usages de manière pragmatique, sans se préoccuper de l'élément psychologique cher à la doctrine. La haute juridiction administrative a forgé une définition désormais stabilisée : « par usages, il y a lieu d'entendre les pratiques qui, en raison notamment de leur ancienneté, de leur fréquence ou de leur généralité, sont regardées comme normales dans le secteur d'activité considéré ». L'examen porte ainsi sur quatre caractères principaux :
Coutumes, usages et loi : les articulations du système normatif
La fonction complémentaire (praeter et secundum legem)
La coutume assure d'abord un rôle de suppléance là où aucun texte législatif n'intervient (praeter legem). Plus couramment encore, c'est la loi elle-même qui organise le renvoi aux usages (secundum legem), confiant aux communautés professionnelles ou locales la tâche d'en détailler les modalités d'application. Ce procédé législatif permet d'articuler harmonieusement la protection des intérêts généraux, garantie par la norme étatique, avec la prise en compte des spécificités propres à chaque milieu professionnel ou territorial. La diversité des usages, longtemps décriée, constitue en réalité leur principal atout face à la norme législative uniforme.
La question brûlante de la coutume contra legem
La coutume n'entre véritablement en opposition avec le texte législatif que lorsque celui-ci revêt un caractère impératif. Face à une disposition simplement supplétive, la primauté de la coutume s'impose naturellement — ce que les contractants peuvent écarter par convention, l'usage peut tout autant l'écarter par la force de la généralisation et de la répétition des pratiques.
En revanche, la solution est constante depuis le XIXe siècle : la norme coutumière s'efface devant la loi impérative. La Cour de cassation n'a jamais dévié de cette position, cassant systématiquement les décisions de fond qui prétendraient faire prévaloir un usage sur un texte d'ordre public. Cependant, les juges savent utiliser des instruments indirects — interprétation, erreur commune, principe d'adaptation — pour atténuer les effets d'une condamnation brutale de pratiques universellement suivies.
Le statut judiciaire des usages
Sur le plan probatoire, la charge de la preuve de l'usage incombe à celui qui s'en prévaut, à la différence de la loi dont le juge est présumé avoir connaissance (jura novit curia). Cette preuve s'administre librement, le plus souvent par la production de parères — attestations émanant d'organisations professionnelles — ou de tout moyen propre à démontrer la réalité d'une pratique courante et répandue. Les juridictions du fond disposent d'un pouvoir souverain pour apprécier la réalité, la teneur et la portée de l'usage allégué.
S'agissant du contrôle de cassation, la Haute juridiction se montre traditionnellement peu encline à censurer les arrêts d'appel au motif d'une méconnaissance de la norme coutumière, bien que des évolutions récentes — notamment la possibilité de viser non plus seulement « le texte de loi » mais la « règle de droit » au sens de l'article 1020 du Code de procédure civile — ouvrent des perspectives nouvelles.
Les zones grises à connaître
Le fondement du passage du fait au droit
L'une des questions les plus épineuses du droit des sources tient au mécanisme par lequel une pratique factuelle acquiert force normative. Trois théories rivales se disputent le terrain.
| Théorie | Fondement invoqué | Force | Faiblesse |
|---|---|---|---|
| Usage conventionnel | Volonté tacite des parties : si l'usage s'applique, c'est parce que les parties ne l'ont pas écarté | Consacrée par la CVIM (art. 9-2) et certains arrêts | Confond condition d'application (absence de stipulation contraire) et fondement de la force obligatoire |
| Théorie jurisprudentielle (Lambert) | Sanction par le juge : la coutume n'acquiert force obligatoire que par sa consécration judiciaire | Rend compte du rôle crucial du contentieux dans la révélation des usages | Inverse la cause et l'effet : le juge applique la coutume parce qu'elle est une règle, non l'inverse |
| Fondement autonome (droit spontané) | Processus de création lui-même : le seul fait qu'un comportement se soit reproduit de manière constante et volontaire au sein d'un groupe suffit à fonder son caractère obligatoire | Respecte la spécificité du phénomène coutumier sans le réduire aux catégories de la loi ou du contrat | Peine à tracer la frontière avec d'autres formes de soft law |
Le débat relatif à la nature de la coutume rédigée
La transcription officielle des coutumes à l'époque moderne a ouvert un débat doctrinal qui irrigue encore la réflexion contemporaine : la coutume rédigée reste-t-elle une coutume ou devient-elle une loi ? Pour les partisans du fondement populaire, la norme coutumière puise toujours sa légitimité dans l'adhésion tacite de la collectivité, exprimée par la participation des assemblées au processus rédactionnel. Pour les tenants de la sanction monarchique, la promulgation par le roi transforme irréversiblement la nature de la norme : la coutume, désormais « considérée de même droit que les ordonnances », se rapproche inéluctablement de la loi.
