Droit des assurancesÉtude juridique

La détermination du moment de la perfection du contrat

Mis à jour le 5 octobre 202618 min de lecture

La conclusion du contrat d’assurance, une fois acquises l’offre et l’acceptation, soulève une difficulté que les principes du droit commun ne suffisent pas toujours à dénouer : celle de fixer l’instant exact où l’accord se cristallise et où, partant, les obligations réciproques prennent naissance. Parce que les volontés de l’assureur et du souscripteur se déclarent rarement au même moment et au même endroit, ce point d’origine commande tout le régime de l’engagement, du jeu de la garantie à l’exigibilité de la prime. En déterminer le siège, c’est saisir le ressort même de la formation contractuelle, là où la mécanique générale du consensualisme rencontre les exigences propres de l’opération d’assurance.

Une fois l’offre et l’acceptation rencontrées, le contrat d’assurance se trouve formé selon des modalités qui reflètent les spécificités de cette matière. La perfection contractuelle obéit aux principes généraux du consensualisme tout en s’accommodant de particularités pratiques qui en modulent l’application. Avant d’en préciser le déclenchement, il importe de rappeler la nature de l’opération qui se noue : le contrat d’assurance n’est, en dernière analyse, qu’une espèce particulière de contrat, c’est-à-dire un accord de volontés destiné à produire des effets de droit.

Contrat — Aux termes de l’article 1101 du Code civil, le contrat est « un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations ». L’élément essentiel qui le caractérise réside dans la rencontre d’au moins deux volontés : alors même que le contrat ne ferait naître d’obligation qu’à la charge d’une seule partie, il suppose toujours le concours d’une volonté offrante et d’une volonté acceptante. Le contrat ne se confond pas, pour autant, avec l’obligation : il en est la source, l’obligation n’étant que l’effet qu’il produit.

De cette définition découle une conséquence décisive pour notre propos : déterminer le moment de la perfection du contrat d’assurance, c’est identifier l’instant précis où s’opère la jonction des deux volontés. Or, parce que l’offre et l’acceptation n’émanent ni du même auteur ni, le plus souvent, du même lieu, cette jonction soulève une difficulté classique — celle des contrats conclus entre absents — que le droit des assurances a longtemps tranchée selon une logique qui lui est propre.

I) Le principe jurisprudentiel de l’émission

Lorsque l’offre et l’acceptation sont échangées à distance, deux instants concurrents peuvent être retenus comme marquant la formation du contrat. La théorie de l’émission situe la perfection au moment où l’acceptant extériorise son consentement — par l’envoi de sa réponse —, tandis que la théorie de la réception la diffère jusqu’à l’instant où cette acceptation parvient à l’offrant. L’enjeu est loin d’être théorique : il commande la date de prise d’effet de la garantie, la loi applicable au contrat et la détermination du moment à partir duquel les parties ne peuvent plus librement se rétracter.

La jurisprudence a traditionnellement adopté le système de l’émission pour déterminer le moment de formation du contrat d’assurance. Selon cette approche, le contrat est réputé conclu dès que l’assureur manifeste son acceptation, généralement par l’envoi de la police d’assurance signée accompagnée des conditions particulières (Cass. 1re civ., 2 juill. 1991, n° 90-12.644). Le contrat d’assurance se révèle, à cette occasion, un contrat purement consensuel : il est parfait par la seule rencontre des volontés de l’assureur et de l’assuré, sans qu’aucune formalité ne conditionne sa validité.

Cass. 1re civ., 2 juill. 1991, n° 90-12.644
Faits
Un souscripteur avait signé une proposition d’assurance ; l’assureur lui avait ensuite transmis une police conforme à cette proposition. Un litige s’était élevé sur le point de savoir si, et à quel moment, le contrat avait été valablement formé.
Problème
La transmission par l’assureur d’une police correspondant à la proposition signée par le souscripteur suffit-elle à parfaire le contrat d’assurance, ou celui-ci requiert-il l’accomplissement d’une formalité supplémentaire ?
Solution
La Cour de cassation juge que le contrat d’assurance constitue un contrat consensuel, parfait dès la rencontre des volontés de l’assureur et de l’assuré ; tel est le cas du contrat formé par la transmission, par l’assureur à l’assuré, d’une police correspondant à la proposition signée par ce dernier.
Portée
L’arrêt consacre tout à la fois le caractère consensuel du contrat d’assurance et le rattachement au système de l’émission : l’acceptation de l’assureur, matérialisée par l’envoi de la police conforme, parfait le contrat indépendamment de toute prise de connaissance par l’assuré.

