Le syndicat vous réclame des charges de copropriété

Une provision impayée, une mise en demeure, et trente jours plus tard TOUTES les provisions de l'année deviennent exigibles d'un coup. Trois vérifications décident de l'issue, et aucune ne suppose de contester la dette elle-même : la mise en demeure indiquait-elle avec précision la nature et le montant réclamés — à défaut la demande est irrecevable ; l'assemblée avait-elle approuvé le budget, les travaux ou les comptes visés ; et la clause de répartition appliquée est-elle conforme à la loi. Cette page dit ce qui est déjà joué, et ce qui reste entre vos mains.

30 joursde mise en demeure, et toute l'année devient exigible
Avec précisionsinon la demande est irrecevable
2 moispour contester la décision d'assemblée, à peine de déchéance
Votre situation
🔑 Le dernier cas est le plus fréquent, et c'est aussi le plus contestable : la mise en demeure doit ventiler la nature et le montant de ce qu'elle réclame.
⚖️ La procédure accélérée de l'article 19-2 a des limites d'attribution : le président ne peut pas y connaître de vos griefs contre le syndic.
⛔ C'est elle qui ouvre les trente jours au terme desquels toutes les provisions non échues deviennent exigibles. Conservez l'enveloppe et l'avis de réception.
Laissez vide si vous n'avez rien reçu. C'est elle qui ouvre les deux mois pour contester la décision — à peine de déchéance.
Le total du décompte : provisions, arriérés, frais de recouvrement, honoraires du syndic, intérêts.
⚖️ L'action en contestation d'une décision d'assemblée n'est ouverte qu'aux copropriétaires OPPOSANTS ou DÉFAILLANTS. Qui a voté pour ne peut pas contester.
Laissez vide si vous n'avez pas encore écrit. Elle date votre position et vos demandes de pièces.
Où vous en êtes
À coller dans un courriel à un avocat ou à votre assureur protection juridique.
01

Vos délais

Quatre comptes. Le premier joue contre vous en trente jours, et il fait basculer une provision impayée en dette de toute l'année.

Les règles qui posent ces délais

Ce qui n’arrête pas le délai

⚠️ NE CONFONDEZ PAS LES DEUX ÉCHÉANCES QUI SE RESSEMBLENT. Les TRENTE JOURS de la mise en demeure font tomber le terme et rendent tout exigible : ils jouent contre vous, et payer la provision appelée les arrête. Les DEUX MOIS de la contestation d'assemblée courent, eux, depuis la notification du procès-verbal — et ils ne commencent pas tant que cette notification n'a pas eu lieu. 🔑 Vérifiez d'abord ce que vous avez réellement reçu, et quand.

Ce qui fait perdre

  • Laisser passer les trente jours sans payer la provision appeléePassé ce délai, toutes les provisions non encore échues de l'exercice deviennent immédiatement exigibles Payer la provision appelée avant le terme est la seule chose qui arrête la déchéance.
  • Contester une assemblée après deux moisL'action est enfermée, à peine de DÉCHÉANCE, dans deux mois à compter de la notification du procès-verbal ⚠️ Mais elle ne court pas tant que le syndic n'a pas notifié : vérifiez ce que vous avez reçu.

Lire aussiLe calculateur des délais

02

Votre défense

Une grande part de ce qui suit ne dépend plus de vous ; le reste, si, et c’est par là qu’il faut commencer. Ensuite, tout dépend de l’endroit où la procédure en est — et cet endroit ne se choisit pas, il se constate.

Ce qui est déjà joué, et ce qui est entre vos mains

Déjà joué

  • Les charges régulièrement votées et appelées sont dues : aucun moyen de cette page ne les efface.
  • Si vous avez voté pour la décision, ou si vous vous êtes abstenu, vous ne pouvez pas la contester.
  • Si les deux mois de la contestation d'assemblée sont passés, le budget voté est définitif.
  • Une clause réputée non écrite ne produit effet qu'au premier jour de l'exercice suivant la décision définitive : le passé n'est pas refait.

Entre vos mains

  • Lire la mise en demeure ligne par ligne : sa précision est une condition de recevabilité.
  • Comparer le périmètre de l'assignation à celui de la mise en demeure, exercice par exercice.
  • Demander la production des procès-verbaux approuvant le budget, les travaux ou les comptes réclamés.
  • Venir à l'audience : rien ne s'accorde d'office, pas même l'irrecevabilité.

Ce qui dépend encore de vous

1

Lire la mise en demeure ligne par ligne

Sa précision est une condition de recevabilité de la demande, et elle se vérifie sans discuter un centime de la dette.

Quand : Dès sa réception.

