L'entreprise a mal fait les travaux

Fissures, infiltrations, chauffage qui ne chauffe pas, carrelage qui se descelle. Ce que vous pouvez exiger ne dépend pas de la gravité du désordre mais de trois questions : avez-vous réceptionné les travaux, portaient-ils sur du neuf ou sur votre maison existante, et le défaut touche-t-il l'ouvrage ou un équipement. Voici comment s'y retrouver, et dans quel ordre agir.

1 ande parfait achèvement, depuis la réception
10 ansde décennale, depuis la réception
7 jourssans aucun paiement, si le contrat a été signé chez vous
Votre situation
La date du procès-verbal de réception. Si vous n'en avez jamais signé, indiquez la date à laquelle vous avez pris possession ET payé le solde : c'est celle que le juge retiendra le plus souvent.
La réception est l'acte par lequel vous déclarez accepter l'ouvrage. Elle commande TOUT : sans elle, aucune des trois garanties légales ne court.
Un désordre apparent que vous n'avez pas mentionné en réserve est en principe couvert par la réception : vous ne pouvez plus l'invoquer.
La distinction commande le régime depuis un revirement du 21 mars 2024 : un équipement posé sur une maison existante ne relève plus des garanties légales de construction.
Le gros œuvre et la structure relèvent de la décennale. Un équipement — chaudière, pompe à chaleur, volets, cuisine — suit un régime distinct, et différent encore s'il a été posé sur de l'existant.
La décennale ne joue que si le désordre compromet la solidité ou rend l'ouvrage impropre à sa destination — impossible d'y vivre normalement, pas seulement désagréable.
Signé chez vous ou lors d'un démarchage, le contrat ouvre quatorze jours de rétractation, et l'entreprise ne peut réclamer aucun paiement pendant sept jours.
Le montant des travaux nécessaires pour réparer, tel qu'un devis l'établit. Il commande le préalable amiable et la juridiction compétente.
Où vous en êtes
À coller dans un courriel à un avocat ou à votre assureur protection juridique.
01

Quatre délais, un seul point de départ

Les trois garanties légales courent toutes depuis la réception, et elles ne se cumulent pas : à chaque désordre son régime. S'y ajoute, du même jour, l'action contre le constructeur pour ce qu'aucune garantie ne couvre. C'est la raison pour laquelle la date de réception est la première chose qu'un avocat vous demandera.

Les règles qui posent ces délais

Ce qui n’arrête pas le délai

Aucun de ces délais ne s'interrompt par un courrier, fût-il recommandé, et aucun ne se suspend par une tentative amiable : ce sont QUATRE délais de forclusion, que l'article 2220 du code civil soustrait au régime de la suspension. Seule une action en justice les arrête — l'article 2241 vise expressément le délai de prescription ainsi que le délai de forclusion.

Ce qui fait perdre

  • Croire qu'un recommandé interrompt le délaiIl ne l'interrompt pas. Seule une action en justice le fait — un référé-expertise suffit, et il est rapide.
  • Attendre le devis de la reprise pour agirLe délai court pendant que vous cherchez des devis. Engagez le référé, chiffrez après.
  • Jeter les devis et factures trop tôtDevis, factures et procès-verbal de réception se conservent DIX ANS après la réception pour du gros œuvre et deux ans pour de petits travaux : la durée même des garanties qu'ils servent à prouver. Sans le procès-verbal, la date de réception se discute — et avec elle tous vos délais.

Lire aussiLa gravité des désordres et le délai de dix ans · Calculateur des délais de procédure

02

Votre parcours

Deux gestes se font avant tout le reste. Ensuite, tout dépend de ce que vous cherchez à obtenir — et les quatre objectifs ci-dessous ne se valent pas : l’un ferme le litige, un autre ne ferme rien, un autre prépare la suite.

  1. Réclamer
  2. Mettre en demeure

Le médiateur de la consommation ne peut être saisi que si une réclamation écrite a d'abord été adressée au professionnel Les autres tiers ne l'exigent pas, mais tous la demandent : c'est elle qui date le désaccord.

La réclamation au service clientOuverte

Obtenir gain de cause par un simple écrit, sans rien engager.

Délai
Quelques jours
Coût
Gratuit
Avocat
Sans avocat
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteLe coût est nul et le délai aussi. Beaucoup de litiges s'arrêtent là, et une réponse écrite du professionnel — même un refus — devient une pièce du dossier.
Ce qu’elle fait abandonnerRien, sauf du temps. C'est la seule voie de la liste qui ne ferme aucune porte.
Avant de l’envoyer
Quand
En premier, dès que le désordre apparaît.
Comment
Courriel avec accusé de lecture, ou lettre simple. Conservez une copie et la preuve de l'envoi.
Ce qu’il déclencheRien juridiquement, mais elle date votre réclamation et ouvre la garantie de parfait achèvement pour un désordre révélé après la réception.
Ce qu’il ne fait pasElle n'interrompt aucun délai de garantie et ne vaut pas mise en demeure.

Si vous êtes dans l'année de la réception, cette lettre est décisive : la garantie de parfait achèvement couvre les désordres « signalés par voie de notification écrite pour ceux révélés postérieurement à la réception » Sans écrit, elle ne joue pas. ⚠️ Et le même article en exclut une catégorie : elle ne s'étend pas aux travaux nécessaires pour remédier aux effets de l'usure normale ou de l'usage.

  • Décrivez le désordre, pas la faute : ce que vous constatez, où, depuis quand.
  • Joignez des photographies datées.

Aucun texte n'en fait une condition de recevabilité. Mais elle fait courir les intérêts moratoires , elle établit la date du refus, et son absence est la première chose qu'un juge remarque. ⚠️ Elle n'interrompt aucun délai : seule une demande en justice le fait

La mise en demeureOuverte

Sommer formellement, faire courir les intérêts et dater votre diligence.

Délai
Quelques jours
Coût
Coût faible
Avocat
Sans avocat
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteElle fait courir les intérêts moratoires, elle date votre diligence, et elle est presque toujours le préalable qu'un juge cherchera dans votre dossier.
Ce qu’elle fait abandonnerRien juridiquement — mais elle prévient l'adversaire, ce qui compte si vous envisagez ensuite une mesure non contradictoire.

C'est la croyance la plus répandue et la plus coûteuse de la matière : la mise en demeure n'interrompt PAS la prescription. Aucun des textes qui régissent l'interruption ne la vise.

Avant de l’envoyer
Quand
Après une réclamation restée sans effet.
Comment
Lettre recommandée avec accusé de réception. Conservez l'avis de réception : c'est lui qui fait la preuve.
Ce qu’il déclencheElle fait courir les intérêts au taux légal et, sous garantie de parfait achèvement, elle ouvre la faculté de faire exécuter les travaux aux frais et risques de l'entreprise défaillante
Ce qu’il ne fait pasElle n'interrompt AUCUN des délais de garantie. Seule une action en justice le fait.

Ne faites jamais réparer avant d'avoir fait constater. Une fois le désordre repris, sa cause devient indémontrable, et c'est votre dossier qui disparaît avec lui. Le délai de dix ans invoqué dans la variante décennale est celui de l'article 1792-4-1 , non celui de l'article 1792-6 qui régit la seule année de parfait achèvement.

  • Fixez un délai bref mais raisonnable — quinze jours pour se manifester, un mois pour intervenir.
  • Annoncez l'exécution aux frais et risques : c'est la menace que ce texte-là vous donne.
  • S'il s'agissait d'un dépannage, d'une réparation ou d'un entretien et que le devis ou la note n'étaient pas conformes, annoncez aussi un signalement à la DGCCRF : le manquement expose l'entreprise à une amende administrative et à une publicité à ses frais

Quel est votre objectif ?

Ce n'est pas « comment aller au tribunal » qu'il faut se demander d'abord, mais ce qu'on cherche à accomplir. Trois objectifs se règlent sans procès — et ils ne se valent pas du tout entre eux : l'un ferme le litige, l'autre ne ferme rien, le troisième prépare la suite.

Sans procès

Faire OBSTACLE à tout procès

1 voie

Éteindre le litige définitivement, et empêcher toute action future ayant le même objet.

  1. Chiffrer
  2. Accord
  3. Protocole
  4. Exécutoire

Ce que ça décide : il faut l'accord de l'autre, et des concessions réciproques — leur absence est une cause de nullité. En échange, vous obtenez ce qu'aucune autre voie amiable ne donne.

Chiffrer ce à quoi vous renoncez

Une transaction se paie d'un renoncement définitif : signée, elle interdit toute action ultérieure ayant le même objet Il faut donc savoir ce qu'on abandonne avant de savoir ce qu'on accepte.

Obtenir l'accord de l'autre

La transaction suppose des concessions réciproques : chacun doit céder quelque chose. Un accord où l'une des parties ne renonce à rien n'est pas une transaction, et ne produit aucun de ses effets.

Cette étape ne dépend pas de vous seul : aucune donnée de cette page ne peut dire si l’autre partie acceptera. C’est le seul point du parcours qui reste entièrement à obtenir.

Signer le protocole

La transactionOuverte

Fermer le litige pour de bon, par un contrat écrit.

Délai
Quelques semaines
Coût
Coût faible
Avocat
Avocat conseillé
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteC'est la seule voie amiable qui ÉTEINT le litige : elle fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite d'une action ayant le même objet.
Ce qu’elle fait abandonnerIl faut l'accord de l'autre et des concessions réciproques — leur absence est une cause de nullité. Et vous renoncez définitivement au reste de votre demande.
Avant de l’envoyer
Quand
Quand un accord chiffré se dessine — et jamais avant d'avoir chiffré ce à quoi vous renoncez.
Comment
Signé en autant d'originaux qu'il y a de parties, paraphé à chaque page. Aucune formalité de dépôt n'est requise pour sa validité.
Ce qu’il déclencheIl ÉTEINT le litige : la transaction fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite d'une action ayant le même objet C'est la seule voie amiable qui produise cet effet.
Ce qu’il ne fait pasIl ne vaut pas titre exécutoire par lui-même : si l'autre partie ne paie pas, il faut d'abord le faire homologuer ou, s'il est contresigné par avocats, en faire apposer la formule exécutoire par le greffier .

⚠️ CE DOCUMENT ÉTEINT VOTRE ACTION. L'article 2052 du Code civil fait obstacle à toute action ultérieure ayant le même objet : une fois signé, vous ne pourrez plus demander en justice ce à quoi vous renoncez ici, même si vous découvrez ensuite que votre préjudice était plus lourd. Ne signez qu'après avoir chiffré votre demande complète, et écrivez à l'article 1er ce que la transaction NE couvre PAS si vous entendez réserver un poste. ⚠️ Le siège de la force exécutoire a changé : les articles 1565 à 1567 du Code de procédure civile, que citent encore beaucoup de modèles en circulation, sont ABROGÉS depuis le 1er septembre 2025. Les textes applicables sont les articles 1541, 1543, 1545 et 1546.

  • La clause résolutoire de l'article 3 ne joue que si votre mise en demeure la CITE expressément : une mise en demeure qui ne la mentionne pas ne produit aucun effet C'est le piège le plus courant de ce type de clause.
  • Signez et paraphez chaque page, et gardez votre exemplaire ORIGINAL : sans écrit, il n'y a pas de transaction (art. 2044 du Code civil).
  • Les concessions doivent être RÉCIPROQUES et réelles. Un accord où seule une partie cède n'est pas une transaction et n'a pas l'autorité qui s'y attache.
  • Tant que le protocole n'est pas homologué, il ne permet pas de saisir un commissaire de justice : c'est un contrat, pas un titre exécutoire.

Ce que vaut le protocole signé

Signée, la transaction éteint le litige : elle fait obstacle à toute action ayant le même objet Mais elle ne vaut pas titre exécutoire. La formule apposée par le greffier suppose un acte contresigné par les avocats de chacune des parties , et le greffier vérifie la nature de l'acte avant de l'apposer ; l'homologation par le juge est écrite pour les accords issus d'une conciliation, d'une médiation ou d'une procédure participative . ⚠️ Si vous signez seul, sans avocat et hors de tout tiers, l'exécution forcée passera encore par un juge — mais sur la transaction, non sur le litige.

Sans procès

PRÉVENIR une procédure

3 voies

Chercher un accord avec l'aide d'un tiers — conciliateur, médiateur, avocats — avant tout contentieux.

  1. Réclamer
  2. Saisir
  3. Tentative
  4. Issue

Ce que ça décide : contrairement à la transaction, ces voies ne font PAS obstacle à une action ultérieure — l'accord obtenu n'est pas une fin de non-recevoir. En revanche la tentative suspend la prescription — jamais une forclusion, que l'article 2220 du code civil exclut de ce régime.

Avoir réclamé par écrit

La médiation de la consommation n'est recevable que si une réclamation écrite a été adressée au professionnel

Saisir un tiers

La médiation de la consommationOuverte

Faire intervenir un tiers gratuit que le professionnel doit vous garantir.

Délai
1 à 3 mois
Coût
Gratuit
Avocat
Sans avocat
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteGratuite pour vous, sans avocat, et le professionnel a souvent intérêt à transiger. La tentative suspend la prescription — mais jamais une forclusion, que l'article 2220 du code civil soustrait à ce régime.
Ce qu’elle fait abandonnerLe caractère définitif et la contrainte : l'accord obtenu ne vaut pas titre exécutoire, et il ne fait pas obstacle à une action ultérieure.

C'est un DROIT du consommateur, jamais une obligation pour lui. Le professionnel, lui, a l'obligation de garantir ce recours et de vous communiquer les coordonnées de son médiateur.

Avant de l’envoyer
Quand
Après la réclamation écrite, et dans l'année qui la suit.
Comment
Par le formulaire en ligne du médiateur dont relève l'entreprise, ou par courrier.
Ce qu’il déclencheElle satisfait le préalable amiable obligatoire, et elle ouvre une discussion gratuite. ⚠️ Elle ne suspend AUCUN de vos délais : la suspension de l'article 2238 du code civil ne joue que sur une prescription, et vous n'en avez pas ici
Ce qu’il ne fait pasElle ne suspend AUCUN des quatre délais de cette page — parfait achèvement, bon fonctionnement, décennale, et l'action contre le constructeur hors garanties : tous sont des délais de forclusion.