Les textes cités
Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 5 octobre 2026. Une disposition a connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.
Article 125 du code civilen vigueur depuis le 31 mars 1978
La requête introductive d'instance peut être présentée dès l'année précédant l'expiration des délais prévus aux alinéas 1 et 2 de l'article 122. Le jugement déclaratif d'absence est rendu un an au moins après la publication des extraits de cette requête. Il constate que la personne présumée absente n'a pas reparu au cours des délais visés à l'article 122.
Article 671 du code civilen vigueur depuis le 26 août 1881
Il n'est permis d'avoir des arbres, arbrisseaux et arbustes près de la limite de la propriété voisine qu'à la distance prescrite par les règlements particuliers actuellement existants, ou par des usages constants et reconnus et, à défaut de règlements et usages, qu'à la distance de deux mètres de la ligne séparative des deux héritages pour les plantations dont la hauteur dépasse deux mètres, et à la distance d'un demi-mètre pour les autres plantations. Les arbres, arbustes et arbrisseaux de toute espèce peuvent être plantés en espaliers, de chaque côté du mur séparatif, sans que l'on soit tenu d'observer aucune distance, mais ils ne pourront dépasser la crête du mur. Si le mur n'est pas mitoyen, le propriétaire seul a le droit d'y appuyer les espaliers.
Article 1020 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Si, avant le testament ou depuis, la chose léguée a été hypothéquée pour une dette de la succession, ou même pour la dette d'un tiers, ou si elle est grevée d'un usufruit, celui qui doit acquitter le legs n'est point tenu de la dégager, à moins qu'il n'ait été chargé de le faire par une disposition expresse du testateur.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 1er janvier 2007Si, avant le testament ou depuis, la chose léguée a été hypothéquée pour une dette de la succession, ou même pour la dette d'un tiers, ou si elle est grevée d'un usufruit, celui qui doit acquitter le legs n'est point tenu de la dégager, à moins qu'il n'ait été chargé de le faire par une disposition expresse du testateur.
Article 1135 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016
L'erreur sur un simple motif, étranger aux qualités essentielles de la prestation due ou du cocontractant, n'est pas une cause de nullité, à moins que les parties n'en aient fait expressément un élément déterminant de leur consentement. Néanmoins l'erreur sur le motif d'une libéralité, en l'absence duquel son auteur n'aurait pas disposé, est une cause de nullité.
Avant le 1er octobre 2016, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 21 mars 1804 au 1er octobre 2016Les conventions obligent non seulement à ce qui y est exprimé, mais encore à toutes les suites que l'équité, l'usage ou la loi donnent à l'obligation d'après sa nature.
Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 1194 du code civil.
Article 1511 du code civilen vigueur depuis le 1er février 1966
Les époux peuvent stipuler que le survivant d'eux ou l'un d'eux s'il survit, ou même l'un d'eux dans tous les cas de dissolution de la communauté, aura la faculté de prélever certains biens communs, à charge d'en tenir compte à la communauté d'après la valeur qu'ils auront au jour du partage, s'il n'en a été autrement convenu.