2

Comparer les deux décomptes

Le syndicat ne peut réclamer les exercices postérieurs qu'avec une nouvelle mise en demeure, ni les arriérés dont les comptes ne sont pas approuvés.

Quand : Dès la réception de l'assignation.

3

Exiger les procès-verbaux d'assemblée

Le juge doit constater l'approbation du budget, des travaux ou des comptes — mais sur les pièces produites, et il ne les réclamera pas à votre place.

Quand : Avant l'audience.

4

Venir à l'audience

Ni l'irrecevabilité, ni la réduction du périmètre, ni la clause réputée non écrite, ni les délais ne s'accordent d'office.

Quand : À la date portée sur l'assignation.

Où en est la procédure ?

Un objectif se choisit ; un état se constate. Ce n'est pas à vous de décider où vous en êtes : c'est l'acte que vous avez reçu qui le dit, et c'est lui qui commande ce qu'il vous reste à faire. Se tromper d'état, en défense, ne coûte pas du temps — cela coûte le procès.

Avant le juge

ON VOUS RÉCLAME

0 voie

Un acte vous demande de payer ou d'exécuter, et il ouvre un délai.

  1. L'acte
  2. Le dû
  3. Négocier
  4. Issue

Ce que cet état veut dire : l'acte est reçu, aucun juge n'est saisi. C'est le seul état où tout se règle encore sans jugement, et le seul où le délai joue pour vous.

Vérifier l'acte que vous avez reçu

Un acte qui ouvre un délai porte à peine de nullité ce que la loi lui impose de dire. Vérifiez d'abord sa date de réception : c'est elle qui fait courir le délai, et c'est la seule donnée que vous maîtrisez.

Contestation et demande de pièces au syndicDocument Word
Dès la mise en demeure, et dans les trente jours.

Vérifier ce qui est réellement dû

Le montant réclamé n'est pas le montant dû. Trois écarts se retrouvent partout : des sommes atteintes par la prescription, des frais qui ne sont pas à votre charge, et des imputations de paiement erronées. Le décompte est la pièce qui les révèle.

Négocier avant la saisine

Un échelonnement accepté avant toute saisine coûte moins qu'un délai obtenu du juge : il évite les frais de procédure, et il n'expose pas à un titre exécutoire. ⚠️ Exigez que l'accord dise ce que le créancier abandonne — sans quoi vous payez et la menace reste.

Saisine du conciliateur de justiceDocument Word
Avant l'audience, ou pour négocier un échéancier.

Ce qui se joue dans ce délai

S'exécuter dans le délai éteint la menace. À défaut, le créancier peut saisir le juge, et la question change : elle n'est plus de savoir si vous devez, mais ce que le juge accordera.

Devant le juge

VOUS ÊTES ASSIGNÉ

0 voie

Une date d'audience vous est donnée, et ce qui s'y dira décidera de tout.

  1. Sa procédure
  2. L'ordre
  3. Préparer
  4. L'audience
  5. Issue

Ce que cet état veut dire : l'assignation est délivrée. C'est l'état le plus court et le plus décisif : presque tout ce qui peut encore être obtenu se demande là.

Ce que l'adversaire devait faire

Certaines diligences pèsent sur CELUI QUI ASSIGNE, et leur omission se sanctionne. Elles ne dépendent pas de vous : elles se vérifient sur l'acte et sur les pièces qu'il vise.

Assignation en contestation de la décision d'assembléeDocument Word
Dans les DEUX MOIS de la notification du procès-verbal, à peine de déchéance.

L'ordre dans lequel se disent les moyens

Les exceptions de procédure doivent, à peine d'irrecevabilité, être soulevées SIMULTANÉMENT et AVANT toute défense au fond ⚠️ Plaider d'abord le fond fait perdre définitivement ces moyens, même quand la règle invoquée est d'ordre public.

Préparer ce que vous direz

Devant une juridiction où la procédure est orale, rien ne vous oblige à écrire — mais tout vous y invite : le juge retient ce qu'il a sous les yeux, et l'ordre des moyens s'improvise mal.

Conclusions en défense sur la demande en paiementDocument Word
Avant l'audience, et remises au juge et au syndicat.

Ce que vous pouvez demander au juge

Le juge peut, compte tenu de votre situation et des besoins du créancier, reporter ou échelonner le paiement DANS LA LIMITE DE DEUX ANNÉES Il peut aussi réduire le taux des intérêts et imputer les paiements d'abord sur le capital. ⚠️ Ces mesures se demandent : le juge ne les accorde pas d'office.

Ce que le jugement peut retenir

L'issue n'est pas binaire. Entre la condamnation sèche et le rejet, il existe une gamme — délais, réduction, conditions — et c'est elle que l'audience décide.