La saisine est irrecevable si vous n'avez pas d'abord réclamé par écrit à l'entreprise, ou si le litige a plus d'un an, ou s'il est déjà devant un juge Vérifiez ces trois points avant d'envoyer. S'il rejette votre saisine, il doit vous en informer dans les trois semaines de la réception du dossier

  • Le médiateur compétent est celui dont relève l'entreprise : son nom figure sur le devis, la facture ou son site.
  • La médiation est gratuite pour le consommateur.
La commission départementale de conciliationFermée ici

La commission départementale de conciliation ne connaît que des litiges locatifs limitativement énumérés par la loi de 1989.

La conciliation par un conciliateur de justiceOuverte

Faire intervenir un conciliateur bénévole et satisfaire le préalable amiable.

Délai
1 à 3 mois
Coût
Gratuit
Avocat
Sans avocat
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteEntièrement gratuite, elle satisfait le préalable amiable obligatoire, et le constat d'accord peut être homologué pour devenir exécutoire. La tentative suspend la prescription — mais jamais une forclusion, que l'article 2220 du code civil soustrait à ce régime.
Ce qu’elle fait abandonnerLe caractère définitif et la contrainte, tant qu'aucune homologation n'est demandée.
Avant de l’envoyer
Quand
À tout moment, et notamment pour satisfaire le préalable amiable obligatoire.
Comment
Par le formulaire du tribunal de proximité, ou par courrier au conciliateur de votre commune.
Ce qu’il déclencheElle satisfait le préalable de l'article 750-1, et elle est entièrement gratuite. ⚠️ Elle ne suspend aucun de vos délais, qui sont tous des délais de forclusion
Ce qu’il ne fait pasElle ne suspend aucun des quatre délais de cette page, et le conciliateur n'a aucun pouvoir de contrainte.

Si l'un de vos quatre délais approche, ne comptez pas sur la conciliation pour le préserver : engagez un référé-expertise, qui les arrête , et conciliez en parallèle.

  • La conciliation est gratuite.
  • Un accord signé peut être homologué par le juge, ce qui lui donne force exécutoire.

Pendant la tentative

Tant que la tentative dure, votre délai peut être gelé — ou pas, et cela ne dépend pas de la démarche mais de la nature du délai. La suspension de l'article 2238 du code civil ne joue que sur une prescription : une forclusion y échappe et continue de courir pendant que vous discutez.

⚠️ Sur ce litige, la tentative ne vous fait gagner aucun jour : vos délais sont des délais de forclusion, et la suspension ne joue que sur une prescription. Elle reste utile — elle est souvent obligatoire avant le juge — mais ne la choisissez pas pour préserver du temps.

L'issue de la tentative

Un accord peut être rendu exécutoire . Un échec n'est pas une perte : l'attestation de la tentative satisfait le préalable amiable exigé avant de saisir le juge , et ouvre l'objectif ENGAGER.

Avant le procès

PRÉPARER une procédure

3 voies

Sécuriser sa position — la preuve, le patrimoine de l'adversaire — avant d'engager quoi que ce soit.

  1. Constat
  2. Préfinancer
  3. Expertise
  4. Dossier

Ce que ça décide : rien du litige. Aucune de ces voies ne tranche ; elles arment les verrous 3 et 5, et c'est souvent là que le dossier se gagne ou se perd.

Figer la preuve

verrou 3
Le constat par commissaire de justiceOuverte

Figer l'état du bien avant qu'il ne change.

Délai
Quelques jours
Coût
Coût faible
Avocat
Sans avocat
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteUne constatation datée et opposable, obtenue en quelques jours, avant que la preuve ne disparaisse. Ses constatations « font foi jusqu’à preuve contraire » — art. 1er, II, 2° de l’ordonnance du 2 juin 2016 — et sa compétence est nationale pour un constat.
Ce qu’elle fait abandonnerRien, sinon son coût. Mais le constat n'a que la valeur de simples constatations matérielles : il ne conclut pas sur la cause du défaut.
Avant de l’envoyer
Quand
Le plus tôt possible, et impérativement AVANT toute réparation, reprise ou remise des clés.
Comment
Par courriel ou courrier à une étude de commissaire de justice. Demandez un devis écrit avant l'intervention.
Ce qu’il déclencheUne constatation datée, opposable, qui fait foi jusqu'à preuve contraire — obtenue en quelques jours, sans procès.
Ce qu’il ne fait pasIl n'interrompt aucun délai, ne vaut pas expertise et ne se prononce ni sur la cause ni sur l'imputabilité de ce qu'il décrit.

Le constat établit CE QUI EST, jamais POURQUOI. Ses constatations font foi jusqu'à preuve contraire , mais le commissaire de justice ne se prononce ni sur la cause du défaut ni sur son imputabilité : cela n'appartient qu'à l'expert. ⚠️ Et il n'interrompt AUCUN délai — ni la prescription, ni les garanties. Faire constater ne dispense donc jamais d'agir dans les temps.

  • Le tarif du constat est réglementé pour partie, mais les frais de déplacement et les vacations ne le sont pas : demandez un devis écrit avant l'intervention.
  • Sa compétence est nationale pour un constat : vous n'êtes pas tenu de choisir une étude du ressort.
  • Un constat dressé en présence de la partie adverse, ou après l'avoir informée, se discute beaucoup moins bien qu'un constat dressé seul.

Faire préfinancer les travaux

La déclaration à l'assurance dommages-ouvrageSelon votre situation

Faire préfinancer les réparations sans chercher de responsable.

Délai
1 à 3 mois
Coût
Gratuit
Avocat
Sans avocat
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteLe préfinancement des travaux SANS avoir à établir la responsabilité de quiconque : c'est tout l'objet de cette assurance. Ses délais sont impératifs, et son silence au-delà de soixante jours vaut acceptation du principe de la garantie.
Ce qu’elle fait abandonnerRien, sauf le temps de l'instruction. L'assureur se retournera ensuite contre l'entreprise et son assureur décennal — ce n'est plus votre affaire.

Si vous avez souscrit une dommages-ouvrage, commencez par elle : c'est la seule voie qui vous paie sans procès et sans avoir à désigner un responsable.

Avant de l’envoyer
Quand
Après l'année de parfait achèvement, dès qu'un désordre de nature décennale apparaît — ou DÈS cette première année si l'entreprise, mise en demeure, n'a pas exécuté.
Comment
Lettre recommandée avec accusé de réception à l'assureur. La date de réception fait courir ses délais.
Ce qu’il déclencheL'assureur dispose de soixante jours pour vous notifier sa position sur le principe de la garantie, et de quatre-vingt-dix jours pour vous présenter une offre d'indemnité
Ce qu’il ne fait pasElle ne vise pas l'entreprise et ne l'oblige à rien. C'est l'assureur qui se retournera ensuite contre elle.

Cette voie ne s'ouvre que si une assurance dommages-ouvrage a été souscrite — elle est obligatoire pour le maître d'ouvrage, mais nombre de particuliers ne la souscrivent pas pour des travaux sur existant. ⚠️ Depuis le revirement du 21 mars 2024, un équipement posé sur un ouvrage existant qui n'est pas lui-même un ouvrage ne relève plus de la décennale : l'assurance obligatoire ne le couvre donc pas. ⚠️ ET ELLE NE JOUE PAS TOUT DE SUITE : l'assurance prend effet après l'expiration de l'année de parfait achèvement Pendant cette année, c'est l'entreprise qu'il faut actionner Le texte prévoit toutefois deux exceptions, et la seconde vous sert : après la réception, si l'entrepreneur n'a pas exécuté ses obligations malgré une mise en demeure restée infructueuse, l'assurance garantit les réparations sans attendre la fin de l'année. C'est une raison de plus de mettre en demeure par écrit.

  • Le silence de l'assureur au-delà de soixante jours vaut acceptation du principe de la garantie.
  • Si l'offre n'est pas faite dans les quatre-vingt-dix jours, vous pouvez engager les dépenses de réparation et en réclamer le remboursement, majoré de plein droit.

Faire établir la cause par un expert

verrou 3

La mesure d'instruction se demande avant tout procès, s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir la preuve . À la différence des démarches amiables, la demande en justice interrompt le délai — prescription comme forclusion Et lorsque le juge fait droit à la demande, une prescription est en outre SUSPENDUE jusqu'à l'exécution de la mesure, puis reprend pour six mois au moins : c'est le seul dispositif qui vous rende du temps pendant que l'expert travaille. ⚠️ Une forclusion n'en bénéficie pas — sur un litige de travaux, seule l'interruption joue.

Le référé-expertise (mesure d'instruction in futurum)Selon votre situation

Obtenir un rapport contradictoire et opposable sur la cause du désordre.

Délai
1 à 3 mois
Coût
Coût moyen
Avocat
Avocat conseillé
Votre délai
Repart à zéro
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteC'est la voie qui produit la preuve la plus forte : un rapport contradictoire, opposable, sur l'existence du vice, sa gravité et son antériorité. Le dossier arrive au fond déjà instruit.
Ce qu’elle fait abandonnerDu temps et de l'argent — la consignation est à votre charge, récupérable si vous gagnez. Et l'expertise peut vous donner tort, ce qui est aussi une information.
Avant de l’envoyer
Quand
Dès que l'origine du désordre se discute — et TOUJOURS avant l'expiration du délai de garantie.
Comment
Remise à un commissaire de justice, qui la délivre à l'entreprise et la place au greffe.
Ce qu’il déclencheElle INTERROMPT le délai de garantie , ce qu'aucun courrier ne fait, et elle donne au dossier la seule pièce qui le tranche : le rapport d'expertise.
Ce qu’il ne fait pasElle ne condamne personne et n'ouvre droit à aucune somme : l'expert constate, il ne juge pas.

⚠️ C'EST LE SEUL ACTE QUI ARRÊTE LE COMPTEUR. Si le délai décennal ou biennal approche, ne cherchez pas d'accord amiable en priorité : faites délivrer cette assignation, puis négociez. ⚠️ Ne comptez PAS sur une dispense automatique en référé : le texte ne l'exclut pas, et l'absence de tentative amiable doit y être justifiée par un MOTIF LÉGITIME — l'urgence — que le juge apprécie Écrivez-le dans l'assignation plutôt que de vous en remettre à une exemption qui n'est pas écrite.

  • Le juge fixe une consignation, avancée par le demandeur et mise ensuite à la charge du perdant.
  • Assignez toutes les entreprises intervenues, et leurs assureurs : une expertise non contradictoire à leur égard leur est inopposable.
  • Les mentions légales de cet acte reprennent le modèle de la bibliothèque G-Droit, à l'identique.

Le dossier prêt

verrou 3

Bordereau, pièces numérotées, chronologie. Vous entrez alors dans ENGAGER avec une preuve opposable, ce qui est le seul avantage que le temps vous donne.

Le procès

ENGAGER le contentieux

7 voies

Demander à un juge de trancher le litige, ou d'imposer une mesure.

  1. Recevabilité
  2. Compétence
  3. Preuve
  4. Décision
  5. Exécution

Ce que ça décide : vous perdez la relation, presque toujours ; la confidentialité, puisque le jugement est public ; et la maîtrise — du calendrier comme du résultat.

Votre action est-elle recevable ?

verrou 1

Prescription, intérêt et qualité à agir, préalable amiable obligatoire de l'article 750-1 du code de procédure civile — irrecevabilité que le juge peut relever d'office.

Le préalable amiable obligatoire  

En dessous de 5 000 euros, la saisine du tribunal doit être précédée d'une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative, à peine d'irrecevabilité que le juge peut relever d'office.

  • ⚠️ LE RÉFÉRÉ N'EN EST PAS DISPENSÉ PAR SA NATURE, et c'est une erreur répandue. Ce préalable vise LA DEMANDE, selon ce qu'elle tend à obtenir, et non la procédure suivie : un référé-provision y est soumis comme le fond, et la dispense suppose un motif légitime — l'urgence manifeste au premier chef — dont il faut justifier. 🔑 UNE DEMANDE D'EXPERTISE, elle, ne tend au paiement d'aucune somme : elle sort du champ par son OBJET, non par l'urgence du référé.
  • Le préalable tombe si vous justifiez d'un motif légitime, notamment de l'urgence ou de l'indisponibilité d'un conciliateur dans un délai raisonnable.
  • ⚠️ Une tentative amiable ne vous fait gagner AUCUN jour ici : les quatre délais de cette page sont des délais de forclusion, et la suspension de l'article 2238 du code civil ne joue que sur une prescription Elle reste obligatoire avant de saisir le juge, mais ne la choisissez pas pour préserver du temps.

Devant quel juge ?

verrou 2

Tribunal judiciaire, tribunal de commerce, juge des contentieux de la protection, conseil de prud'hommes. Se tromper coûte des mois, pas le procès.

Le tribunal judiciaire

Devant le tribunal judiciaire, l'avocat est obligatoire par principe . Vous en êtes dispensé si votre demande n'excède pas 10 000 € , et cette dispense entraîne l'oralité : vous vous expliquez à l'audience, sans écritures obligatoires . Au-delà de 10 000 €, l'avocat redevient obligatoire et la procédure devient écrite. ⚠️ Le montant s'apprécie sur la demande, intérêts et frais non compris.

Ce que vous devrez prouver, et avec quoi

verrou 3

Qui supporte la charge, et avec quoi. Se joue en grande partie avant l'assignation — article 145 du code de procédure civile, constat, expertise.

La voie

verrou 4

Le jugement. C'est le seul verrou auquel on pense spontanément, et ce n'est pas le plus dur à ouvrir.

Le référé-provisionSelon votre situation

Obtenir vite une avance sur ce qui vous est dû.