Article L134-5 du code de commerceen vigueur depuis le 21 septembre 2000
Tout élément de la rémunération variant avec le nombre ou la valeur des affaires constitue une commission au sens du présent chapitre. Les articles L. 134-6 à L. 134-9 s'appliquent lorsque l'agent est rémunéré en tout ou partie à la commission ainsi définie. Dans le silence du contrat, l'agent commercial a droit à une rémunération conforme aux usages pratiqués, dans le secteur d'activité couvert par son mandat, là où il exerce son activité. En l'absence d'usages, l'agent commercial a droit à une rémunération raisonnable qui tient compte de tous les éléments qui ont trait à l'opération.
Article L442-6 du code de commerceen vigueur depuis le 26 avril 2019
Est puni d'une amende de 15 000 € le fait par toute personne d'imposer, directement ou indirectement, un caractère minimal au prix de revente d'un produit ou d'un bien, au prix d'une prestation de service ou à une marge commerciale.
Avant le 26 avril 2019, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel
Du 11 décembre 2016 au 26 avril 2019I. – Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation ou de promotion commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins, du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat ou de la rémunération de services rendus par une centrale internationale regroupant des distributeurs. Un tel avantage peut également consister en une globalisation artificielle des chiffres d'affaires, en une demande d'alignement sur les conditions commerciales obtenues par d'autres clients ou en une demande supplémentaire, en cours d'exécution du contrat, visant à maintenir ou accroître abusivement ses marges ou sa rentabilité ; 2° De soumettre ou de tenter de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des conditions manifestement abusives concernant les prix, les délais de paiement, les modalités de vente ou les services ne relevant pas des obligations d'achat et de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. Lorsque la relation commerciale porte sur la fourniture de produits sous marque de distributeur, la durée minimale de préavis est double de celle qui serait applicable si le produit n'était pas fourni sous marque de distributeur.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 8 août 2015 au 11 décembre 2016I.-Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat. Un tel avantage peut également consister en une globalisation artificielle des chiffres d'affaires, en une demande d'alignement sur les conditions commerciales obtenues par d'autres clients ou en une demande supplémentaire, en cours d'exécution du contrat, visant à maintenir ou accroître abusivement ses marges ou sa rentabilité ; 2° De soumettre ou de tenter de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des conditions manifestement abusives concernant les prix, les délais de paiement, les modalités de vente ou les services ne relevant pas des obligations d'achat et de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. Lorsque la relation commerciale porte sur la fourniture de produits sous marque de distributeur, la durée minimale de préavis est double de celle qui serait applicable si le produit n'était pas fourni sous marque de distributeur.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 19 mars 2014 au 8 août 2015I.-Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat. Un tel avantage peut également consister en une globalisation artificielle des chiffres d'affaires, en une demande d'alignement sur les conditions commerciales obtenues par d'autres clients ou en une demande supplémentaire, en cours d'exécution du contrat, visant à maintenir ou accroître abusivement ses marges ou sa rentabilité ; 2° De soumettre ou de tenter de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des conditions manifestement abusives concernant les prix, les délais de paiement, les modalités de vente ou les services ne relevant pas des obligations d'achat et de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. Lorsque la relation commerciale porte sur la fourniture de produits sous marque de distributeur, la durée minimale de préavis est double de celle qui serait applicable si le produit n'était pas fourni sous marque de distributeur.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 29 juillet 2010 au 19 mars 2014I.-Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat. Un tel avantage peut également consister en une globalisation artificielle des chiffres d'affaires ou en une demande d'alignement sur les conditions commerciales obtenues par d'autres clients ; 2° De soumettre ou de tenter de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des conditions manifestement abusives concernant les prix, les délais de paiement, les modalités de vente ou les services ne relevant pas des obligations d'achat et de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. Lorsque la relation commerciale porte sur la fourniture de produits sous marque de distributeur, la durée minimale de préavis est double de celle qui serait applicable si le produit n'était pas fourni sous marque de distributeur. A défaut de tels accords, des arrêtés du ministre chargé de l'économie peuvent, pour chaque catégorie de produits, fixer, en tenant compte des usages du commerce, un délai minimum de préavis et encadrer les conditions de rupture des relations commerciales, notamment en fonction de leur durée.