Cette solution privilégie l’émission de l’acceptation plutôt que sa réception, conférant une sécurité juridique appréciable à l’assureur qui n’a pas à s’assurer de la réception effective de son acceptation par le destinataire. Le contrat se trouve ainsi définitivement conclu dès l’envoi par l’assureur, indépendamment du moment où l’assuré en prend effectivement connaissance.

L’acceptation de l’assureur peut d’ailleurs résulter de diverses manifestations : remise d’une police conforme à la proposition du souscripteur, encaissement sans réserve de la première prime, délivrance d’une note de couverture ou d’une attestation d’assurance. Cette diversité témoigne de la souplesse avec laquelle la jurisprudence appréhende la manifestation du consentement de l’assureur, privilégiant la substance sur la forme. Encore convient-il que cette manifestation soit dépourvue d’équivoque : un simple accusé de réception de la proposition, ou la conservation passive des documents adressés par le candidat à l’assurance, ne sauraient valoir acceptation, faute d’exprimer une volonté de s’engager.

Exemple — Un particulier signe le 3 mars une proposition d’assurance multirisque habitation. L’assureur lui adresse, par courrier posté le 10 mars, une police strictement conforme à cette proposition, courrier que l’assuré ne relèvera dans sa boîte que le 14 mars. Sous l’empire de la théorie de l’émission, le contrat est parfait le 10 mars, date de l’envoi de l’acceptation : un sinistre survenu le 12 mars relève donc, en principe, de la garantie, alors même que l’assuré n’avait pas encore eu connaissance de la formation du contrat.

Cette approche trouve sa justification pratique dans les modalités de fonctionnement du marché de l’assurance, où les délais de transmission peuvent varier considérablement selon les canaux de distribution utilisés et les moyens de communication employés. Elle évite également les difficultés probatoires liées à l’établissement de la date de réception par le destinataire, souvent délicate à démontrer en l’absence de procédés de notification avec accusé de réception.

II) La remise en cause par la réforme du droit des contrats

L’ordonnance du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats a créé une divergence avec la jurisprudence traditionnelle en matière d’assurance. L’article 1121 du Code civil consacre désormais le système de la réception en disposant que le contrat est « conclu dès que l’acceptation parvient à l’offrant ». Cette évolution du droit commun, qui met fin à certaines hésitations jurisprudentielles en privilégiant la théorie de la réception, entre directement en contradiction avec la jurisprudence établie du droit des assurances.

Le choix opéré par le législateur de 2016 n’est pas arbitraire : la théorie de la réception assure une symétrie des situations entre les parties, en faisant coïncider la formation du contrat avec le moment où chacune dispose d’une connaissance commune de l’accord ; elle retarde corrélativement le point au-delà duquel l’acceptant ne peut plus rétracter sa réponse, puisque l’acceptation peut être rétractée tant qu’elle n’est pas parvenue à l’offrant. C’est précisément ce déplacement de l’instant décisif — de l’envoi vers l’arrivée — qui heurte de front la solution retenue en assurance.

Cette opposition entre droit spécial et droit commun peut générer une insécurité juridique notable. L’assuré peut désormais contester la formation du contrat en soutenant, sur le fondement de l’article 1121 du Code civil, que l’acceptation de l’assureur ne lui est pas parvenue. Cette argumentation devient particulièrement redoutable lorsque l’assureur n’a pas pris la précaution d’utiliser des moyens de transmission permettant d’établir la réception effective, tels que la lettre recommandée avec demande d’accusé de réception.

La situation devient d’autant plus problématique que l’article 1121 du Code civil, en tant que disposition de droit commun, a vocation à s’appliquer à défaut de règles spéciales contraires. La difficulté se ramène alors à une question de méthode, gouvernée par l’adage specialia generalibus derogant : le droit spécial ne l’emporte sur le droit commun que pour autant qu’il comporte une règle véritablement incompatible avec ce dernier. Or le Code des assurances ne contient aucune disposition expresse fixant le moment de la perfection du contrat. La théorie de l’émission n’y procède que d’une construction prétorienne, dépourvue d’assise textuelle propre, ce qui fragilise sa résistance à l’application du droit commun rénové et laisse le champ libre, en l’absence de règle spéciale contraire, au jeu de l’article 1121.

III) Les solutions pratiques de conciliation

Face à cette incertitude, plusieurs voies s’offrent pour préserver la sécurité juridique des relations contractuelles en assurance. Toutes procèdent d’une même intuition : à défaut de règle spéciale opposable au droit commun, c’est par la volonté des parties ou par la maîtrise de la preuve que l’assureur peut reconquérir la sécurité que lui assurait naguère la théorie de l’émission.