Délai
Quelques semaines
Coût
Coût moyen
Avocat
Avocat conseillé
Votre délai
Repart à zéro
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteDe l'argent en quelques semaines, et un titre exécutoire provisoire.
Ce qu’elle fait abandonnerIl faut que l'obligation ne soit pas sérieusement contestable — c'est un filtre sévère. Dès que le professionnel oppose une défense plausible, la voie se ferme, et le temps est perdu.
Avant de l’envoyer
Quand
Quand l'entreprise ne conteste pas sérieusement devoir — désordre reconnu, devis de reprise non discuté, ou rapport d'expertise déposé.
Comment
Remise à un commissaire de justice, qui la délivre à l'entreprise puis la place au greffe.
Ce qu’il déclencheElle INTERROMPT les délais et peut aboutir en quelques semaines à une ordonnance exécutoire de droit .
Ce qu’il ne fait pasElle ne tranche pas le fond : l'ordonnance est provisoire , et le juge du principal reste libre de statuer autrement.

⚠️ TOUT SE JOUE SUR LA CONTESTATION, ET C'EST LE POINT FAIBLE DE CETTE VOIE EN MATIÈRE DE TRAVAUX. Le juge n'accorde une provision que si l'obligation n'est pas SÉRIEUSEMENT contestable . Une entreprise qui impute le désordre à un défaut d'entretien, au sol, ou à un autre intervenant crée une contestation qui suffit à faire échouer le référé. En pratique, la provision se demande APRÈS le dépôt du rapport d'expertise, quand la cause n'est plus discutable — ou quand l'entreprise a reconnu le désordre par écrit. L'année de la garantie de parfait achèvement invoquée en variante est celle de l'article 1792-6 du code civil

  • Si le désordre relève de la décennale, assignez AUSSI l'assureur : il est tenu directement et sa solvabilité ne dépend pas de celle de l'entreprise.
  • La provision peut porter sur le coût de la reprise ET sur le trouble de jouissance, à condition que chacun soit chiffré par une pièce.
  • ⛔ LE RÉFÉRÉ-PROVISION N'EN EST PAS DISPENSÉ PAR SA NATURE. L'article 750-1 vise LA DEMANDE, selon ce qu'elle tend à obtenir, et non la procédure suivie pour la porter : la dispense suppose un motif légitime — l'urgence manifeste au premier chef — dont il faut justifier dans l'assignation, et qui ne se présume pas.
  • Les mentions légales de cet acte reprennent le modèle de la bibliothèque G-Droit, à l'identique.
L'injonction de faireSelon votre situation

Faire ordonner l'exécution en nature, sans audience si elle suit.

Délai
Quelques semaines
Coût
Coût faible
Avocat
Sans avocat
Votre délai
Repart à zéro
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteUne procédure simple, par requête, sans avocat, et sans audience si le professionnel s'exécute.
Ce qu’elle fait abandonnerElle ne vise que l'exécution en nature — pas l'indemnisation — et elle est plafonnée. Si le professionnel ne s'exécute pas, il faut recommencer au fond.

L'interruption court dès l'ENREGISTREMENT AU GREFFE de la requête, et non de l'ordonnance : l'article 1425-3 du code de procédure civile le dit expressément, et c'est le seul article de ce code à prévoir une interruption de prescription. La procédure d'injonction de payer, elle, n'a pas d'équivalent : la requête n'y interrompt rien, seule la signification de l'ordonnance le fait.

Avant de l’envoyer
Quand
Quand ce que vous voulez est que les travaux soient FAITS, et que l'enjeu ne dépasse pas dix mille euros.
Comment
Déposée ou adressée au greffe, accompagnée des pièces justificatives. Sans avocat, sans commissaire de justice, et sans frais de procédure.
Ce qu’il déclencheL'enregistrement de la requête au greffe INTERROMPT la prescription et les délais pour agir . Si le juge fait droit à la requête, il rend une ordonnance qui fixe l'objet de l'obligation, le délai et les conditions de son exécution .
Ce qu’il ne fait pasElle n'obtient PAS d'indemnité : elle ordonne d'exécuter en nature, rien d'autre. Et l'ordonnance qui l'accorde n'est pas exécutoire par la force — si l'entreprise ne s'exécute pas, l'affaire est examinée à l'audience .

⚠️ DEUX CONDITIONS, ET ELLES SE VÉRIFIENT AVANT D'ÉCRIRE. La première tient à l'OBJET : l'injonction de faire ordonne l'exécution en nature d'une obligation contractuelle — faire achever, faire reprendre, faire poser. Elle ne condamne à aucune somme. Si ce que vous voulez est de l'argent, ce n'est pas cette voie. La seconde tient au MONTANT : le texte renvoie aux matières de l'article 817, c'est-à-dire à celles où l'avocat n'est pas obligatoire, ce qui plafonne la demande à dix mille euros hors compétence exclusive du tribunal judiciaire . ⛔ Et une chose qu'aucun modèle ne dit : n'engagez cette voie que si vous voulez encore que CETTE entreprise revienne chez vous. Quand la confiance est rompue, faire ordonner sa reprise est une victoire dont on ne veut pas.

  • Le rejet de la requête n'est susceptible d'aucun recours , mais il ne ferme rien : les voies de droit commun restent ouvertes, et la contribution pour l'aide juridique n'est pas due une seconde fois.
  • Si l'entreprise s'exécute dans le délai, prévenez le greffe : l'affaire est retirée du rôle. À défaut, et si vous ne vous présentez pas à l'audience sans motif légitime, la procédure est déclarée caduque .
  • En cas d'inexécution, le tribunal tente d'abord de concilier les parties, puis statue sur la demande initiale et sur toutes les demandes incidentes : c'est là, et seulement là, que les dommages et intérêts se plaident.
  • Indiquez dès la requête les dommages et intérêts réclamés en cas d'inexécution : ne pas le faire vous prive d'un moyen de pression et allonge l'audience.
L'injonction de payerFermée ici

Votre créance n'est pas liquide tant que le juge n'a pas prononcé la résolution de la vente ou fixé la réduction du prix. L'injonction de payer est donc fermée ici — c'est l'erreur la plus fréquente sur ce type de litige.

La procédure orale au fondSelon votre situation

Faire trancher définitivement, à l'audience, sans écritures obligatoires.

Délai
6 à 18 mois
Coût
Coût moyen
Avocat
Avocat facultatif
Votre délai
Repart à zéro
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteUne décision définitive, revêtue de l'autorité de la chose jugée, et un titre exécutoire. Sans avocat obligatoire en deçà du seuil de représentation.
Ce qu’elle fait abandonnerLe temps — plusieurs mois à plus d'un an —, la confidentialité puisque le jugement est public, et la relation, presque toujours.
Avant de l’envoyer
Quand
Après le dépôt du rapport d'expertise, ou lorsque la preuve est déjà constituée.
Comment
Remise à un commissaire de justice, qui la délivre puis la place au greffe.
Ce qu’il déclencheElle saisit le tribunal et interrompt les délais. C'est le seul acte qui aboutit à une condamnation exécutoire.
Ce qu’il ne fait pasElle ne fait pas payer : il faudra ensuite exécuter le jugement.

Le préalable amiable de l'article 750-1 s'applique si votre demande n'excède pas 5 000 euros. Sa méconnaissance est sanctionnée par une irrecevabilité que le juge peut relever d'office : justifiez-en dès l'assignation.

  • La représentation par avocat n'est pas obligatoire tant que la demande n'excède pas 10 000 euros .
  • Assignez l'assureur décennal en même temps que l'entreprise : il est tenu directement
  • Les mentions légales de cet acte reprennent le modèle de la bibliothèque G-Droit, à l'identique.
La saisine du juge des contentieux de la protectionFermée ici

Le juge des contentieux de la protection n'est compétent que pour les litiges dont un contrat d'habitation est l'objet, la cause ou l'occasion, pour le surendettement des particuliers, et pour les actions relatives au crédit à la consommation.

La procédure écrite au fondSelon votre situation

Faire trancher une demande complexe, sur conclusions écrites.

Délai
1 à 2 ans
Coût
Coût élevé
Avocat
Avocat obligatoire
Votre délai
Repart à zéro

Pas de document à envoyer, et voici pourquoi. Au-delà de 10 000 euros, la représentation par avocat est obligatoire devant le tribunal judiciaire (CPC, art. 760) et la procédure est écrite : l'assignation est rédigée et signée par l'avocat, puis placée par lui. Donner un modèle que le lecteur ne pourrait ni signer ni déposer serait un piège et non un service. Ce que la page lui doit ici, c'est de le dire.

Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteLa décision définitive sur les litiges importants, et le seul cadre où une demande complexe peut être instruite complètement.
Ce qu’elle fait abandonnerLe temps — un à deux ans —, le coût d'un avocat obligatoire, et la maîtrise du calendrier.
L'arbitrageSelon votre situation

Confier le litige à un tribunal choisi par les parties.

Délai
6 à 18 mois
Coût
Coût élevé
Avocat
Avocat conseillé
Votre délai
Repart à zéro

Pas de document à envoyer, et voici pourquoi. La clause compromissoire ne peut pas être opposée à qui n'a pas contracté dans le cadre de son activité professionnelle (C. civ., art. 2061, al. 2). Le particulier garde donc l'accès au juge sans avoir rien à envoyer : ici, c'est en s'ABSTENANT qu'il conserve son droit — signer un compromis après le litige l'engagerait au contraire.

Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteLa confidentialité et le choix du juge.
Ce qu’elle fait abandonnerL'argent, massivement — c'est la voie la plus chère de toutes. Et en droit de la consommation, la clause compromissoire conclue avant le litige est inopposable au consommateur.

Faire exécuter

verrou 5

Le titre ne vaut que ce que vaut le patrimoine du débiteur au jour où l'on saisit. Ce verrou se ferme pendant que le procès dure.

Ce qui fait perdre

  • Ignorer l'assurance dommages-ouvrageSi vous en avez une, elle préfinance les réparations sans rechercher de responsable L'assureur a soixante jours pour se prononcer, quatre-vingt-dix pour offrir.
  • Payer d'avance un contrat signé chez soiAucun paiement ne peut être exigé dans les sept jours qui suivent un contrat conclu hors établissement , et vous disposez de quatorze jours pour vous rétracter
  • Accepter un devis sans décompteSur un dépannage, une réparation ou un entretien — plomberie, serrurerie, couverture, électricité, maçonnerie… —, le devis remis avant l'exécution doit détailler chaque prestation et chaque produit en quantité et en prix unitaire, porter les frais de déplacement et la somme globale hors taxes et toutes taxes comprises Un prix global « réfection de la salle de bains : 4 500 € » ne permet ni de vérifier ce qui a été posé, ni de chiffrer ce qui manque. Ces règles ne s'appliquent pas à un marché de construction ou de rénovation

Lire aussiObstacleLa transactionPrévenirLa conciliation · La médiation de la consommationPréparerLe référé expertise · La mise en demeure · Le constat de commissaire de justiceEngagerL'exécution forcée en nature · La résolution du contrat

03

Quelle garantie joue, et à quelles conditions

La garantie décennale est la plus puissante des trois : l'entreprise est responsable de plein droit, et son assurance doit payer. Mais elle ne joue que si quatre conditions sont réunies — et depuis le 21 mars 2024, toute une catégorie de travaux en sort. Les quatre conditions ci-dessous décident laquelle de vos garanties s'applique.

À qui incombe la preuve

C'est à vous d'établir le désordre et sa gravité. En revanche, vous n'avez RIEN à prouver quant à la faute : l'article 1792 fait peser sur le constructeur une responsabilité de plein droit, dont il ne se dégage qu'en démontrant une cause étrangère.

Il s'agit d'un ouvrage
La garantie vise le constructeur d'un ouvrage. Une construction neuve en est un ; de gros travaux de rénovation le sont souvent ; la pose d'un simple équipement, non.  
C'est ici que se joue la question la plus fréquente en pratique, et elle a changé de réponse le 21 mars 2024. Sont hors du champ les travaux de rénovation légère et ceux de pure esthétique — un habillage de façade remplacé à l'identique n'est pas un ouvrage.
Le désordre est grave
Il compromet la solidité de l'ouvrage, ou le rend impropre à sa destination — c'est-à-dire qu'on ne peut plus s'en servir normalement.  
Une finition ratée, un carrelage mal aligné, une peinture qui cloque ne relèvent pas de la décennale : ils relèvent du parfait achèvement dans l'année, ou de la responsabilité contractuelle ensuite.
Il s'est révélé après la réception
Un désordre visible le jour de la réception et que vous n'avez pas porté en réserve est couvert par elle : vous ne pouvez plus l'invoquer, sur aucun fondement. Et un désordre que vous AVEZ réservé ne relève pas de la décennale non plus : il reste dans la garantie de parfait achèvement, donc dans l'année.  
C'est la sanction la plus dure de la matière, et la plus méconnue. Faites-vous accompagner le jour de la réception, et réservez tout ce que vous voyez.
Il s'est manifesté dans les dix ans
La gravité doit apparaître dans le délai de dix ans, et non seulement les premiers signes. Un désordre qui ne devient grave qu'après ne se rattrape pas.  
Le délai court depuis la réception, jamais depuis la découverte : c'est l'inverse du vice caché.

Vous n'avez aucune faute à prouver

L'article 1792 pose une responsabilité DE PLEIN DROIT du constructeur. Vous n'avez pas à démontrer qu'il a mal travaillé : il vous suffit d'établir le désordre, sa gravité et sa date d'apparition. C'est à lui de prouver une cause étrangère — et l'usure, le défaut d'entretien ou le vice du sol n'en sont pas.  

Concrètement, l'expertise porte sur l'existence et la gravité du désordre, pas sur la recherche d'un coupable. Et l'assurance décennale du constructeur, obligatoire, doit être mobilisée.

Quel régime pour quel désordre

Les trois garanties ne se choisissent pas : elles s'imposent selon la nature du désordre. Voici comment votre situation s'y range.