Après le jugement

LE JUGEMENT EST RENDU

0 voie

Ce qu'il dit s'applique, et le temps pour le contester est compté.

  1. Le lire
  2. L'appel
  3. Tenir

Ce que cet état veut dire : le jugement est rendu ou signifié. Deux délais courent alors en même temps, et ils ne vont pas dans le même sens.

Lire ce qu'il accorde et ce qu'il refuse

Le dispositif seul fait la décision : c'est la partie qui commence par « PAR CES MOTIFS ». Les motifs l'expliquent, ils ne s'exécutent pas.

Le délai pour faire appel

Le délai de recours par une voie ordinaire est d'UN MOIS en matière contentieuse , et il court à compter de la notification du jugement ⚠️ Faire appel ne suspend rien : l'exécution provisoire est de droit , et le juge ne peut pas l'écarter lorsqu'il statue en référé

Tenir ce que le jugement a accordé

Des délais obtenus se perdent au premier manquement : la mesure tombe, et la totalité redevient exigible. Ce que le juge a accordé se garde par l'exécution, jamais par l'intention.

L'exécution forcée

L'EXÉCUTION EST ENGAGÉE

1 voie

Un titre permet désormais d'agir sur vos biens ou sur votre logement.

  1. Le titre
  2. Du temps
  3. Protections
  4. La sortie

Ce que cet état veut dire : le créancier détient un titre exécutoire. L'essentiel est joué ; ce qui reste tient au temps et aux protections que la loi maintient.

Ce qu'un titre exécutoire permet

Le créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut en poursuivre l'exécution forcée sur les biens de son débiteur — dans les conditions propres à chaque mesure, qui ont chacune leurs formes et leurs délais.

Le temps que la loi sait encore donner

Les délais de paiement peuvent encore se demander au stade de l'exécution , et leur décision suspend les procédures d'exécution engagées. Sur un logement, le juge peut en outre accorder des délais renouvelables pour quitter les lieux chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales — d'un mois à un an C'est la dernière mesure qui dépende d'une demande de votre part.

La saisine du juge de l'exécutionOuverte

Obtenir du temps quand le jugement ne se discute plus.

Délai
1 à 3 mois
Coût
Coût faible
Avocat
Avocat facultatif
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteLe seul temps qui reste quand le jugement est définitif : des délais renouvelables d'un mois à un an, que le juge accorde chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales.
Ce qu’elle fait abandonnerRien du fond — il ne peut ni modifier le dispositif du jugement ni en suspendre l'exécution. On ne rejoue pas le procès devant lui.

Le juge de l'exécution ne peut NI modifier le dispositif de la décision qui sert de fondement aux poursuites, NI en suspendre l'exécution. Mais après signification du commandement, il a compétence pour accorder un délai de grâce — c'est cette exception qui ouvre la voie, et elle ne s'ouvre qu'APRÈS le commandement.

Avant de l’envoyer
Quand
Quand une saisie est engagée sur le fondement d'un titre exécutoire.
Comment
Selon la mesure contestée : par déclaration au greffe, requête ou assignation devant le juge de l'exécution.
Ce qu’il déclencheElle ouvre la contestation de la mesure et permet de demander des délais
Ce qu’il ne fait pas⛔ Elle ne permet pas de rejuger la dette : le juge de l'exécution ne peut ni modifier le titre ni statuer sur une demande en paiement.

🔑 UN POINT PROPRE À LA COPROPRIÉTÉ : lorsque la mesure d'exécution porte sur une créance à exécution successive de votre débiteur — un loyer, une indemnité d'occupation —, elle se poursuit jusqu'à l'extinction de la créance du syndicat ⚠️ Une saisie sur les loyers de votre locataire ne se renouvelle donc pas : elle dure.

  • Une part des ressources est insaisissable de plein droit, et le solde bancaire insaisissable est laissé à votre disposition sans démarche.
  • Le syndicat dispose d'une hypothèque légale : vérifiez si elle a été inscrite, et pour quel montant.
  • Si la dette est devenue insoutenable, la voie n'est plus judiciaire mais la commission de surendettement.
Saisine du juge de l'exécutionDocument Word
Quand une saisie est engagée sur le fondement d'un titre exécutoire.

Ce que la loi met hors d'atteinte

Toute exécution connaît des bornes : des sommes et des biens que la loi soustrait au créancier, et des périodes pendant lesquelles la mesure ne peut pas être menée. Elles ne s'obtiennent pas — elles s'opposent.