La première consiste en l’insertion dans la proposition d’assurance d’une clause dérogatoire précisant que « par dérogation à l’article 1121 du code civil, le proposant accepte que le contrat d’assurance soit conclu dès l’envoi par l’assureur de son acceptation, matérialisée notamment par l’envoi du contrat ou d’une note de couverture ». Cette précaution contractuelle permet de maintenir la sécurité juridique traditionnelle tout en respectant la liberté contractuelle des parties, l’assuré consentant expressément à ce régime dérogatoire. Sa validité tient à ce que l’article 1121 du Code civil revêt un caractère supplétif : les parties peuvent y déroger d’un commun accord, à la condition que le consentement du proposant à ce régime soit éclairé et non équivoque.

La seconde voie réside dans l’utilisation systématique de moyens de transmission permettant d’établir la réception effective de l’acceptation. Cette approche, plus contraignante sur le plan pratique, présente l’avantage de concilier les exigences du droit commun rénové avec les impératifs d’efficacité de la technique assurantielle. En se ménageant la preuve de l’arrivée de son acceptation — par lettre recommandée avec accusé de réception ou par un dispositif électronique horodaté —, l’assureur ne se borne pas à respecter la théorie de la réception : il se prémunit contre toute contestation ultérieure sur la date de formation du contrat, laquelle commande à son tour la prise d’effet de la garantie.

IV) Les aménagements conventionnels

Par ailleurs, les parties conservent la faculté de différer conventionnellement le moment de formation du contrat par l’insertion de clauses particulières. Certaines polices d’assurance comportent ainsi des stipulations subordonnant la conclusion du contrat au renvoi de documents signés par le souscripteur ou au paiement de la première prime. Une telle stipulation ne se borne pas à reculer la date de perfection : elle transforme la nature même de l’opération, en faisant dépendre la formation du contrat de l’accomplissement d’une formalité que les parties ont élevée au rang de condition.

Contrat consensuel et contrat solennel — Le contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements, sans qu’aucune forme ne soit requise pour sa validité ; tel est, par principe, le contrat d’assurance. Le contrat solennel, à l’inverse, n’est parfait que si le consentement se coule dans une forme déterminée — écrit, signature, remise d’une chose. En subordonnant la perfection du contrat au renvoi d’un document signé, les parties peuvent conventionnellement faire glisser leur convention du premier registre vers le second.

La validité de telles clauses a été initialement mise en doute au motif qu’elles contreviendraient au principe du consensualisme posé par le Code des assurances. Cette critique s’appuyait notamment sur l’article L. 112-3 du Code des assurances, dont il était déduit que la police délivrée par l’assureur traduit nécessairement son engagement, ainsi que sur l’absence de mention de la signature parmi les mentions obligatoires exigées par l’article L. 112-4 du même code.

Cependant, la jurisprudence semble admettre que le contrat d’assurance puisse être transformé par la volonté des parties en contrat solennel, lorsque l’assureur assortit son acceptation de conditions suspensives précises, telles que le renvoi de la police dans un délai déterminé (Cass. 1re civ., 4 févr. 2003). La clé de cette solution tient à une distinction soigneuse : le consensualisme posé par le Code des assurances n’est pas d’ordre public au point d’interdire aux parties de l’écarter ; il constitue le régime de droit commun de la matière, auquel une stipulation expresse peut déroger sans heurter aucune prohibition. La solution respecte ainsi la liberté contractuelle des parties tout en préservant la cohérence du système consensuel, dont elle ne fait que dessiner les limites.

Cette flexibilité permet aux assureurs d’adapter leurs procédures aux spécificités de certains risques ou de certaines clientèles, tout en maintenant un contrôle sur le processus de formation du contrat. Elle illustre la capacité du droit des assurances à concilier les principes généraux avec les exigences pratiques de la technique assurantielle. Reste que la prudence commande d’exprimer ces aménagements en termes clairs et non équivoques : c’est à celui qui se prévaut du report de la perfection contractuelle qu’il incombera d’établir que la condition stipulée n’était pas accomplie, et donc que le contrat — faute de renvoi du document ou de paiement de la première prime — n’avait pas pris naissance.

Les textes cités

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 5 octobre 2026. 4 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 1101 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Le contrat est un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 1er octobre 2016Le contrat est une convention par laquelle une un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes s'obligent, envers une destiné à créer, modifier, transmettre ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. éteindre des obligations.

