Sur la lecture des décisions dont la fiche rend compte, voir La lecture des arrêts de la Cour de cassation ; sur l’exercice auquel la fiche prépare, voir La méthode du commentaire d’arrêt.

La réalisation d’une fiche de jurisprudence suppose l’observation de 6 étapes majeures:

LES FAITS :

Les faits doivent être qualifiés juridiquement :

 Ne doivent être retenus que les faits pertinents :

Il y en a deux catégories :

Ne pas confondre les faits et la procédure :

Les faits sont les circonstances qui ont conduit à la naissance  du litige.

La procédure commence là où s’arrêtent les faits. Autrement dit, la procédure a pour point de départ l’introduction de l’action en justice.

LA DEMANDE :

LA PROCÉDURE :

MOYENS DES PARTIES :

Rappel :

L’exposé du moyen est généralement signalé dans la décision par la formule “alors que”

Les branches d’un moyen s’identifient par les locutions “d’une part”, “d’autre part” et “enfin”.

Anatomie d'un arrêt de rejet : faits, procédure, moyens des parties, problème de droit, solution

Exposé du moyen :

LE PROBLÈME DE DROIT :

Le problème de droit, c’est l’élément central de la fiche d’arrêt.

L’élaboration de la problématique juridique conditionne la bonne compréhension de l’arrêt étudié.

Par ailleurs, c’est à partir du problème de droit que la réflexion quant à l’élaboration d’un plan en vue du commentaire de l’arrêt doit se construire.

La formulation du problème de droit constitue ainsi une étape déterminante dont appréhension doit être soignée.

Règles à observer en vue d’élaborer le problème de droit :

SOLUTION DE L’ARRÊT :

Le Contrôle de la qualification des faits :

Lorsqu’une décision des juges du fond est soumise à l’examen de la Cour de cassation, cette dernière exerce grosso modo trois sortes de contrôle :

Le contrôle lourd :

La Cour de cassation est juge du droit. A ce titre, sa fonction consiste à contrôler la bonne interprétation et application de la loi par les juges du fond. Ce contrôle est, classiquement, qualifié de lourd

Par exception, la Cour de cassation n’a pas vocation à contrôler l’interprétation de certaines normes. Il s’agit:

Le contrôle de la qualification des faits

Il arrive parfois que la Cour de cassation soit amenée à contrôler la qualification des faits.

Il ne s’agit pas ici de contrôler la matérialité des faits (est-ce que le train est bien passé à 10h01 en gare d’Orléans) mais de déterminer si des faits matériellement établis sont susceptibles de recevoir la qualification justifiant l’application de telle ou telle autre règle de droit.

Exemple :

Comment savoir si la Cour de cassation se livre à un tel contrôle ?

Il y a un certain nombre de formules que la Cour de cassation utilise qui permettent de déterminer si la Cour de cassation se livre à un contrôle de la qualification des faits :

Quel est l’enjeu contrôle de la qualification des faits ?

La contrôle restreint

A l’inverse, il est des cas, où la Cour de cassation exerce ce que l’on appelle un contrôle restreint !

Autrement dit, elle va se limiter à contrôler l’existence d’une motivation dans la décision rendue par les juges du fond.

Dans le cadre de l’exercice d’un contrôle restreint, la Cour de cassation se refuse à contrôler la qualification des faits.

Elle signale son refus par une formule que l’on retrouve dans de nombreux arrêts. Il s’agit de l’expression « la Cour d’appel a souverainement » :

Lorsque la Cour de cassation effectue un contrôle restreint, elle se borne simplement à vérifier que la Cour d’appel a suffisamment motivé sa décision.

Les textes cités

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 2 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 1240 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 1er octobre 2016Le paiement Tout fait quelconque de bonne foi l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui qui est en possession de la créance est valable, encore que le possesseur en soit par la suite évincé. faute duquel il est arrivé à le réparer.

Article 455 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er mars 1999

Une nouvelle rédaction est publiée : elle entrera en vigueur le 1er octobre 2026.

Le jugement doit exposer succinctement les prétentions respectives des parties et leurs moyens. Cet exposé peut revêtir la forme d'un visa des conclusions des parties avec l'indication de leur date. Le jugement doit être motivé.
Il énonce la décision sous forme de dispositif.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 1976 au 1er mars 1999Le jugement doit exposer succinctement les prétentions respectives des parties et leurs moyens ; il moyens. Cet exposé peut revêtir la forme d'un visa des conclusions des parties avec l'indication de leur date. Le jugement doit être motivé. Le jugement Il énonce la décision sous forme de dispositif.