Ce qui reste quand tout est exécuté

L'exécution éteint la dette qu'elle recouvre, jamais celle qu'elle n'atteint pas. Ce qui subsiste continue de courir, et c'est ce reliquat qu'il faut faire dire par écrit.

Ce qui fait perdre

  • Ne pas se présenter à l'audienceNi l'irrecevabilité, ni la réduction du périmètre, ni la clause réputée non écrite, ni les délais de paiement ne s'accordent d'office. Une absence laisse le juge statuer sur les seules pièces du syndicat.

Lire aussiPrévenirLa conciliation

03

Ce qui décide, point par point

Huit points. Le premier se vérifie sur la lettre reçue, en cinq minutes, et il peut rendre la demande irrecevable.

À qui incombe la preuve

Vous n'avez pas à prouver que vous ne devez rien. C'est au syndicat d'établir l'exigibilité de ce qu'il réclame : la régularité de la mise en demeure, l'approbation par l'assemblée du budget, des travaux ou des comptes, et le rattachement de chaque somme à un exercice.

La mise en demeure doit ventiler ce qu'elle réclame, à peine d'irrecevabilité
La déchéance du terme suppose une mise en demeure restée infructueuse passé un délai de trente jours. La Cour de cassation a dit, dans un avis du 12 décembre 2024, que cette mise en demeure doit indiquer AVEC PRÉCISION la nature et le montant des provisions réclamées au titre du budget prévisionnel de l'exercice en cours ou des dépenses pour travaux non comprises dans ce budget — à peine d'IRRECEVABILITÉ de la demande présentée devant le président du tribunal judiciaire.  
🔑 SORTEZ LA LETTRE ET LISEZ-LA LIGNE PAR LIGNE. Dit-elle QUOI — provisions du budget, appels de travaux, arriérés — et COMBIEN pour chacun ? Une somme globale, un solde de compte, un « total dû » ne satisfont pas l'exigence. ⛔ Et l'irrecevabilité n'est pas une nuance de procédure : elle met fin à la demande, sans examen du fond.
Le syndicat ne peut réclamer que ce que la mise en demeure visait
La troisième chambre civile a jugé le 15 janvier 2026 que le syndicat qui agit sur le fondement de l'article 19-2 ne peut demander le paiement des provisions des exercices POSTÉRIEURS à celui au titre duquel la demande initiale a été formée que s'il justifie d'une NOUVELLE mise en demeure de payer une provision restée impayée, et ne peut demander le paiement de sommes restant dues au titre des exercices non visés par une mise en demeure, pour lesquels les comptes du syndicat n'ont pas encore été approuvés.  
🔑 COMPAREZ LE DÉCOMPTE DE L'ASSIGNATION À CELUI DE LA MISE EN DEMEURE, exercice par exercice. Les syndics actualisent volontiers leur demande en cours d'instance, en y ajoutant les appels échus depuis. ⛔ Cela suppose une nouvelle mise en demeure, et pour les arriérés, des comptes approuvés.
Le juge doit constater l'approbation par l'assemblée
Le président du tribunal judiciaire, statuant selon la procédure accélérée au fond, condamne le copropriétaire APRÈS AVOIR CONSTATÉ, selon le cas, l'approbation par l'assemblée générale du budget prévisionnel, des travaux ou des comptes annuels, ainsi que la défaillance du copropriétaire. Les copropriétaires versent au syndicat des provisions égales au quart du budget voté, exigibles le premier jour de chaque trimestre ou de la période fixée par l'assemblée  
🔑 DEMANDEZ LA PRODUCTION DES PROCÈS-VERBAUX, et vérifiez trois choses : que l'assemblée a bien voté ce qui vous est réclamé, qu'elle l'a voté pour l'exercice visé, et que la résolution correspond au montant appelé. ⚠️ Le juge doit le constater — mais il le fait sur les pièces produites, et il ne les réclamera pas à votre place.
Ce que le président ne peut pas juger dans cette procédure
Saisi sur le fondement de l'article 19-2, le président du tribunal judiciaire ne peut statuer que dans les limites de ses attributions, et ne peut pas connaître d'une demande reconventionnelle qui n'entre pas dans le champ d'application de la procédure accélérée au fond — la troisième chambre civile l'a jugé le 15 janvier 2026.  
⚠️ CELA JOUE DANS LES DEUX SENS, ET IL FAUT LE SAVOIR AVANT L'AUDIENCE. Vos griefs contre le syndic — mauvaise gestion, travaux mal exécutés, honoraires excessifs — ne se plaideront pas ici : ils appellent une instance distincte au fond. 🔑 En revanche, tout ce qui touche à l'exigibilité de la somme réclamée entre bien dans le champ : régularité de la mise en demeure, approbation des comptes, rattachement des sommes.