Article 1121 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Le contrat est conclu dès que l'acceptation parvient à l'offrant. Il est réputé l'être au lieu où l'acceptation est parvenue.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 1er octobre 2016On peut pareillement stipuler Le contrat est conclu dès que l'acceptation parvient à l'offrant. Il est réputé l'être au profit d'un tiers lorsque telle lieu où l'acceptation est la condition d'une stipulation que l'on fait pour soi-même ou d'une donation que l'on fait à un autre. Celui qui a fait cette stipulation ne peut plus la révoquer si le tiers a déclaré vouloir en profiter. parvenue.

Article L112-3 du code des assurancesen vigueur depuis le 20 décembre 2005

Le contrat d'assurance et les informations transmises par l'assureur au souscripteur mentionnées dans le présent code sont rédigés par écrit, en français, en caractère apparents.
Par dérogation aux dispositions du précédent alinéa concernant l'emploi de la langue française, lorsque, en vertu des articles L. 181-1 et L. 183-1, les parties au contrat ont la possibilité d'appliquer une autre loi que la loi française, les documents mentionnés au premier alinéa du présent article peuvent être rédigés dans une autre langue que le français. Le choix d'une autre langue que le français est effectué d'un commun accord entre les parties et, sauf lorsque le contrat couvre les grands risques définis à l'article L. 111-6, à la demande écrite du seul souscripteur.
Lorsque les parties au contrat n'ont pas la possibilité d'appliquer une autre loi que la loi française, ces documents peuvent toutefois, d'un commun accord entre les parties et à la demande écrite du seul souscripteur, être rédigés dans la langue ou dans l'une des langues officielles de l'Etat dont il est ressortissant.
Lorsque, avant la conclusion du contrat, l'assureur a posé des questions par écrit à l'assuré, notamment par un formulaire de déclaration du risque ou par tout autre moyen, il ne peut se prévaloir du fait qu'une question exprimée en termes généraux n'a reçu qu'une réponse imprécise.
Toute addition ou modification au contrat d'assurance primitif doit être constatée par un avenant signé des parties. Par dérogation, la modification proposée par l'assureur d'un contrat complémentaire santé individuel ou collectif visant à le mettre en conformité avec les règles fixées par le décret en Conseil d'Etat mentionné à l'article L. 871-1 du code de la sécurité sociale est réputée acceptée à défaut d'opposition du souscripteur. L'assureur informe par écrit le souscripteur des nouvelles garanties proposées et des conséquences juridiques, sociales, fiscales et tarifaires qui résultent de ce choix en application du même article. Ce dernier dispose d'un délai de trente jours pour refuser par écrit cette proposition. Les modifications acceptées entrent en application au plus tôt un mois après l'expiration du délai précité de trente jours et dans un délai compatible avec les obligations légales et conventionnelles d'information des adhérents ou affiliés par le souscripteur.
Les présentes dispositions ne font pas obstacle à ce que, même avant la délivrance de la police ou de l'avenant, l'assureur et l'assuré ne soient engagés l'un à l'égard de l'autre par la remise d'une note de couverture.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 22 avril 2001 au 20 décembre 2005Le contrat d'assurance et les informations transmises par l'assureur au souscripteur mentionnées dans le présent code sont rédigés par écrit, en français, en caractère apparents. Par dérogation aux dispositions du précédent alinéa concernant l'emploi de la langue française, lorsque, en vertu des articles L. 181-1 et L. 183-1, les parties au contrat ont la possibilité d'appliquer une autre loi que la loi française, les documents mentionnés au premier alinéa du présent article peuvent être rédigés dans une autre langue que le français. Le choix d'une autre langue que le français est effectué d'un commun accord entre les parties et, sauf lorsque le contrat couvre les grands risques définis à l'article L. 111-6, à la demande écrite du seul souscripteur. Lorsque les parties au contrat n'ont pas la possibilité d'appliquer une autre loi que la loi française, ces documents peuvent toutefois, d'un commun accord entre les parties et à la demande écrite du seul souscripteur, être rédigés dans la langue ou dans l'une des langues officielles de l'Etat dont il est ressortissant. Lorsque, avant la conclusion du contrat, l'assureur a posé des questions par écrit à l'assuré, notamment par un formulaire de déclaration du risque ou par tout autre moyen, il ne peut se prévaloir du fait qu'une question exprimée en termes généraux n'a reçu qu'une réponse imprécise. Toute addition ou modification au contrat d'assurance primitif doit être constatée par un avenant signé des parties. Par dérogation, la modification proposée par l'assureur d'un contrat complémentaire santé individuel ou collectif visant à le mettre en conformité avec les règles fixées par le décret en Conseil d'Etat mentionné à l'article L. 871-1 du code de la sécurité sociale est réputée acceptée à défaut d'opposition du souscripteur. L'assureur informe par écrit le souscripteur des nouvelles garanties proposées et des conséquences juridiques, sociales, fiscales et tarifaires qui résultent de ce choix en application du même article. Ce dernier dispose d'un délai de trente jours pour refuser par écrit cette proposition. Les modifications acceptées entrent en application au plus tôt un mois après l'expiration du délai précité de trente jours et dans un délai compatible avec les obligations légales et conventionnelles d'information des adhérents ou affiliés par le souscripteur. Les présentes dispositions ne font pas obstacle à ce que, même avant la délivrance de la police ou de l'avenant, l'assureur et l'assuré ne soient engagés l'un à l'égard de l'autre par la remise d'une note de couverture.