Ce qui est couvertPendant combien de temps
Tous les désordres réservés ou signalés par écritUn an depuis la réception Garantie de parfait achèvement
Les équipements dissociables d'origine qui ne fonctionnent pasDeux ans depuis la réception Garantie de bon fonctionnement
Solidité compromise, ou ouvrage impropre à sa destinationDix ans depuis la réception Garantie décennale, assurance obligatoire
Un équipement posé sur de l'existant, qui n'est pas lui-même un ouvrageDix ans depuis la réception Responsabilité contractuelle — sans assurance obligatoire

Lequel choisir

Si le désordre est grave et que les travaux portaient sur du neuf, visez la décennale : c'est le seul régime où une assurance répond même si l'entreprise a disparu. S'il s'agit d'un équipement posé sur votre maison existante, le revirement de 2024 vous renvoie au contractuel : vous gardez dix ans depuis la réception, mais sans l'assurance obligatoire — vérifiez donc que l'entreprise est encore solvable.

Ce que vous pouvez demander

Le texte vous laisse le choix  

L'exécution en nature

Faire reprendre les travaux par l'entreprise

Ce que vous obtenez
Le résultat que vous aviez acheté, sans avoir à chercher une autre entreprise ni à avancer les fonds. Sous garantie de parfait achèvement, le texte prévoit expressément qu'à défaut d'exécution, les travaux peuvent être faits aux frais et risques de l'entreprise défaillante.
Ce que vous abandonnez
Le temps, et parfois la confiance : vous confiez la réparation à celui qui a raté.

L'indemnisation

Faire chiffrer et vous faire payer

Ce que vous obtenez
Une somme d'argent dont vous disposez librement, et le droit de choisir votre entreprise. C'est la seule voie praticable quand l'entreprise a disparu ou refuse.
Ce que vous abandonnez
Il faut chiffrer, donc établir des devis contradictoires, et le plus souvent passer par une expertise. Le juge n'accorde pas ce qui n'est pas prouvé.

Ce qui fait perdre

  • Signer la réception sans réserveTout ce qui était visible ce jour-là devient inattaquable, sur aucun fondement C'est la première cause de perte.
  • Faire réparer avant de faire constaterUne fois le désordre réparé, sa cause est indémontrable. Faites constater d'abord, réparez ensuite.
  • Laisser repartir la pièce remplacéeSur un dépannage, une réparation ou un entretien du bâtiment, le professionnel doit vous demander par écrit, sur un formulaire type, si vous voulez conserver les pièces ou appareils déposés Réclamez-les : la pièce remplacée est souvent la seule preuve matérielle du désordre, et elle disparaît avec le camion.
  • Laisser disparaître le tarif annoncéSur un dépannage, une réparation ou un entretien, le professionnel doit vous avoir communiqué avant votre engagement ses taux horaires de main-d'œuvre TTC, ses modalités de décompte du temps et ses frais de déplacement Ces prix doivent être affichés dans ses locaux et rester accessibles sur son site Si les heures facturées vous paraissent fausses, faites-en une capture datée aujourd'hui : un tarif en ligne se change en une minute.
  • Se contenter des quatorze jours quand l'appel était interdit⛔ DEPUIS LE 11 AOÛT 2026, LE DÉMARCHAGE TÉLÉPHONIQUE EST INTERDIT SANS CONSENTEMENT PRÉALABLE, et il l'est PUREMENT ET SIMPLEMENT — consentement ou non — lorsqu'il porte sur des travaux d'économies d'énergie, de production d'énergies renouvelables ou d'adaptation du logement au vieillissement ou au handicap La sanction n'est pas la rétractation : le contrat conclu à la suite d'un tel appel est NUL. 🔑 Et la preuve du consentement pèse sur le professionnel, non sur vous.

Lire aussiLe contrat d'entreprise · La responsabilité contractuelle · L'exception d'inexécution

04

Vos pièces

Les documents à réunir, et ceux que la page vous prépare. Vos délais, eux, se lisent au chapitre 01 — ils se dérivent de vos dates, et non d’une liste d’étapes valable pour tout le monde.

Les pièces qui ne dépendent d’aucune démarche

Bordereau de pièces et chronologieDocument Word
Dès que vous engagez une démarche — et à mettre à jour à chaque acte.

Questions fréquentes

Je n'ai jamais signé de procès-verbal de réception. Ai-je perdu mes garanties ?
Non, mais tout devient plus incertain. La prise de possession jointe au paiement fait présumer une réception tacite, et c'est cette date que le juge retiendra. Rassemblez la facture soldée et la preuve de votre entrée dans les lieux.
L'entreprise a fermé. Puis-je encore obtenir quelque chose ?
Si le désordre relève de la décennale, oui : l'assurance obligatoire du constructeur répond même après sa disparition, et vous pouvez l'assigner directement Si le désordre relève du seul contractuel — le cas des équipements posés sur de l'existant depuis 2024 — vous n'avez que le patrimoine de l'entreprise.
Faut-il un avocat ?
Pas devant le tribunal judiciaire tant que la demande n'excède pas 10 000 euros . Au-delà, la représentation est obligatoire. Le référé-expertise, lui, suit le régime de la juridiction saisie.
Combien coûte une expertise judiciaire ?
Le juge fixe une consignation, que le demandeur avance. Son montant dépend de la technicité du désordre et du nombre de parties à convoquer, et il figure dans l'ordonnance qui désigne l'expert — c'est là qu'on l'apprend, pas avant. Elle entre ensuite dans les dépens, que le juge met à la charge de la partie perdante. ⚠️ Sur un enjeu modeste, cette avance peut dépasser ce que vous réclamez : c'est la raison pour laquelle le référé-expertise se déconseille sur les petits montants.
Puis-je retenir le solde tant que ce n'est pas réparé ?
Oui, c'est l'exception d'inexécution, mais elle se manie avec précaution : la retenue doit être proportionnée au désordre. Une retenue excessive vous met en tort et peut justifier la résiliation à vos torts.
L'entreprise réclame le paiement sans me remettre de facture. Puis-je l'exiger ?
Oui. Pour un dépannage, une réparation ou un entretien, la note doit vous être remise dès l'exécution et, en tout état de cause, AVANT le paiement du prix, gratuitement et sur un support durable et, si vous le demandez expressément, quel que soit le montant. Réclamez-la par écrit : c'est le seul document qui dise ce qui a réellement été fait et facturé, et son refus est un manquement opposable. En revanche, si vous voulez retenir le solde, appuyez-vous sur l'inexécution des travaux, pas sur l'absence de facture.
Que risque l'entreprise si le devis, les prix affichés ou la facture ne sont pas conformes ?
Une amende administrative de 3 000 euros au plus si elle exerce en nom propre, 15 000 euros si c'est une société — pour les mentions manquantes du devis comme pour les prix qui devaient être annoncés et la note qui devait précéder le paiement La DGCCRF peut aussi lui enjoindre de se mettre en règle sous astreinte pouvant atteindre 3 000 euros par jour et publier la sanction AUX FRAIS de l'entreprise Deux précisions qui comptent : cette amende va au Trésor et non à vous, et c'est l'administration qui la prononce, pas le juge que vous saisissez. Ce qu'elle vous donne, c'est du poids — une mise en demeure qui cite ces textes et annonce un signalement à la DGCCRF n'est plus une lettre de mécontentement.
On m'a appelé pour une pompe à chaleur ou une isolation. Le contrat tient-il ?
Non, s'il a été signé à la suite d'un appel postérieur au 11 août 2026 : la prospection téléphonique portant sur des travaux d'économies d'énergie, d'énergies renouvelables ou d'adaptation au vieillissement est INTERDITE, et le contrat qui en résulte est NUL ⚠️ La seule exception est l'appel qui s'inscrit dans l'exécution d'un contrat en cours et qui a un rapport avec son objet. 🔑 Vous n'avez pas à prouver que vous n'aviez pas consenti : c'est au professionnel d'établir qu'il avait recueilli un consentement libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable.

Les textes de loi cités sont reproduits depuis Légifrance dans leur version en vigueur. Cette page ne constitue pas une consultation juridique et ne préjuge d’aucune décision.

Les textes cités

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 25 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 1225 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

La clause résolutoire précise les engagements dont l'inexécution entraînera la résolution du contrat. La résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse, s'il n'a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l'inexécution. La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire.

Avant le 1er octobre 2016, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 21 mars 1804 au 1er octobre 2016L'héritier du débiteur, assigné pour la totalité de l'obligation, peut demander un délai pour mettre en cause ses cohéritiers, à moins que la dette ne soit de nature à ne pouvoir être acquittée que par l'héritier assigné, qui peut alors être condamné seul, sauf son recours en indemnité contre ses cohéritiers.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 1344-1 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

La mise en demeure de payer une obligation de somme d'argent fait courir l'intérêt moratoire, au taux légal, sans que le créancier soit tenu de justifier d'un préjudice.

Article 1792 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 1979

Tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, envers le maître ou l'acquéreur de l'ouvrage, des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa destination. Une telle responsabilité n'a point lieu si le constructeur prouve que les dommages proviennent d'une cause étrangère.

Avant le 1er janvier 1979, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 4 janvier 1967 au 1er janvier 1979Si l’édifice périt en tout ou en partie par le vice de la construction, même par le vice du sol, les architectes, entrepreneurs et autres personnes liées au maître de l’ouvrage par un contrat de louage d’ouvrage en sont responsables pendant dix ans.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 1792-3 du code civilen vigueur depuis le 9 juin 2005

Les autres éléments d'équipement de l'ouvrage font l'objet d'une garantie de bon fonctionnement d'une durée minimale de deux ans à compter de sa réception.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 1979 au 9 juin 2005Les autres éléments d'équipement du bâtiment de l'ouvrage font l'objet d'une garantie de bon fonctionnement d'une durée minimale de deux ans à compter de la réception de l'ouvrage. sa réception.

Article 1792-4-1 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008

Toute personne physique ou morale dont la responsabilité peut être engagée en vertu des articles 1792 à 1792-4 du présent code est déchargée des responsabilités et garanties pesant sur elle, en application des articles 1792 à 1792-2, après dix ans à compter de la réception des travaux ou, en application de l'article 1792-3, à l'expiration du délai visé à cet article.

Article 1792-4-3 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008

En dehors des actions régies par les articles 1792-3, 1792-4-1 et 1792-4-2, les actions en responsabilité dirigées contre les constructeurs désignés aux articles 1792 et 1792-1 et leurs sous-traitants se prescrivent par dix ans à compter de la réception des travaux.

Article 1792-6 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 1979

La réception est l'acte par lequel le maître de l'ouvrage déclare accepter l'ouvrage avec ou sans réserves. Elle intervient à la demande de la partie la plus diligente, soit à l'amiable, soit à défaut judiciairement. Elle est, en tout état de cause, prononcée contradictoirement. La garantie de parfait achèvement, à laquelle l'entrepreneur est tenu pendant un délai d'un an, à compter de la réception, s'étend à la réparation de tous les désordres signalés par le maître de l'ouvrage, soit au moyen de réserves mentionnées au procès-verbal de réception, soit par voie de notification écrite pour ceux révélés postérieurement à la réception. Les délais nécessaires à l'exécution des travaux de réparation sont fixés d'un commun accord par le maître de l'ouvrage et l'entrepreneur concerné. En l'absence d'un tel accord ou en cas d'inexécution dans le délai fixé, les travaux peuvent, après mise en demeure restée infructueuse, être exécutés aux frais et risques de l'entrepreneur défaillant. L'exécution des travaux exigés au titre de la garantie de parfait achèvement est constatée d'un commun accord, ou, à défaut, judiciairement. La garantie ne s'étend pas aux travaux nécessaires pour remédier aux effets de l'usure normale ou de l'usage.

Article 2044 du code civilen vigueur depuis le 20 novembre 2016

La transaction est un contrat par lequel les parties, par des concessions réciproques, terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître. Ce contrat doit être rédigé par écrit.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016La transaction est un contrat par lequel les parties parties, par des concessions réciproques, terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître. Ce contrat doit être rédigé par écrit.

Article 2052 du code civilen vigueur depuis le 20 novembre 2016

La transaction fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite entre les parties d'une action en justice ayant le même objet.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016Les transactions ont, La transaction fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite entre les parties, l'autorité de la chose jugée parties d'une action en dernier ressort. Elles ne peuvent être attaquées pour cause d'erreur de droit, ni pour cause de lésion. justice ayant le même objet.

Article 2061 du code civilen vigueur depuis le 20 novembre 2016

La clause compromissoire doit avoir été acceptée par la partie à laquelle on l'oppose, à moins que celle-ci n'ait succédé aux droits et obligations de la partie qui l'a initialement acceptée. Lorsque l'une des parties n'a pas contracté dans le cadre de son activité professionnelle, la clause ne peut lui être opposée.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 16 septembre 1972 au 16 mai 2001La clause compromissoire est nulle s'il n'est disposé autrement doit avoir été acceptée par la loi. partie à laquelle on l'oppose, à moins que celle-ci n'ait succédé aux droits et obligations de la partie qui l'a initialement acceptée. Lorsque l'une des parties n'a pas contracté dans le cadre de son activité professionnelle, la clause ne peut lui être opposée.

Avant le 20 novembre 2016, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 16 mai 2001 au 20 novembre 2016Sous réserve des dispositions législatives particulières, la clause compromissoire est valable dans les contrats conclus à raison d'une activité professionnelle.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 2220 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008

Les délais de forclusion ne sont pas, sauf dispositions contraires prévues par la loi, régis par le présent titre.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008On Les délais de forclusion ne peut, d'avance, renoncer à sont pas, sauf dispositions contraires prévues par la prescription : on peut renoncer à la prescription acquise. loi, régis par le présent titre.

Article 2238 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative ou à compter de l'accord du débiteur constaté par l'huissier de justice pour participer à la procédure prévue à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux, soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. En cas de convention de procédure participative, le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. En cas d'échec de la procédure prévue au même article, le délai de prescription recommence à courir à compter de la date du refus du débiteur, constaté par l'huissier, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois.