Une clause de répartition contraire à la loi se répute non écrite, sans délai
Toutes clauses contraires aux dispositions que le texte énumère sont RÉPUTÉES NON ÉCRITES. Lorsque le juge répute non écrite une clause relative à la répartition des charges, il procède à leur nouvelle répartition, qui prend effet au premier jour de l'exercice comptable suivant la date à laquelle la décision est devenue définitive. La troisième chambre civile a précisé le 25 janvier 2024 que le juge doit non pas annuler mais réputer la clause non écrite, puis fixer lui-même toutes les modalités que le respect des dispositions d'ordre public impose.  
🔑 C'EST LA SEULE VOIE QUE LE DÉLAI DE DEUX MOIS NE FERME PAS. Les charges relatives à la conservation, à l'entretien et à l'administration des parties communes se répartissent proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives ; celles des services collectifs et éléments d'équipement, en fonction de l'UTILITÉ OBJECTIVE qu'ils présentent pour chaque lot ⚠️ Une clause qui fait payer l'ascenseur au rez-de-chaussée à parts égales heurte ce second critère.
Les frais de recouvrement sont à votre charge — mais pas si vous gagnez
Sont imputables au seul copropriétaire concerné les frais nécessaires exposés par le syndicat, notamment les frais de mise en demeure, de relance et de prise d'hypothèque à compter de la mise en demeure, pour le recouvrement d'une créance JUSTIFIÉE, ainsi que les droits et émoluments des commissaires de justice ; et les frais et honoraires du syndic afférents aux prestations effectuées à son profit. ⚖️ Mais le copropriétaire qui, à l'issue d'une instance judiciaire l'opposant au syndicat, voit sa prétention DÉCLARÉE FONDÉE par le juge est dispensé — MÊME EN L'ABSENCE DE DEMANDE DE SA PART — de toute participation à la dépense.  
🔑 DEUX MOTS COMMANDENT CE POSTE : « NÉCESSAIRES » et « JUSTIFIÉE ». Des relances multipliées, des honoraires forfaitaires sans prestation identifiable, des frais antérieurs à la mise en demeure ne sont ni l'un ni l'autre. ⛔ Et si votre prétention est déclarée fondée, la dispense joue d'office : vous n'avez pas à la demander.
Deux mois pour contester l'assemblée, et seulement si vous étiez opposant ou défaillant
Les actions en contestation des décisions des assemblées générales doivent, À PEINE DE DÉCHÉANCE, être introduites par les copropriétaires OPPOSANTS OU DÉFAILLANTS dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal d'assemblée, sans ses annexes. Cette notification est réalisée par le syndic dans le délai d'un mois à compter de la tenue de l'assemblée. Sauf urgence, l'exécution par le syndic des travaux décidés est suspendue jusqu'à l'expiration de ce délai de deux mois.  
⛔ QUI A VOTÉ POUR NE PEUT PAS CONTESTER, et l'abstention ne vaut pas opposition : il faut avoir voté CONTRE, ou n'avoir été ni présent ni représenté. 🔑 Et le délai part de la NOTIFICATION du procès-verbal, non de l'assemblée : tant que le syndic n'a pas notifié, il n'a pas commencé à courir. Vérifiez ce que vous avez reçu, et quand.
Cinq ans, et le juge ne les relève pas d'office
Les dispositions de l'article 2224 du code civil relatives au délai de prescription et à son point de départ sont applicables aux actions personnelles relatives à la copropriété entre copropriétaires ou entre un copropriétaire et le syndicat. Le délai est donc de cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer  
🔑 CHAQUE APPEL DE FONDS A SA PROPRE EXIGIBILITÉ, donc son propre point de départ : un décompte qui remonte à huit ans peut être partiellement prescrit sans que l'ensemble le soit. ⛔ Et le juge ne relève pas d'office la prescription : soulevez-la, exercice par exercice.

La mise en demeure doit dire quoi, et combien — sinon la demande est irrecevable

C'est le point le plus rentable du dossier, et il se vérifie sur la lettre reçue, sans discuter un centime de la dette. La Cour de cassation a dit, dans un avis du 12 décembre 2024, que la mise en demeure de l'article 19-2 doit indiquer avec précision la nature et le montant des provisions réclamées au titre du budget prévisionnel de l'exercice en cours ou des dépenses pour travaux non comprises dans ce budget — à peine d'irrecevabilité de la demande présentée devant le président du tribunal judiciaire. Une mise en demeure qui se borne à un solde de compte global, mêlant provisions, arriérés et frais, ne satisfait pas cette exigence.  