Avant le 22 avril 2001, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er mai 1990 au 22 avril 2001Le contrat d'assurance est rédigé par écrit, en français, en caractères apparents.
Lorsque, avant la conclusion du contrat, l'assureur a posé des questions par écrit à l'assuré, notamment par un formulaire de déclaration du risque ou par tout autre moyen, il ne peut se prévaloir du fait qu'une question exprimée en termes généraux n'a reçu qu'une réponse imprécise.
Toute addition ou modification au contrat d'assurance primitif doit être constatée par un avenant signé des parties.
Les présentes dispositions ne font pas obstacle à ce que, même avant la délivrance de la police ou de l'avenant, l'assureur et l'assuré ne soient engagés l'un à l'égard de l'autre par la remise d'une note de couverture.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 21 juillet 1976 au 1er mai 1990Le contrat d'assurance est rédigé par écrit, en caractères apparents. Il peut être passé devant notaire ou fait sous seing privé.
Toute addition ou modification au contrat d'assurance primitif doit être constatée par un avenant signé des parties.
Les présentes dispositions ne font pas obstacle à ce que, même avant la délivrance de la police ou de l'avenant, l'assureur et l'assuré ne soient engagés l'un à l'égard de l'autre par la remise d'une note de couverture.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L112-4 du code des assurancesen vigueur depuis le 1er juillet 1994

La police d'assurance est datée du jour où elle est établie. Elle indique :
– les noms et domiciles des parties contractantes ;
– la chose ou la personne assurée ;
– la nature des risques garantis ;
– le moment à partir duquel le risque est garanti et la durée de cette garantie ;
– le montant de cette garantie ;
– la prime ou la cotisation de l'assurance.
La police indique en outre :
– la loi applicable au contrat lorsque ce n'est pas la loi française ;
– l'adresse du siège social de l'assureur et, le cas échéant, de la succursale qui accorde la couverture ;
– le nom et l'adresse des autorités chargées du contrôle de l'entreprise d'assurance qui accorde la couverture.
Les clauses des polices édictant des nullités, des déchéances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 8 janvier 1981 au 1er juillet 1994La police d'assurance est datée du jour où elle est établie. Elle indique : – les noms et domiciles des parties contractantes ; – la chose ou la personne assurée ; – la nature des risques garantis ; – le moment à partir duquel le risque est garanti et la durée de cette garantie ; – le montant de cette garantie ; – la prime ou la cotisation de l'assurance. La police indique en outre : – la loi applicable au contrat lorsque ce n'est pas la loi française ; – l'adresse du siège social de l'assureur et, le cas échéant, de la succursale qui accorde la couverture ; – le nom et l'adresse des autorités chargées du contrôle de l'entreprise d'assurance qui accorde la couverture. Les clauses des polices édictant des nullités, des déchéances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents.

Du 21 juillet 1976 au 8 janvier 1981La police d'assurance est datée du jour où elle est établie. Elle indique : – les noms et domiciles des parties contractantes ; – la chose ou la personne assurée ; – la nature des risques garantis ; – le moment à partir duquel le risque est garanti et la durée de cette garantie ; – le montant de cette garantie ; – la prime ou la cotisation de l'assurance. La police indique en outre : – la loi applicable au contrat lorsque ce n'est pas la loi française ; – l'adresse du siège social de l'assureur et, le cas échéant, de la succursale qui accorde la couverture ; – le nom et l'adresse des autorités chargées du contrôle de l'entreprise d'assurance qui accorde la couverture. Les clauses des polices édictant des nullités nullités, des déchéances ou des déchéances exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents.

Décisions citées 1

Chaque décision de la Cour de cassation mentionnée sur cette page, avec son lien officiel.

  1. CassationCass. 1re chambre civile, 2 juillet 1991, n° 90-12.644consulter ↗

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