3 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 8 août 2015 au 1er octobre 2016La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative ou à compter de l'accord du débiteur constaté par l'huissier de justice pour participer à la procédure prévue à l'article 1244-4. L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux, soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. En cas de convention de procédure participative, le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. En cas d'échec de la procédure prévue au même article 1244-4, article, le délai de prescription recommence à courir à compter de la date du refus du débiteur, constaté par l'huissier, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois.

Du 1er septembre 2011 au 8 août 2015La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative. participative ou à compter de l'accord du débiteur constaté par l'huissier de justice pour participer à la procédure prévue à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux, soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. En cas de convention de procédure participative, le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. En cas d'échec de la procédure prévue au même article, le délai de prescription recommence à courir à compter de la date du refus du débiteur, constaté par l'huissier, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois.

Du 19 juin 2008 au 1er septembre 2011La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative ou à compter de l'accord du débiteur constaté par l'huissier de justice pour participer à la procédure prévue à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux, soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. En cas de convention de procédure participative, le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. En cas d'échec de la procédure prévue au même article, le délai de prescription recommence à courir à compter de la date du refus du débiteur, constaté par l'huissier, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois.

Avant le 19 juin 2008, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008Néanmoins, les personnes énoncées dans les articles 2236 et 2237 peuvent prescrire, si le titre de leur possession se trouve interverti, soit par une cause venant d'un tiers, soit par la contradiction qu'elles ont opposée au droit du propriétaire.

Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 2268 du code civil.

Article 2239 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008

La prescription est également suspendue lorsque le juge fait droit à une demande de mesure d'instruction présentée avant tout procès. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter du jour où la mesure a été exécutée.

Avant le 19 juin 2008, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008Ceux à qui les fermiers, dépositaires et autres détenteurs précaires ont transmis la chose par un titre translatif de propriété peuvent la prescrire.

Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 2269 du code civil.

Article 2241 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008

La demande en justice, même en référé, interrompt le délai de prescription ainsi que le délai de forclusion. Il en est de même lorsqu'elle est portée devant une juridiction incompétente ou lorsque l'acte de saisine de la juridiction est annulé par l'effet d'un vice de procédure.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008On peut prescrire contre son titre, La demande en ce sens justice, même en référé, interrompt le délai de prescription ainsi que l'on prescrit le délai de forclusion. Il en est de même lorsqu'elle est portée devant une juridiction incompétente ou lorsque l'acte de saisine de la libération juridiction est annulé par l'effet d'un vice de l'obligation que l'on a contractée. procédure.

Article L131-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 28 mai 2022

Tout manquement aux obligations d'information précontractuelle mentionnées aux 1° à 4° et 6° de l'article L. 111-1 et aux articles L. 111-2 et L. 111-3 est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale. Cette amende est prononcée dans les conditions prévues au chapitre II du titre II du livre V.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2016 au 28 mai 2022Tout manquement aux obligations d'information précontractuelle mentionnées aux 1° à 4° et 6° de l'article L. 111-1 et aux articles L. 111-1 à 111-2 et L. 111-3 est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale. Cette amende est prononcée dans les conditions prévues au chapitre II du titre II du livre V.

Avant le 1er juillet 2016, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel

Du 14 juin 2014 au 1er juillet 2016I. – Sauf stipulation contraire, pour tout contrat de vente ou de prestation de services conclu entre un professionnel et un consommateur, les sommes versées d'avance sont des arrhes, au sens de l'article 1590 du code civil. Dans ce cas, chacun des contractants peut revenir sur son engagement, le consommateur en perdant les arrhes, le professionnel en les restituant au double. II. – Lorsque le contrat de vente porte sur un bien mobilier, toute somme versée d'avance sur le prix, quels que soient la nature de ce versement et le nom qui est donné dans l'acte, est productive, au taux légal en matière civile, d'intérêts qui commencent à courir à l'expiration d'un délai de trois mois à compter du versement jusqu'à la réalisation de la vente, sans préjudice de l'obligation de livrer, qui reste entière. Pour les prestations de services, les sommes versées d'avance portent intérêt au taux légal à l'expiration d'un délai de trois mois à compter du versement jusqu'à l'exécution de la prestation, sans préjudice de l'obligation d'exécuter la prestation. Les intérêts sont déduits du solde à verser au moment de la réalisation.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 27 juillet 1993 au 14 juin 2014Si la chose qu'on s'est obligé à vendre est mobilière, toute somme versée d'avance sur le prix, quels que soient la nature de ce versement et le nom qui est donné dans l'acte, est productive, au taux légal en matière civile, d'intérêts qui courront à l'expiration d'un délai de trois mois à compter du versement jusqu'à réalisation ou restitution des sommes versées d'avance, sans préjudice de l'obligation de livrer qui reste entière. Pour les prestations de services, les sommes versées d'avance portent intérêts au taux légal à l'expiration d'un délai de trois mois à compter du versement jusqu'à l'exécution de la prestation ou la restitution de ces sommes, sans préjudice de l'obligation d'exécuter la prestation. Les intérêts seront déduits du solde à verser au moment de la réalisation ou seront ajoutés aux sommes versées d'avance en cas de restitution.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L131-5 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Tout manquement aux dispositions de l'article L. 112-1 définissant les modalités d'information sur le prix et les conditions de vente ainsi qu'aux dispositions des arrêtés pris pour son application est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale. Cette amende est prononcée dans les conditions prévues au chapitre II du titre II du livre V.

Article L221-10 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Le professionnel ne peut recevoir aucun paiement ou aucune contrepartie, sous quelque forme que ce soit, de la part du consommateur avant l'expiration d'un délai de sept jours à compter de la conclusion du contrat hors établissement. Toutefois, ne sont pas soumis aux dispositions du premier alinéa : 1° La souscription à domicile d'un abonnement à une publication quotidienne et assimilée, au sens de l'article 39 bis du code général des impôts ; 2° Les contrats à exécution successive, conclus dans les conditions prévues au présent chapitre et proposés par un organisme agréé ou relevant d'une décision de l'autorité administrative, ayant pour objet la fourniture de services mentionnés à l'article L. 7231-1 du code du travail ; 3° Les contrats conclus au cours de réunions organisées par le vendeur à son domicile ou au domicile d'un consommateur ayant préalablement et expressément accepté que cette opération se déroule à son domicile ; 4° Les contrats ayant pour objet des travaux d'entretien ou de réparation à réaliser en urgence au domicile du consommateur et expressément sollicités par lui, dans la limite des pièces de rechange et travaux strictement nécessaires pour répondre à l'urgence. Pour les contrats mentionnés aux 1° et 2°, le consommateur dispose d'un droit de résiliation du contrat à tout moment et sans préavis, frais ou indemnité et d'un droit au remboursement, dans un délai de quinze jours, des sommes versées au prorata de la durée du contrat restant à courir.

Avant le 1er juillet 2016, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel

Du 19 mars 2014 au 1er juillet 2016Les décrets prévus à l'article L. 221-3 sont pris après avis de l'agence mentionnée à l'article L. 5311-1 du code de la santé publique lorsqu'ils concernent des produits entrant dans son champ de compétence ou après avis de l'agence mentionnée à l'article L. 1313-1 du même code lorsqu'ils comportent des dispositions visant à prévenir des risques sanitaires ou nutritionnels. Ces avis sont rendus publics. Les arrêtés établis en application de l'article L. 221-5 sont pris selon les mêmes modalités, sauf en cas d'urgence dûment motivée où ils sont notifiés sans délai à l'agence compétente.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 1er mai 2012 au 19 mars 2014Les décrets établis en application de l'article L. 221-3 sont pris après avis de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ou de l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail lorsqu'ils concernent des produits entrant dans leur champ de compétence. Ces avis sont rendus publics. Les arrêtés établis en application de l'article L. 221-5 sont pris selon les mêmes modalités, sauf en cas d'urgence dûment motivée où ils sont notifiés sans délai à l'agence compétente.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 1er juillet 2010 au 1er mai 2012Les décrets établis en application de l'article L. 221-3 sont pris après avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ou de l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail lorsqu'ils concernent des produits entrant dans leur champ de compétence. Ces avis sont rendus publics. Les arrêtés établis en application de l'article L. 221-5 sont pris selon les mêmes modalités, sauf en cas d'urgence dûment motivée où ils sont notifiés sans délai à l'agence compétente.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 31 décembre 1998 au 1er juillet 2010Les décrets établis en application de l'article L. 221-3 sont pris après avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ou de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments lorsqu'ils concernent des produits entrant dans leur champ de compétence. Ces avis sont rendus publics. Les arrêtés établis en application de l'article L. 221-5 sont pris selon les mêmes modalités, sauf en cas d'urgence dûment motivée où ils sont notifiés sans délai à l'agence compétente.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L221-18 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Le consommateur dispose d'un délai de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d'un contrat conclu à distance, à la suite d'un démarchage téléphonique ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision ni à supporter d'autres coûts que ceux prévus aux articles L. 221-23 à L. 221-25. Le délai mentionné au premier alinéa court à compter du jour : 1° De la conclusion du contrat, pour les contrats de prestation de services et ceux mentionnés à l'article L. 221-4 ; 2° De la réception du bien par le consommateur ou un tiers, autre que le transporteur, désigné par lui, pour les contrats de vente de biens. Pour les contrats conclus hors établissement, le consommateur peut exercer son droit de rétractation à compter de la conclusion du contrat. Dans le cas d'une commande portant sur plusieurs biens livrés séparément ou dans le cas d'une commande d'un bien composé de lots ou de pièces multiples dont la livraison est échelonnée sur une période définie, le délai court à compter de la réception du dernier bien ou lot ou de la dernière pièce. Pour les contrats prévoyant la livraison régulière de biens pendant une période définie, le délai court à compter de la réception du premier bien.

Article L223-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 11 août 2026

Il est interdit de démarcher par téléphone, directement ou par l'intermédiaire d'un tiers agissant pour son compte, un consommateur qui n'a pas exprimé préalablement son consentement à faire l'objet de prospections commerciales par ce moyen. Pour l'application du présent article, on entend par consentement toute manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable par laquelle une personne accepte, par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à des fins de prospection commerciale par voie téléphonique. Il appartient au professionnel d'apporter la preuve que le consentement du consommateur a été recueilli dans les conditions prévues au deuxième alinéa. L'interdiction prévue au premier alinéa n'est pas applicable lorsque la sollicitation intervient dans le cadre de l'exécution d'un contrat en cours et a un rapport avec l'objet de ce contrat, y compris lorsqu'il s'agit de proposer au consommateur des produits ou des services afférents ou complémentaires à l'objet du contrat en cours ou de nature à améliorer ses performances ou sa qualité. Toute prospection commerciale de consommateurs par des professionnels, par voie téléphonique, ayant pour objet l'offre de prestations de service, la vente d'équipements ou la réalisation de travaux pour des logements en vue de leur adaptation au vieillissement ou au handicap ou de la réalisation d'économies d'énergie ou de la production d'énergies renouvelables est interdite, à l'exception des sollicitations intervenant dans le cadre de l'exécution d'un contrat en cours au sens du quatrième alinéa du présent article. Un décret, pris après avis du Conseil national de la consommation, détermine les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique peut avoir lieu lorsqu'elle est autorisée en application du présent article. Toutefois, le professionnel peut solliciter le consommateur en dehors des jours et horaires prévus par le décret si le consommateur consent explicitement à être appelé à une date et à un horaire précisément spécifiés et que le professionnel peut en attester. Les professionnels respectent un code de bonnes pratiques qui détermine les règles déontologiques applicables au démarchage téléphonique. Ce code de bonnes pratiques, rendu public, est élaboré par les professionnels opérant dans le secteur de la prospection commerciale par voie téléphonique. Il est, en tant que de besoin, précisé par décret. […] Texte tronqué ; l’article en compte 3 039 caractères.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 26 juillet 2020 au 11 août 2026Le consommateur qui ne souhaite pas faire l'objet de prospection commerciale par voie téléphonique peut gratuitement s'inscrire sur une liste d'opposition au démarchage téléphonique. Il est interdit à un professionnel, de démarcher par téléphone, directement ou par l'intermédiaire d'un tiers agissant pour son compte, de démarcher téléphoniquement un consommateur inscrit sur cette liste, sauf lorsqu'il s'agit qui n'a pas exprimé préalablement son consentement à faire l'objet de sollicitations intervenant prospections commerciales par ce moyen. Pour l'application du présent article, on entend par consentement toute manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable par laquelle une personne accepte, par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à des fins de prospection commerciale par voie téléphonique. Il appartient au professionnel d'apporter la preuve que le consentement du consommateur a été recueilli dans les conditions prévues au deuxième alinéa. L'interdiction prévue au premier alinéa n'est pas applicable lorsque la sollicitation intervient dans le cadre de l'exécution d'un contrat en cours et ayant a un rapport avec l'objet de ce contrat, y compris lorsqu'il s'agit de proposer au consommateur des produits ou des services afférents ou complémentaires à l'objet du contrat en cours ou de nature à améliorer ses performances ou sa qualité. Toute prospection commerciale de consommateurs par des professionnels, par voie téléphonique, ayant pour objet l'offre de prestations de service, la vente d'équipements ou la réalisation de travaux pour des logements en vue de leur adaptation au vieillissement ou au handicap ou de la réalisation d'économies d'énergie ou de la production d'énergies renouvelables est interdite, à l'exception des sollicitations intervenant dans le cadre de l'exécution d'un contrat en cours au sens du deuxième quatrième alinéa du présent article. Tout professionnel saisit, directement ou par le biais d'un tiers agissant pour son compte, l'organisme mentionné à l'article L. 223-4 aux fins de s'assurer de la conformité de ses fichiers de prospection commerciale avec la liste d'opposition au démarchage téléphonique : 1° Au moins une fois par mois s'il exerce à titre habituel une activité de démarchage téléphonique ; 2° Avant toute campagne de démarchage téléphonique dans les autres cas. Un décret, pris après avis du Conseil national de la consommation, détermine les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique non sollicitée peut avoir lieu, lieu lorsqu'elle est autorisée en application du deuxième alinéa du présent article. Le Toutefois, le professionnel mentionné au quatrième alinéa respecte peut solliciter le consommateur en dehors des jours et horaires prévus par le décret si le consommateur consent explicitement à être appelé à une date et à un horaire précisément spécifiés et que le professionnel peut en attester. Les professionnels respectent un code de bonnes pratiques qui détermine les règles déontologiques applicables au démarchage téléphonique. Ce code de bonnes pratiques, rendu public, est élaboré par les professionnels opérant dans le secteur de la prospection commerciale par voie téléphonique. Il est, en tant que de besoin, précisé par décret. Tout professionnel ayant tiré profit de sollicitations commerciales de consommateurs réalisées par voie téléphonique en violation des dispositions du présent article est présumé responsable du non-respect de ces dispositions, sauf s'il démontre qu'il n'est pas à l'origine de leur violation.