Une ligne à l'audience : « la mise en demeure du [date] ne ventile ni la nature ni le montant des provisions réclamées ; la demande est irrecevable ». L'irrecevabilité met fin à la demande sans examen du fond.

Ce que la mise en demeure doit dire, et ce qu'elle dit souvent

L'avis du 12 décembre 2024 a fait de la précision une condition de recevabilité. Voici ce que cela change, poste par poste.

Ce que la loi exigeCe qu'on lit souvent
Les provisions du budget prévisionnelLeur nature et leur montant, pour l'exercice en coursUn solde de compte global
Les appels pour travaux hors budgetLeur nature et leur montant, distinctementFondus dans le même total
Les arriérés d'exercices antérieursRattachés à un exercice dont les comptes sont approuvésUne ligne « report à nouveau »
Les frais de recouvrementNécessaires, et pour une créance justifiéeDes honoraires forfaitaires sans prestation nommée
Le délaiTrente jours à compter de la mise en demeureSouvent respecté — c'est le contenu qui pèche
La sanction du défautIrrecevabilité de la demandeRarement soulevée par le copropriétaire

Par quoi commencer

Commencez par la lettre, pas par le compte. Si la mise en demeure ne ventile pas ce qu'elle réclame, la demande présentée par la procédure accélérée est irrecevable, et il n'y a pas à discuter un centime. Si elle ventile, comparez alors son périmètre à celui de l'assignation : les exercices postérieurs supposent une nouvelle mise en demeure, et les arriérés des comptes approuvés.

Ce que vous pouvez demander

Le texte vous laisse le choix  .

L'IRRECEVABILITÉ de la demande

Quand la mise en demeure ne ventile pas la nature et le montant réclamés.

Ce que vous obtenez
La fin de la demande, sans examen du fond
Ce que vous abandonnez
Rien, mais le syndicat peut délivrer une nouvelle mise en demeure régulière et recommencer.

LA RÉDUCTION du décompte au périmètre visé

Quand l'assignation réclame plus que la mise en demeure.

Ce que vous obtenez
L'écartement des exercices non visés et des sommes dont les comptes ne sont pas approuvés
Ce que vous abandonnez
Rien : ce qui est écarté ici reste dû, mais ne peut pas être obtenu par cette voie.

LA CLAUSE de répartition réputée non écrite

Quand la répartition appliquée n'est pas conforme à la loi.

Ce que vous obtenez
Une nouvelle répartition fixée par le juge lui-même
Ce que vous abandonnez
⚠️ Elle ne prend effet qu'au premier jour de l'exercice suivant la décision définitive : le passé n'est pas refait.

LE RETRAIT des frais non nécessaires

Quand des relances et honoraires s'ajoutent sans prestation identifiable.

Ce que vous obtenez
Seuls les frais NÉCESSAIRES exposés pour le recouvrement d'une créance JUSTIFIÉE sont imputables
Ce que vous abandonnez
Rien : c'est une demande subsidiaire, qui n'affaiblit aucune des précédentes.

DES DÉLAIS de paiement

Quand les sommes sont dues et que le budget ne suit pas.

Ce que vous obtenez
Un report ou un échelonnement sur deux ans au plus
Ce que vous abandonnez
Rien de ce qui précède, à condition de les demander EN DERNIER.

Ce qui fait perdre

  • Croire pouvoir tout plaider devant le présidentSaisi sur l'article 19-2, il ne statue que dans les limites de ses attributions et ne connaît pas d'une demande reconventionnelle étrangère à la procédure accélérée. Vos griefs contre le syndic appellent une autre instance.
  • Contester une assemblée où l'on a voté pourL'action n'est ouverte qu'aux copropriétaires OPPOSANTS ou DÉFAILLANTS L'abstention ne vaut pas opposition.
  • Croire qu'une clause du règlement est intouchableLes clauses contraires aux dispositions énumérées par la loi sont réputées non écrites, et le juge doit alors procéder lui-même à une nouvelle répartition ⚠️ Elle ne prend effet qu'au premier jour de l'exercice suivant la décision définitive.

Lire aussiLes travaux mal faits · Le surendettement : dossier, créances, mesures

04

Vos pièces

Les documents à réunir, et ceux que la page vous prépare. Vos délais, eux, se lisent au chapitre 01 — ils se dérivent de vos dates, et non d’une liste d’étapes valable pour tout le monde.