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 15 novembre 2008 au 29 juillet 2010I.-Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat. Un tel avantage peut également consister en une globalisation artificielle des chiffres d'affaires ou en une demande d'alignement sur les conditions commerciales obtenues par d'autres clients ; 2° De soumettre ou de tenter de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des conditions manifestement abusives concernant les prix, les délais de paiement, les modalités de vente ou les services ne relevant pas des obligations d'achat et de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. Lorsque la relation commerciale porte sur la fourniture de produits sous marque de distributeur, la durée minimale de préavis est double de celle qui serait applicable si le produit n'était pas fourni sous marque de distributeur.A défaut de tels accords, des arrêtés du ministre chargé de l'économie peuvent, pour chaque catégorie de produits, fixer, en tenant compte des usages du commerce, un délai minimum de préavis et encadrer les conditions de rupture des relations commerciales, notamment en fonction de leur durée.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 6 août 2008 au 15 novembre 2008I.-Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat. Un tel avantage peut également consister en une globalisation artificielle des chiffres d'affaires ou en une demande d'alignement sur les conditions commerciales obtenues par d'autres clients ; 2° De soumettre ou de tenter de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des conditions manifestement abusives concernant les prix, les délais de paiement, les modalités de vente ou les services ne relevant pas des obligations d'achat et de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. Lorsque la relation commerciale porte sur la fourniture de produits sous marque de distributeur, la durée minimale de préavis est double de celle qui serait applicable si le produit n'était pas fourni sous marque de distributeur.A défaut de tels accords, des arrêtés du ministre chargé de l'économie peuvent, pour chaque catégorie de produits, fixer, en tenant compte des usages du commerce, un délai minimum de préavis et encadrer les conditions de rupture des relations commerciales, notamment en fonction de leur durée.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 5 janvier 2008 au 6 août 2008I. – Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° De pratiquer, à l'égard d'un partenaire économique, ou d'obtenir de lui des prix, des délais de paiement, des conditions de vente ou des modalités de vente ou d'achat discriminatoires et non justifiés par des contreparties réelles en créant, de ce fait, pour ce partenaire, un désavantage ou un avantage dans la concurrence ; 2° a) D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat. Un tel avantage peut également consister en une globalisation artificielle des chiffres d'affaires ou en une demande d'alignement sur les conditions commerciales obtenues par d'autres clients ; b) D'abuser de la relation de dépendance dans laquelle il tient un partenaire ou de sa puissance d'achat ou de vente en le soumettant à des conditions commerciales ou obligations injustifiées, notamment en lui imposant des pénalités disproportionnées au regard de l'inexécution d'engagements contractuels. Le fait de lier l'exposition à la vente de plus d'un produit à l'octroi d'un avantage quelconque constitue un abus de puissance de vente ou d'achat dès lors qu'il conduit à entraver l'accès des produits similaires aux points de vente ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des prix, des délais de paiement, des modalités de vente ou des conditions de coopération commerciale manifestement dérogatoires aux conditions générales de vente ;
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Du 3 août 2005 au 5 janvier 2008I. – Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° De pratiquer, à l'égard d'un partenaire économique, ou d'obtenir de lui des prix, des délais de paiement, des conditions de vente ou des modalités de vente ou d'achat discriminatoires et non justifiés par des contreparties réelles en créant, de ce fait, pour ce partenaire, un désavantage ou un avantage dans la concurrence ; 2° a) D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat. Un tel avantage peut également consister en une globalisation artificielle des chiffres d'affaires ou en une demande d'alignement sur les conditions commerciales obtenues par d'autres clients ; b) D'abuser de la relation de dépendance dans laquelle il tient un partenaire ou de sa puissance d'achat ou de vente en le soumettant à des conditions commerciales ou obligations injustifiées. Le fait de lier l'exposition à la vente de plus d'un produit à l'octroi d'un avantage quelconque constitue un abus de puissance de vente ou d'achat dès lors qu'il conduit à entraver l'accès des produits similaires aux points de vente ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des prix, des délais de paiement, des modalités de vente ou des conditions de coopération commerciale manifestement dérogatoires aux conditions