Avant le 26 juillet 2020, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er juillet 2016 au 26 juillet 2020Le consommateur qui ne souhaite pas faire l'objet de prospection commerciale par voie téléphonique peut gratuitement s'inscrire sur une liste d'opposition au démarchage téléphonique. Il est interdit à un professionnel, directement ou par l'intermédiaire d'un tiers agissant pour son compte, de démarcher téléphoniquement un consommateur inscrit sur cette liste, sauf en cas de relations contractuelles préexistantes.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 19 mars 2014 au 1er juillet 2016Est puni d'une peine de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende le fait de ne pas exécuter les mesures ordonnées en application de l'article L. 221-6.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 27 juillet 1993 au 10 juillet 2004Le tribunal qui prononce une condamnation pour une infraction aux textes pris en application des dispositions du présent titre peut ordonner aux frais du condamné : 1° La publication de la décision de condamnation et la diffusion d'un ou plusieurs messages, dans les conditions et sous les peines prévues à l'article L. 121-4 informant le public de cette décision ; 2° Le retrait ou la destruction des produits sur lesquels a porté l'infraction et, dans les mêmes conditions, l'interdiction de la prestation de services ; 3° La confiscation de tout ou partie du produit de la vente des produits ou services sur lesquels a porté l'infraction.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L521-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 2 juillet 2025

Lorsque les agents habilités constatent un manquement ou une infraction avec les pouvoirs prévus au présent livre, ils peuvent, après une procédure contradictoire, enjoindre à un professionnel, en lui impartissant un délai raisonnable qu'ils fixent, de se conformer à ses obligations, de cesser tout agissement illicite ou de supprimer toute clause illicite ou interdite. Toute injonction prononcée en application du présent article peut être assortie d'une astreinte journalière ne pouvant excéder un montant de 3 000 euros. Le total des sommes demandées au titre de la liquidation de l'astreinte ne peut excéder 300 000 euros. Lorsque l'infraction ou le manquement constaté est passible d'une amende d'au moins 75 000 euros, l'astreinte prononcée en application du présent article peut être déterminée en fonction du chiffre d'affaires mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos de la personne morale contrôlée, sans pouvoir excéder 0,1 % de celui-ci. Le total des sommes demandées au titre de la liquidation de l'astreinte ne peut excéder 5 % du chiffre d'affaires mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos. Si l'injonction est adressée à une personne morale dont les comptes ont été consolidés ou combinés en application des dispositions applicables à sa forme sociale, le chiffre d'affaires pris en compte est celui figurant dans les comptes consolidés ou combinés de la personne morale consolidante ou combinante. L'injonction précise le montant de l'astreinte journalière encourue. L'astreinte journalière court à compter du jour suivant l'expiration du délai imparti au professionnel pour déférer à l'injonction. En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, l'autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation peut procéder, dans les conditions prévues à l'article L. 522-5, à la liquidation de l'astreinte. Elle tient compte, pour déterminer le montant total de l'astreinte liquidée, des circonstances de l'espèce.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 11 juin 2023 au 2 juillet 2025Lorsque les agents habilités constatent un manquement ou une infraction avec les pouvoirs prévus au présent livre, ils peuvent, après une procédure contradictoire, enjoindre à un professionnel, en lui impartissant un délai raisonnable qu'ils fixent, de se conformer à ses obligations, de cesser tout agissement illicite ou de supprimer toute clause illicite ou interdite. Toute injonction prononcée en application du présent article peut être assortie d'une astreinte journalière ne pouvant excéder un montant de 3 000 euros. Le total des sommes demandées au titre de la liquidation de l'astreinte ne peut excéder 300 000 euros. Lorsque l'infraction constatée ou le manquement constaté est passible d'une amende d'au moins 75 000 euros, l'astreinte prononcée en application du présent article peut être déterminée en fonction du chiffre d'affaires mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos de la personne morale contrôlée, sans pouvoir excéder 0,1 % de celui-ci. Le total des sommes demandées au titre de la liquidation de l'astreinte ne peut excéder 5 % du chiffre d'affaires mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos. Si l'injonction est adressée à une personne morale dont les comptes ont été consolidés ou combinés en application des dispositions applicables à sa forme sociale, le chiffre d'affaires pris en compte est celui figurant dans les comptes consolidés ou combinés de la personne morale consolidante ou combinante. L'injonction précise le montant de l'astreinte journalière encourue. L'astreinte journalière court à compter du jour suivant l'expiration du délai imparti au professionnel pour déférer à l'injonction. En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, l'autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation peut procéder, dans les conditions prévues à l'article L. 522-5, à la liquidation de l'astreinte. Elle tient compte, pour déterminer le montant total de l'astreinte liquidée, des circonstances de l'espèce.

Avant le 11 juin 2023, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel

Du 18 août 2022 au 11 juin 2023Lorsque les agents habilités constatent un manquement ou une infraction avec les pouvoirs prévus au présent livre, ils peuvent, après une procédure contradictoire, enjoindre à un professionnel, en lui impartissant un délai raisonnable qu'ils fixent, de se conformer à ses obligations, de cesser tout agissement illicite ou de supprimer toute clause illicite ou interdite.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 1er juillet 2016 au 18 août 2022Lorsque les agents habilités constatent un manquement ou une infraction avec les pouvoirs prévus au présent livre, ils peuvent, après une procédure contradictoire, enjoindre à un professionnel, en lui impartissant un délai raisonnable qu'ils fixent, de se conformer à ses obligations.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L522-6 du code de la consommationen vigueur depuis le 2 juillet 2025

La décision prononcée par l'autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation peut faire l'objet d'une mesure de publicité dans des conditions prévues par le décret mentionné à l'article L. 522-10. Dans ce cas, la personne mise en cause est informée, lors de la procédure contradictoire préalable au prononcé de la sanction, de la nature et des modalités de la publicité envisagée. La publicité est effectuée aux frais de la personne qui fait l'objet de la sanction. La mesure de publicité prévue au premier alinéa du présent article peut être assortie d'une astreinte journalière qui ne peut excéder 0,05 % du chiffre d'affaires mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos de la personne morale contrôlée. Si ce chiffre d'affaires n'est pas connu, l'astreinte journalière ne peut excéder 1 500 €. L'astreinte journalière court à compter du lendemain de l'expiration du délai imparti à la personne pour publier la décision et jusqu'à la date de sa publication effective. L'autorité administrative chargée de la concurrence peut procéder à la liquidation de l'astreinte dans les conditions prévues à l'article L. 521-1. Le montant total des sommes demandées au titre de la liquidation de l'astreinte ne peut excéder 150 000 €.

Avant le 2 juillet 2025, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er juillet 2016 au 2 juillet 2025La décision prononcée par l'autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation peut être publiée aux frais de la personne sanctionnée. L'autorité administrative informe préalablement cette dernière, lors de la procédure contradictoire fixée à l'article L. 522-5 de la nature et des modalités de la publicité envisagée.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L612-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l'oppose à un professionnel. A cet effet, le professionnel garantit au consommateur le recours effectif à un dispositif de médiation de la consommation. Le professionnel peut mettre en place son propre dispositif de médiation de la consommation ou proposer au consommateur le recours à tout autre médiateur de la consommation répondant aux exigences du présent titre. Lorsqu'il existe un médiateur de la consommation dont la compétence s'étend à l'ensemble des entreprises d'un domaine d'activité économique dont il relève, le professionnel permet toujours au consommateur d'y recourir. Les modalités selon lesquelles le processus de médiation est mis en œuvre sont précisées par décret en Conseil d'Etat.

Article L612-2 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Un litige ne peut être examiné par le médiateur de la consommation lorsque : 1° Le consommateur ne justifie pas avoir tenté, au préalable, de résoudre son litige directement auprès du professionnel par une réclamation écrite selon les modalités prévues, le cas échéant, dans le contrat ; 2° La demande est manifestement infondée ou abusive ; 3° Le litige a été précédemment examiné ou est en cours d'examen par un autre médiateur ou par un tribunal ; 4° Le consommateur a introduit sa demande auprès du médiateur dans un délai supérieur à un an à compter de sa réclamation écrite auprès du professionnel ; 5° Le litige n'entre pas dans son champ de compétence. Le consommateur est informé par le médiateur, dans un délai de trois semaines à compter de la réception de son dossier, du rejet de sa demande de médiation.

Article 145 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025

S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. La juridiction territorialement compétente pour statuer sur une demande formée en application du premier alinéa est, au choix du demandeur, celle susceptible de connaître de l'affaire au fond ou, s'il y a lieu, celle dans le ressort de laquelle la mesure d'instruction doit être exécutée. Par dérogation au deuxième alinéa, lorsque la mesure d'instruction porte sur un immeuble, la juridiction du lieu où est situé l'immeuble est seule compétente.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 1976 au 1er septembre 2025S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. La juridiction territorialement compétente pour statuer sur une demande formée en application du premier alinéa est, au choix du demandeur, celle susceptible de connaître de l'affaire au fond ou, s'il y a lieu, celle dans le ressort de laquelle la mesure d'instruction doit être exécutée. Par dérogation au deuxième alinéa, lorsque la mesure d'instruction porte sur un immeuble, la juridiction du lieu où est situé l'immeuble est seule compétente.

Article 484 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

L'ordonnance de référé est une décision provisoire rendue à la demande d'une partie, l'autre présente ou appelée, dans les cas où la loi confère à un juge qui n'est pas saisi du principal le pouvoir d'ordonner immédiatement les mesures nécessaires.

Article 514 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2020L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Du 14 mai 1981 au 1er janvier 2005L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Article 750-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 13 mai 2023

En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai supérieur à trois mois à compter de la saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 27 février 2022 au 22 septembre 2022A En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice doit être est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai manifestement excessif au regard supérieur à trois mois à compter de la nature saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et des enjeux du litige de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er janvier 2020 au 27 février 2022A En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice doit être est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire. judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai manifestement excessif au regard supérieur à trois mois à compter de la nature saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et des enjeux du litige de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation. conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Article 760 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Les parties sont, sauf disposition contraire, tenues de constituer avocat devant le tribunal judiciaire. La constitution de l'avocat emporte élection de domicile.

Avant le 1er janvier 2020, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er janvier 1976 au 1er janvier 2020Le président renvoie à l'audience les affaires qui, d'après les explications des avocats et au vu des conclusions échangées et des pièces communiquées, lui paraissent prêtes à être jugées sur le fond. Il renvoie également à l'audience les affaires dans lesquelles le défendeur ne comparaît pas si elles sont en état d'être jugées sur le fond, à moins qu'il n'ordonne la réassignation du défendeur. Dans tous ces cas, le président déclare l'instruction close et fixe la date de l'audience. Celle-ci peut être tenue le jour même.

Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 778 du code de procédure civile.

Article 761 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025

Les parties sont dispensées de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement et dans les cas suivants : 1° Dans les matières relevant de la compétence du juge des contentieux de la protection ; 2° Dans les matières énumérées par les articles R. 211-3-13 à R. 211-3-21, R. 211-3-23 du code de l'organisation judiciaire et dans les matières énumérées au tableau IV-II annexé au code de l'organisation judiciaire ; 3° A l'exclusion des matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou a pour objet une demande indéterminée ayant pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Lorsqu'une demande incidente a pour effet de rendre applicable la procédure écrite ou de rendre obligatoire la représentation par avocat, le juge peut, d'office ou si une partie en fait état, renvoyer l'affaire à une prochaine audience tenue conformément à la procédure applicable et invite les parties à constituer avocat. Dans les matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire qui ne sont pas dispensées du ministère d'avocat, les parties sont tenues de constituer avocat quel que soit le montant sur lequel porte la demande. L'Etat, les départements, les régions, les communes et les établissements publics peuvent se faire représenter ou assister par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2021 au 1er septembre 2025Les parties sont dispensées de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement et dans les cas suivants : 1° Dans les matières relevant de la compétence du juge des contentieux de la protection ; 2° Dans les matières énumérées par les articles R. 211-3-13 à R. 211-3-16, R. 211-3-18 à R. 211-3-21, R. 211-3-23 du code de l'organisation judiciaire et dans les matières énumérées au tableau IV-II annexé au code de l'organisation judiciaire ; 3° A l'exclusion des matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou a pour objet une demande indéterminée ayant pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Lorsqu'une demande incidente a pour effet de rendre applicable la procédure écrite ou de rendre obligatoire la représentation par avocat, le juge peut, d'office ou si une partie en fait état, renvoyer l'affaire à une prochaine audience tenue conformément à la procédure applicable et invite les parties à constituer avocat. Dans les matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire qui ne sont pas dispensées du ministère d'avocat, les parties sont tenues de constituer avocat quel que soit le montant sur lequel porte la demande. L'Etat, les départements, les régions, les communes et les établissements publics peuvent se faire représenter ou assister par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.