Les pièces qui ne dépendent d’aucune démarche

Ce qui fait perdre

  • Discuter le compte sans avoir lu la mise en demeureElle doit indiquer avec précision la nature et le montant des provisions réclamées, à peine d'irrecevabilité de la demande C'est la vérification la plus rentable, et elle prend cinq minutes.
  • Payer les frais de relance sans les examinerSeuls les frais NÉCESSAIRES exposés pour le recouvrement d'une créance JUSTIFIÉE sont imputables au copropriétaire Des relances multipliées ou des honoraires sans prestation nommée ne le sont pas.

Lire aussiLes procédures · Les actes judiciaires

Questions fréquentes

Une provision impayée peut-elle rendre toute l'année exigible ?
Oui : à défaut de versement à sa date d'exigibilité et après mise en demeure restée infructueuse passé TRENTE JOURS, les autres provisions non encore échues et les arriérés approuvés deviennent immédiatement exigibles 🔑 Payer la provision appelée avant ce terme arrête tout.
Que doit contenir la mise en demeure ?
La nature ET le montant des provisions réclamées, avec précision, au titre du budget prévisionnel de l'exercice en cours ou des travaux hors budget — à peine d'IRRECEVABILITÉ de la demande. La Cour de cassation l'a dit en avis le 12 décembre 2024. Un solde de compte global ne suffit pas.
Le syndicat réclame plus que ce que visait la mise en demeure.
Il ne le peut pas sans une NOUVELLE mise en demeure pour les exercices postérieurs, ni pour les sommes d'exercices dont les comptes ne sont pas approuvés — la troisième chambre civile l'a jugé le 15 janvier 2026. Comparez les deux décomptes, exercice par exercice.
Puis-je opposer les manquements du syndic ?
Pas dans cette procédure. Saisi sur l'article 19-2, le président ne statue que dans les limites de ses attributions et ne connaît pas d'une demande reconventionnelle étrangère à la procédure accélérée. ⚠️ Vos griefs appellent une instance distincte au fond.
La répartition des charges me paraît injuste.
Si la clause du règlement n'est pas conforme à la loi, elle est RÉPUTÉE NON ÉCRITE et le juge procède lui-même à une nouvelle répartition ⚖️ Les charges d'équipements communs se répartissent selon l'UTILITÉ OBJECTIVE pour chaque lot , non par parts égales.
Ai-je encore le temps de contester l'assemblée ?
Deux mois à compter de la NOTIFICATION du procès-verbal, à peine de déchéance ⚠️ Ce délai ne court pas tant que le syndic n'a pas notifié — il dispose lui-même d'un mois pour le faire. ⛔ Et l'action n'est ouverte qu'aux opposants et aux défaillants.
Dois-je payer tous les frais de relance ?
Seuls les frais NÉCESSAIRES exposés pour le recouvrement d'une créance JUSTIFIÉE, à compter de la mise en demeure ⚖️ Et si votre prétention est déclarée fondée à l'issue de l'instance, vous êtes dispensé de toute participation à la dépense — même sans l'avoir demandé.
Le syndicat peut-il remonter à dix ans ?
Non : les actions personnelles entre un copropriétaire et le syndicat obéissent à la prescription de droit commun, soit CINQ ANS ⚠️ Chaque appel a son propre point de départ, et le juge ne relève pas d'office la prescription
Puis-je obtenir des délais de paiement ?
Oui, dans la limite de deux années La décision suspend les procédures d'exécution et arrête les pénalités. ⛔ Demandez-les EN DERNIER : les solliciter d'emblée revient à reconnaître le décompte tel qu'il est présenté.
Je suis locataire, et on me réclame des charges.
Alors ce n'est pas cette page. Un locataire ne doit rien au syndicat des copropriétaires : il doit à son BAILLEUR les charges récupérables du bail, qui obéissent à la loi de 1989 et à leur propre régime.
Le syndic a-t-il le droit d'agir seul ?
Il lui faut une autorisation de l'assemblée pour agir en justice, sauf pour le recouvrement des créances. ⚠️ Et la troisième chambre civile a jugé le 25 mars 2021 que seuls les copropriétaires peuvent se prévaloir de l'absence d'autorisation — ce moyen vous est donc ouvert, mais à vous seul.

Les textes de loi cités sont reproduits depuis Légifrance dans leur version en vigueur. Cette page ne constitue pas une consultation juridique et ne préjuge d’aucune décision.

Les textes cités

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 5 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 19-2 du code civilen vigueur depuis le 23 juillet 1993

Est présumé né en France l'enfant dont l'acte de naissance a été dressé conformément à l'article 58 du présent code.

