La clause d’assurance
L’article qui oblige une partie à s’assurer — et à le prouver.
Sans elle : rien n’oblige votre cocontractant à être assuré, hors les assurances légalement obligatoires.
2 articles en vigueur · vérifiés le 16.07.2026 · LégifranceSommaire
LE TEXTE
Le produit : trois rédactions, un curseur.
Trois rédactions du même article, selon la position de votre client dans l'opération. Déplacez le curseur : le texte, ses paramètres et ses garde-fous se recomposent.
[PARTIE ASSUJETTIE][MONTANT DE GARANTIE][DÉLAI][PARTIE BÉNÉFICIAIRE]Le verdict de ce cranLa plus protectrice pour le bénéficiaire : montant plancher, justification annuelle et sanction du défaut — l’obligation d’assurance devient réellement contrôlable.
[PARTIE ASSUJETTIE]Le verdict de ce cranL’équilibre courant entre professionnels : une responsabilité civile professionnelle maintenue et justifiée chaque année, sans exiger de montant plancher négocié.
[PARTIE ASSUJETTIE][PARTIE BÉNÉFICIAIRE]Le verdict de ce cranLa plus légère pour la partie assujettie : une simple déclaration d’assurance, dont la portée reste limitée — le bénéficiaire ne dispose alors d’aucun montant de garantie opposable, et l’assureur ne couvrira jamais la faute intentionnelle de l’assuré (
Ce texte est un point de départ à adapter à votre opération — il ne constitue pas une consultation juridique. Faites-le relire avant insertion (voir le bloc avocat).
LA FONCTION
Ce que la clause traite, et le droit sans elle.
Obliger une partie à s’assurer, et pouvoir le vérifier
La clause d’assurance met à la charge d’une partie l’obligation de souscrire et de maintenir une assurance — le plus souvent une responsabilité civile professionnelle — et d’en justifier, pour que le risque financier de son activité soit couvert au bénéfice de son cocontractant.
Le droit sans votre clause
Sans clause : aucune obligation générale de s’assurer ne pèse, entre professionnels, sur votre cocontractant en dehors des assurances légalement obligatoires. La clause d’assurance permet de mettre à la charge d’une partie une obligation de s’assurer et d’en justifier.
À défaut de clause, aucune obligation générale d’assurance ne pèse sur votre cocontractant, en dehors des assurances rendues obligatoires par la loi (décennale, automobile, certaines professions réglementées). Le Code des assurances encadre le contrat d’assurance lui-même — la charge des dommages fortuits ou dus à la faute de l’assuré, sauf exclusion formelle et limitée, et hors faute intentionnelle ou dolosive (
LES GARDE-FOUS
Ce que le juge en fait — impératif et supplétif.
🔒 Ce à quoi la clause ne peut pas déroger
La faute intentionnelle n’est jamais assurable ; l’exclusion doit être formelle et limitée
Loi🔒L’assureur prend en charge les pertes et dommages fortuits ou causés par la faute de l’assuré, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police, mais ne répond jamais de la faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré (
En assurance de responsabilité, c’est la réclamation du tiers qui déclenche la garantie
Loi🔒Dans les assurances de responsabilité, l’assureur n’est tenu que si, à la suite du fait dommageable prévu au contrat, une réclamation amiable ou judiciaire est faite à l’assuré par le tiers lésé (
✎ Ce que votre clause écrit ou écarte
L’obligation de s’assurer naît de votre clause
Vos stipulationsHors les assurances légalement obligatoires, aucun texte n’oblige votre cocontractant à s’assurer : c’est votre clause qui fixe le type de police exigé, le montant minimal de garantie, les attestations à produire et les délais de justification. Sa force est celle d’une obligation contractuelle.
Exiger l’attestation et sanctionner le défaut de justification
PratiquePrécaution de praticien : exiger la remise d’une attestation d’assurance à jour, renouvelée à chaque échéance annuelle et à première demande, et assortir l’obligation d’une faculté de suspension ou de résiliation en cas de défaut de justification — sans quoi l’obligation d’assurance reste largement déclarative.
LES EMPLACEMENTS
Où l'insérer, avec quoi l'articuler.
Dans quels contrats l'insérer
Avec quelles clauses l'articuler
Pour aller plus loin
Une clause peut-elle obliger mon cocontractant à s’assurer ?
L’assurance couvre-t-elle une faute de l’assuré ?
Quand l’assurance de responsabilité joue-t-elle ?
Comment rendre l’obligation d’assurance vraiment efficace ?
Faire relire la clause
Le type de police exigé, le montant minimal de garantie, les attestations à produire et la sanction du défaut de justification se discutent au regard de votre opération. Indiquez votre commune pour trouver des avocats du ressort ; l’annuaire G-Droit référence les avocats par barreau et par spécialité.
Annuaire Gdroit · donnée conservée sur votre appareil, jamais transmise.
Les textes cités
Ce texte est un point de départ à adapter à votre opération — il ne constitue pas une consultation juridique. Faites-le relire avant insertion (voir le bloc avocat).
Les textes cités
Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. Une disposition a connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.
Article L113-1 du code des assurancesen vigueur depuis le 8 janvier 1981
Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. Toutefois, l'assureur ne répond pas des pertes et dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 juillet 1976 au 8 janvier 1981Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. Toutefois, l'assureur ne répond pas, nonobstant toute convention contraire, pas des pertes et dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré.
Article L124-1 du code des assurancesen vigueur depuis le 21 juillet 1976
Dans les assurances de responsabilité, l'assureur n'est tenu que si, à la suite du fait dommageable prévu au contrat, une réclamation amiable ou judiciaire est faite à l'assuré par le tiers lésé.
Pour aller plus loin
Les ouvrages de référence sur les questions que traite cette étude.
Pour aborder la matière
- Droit des obligations 2027. 19e éd.Stéphanie Porchy-Simon · Dalloz
- Droit des obligations 2026. 29e éd.Laetitia Tranchant · Dalloz
- L'essentiel du droit des obligationsCorinne Renault-Brahinsky · Gualino
Les ouvrages de référence
- Droit des contrats spéciaux civils et commerciauxAlain Bénabent · LGDJ
- Droit des contrats spéciauxPhilippe Malaurie · LGDJ
- Contrats civils et commerciaux 12ed (Précis)François Collart Dutilleul · Dalloz
- Droit civil Les obligations. 13e éd.François Terré · Dalloz
- Droit des obligationsPhilippe Malaurie · LGDJ
- Droit civil. Les obligations. 19e éd. - L'acte juridiqueJacques Flour · Sirey
- Réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligationsOlivier Deshayes · LexisNexis
Le code
Le vocabulaire juridique
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