Du 23 décembre 2019 au 1er janvier 2021Les parties sont dispensées de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement et dans les cas suivants : 1° Dans les matières relevant de la compétence du juge des contentieux de la protection ; 2° Dans les matières énumérées par les articles R. 211-3-13 à R. 211-3-16, R. 211-3-18 à R. 211-3-21, R. 211-3-23 du code de l'organisation judiciaire et dans les matières énumérées au tableau IV-II annexé au code de l'organisation judiciaire ; 3° A l'exclusion des matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou a pour objet une demande indéterminée ayant pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Lorsqu'une demande incidente a pour effet de rendre applicable la procédure écrite ou de rendre obligatoire la représentation par avocat, le juge peut, d'office ou si une partie en fait état, renvoyer l'affaire à une prochaine audience tenue conformément à la procédure applicable et invite les parties à constituer avocat. Dans les matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, judiciaire qui ne sont pas dispensées du ministère d'avocat, les parties sont tenues de constituer avocat, avocat quel que soit le montant de leur sur lequel porte la demande. L'Etat, les départements, les régions, les communes et les établissements publics peuvent se faire représenter ou assister par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.

Avant le 1er janvier 2020, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er mars 1999 au 1er janvier 2020Le président peut également décider que les avocats se présenteront à nouveau devant lui, à une date qu'il fixe, pour conférer une dernière fois de l'affaire, s'il estime qu'un ultime échange de conclusions ou une ultime communication de pièces suffit à la mettre en état ou que les conclusions des parties doivent être mises en conformité avec les dispositions de l'article 753. Dans ce cas, il impartit à chacun des avocats le délai nécessaire à la signification des conclusions et, s'il y a lieu, à la communication des pièces. Sa décision fait l'objet d'une simple mention au dossier. A la date fixée par lui, le président renvoie l'affaire à l'audience si elle a été mise en état dans les délais impartis ou si l'un des avocats le demande, auxquels cas il déclare l'instruction close et fixe la date de l'audience. Celle-ci peut être tenue le jour même.

Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 779 du code de procédure civile.

Du 1er janvier 1976 au 1er mars 1999Le président peut également décider que les avocats se présenteront à nouveau devant lui, à une date qu'il fixe, pour conférer une dernière fois de l'affaire s'il estime qu'un ultime échange de conclusions ou qu'une ultime communication de pièces suffit à la mettre en état. Dans ce cas, il impartit à chacun des avocats le délai nécessaire à la signification des conclusions et, s'il y a lieu, à la communication des pièces. Sa décision fait l'objet d'une simple mention au dossier. A la date fixée par lui, le président renvoie l'affaire à l'audience si elle a été mise en état dans les délais impartis ou si l'un des avocats le demande, auxquels cas il déclare l'instruction close et fixe la date de l'audience. Celle-ci peut être tenue le jour même.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 817 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Lorsque les parties sont dispensées de constituer avocat conformément aux dispositions de l'article 761, la procédure est orale, sous réserve des dispositions particulières propres aux matières concernées.

Avant le 5 juin 2008, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er janvier 1976 au 5 juin 2008La désignation des juges de la mise en état et celle des magistrats appelés à statuer comme juge unique sont faites selon les modalités fixées pour la répartition des juges entre les diverses chambres du tribunal. Le président du tribunal de grande instance et les présidents de chambre peuvent exercer eux-mêmes ces attributions.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 835 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2021

Le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2020 au 1er janvier 2021Le président du tribunal judiciaire ou le juge du des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.

Avant le 1er janvier 2020, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er décembre 2010 au 1er janvier 2020A défaut de conciliation, l'affaire peut être immédiatement jugée si les parties y consentent. Dans ce cas, il est procédé selon les modalités de la présentation volontaire. Dans le cas contraire, les parties comparantes sont avisées que la juridiction peut être saisie aux fins de jugement de la demande, en application de l'article 836 dont les dispositions sont reproduites.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 15 septembre 2003 au 1er décembre 2010La demande aux fins de tentative préalable de conciliation n'interrompt la prescription que si l'assignation est délivrée dans les deux mois à compter, selon le cas, du jour de la tentative de conciliation menée par le juge, de la notification prévue au quatrième alinéa de l'article 832-6, de celle prévue au troisième alinéa de l'article 832-7 ou de l'expiration du délai accordé par le demandeur au débiteur pour exécuter son obligation.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 23 juillet 1996 au 15 septembre 2003La demande aux fins de tentative préalable de conciliation n'interrompt la prescription que si l'assignation est délivrée dans les deux mois à compter, selon le cas, du jour de la tentative de conciliation menée par le juge, de la notification prévue au quatrième alinéa de l'article 832-6, de celle prévue au troisième alinéa de l'article 832-7 ou de l'expiration du délai accordé par le demandeur au débiteur pour exécuter son obligation.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 1er janvier 1976 au 23 juillet 1996La demande aux fins de tentative préalable de conciliation n'interrompt la prescription que si l'assignation est donnée dans les deux mois à compter de la tentative de conciliation ou de l'expiration du délai accordé par le demandeur au débiteur pour exécuter son obligation.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 1425-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au juge des contentieux de la protection ou au tribunal judiciaire dans les matières visées à l'article 817.

4 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2017 au 1er janvier 2020L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au tribunal d'instance lorsque la valeur juge des contentieux de la prestation dont l'exécution est réclamée n'excède pas le taux de compétence de cette juridiction. protection ou au tribunal judiciaire dans les matières visées à l'article 817.

Du 1er janvier 2005 au 1er juillet 2017L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au tribunal d'instance lorsque la valeur juge des contentieux de la prestation dont l'exécution est réclamée n'excède pas le taux de compétence de cette juridiction. Le juge de proximité est compétent protection ou au tribunal judiciaire dans les limites définies au code de l'organisation judiciaire et dans les conditions de matières visées à l'article 847-5 du présent code. 817.

Du 15 septembre 2003 au 1er janvier 2005L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au tribunal d'instance lorsque la valeur juge des contentieux de la prestation dont l'exécution est réclamée n'excède pas le taux de compétence de cette juridiction. Le juge de proximité est compétent protection ou au tribunal judiciaire dans les limites définies au code de l'organisation judiciaire et dans les conditions de matières visées à l'article 847-4 du présent code. 817.

Du 1er janvier 1989 au 15 septembre 2003L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au tribunal d'instance lorsque la valeur juge des contentieux de la prestation dont l'exécution est réclamée n'excède pas le taux de compétence de cette juridiction. protection ou au tribunal judiciaire dans les matières visées à l'article 817.

Article 1425-3 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

La demande est formée par requête déposée ou adressée au greffe par le bénéficiaire de l'obligation ou par les personnes mentionnées à l'article 764. Outre les mentions prescrites par l'article 57, la requête contient : 1° L'indication précise de la nature de l'obligation dont l'exécution est poursuivie ainsi que le fondement de celle-ci ; 2° Eventuellement, les dommages et intérêts qui seront réclamés en cas d'inexécution de l'injonction de faire. Elle est accompagnée des documents justificatifs. La prescription et les délais pour agir sont interrompus par l'enregistrement au greffe de la requête.

3 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er mars 2006 au 1er janvier 2020La demande est formée par requête déposée ou adressée au greffe par le bénéficiaire de l'obligation ou par les personnes mentionnées à l'article 828. 764. Outre les mentions prescrites par l'article 58, 57, la requête contient : 1° L'indication précise de la nature de l'obligation dont l'exécution est poursuivie ainsi que le fondement de celle-ci ; 2° Eventuellement, les dommages et intérêts qui seront réclamés en cas d'inexécution de l'injonction de faire. Elle est accompagnée des documents justificatifs. La prescription et les délais pour agir sont interrompus par l'enregistrement au greffe de la requête.

Du 1er janvier 2005 au 1er mars 2006La demande est formée par requête déposée ou adressée au greffe par le bénéficiaire de l'obligation ou par les personnes mentionnées à l'article 828. La 764. Outre les mentions prescrites par l'article 57, la requête contient : 1° Pour les personnes physiques, les nom, prénoms, profession et adresse des parties ou, pour les personnes morales, leur dénomination et leur siège social ; 2° L'indication précise de la nature de l'obligation dont l'exécution est poursuivie ainsi que le fondement de celle-ci ; 3° Eventuellement 2° Eventuellement, les dommages et intérêts qui seront réclamés en cas d'inexécution de l'injonction de faire. Elle est accompagnée des documents justificatifs. La prescription et les délais pour agir sont interrompus par l'enregistrement au greffe de la requête.

Du 1er janvier 1989 au 1er janvier 2005La demande est formée par requête déposée ou adressée au greffe par le bénéficiaire de l'obligation ou par les personnes mentionnées à l'article 828. La 764. Outre les mentions prescrites par l'article 57, la requête contient : 1° Pour les personnes physiques, les nom, prénoms, profession et adresse des parties ou, pour les personnes morales, leur dénomination et leur siège social ; 2° L'indication précise de la nature de l'obligation dont l'exécution est poursuivie ainsi que le fondement de celle-ci ; 2° Eventuellement, les dommages et intérêts qui seront réclamés en cas d'inexécution de l'injonction de faire. Elle est accompagnée des documents justificatifs. La prescription et les délais pour agir sont interrompus par l'enregistrement au greffe de la requête.

Article 1425-4 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1989

Si, au vu des documents produits, la demande lui paraît fondée, le juge rend une ordonnance portant injonction de faire non susceptible de recours. Il fixe l'objet de l'obligation ainsi que le délai et les conditions dans lesquels celle-ci doit être exécutée. L'ordonnance mentionne, en outre, les lieu, jour et heure de l'audience à laquelle l'affaire sera examinée, à moins que le demandeur n'ait fait connaître que l'injonction a été exécutée.

Article 1425-7 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1989

Lorsque l'injonction de faire a été exécutée dans les délais impartis, le demandeur en informe le greffe. L'affaire est retirée du rôle. A défaut d'une telle information et si le demandeur ne se présente pas à l'audience sans motif légitime, le tribunal déclare caduque la procédure d'injonction de faire. La déclaration de caducité peut être rapportée si le demandeur fait connaître au greffe dans un délai de quinze jours le motif légitime qu'il n'aurait pas été en mesure d'invoquer en temps utile. Dans ce cas, les parties sont convoquées à une audience ultérieure.

Article 1425-8 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2017

Le tribunal, en cas d'inexécution totale ou partielle de l'injonction de faire qu'il a délivrée, statue sur la demande, après avoir tenté de concilier les parties. Il connaît, dans les limites de sa compétence d'attribution, de la demande initiale et de toutes les demandes incidentes et défenses au fond. En cas de décision d'incompétence, l'affaire est renvoyée devant la juridiction compétente selon les règles prévues à l'article 82.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 1989 au 1er septembre 2017Le tribunal, en cas d'inexécution totale ou partielle de l'injonction de faire qu'il a délivrée, statue sur la demande, après avoir tenté de concilier les parties. Il connaît, dans les limites de sa compétence d'attribution, de la demande initiale et de toutes les demandes incidentes et défenses au fond. En cas de décision d'incompétence, l'affaire est renvoyée devant la juridiction compétente selon les règles prévues à l'article 97. 82.

Article 1425-9 du code de procédure civileen vigueur depuis le 9 avril 2026

Si le juge rejette la requête, la décision est sans recours pour le requérant, sauf à celui-ci à procéder selon les voies de droit commun. La requête et les documents produits sont restitués au requérant. En application du IV de l'article 1635 bis Q du code général des impôts, il n'est pas dû de nouvelle contribution pour l'aide juridique par le requérant qui justifie l'avoir acquittée au titre de sa requête en injonction de faire.

3 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2014 au 9 avril 2026Si le juge rejette la requête, la décision est sans recours pour le requérant, sauf à celui-ci à procéder selon les voies de droit commun. La requête et les documents produits sont restitués au requérant. En application du IV de l'article 1635 bis Q du code général des impôts, il n'est pas dû de nouvelle contribution pour l'aide juridique par le requérant qui justifie l'avoir acquittée au titre de sa requête en injonction de faire.

Du 1er octobre 2011 au 1er janvier 2014Si le juge rejette la requête, la décision est sans recours pour le requérant, sauf à celui-ci à procéder selon les voies de droit commun. La requête et les documents produits sont restitués au requérant. Il En application du IV de l'article 1635 bis Q du code général des impôts, il n'est pas dû de nouvelle contribution pour l'aide juridique par le requérant qui justifie l'avoir acquittée au titre de sa requête en injonction de faire.

Du 1er janvier 1989 au 1er octobre 2011Si le juge rejette la requête, la décision est sans recours pour le requérant, sauf à celui-ci à procéder selon les voies de droit commun. La requête et les documents produits sont restitués au requérant. En application du IV de l'article 1635 bis Q du code général des impôts, il n'est pas dû de nouvelle contribution pour l'aide juridique par le requérant qui justifie l'avoir acquittée au titre de sa requête en injonction de faire.

Article 1442 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er mai 2011

La convention d'arbitrage prend la forme d'une clause compromissoire ou d'un compromis. La clause compromissoire est la convention par laquelle les parties à un ou plusieurs contrats s'engagent à soumettre à l'arbitrage les litiges qui pourraient naître relativement à ce ou à ces contrats. Le compromis est la convention par laquelle les parties à un litige né soumettent celui-ci à l'arbitrage.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 14 mai 1981 au 1er mai 2011La convention d'arbitrage prend la forme d'une clause compromissoire ou d'un compromis. La clause compromissoire est la convention par laquelle les parties à un contrat ou plusieurs contrats s'engagent à soumettre à l'arbitrage les litiges qui pourraient naître relativement à ce contrat. ou à ces contrats. Le compromis est la convention par laquelle les parties à un litige né soumettent celui-ci à l'arbitrage.

Article 1536 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025

En dehors ou au cours d'une instance, des personnes qu'un différend oppose peuvent, d'un commun accord, tenter d'y mettre fin à l'amiable avec le concours d'un conciliateur de justice ou d'un médiateur.