Article 1343-5 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Le juge peut, compte tenu de la situation du débiteur et en considération des besoins du créancier, reporter ou échelonner, dans la limite de deux années, le paiement des sommes dues. Par décision spéciale et motivée, il peut ordonner que les sommes correspondant aux échéances reportées porteront intérêt à un taux réduit au moins égal au taux légal, ou que les paiements s'imputeront d'abord sur le capital. Il peut subordonner ces mesures à l'accomplissement par le débiteur d'actes propres à faciliter ou à garantir le paiement de la dette. La décision du juge suspend les procédures d'exécution qui auraient été engagées par le créancier. Les majorations d'intérêts ou les pénalités prévues en cas de retard ne sont pas encourues pendant le délai fixé par le juge. Toute stipulation contraire est réputée non écrite. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux dettes d'aliment.

Article 2224 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008

Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer.

Avant le 19 juin 2008, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008La prescription peut être opposée en tout état de cause, même devant la cour d'appel, à moins que la partie qui n'aurait pas opposé le moyen de la prescription ne doive, par les circonstances, être présumée y avoir renoncé.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 2247 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008

Les juges ne peuvent pas suppléer d'office le moyen résultant de la prescription.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008Si l'assignation est nulle par défaut Les juges ne peuvent pas suppléer d'office le moyen résultant de forme, Si le demandeur se désiste de sa demande, S'il laisse périmer l'instance, Ou si sa demande est rejetée, L'interruption est regardée comme non avenue. la prescription.

Article L213-6 du code de l'organisation judiciaireen vigueur depuis le 28 mai 2026

Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

6 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2025 au 28 mai 2026Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er décembre 2024 au 1er juillet 2025Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires, exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît de la saisie des rémunérations, à l'exception des demandes ou moyens de défense échappant à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er janvier 2020 au 1er décembre 2024Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît de la saisie des rémunérations, à l'exception des demandes ou moyens de défense échappant à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er juin 2012 au 1er janvier 2020Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er septembre 2011 au 1er juin 2012Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 9 juin 2006 au 1er septembre 2011Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle (1). découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des mesures de traitement des situations de surendettement des particuliers et de la procédure de rétablissement personnel. procédures civiles d'exécution.

Article 74 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Les exceptions doivent, à peine d'irrecevabilité, être soulevées simultanément et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir. Il en est ainsi alors même que les règles invoquées au soutien de l'exception seraient d'ordre public. La demande de communication de pièces ne constitue pas une cause d'irrecevabilité des exceptions. Les dispositions de l'alinéa premier ne font pas non plus obstacle à l'application des articles 103,111,112 et 118.

Article 514 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2020L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Du 14 mai 1981 au 1er janvier 2005L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Article 514-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Le juge peut écarter l'exécution provisoire de droit, en tout ou partie, s'il estime qu'elle est incompatible avec la nature de l'affaire. Il statue, d'office ou à la demande d'une partie, par décision spécialement motivée. Par exception, le juge ne peut écarter l'exécution provisoire de droit lorsqu'il statue en référé, qu'il prescrit des mesures provisoires pour le cours de l'instance, qu'il ordonne des mesures conservatoires ainsi que lorsqu'il accorde une provision au créancier en qualité de juge de la mise en état.

Article 528 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Le délai à l'expiration duquel un recours ne peut plus être exercé court à compter de la notification du jugement, à moins que ce délai n'ait commencé à courir, en vertu de la loi, dès la date du jugement. Le délai court même à l'encontre de celui qui notifie.

Article 538 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Le délai de recours par une voie ordinaire est d'un mois en matière contentieuse ; il est de quinze jours en matière gracieuse.

Article L111-2 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 1er juin 2012

Le créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut en poursuivre l'exécution forcée sur les biens de son débiteur dans les conditions propres à chaque mesure d'exécution.

Article L412-3 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 29 juillet 2023

Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 29 janvier 2017 au 29 juillet 2023Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation. normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement ainsi que logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire. locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

Du 1er juin 2012 au 29 janvier 2017Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux d'habitation ou à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation. normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement ainsi que logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire. locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

Article R121-1 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 1er juillet 2025

En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2021 au 1er juillet 2025En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie ou à compter de l'audience prévue par l' article R. 3252-17 du code du travail, selon le cas, saisie, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

Du 1er juin 2012 au 1er janvier 2021En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie, selon le cas, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

Décisions citées 4

Chaque décision de la Cour de cassation mentionnée sur cette page, avec son lien officiel.

  1. AvisCass. other, 12 décembre 2024, n° 24-70.007consulter ↗
  2. CassationCass. 3e chambre civile, 25 janvier 2024, n° 22-22.036consulter ↗
  3. CassationCass. 3e chambre civile, 15 janvier 2026, n° 23-23.534consulter ↗
  4. CassationCass. 3e chambre civile, 15 janvier 2026, n° 24-10.778consulter ↗