générales de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 4 janvier 2003 au 3 août 2005I. – Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : 1° De pratiquer, à l'égard d'un partenaire économique, ou d'obtenir de lui des prix, des délais de paiement, des conditions de vente ou des modalités de vente ou d'achat discriminatoires et non justifiés par des contreparties réelles en créant, de ce fait, pour ce partenaire, un désavantage ou un avantage dans la concurrence ; 2° a) D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat ; b) D'abuser de la relation de dépendance dans laquelle il tient un partenaire ou de sa puissance d'achat ou de vente en le soumettant à des conditions commerciales ou obligations injustifiées ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des prix, des délais de paiement, des modalités de vente ou des conditions de coopération commerciale manifestement dérogatoires aux conditions générales de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. Lorsque la relation commerciale porte sur la fourniture de produits sous marque de distributeur, la durée minimale de préavis est double de celle qui serait applicable si le produit n'était pas fourni sous marque de distributeur.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 16 mai 2001 au 4 janvier 2003I. – Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou artisan : 1° De pratiquer, à l'égard d'un partenaire économique, ou d'obtenir de lui des prix, des délais de paiement, des conditions de vente ou des modalités de vente ou d'achat discriminatoires et non justifiés par des contreparties réelles en créant, de ce fait, pour ce partenaire, un désavantage ou un avantage dans la concurrence ; 2° a) D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au regard de la valeur du service rendu. Un tel avantage peut notamment consister en la participation, non justifiée par un intérêt commun et sans contrepartie proportionnée, au financement d'une opération d'animation commerciale, d'une acquisition ou d'un investissement, en particulier dans le cadre de la rénovation de magasins ou encore du rapprochement d'enseignes ou de centrales de référencement ou d'achat ; b) D'abuser de la relation de dépendance dans laquelle il tient un partenaire ou de sa puissance d'achat ou de vente en le soumettant à des conditions commerciales ou obligations injustifiées ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 4° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale ou partielle des relations commerciales, des prix, des délais de paiement, des modalités de vente ou des conditions de coopération commerciale manifestement dérogatoires aux conditions générales de vente ; 5° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. Lorsque la relation commerciale porte sur la fourniture de produits sous marque de distributeur, la durée minimale de préavis est double de celle qui serait applicable si le produit n'était pas fourni sous marque de distributeur.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 21 septembre 2000 au 16 mai 2001I. – Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou artisan : 1° De pratiquer, à l'égard d'un partenaire économique, ou d'obtenir de lui des prix, des délais de paiement, des conditions de vente ou des modalités de vente ou d'achat discriminatoires et non justifiés par des contreparties réelles en créant, de ce fait, pour ce partenaire, un désavantage ou un avantage dans la concurrence ; 2° D'obtenir ou de tenter d'obtenir un avantage, condition préalable à la passation de commandes, sans l'assortir d'un engagement écrit sur un volume d'achat proportionné et, le cas échéant, d'un service demandé par le fournisseur et ayant fait l'objet d'un accord écrit ; 3° D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale des relations commerciales, des prix, des délais de paiement, des modalités de vente ou des conditions de coopération commerciale manifestement dérogatoires aux conditions générales de vente ; 4° De rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte des relations commerciales antérieures ou des usages reconnus par des accords interprofessionnels. Les dispositions précédentes ne font pas obstacle à la faculté de résiliation sans préavis, en cas d'inexécution par l'autre partie de ses obligations ou de force majeure ; 5° De participer directement ou indirectement à la violation de l'interdiction de revente hors réseau faite au distributeur lié par un accord de distribution sélective ou exclusive exempté au titre des règles applicables du droit de la concurrence. II. – L'action est introduite devant la juridiction civile ou commerciale compétente par toute personne justifiant d'un intérêt, par le ministère public, par le ministre chargé de l'économie ou par le président du Conseil de la concurrence, lorsque ce dernier constate, à l'occasion des affaires qui relèvent de sa compétence, une pratique mentionnée au présent article. III. – Le président de la juridiction saisie peut, en référé, enjoindre la cessation des agissements en cause ou ordonner toute autre mesure provisoire.
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Pour aller plus loin
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Le vocabulaire juridique
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