Avant le 1er septembre 2025, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 23 janvier 2012 au 1er septembre 2025Le conciliateur de justice institué par le décret du 20 mars 1978 relatif aux conciliateurs de justice peut être saisi sans forme par toute personne physique ou morale.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 1543 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025

Sans préjudice des dispositions de l'article 1546, toute partie souhaitant conférer force exécutoire à une transaction ou à un accord, même non transactionnel, issu d'une conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une médiation ou d'une convention de procédure participative peut demander son homologation selon les modalités de la présente section. L'accord sur la rémunération du médiateur, conclu conformément au premier alinéa de l'article 1535-6, peut être rendu exécutoire dans les mêmes conditions, à la demande d'une partie ou du médiateur, par le juge qui a ordonné la médiation.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 23 janvier 2012 au 11 mai 2017Elle se déroule Sans préjudice des dispositions de l'article 1546, toute partie souhaitant conférer force exécutoire à une transaction ou à un accord, même non transactionnel, issu d'une conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une médiation ou d'une convention de procédure participative peut demander son homologation selon une procédure conventionnelle les modalités de recherche d'un accord et se poursuit, la présente section. L'accord sur la rémunération du médiateur, conclu conformément au premier alinéa de l'article 1535-6, peut être rendu exécutoire dans les mêmes conditions, à la demande d'une partie ou du médiateur, par le cas échéant, par une procédure aux fins de jugement. juge qui a ordonné la médiation.

Avant le 1er septembre 2025, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er janvier 2020 au 1er septembre 2025Elle se déroule selon une procédure conventionnelle de recherche d'un accord, suivie, le cas échéant, par une procédure aux fins de jugement. Elle peut aussi se dérouler dans le cadre de l'instance, aux fins de mise en état devant toute juridiction de l'ordre judiciaire, quelle que soit la procédure suivie.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Du 11 mai 2017 au 1er janvier 2020Elle se déroule selon une procédure conventionnelle de recherche d'un accord, suivie, le cas échéant, par une procédure aux fins de jugement. Elle peut aussi se dérouler dans le cadre de l'instance, aux fins de mise en état.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 1546 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025

Peut être revêtu, à la demande d'une partie, de la formule exécutoire : 1° L'acte constatant l'accord auquel sont parvenues les parties à une conciliation, une médiation, une procédure participative prenant la forme d'un acte contresigné par les avocats de chacune des parties ; 2° L'acte contresigné par avocats constatant un accord transactionnel, même non issu d'une médiation, d'une conciliation ou d'une convention de procédure participative. La demande est formée par écrit, en double exemplaire, auprès du greffe de la juridiction du domicile du demandeur compétente pour connaître du contentieux dans la matière dont relève l'accord. Le greffier n'appose la formule exécutoire qu'après avoir vérifié sa compétence et la nature de l'acte.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 11 mai 2017 au 1er septembre 2025La Peut être revêtu, à la demande d'une partie, de la formule exécutoire : 1° L'acte constatant l'accord auquel sont parvenues les parties à une conciliation, une médiation, une procédure participative prenant la forme d'un acte contresigné par les avocats de chacune des parties ; 2° L'acte contresigné par avocats constatant un accord transactionnel, même non issu d'une médiation, d'une conciliation ou d'une convention de procédure participative participative. La demande est modifiée formée par écrit, en double exemplaire, auprès du greffe de la juridiction du domicile du demandeur compétente pour connaître du contentieux dans les mêmes formes que celles prévues pour son établissement. la matière dont relève l'accord. Le greffier n'appose la formule exécutoire qu'après avoir vérifié sa compétence et la nature de l'acte.

Du 23 janvier 2012 au 11 mai 2017La Peut être revêtu, à la demande d'une partie, de la formule exécutoire : 1° L'acte constatant l'accord auquel sont parvenues les parties à une conciliation, une médiation, une procédure participative prenant la forme d'un acte contresigné par les avocats de chacune des parties ; 2° L'acte contresigné par avocats constatant un accord transactionnel, même non issu d'une médiation, d'une conciliation ou d'une convention de procédure participative participative. La demande est modifiée formée par écrit, en double exemplaire, auprès du greffe de la juridiction du domicile du demandeur compétente pour connaître du contentieux dans les mêmes formes que celles prévues pour son établissement. la matière dont relève l'accord. Le greffier n'appose la formule exécutoire qu'après avoir vérifié sa compétence et la nature de l'acte.

Article 1565 du code de procédure civileabrogé

Dernière rédaction, en vigueur jusqu’au 1er septembre 2025L'accord auquel sont parvenues les parties à une médiation, une conciliation ou une procédure participative peut être soumis, aux fins de le rendre exécutoire, à l'homologation du juge compétent pour connaître du contentieux dans la matière considérée. L'accord sur la rémunération du médiateur conclu conformément à l'article 131-13 peut être rendu exécutoire dans les mêmes conditions, à la demande d'une partie ou du médiateur, par le juge qui a ordonné la médiation. Le juge à qui est soumis l'accord ne peut en modifier les termes.

Le miroir des codes ne permet pas d’établir où cette rédaction est reprise.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 23 janvier 2012 au 27 février 2022L'accord auquel sont parvenues les parties à une médiation, une conciliation ou une procédure participative peut être soumis, aux fins de le rendre exécutoire, à l'homologation du juge compétent pour connaître du contentieux dans la matière considérée. Le juge à qui est soumis l'accord ne peut en modifier les termes.

Article L124-1 du code des assurancesen vigueur depuis le 21 juillet 1976

Dans les assurances de responsabilité, l'assureur n'est tenu que si, à la suite du fait dommageable prévu au contrat, une réclamation amiable ou judiciaire est faite à l'assuré par le tiers lésé.

Article L124-3 du code des assurancesen vigueur depuis le 19 décembre 2007

Le tiers lésé dispose d'un droit d'action directe à l'encontre de l'assureur garantissant la responsabilité civile de la personne responsable. L'assureur ne peut payer à un autre que le tiers lésé tout ou partie de la somme due par lui, tant que ce tiers n'a pas été désintéressé, jusqu'à concurrence de ladite somme, des conséquences pécuniaires du fait dommageable ayant entraîné la responsabilité de l'assuré.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 juillet 1976 au 19 décembre 2007Le tiers lésé dispose d'un droit d'action directe à l'encontre de l'assureur garantissant la responsabilité civile de la personne responsable. L'assureur ne peut payer à un autre que le tiers lésé tout ou partie de la somme due par lui, tant que ce tiers n'a pas été désintéréssé, désintéressé, jusqu'à concurrence de ladite somme, des conséquences pécuniaires du fait dommageable ayant entraîné la responsabilité de l'assuré.

Article L242-1 du code des assurancesen vigueur depuis le 30 juillet 2008

Toute personne physique ou morale qui, agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article 1792-1, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article 1792 du code civil. Toutefois, l'obligation prévue au premier alinéa ci-dessus ne s'applique ni aux personnes morales de droit public, ni aux personnes morales assurant la maîtrise d'ouvrage dans le cadre d'un contrat de partenariat conclu en application de l'article 1er de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, ni aux personnes morales exerçant une activité dont l'importance dépasse les seuils mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 111-6, lorsque ces personnes font réaliser pour leur compte des travaux de construction pour un usage autre que l'habitation. L'assureur a un délai maximal de soixante jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, pour notifier à l'assuré sa décision quant au principe de la mise en jeu des garanties prévues au contrat. Lorsqu'il accepte la mise en jeu des garanties prévues au contrat, l'assureur présente, dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, une offre d'indemnité, revêtant le cas échéant un caractère provisionnel et destinée au paiement des travaux de réparation des dommages. En cas d'acceptation, par l'assuré, de l'offre qui lui a été faite, le règlement de l'indemnité par l'assureur intervient dans un délai de quinze jours. Lorsque l'assureur ne respecte pas l'un des délais prévus aux deux alinéas ci-dessus ou propose une offre d'indemnité manifestement insuffisante, l'assuré peut, après l'avoir notifié à l'assureur, engager les dépenses nécessaires à la réparation des dommages.L'indemnité versée par l'assureur est alors majorée de plein droit d'un intérêt égal au double du taux de l'intérêt légal. […] Texte tronqué ; l’article en compte 3 667 caractères.

6 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 9 juin 2005 au 30 juillet 2008Toute personne physique ou morale qui, agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article 1792-1, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article 1792 du code civil. Toutefois, l'obligation prévue au premier alinéa ci-dessus ne s'applique ni aux personnes morales de droit public public, ni aux personnes morales assurant la maîtrise d'ouvrage dans le cadre d'un contrat de partenariat conclu en application de l'article 1er de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, ni aux personnes morales exerçant une activité dont l'importance dépasse les seuils mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 111-6, lorsque ces personnes font réaliser pour leur compte des travaux de construction pour un usage autre que l'habitation. L'assureur a un délai maximal de soixante jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, pour notifier à l'assuré sa décision quant au principe de la mise en jeu des garanties prévues au contrat. Lorsqu'il accepte la mise en jeu des garanties prévues au contrat, l'assureur présente, dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, une offre d'indemnité, revêtant le cas échéant un caractère provisionnel et destinée au paiement des travaux de réparation des dommages. En cas d'acceptation, par l'assuré, de l'offre qui lui a été faite, le règlement de l'indemnité par l'assureur intervient dans un délai de quinze jours. Lorsque l'assureur ne respecte pas l'un des délais prévus aux deux alinéas ci-dessus ou propose une offre d'indemnité manifestement insuffisante, l'assuré peut, après l'avoir notifié à l'assureur, engager les dépenses nécessaires à la réparation des dommages. L'indemnité dommages.L'indemnité versée par l'assureur est alors majorée de plein droit d'un intérêt égal au double du taux de l'intérêt légal. Dans les cas de difficultés exceptionnelles dues à la nature ou à l'importance du sinistre, l'assureur peut, en même temps qu'il notifie son accord sur le principe de la mise en jeu de la garantie, proposer à l'assuré la fixation d'un délai supplémentaire pour l'établissement de son offre d'indemnité. La proposition doit se fonder exclusivement sur des considérations d'ordre technique et être motivée.

Du 2 août 2003 au 9 juin 2005Toute personne physique ou morale qui, agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de bâtiment, construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article 1792-1, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article 1792 du code civil. Toutefois, l'obligation prévue au premier alinéa ci-dessus ne s'applique ni aux personnes morales de droit public public, ni aux personnes morales assurant la maîtrise d'ouvrage dans le cadre d'un contrat de partenariat conclu en application de l'article 1er de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, ni aux personnes morales exerçant une activité dont l'importance dépasse les seuils mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 111-6, lorsque ces personnes font réaliser pour leur compte des travaux de bâtiment construction pour un usage autre que l'habitation. L'assureur a un délai maximal de soixante jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, pour notifier à l'assuré sa décision quant au principe de la mise en jeu des garanties prévues au contrat. Lorsqu'il accepte la mise en jeu des garanties prévues au contrat, l'assureur présente, dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, une offre d'indemnité, revêtant le cas échéant un caractère provisionnel et destinée au paiement des travaux de réparation des dommages. En cas d'acceptation, par l'assuré, de l'offre qui lui a été faite, le règlement de l'indemnité par l'assureur intervient dans un délai de quinze jours. Lorsque l'assureur ne respecte pas l'un des délais prévus aux deux alinéas ci-dessus ou propose une offre d'indemnité manifestement insuffisante, l'assuré peut, après l'avoir notifié à l'assureur, engager les dépenses nécessaires à la réparation des dommages. L'indemnité dommages.L'indemnité versée par l'assureur est alors majorée de plein droit d'un intérêt égal au double du taux de l'intérêt légal. Dans les cas de difficultés exceptionnelles dues à la nature ou à l'importance du sinistre, l'assureur peut, en même temps qu'il notifie son accord sur le principe de la mise en jeu de la garantie, proposer à l'assuré la fixation d'un délai supplémentaire pour l'établissement de son offre d'indemnité. La proposition doit se fonder exclusivement sur des considérations d'ordre technique et être motivée.

Du 1er juillet 1994 au 2 août 2003Toute personne physique ou morale qui, agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de bâtiment, construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article 1792-1, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article 1792 du code civil. Toutefois, l'obligation prévue au premier alinéa ci-dessus ne s'applique ni aux personnes morales de droit public public, ni aux personnes morales assurant la maîtrise d'ouvrage dans le cadre d'un contrat de partenariat conclu en application de l'article 1er de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, ni aux personnes morales exerçant une activité dont l'importance dépasse les seuils mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 111-6, lorsque ces personnes font réaliser pour leur compte des travaux de bâtiment construction pour un usage autre que l'habitation. L'assureur a un délai maximal de soixante jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, pour notifier à l'assuré sa décision quant au principe de la mise en jeu des garanties prévues au contrat. Lorsqu'il accepte la mise en jeu des garanties prévues au contrat, l'assureur présente, dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, une offre d'indemnité, revêtant le cas échéant un caractère provisionnel et destinée au paiement des travaux de réparation des dommages. En cas d'acceptation, par l'assuré, de l'offre qui lui a été faite, le règlement de l'indemnité par l'assureur intervient dans un délai de quinze jours. Lorsque l'assureur ne respecte pas l'un des délais prévus aux deux alinéas ci-dessus ou propose une offre d'indemnité manifestement insuffisante, l'assuré peut, après l'avoir notifié à l'assureur, engager les dépenses nécessaires à la réparation des dommages. L'indemnité dommages.L'indemnité versée par l'assureur est alors majorée de plein droit d'un intérêt égal au double du taux de l'intérêt légal. Dans les cas de difficultés exceptionnelles dues à la nature ou à l'importance du sinistre, l'assureur peut, en même temps qu'il notifie son accord sur le principe de la mise en jeu de la garantie, proposer à l'assuré la fixation d'un délai supplémentaire pour l'établissement de son offre d'indemnité. La proposition doit se fonder exclusivement sur des considérations d'ordre technique et être motivée.

Du 1er juillet 1990 au 1er juillet 1994Toute personne physique ou morale qui, agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de bâtiment, construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article 1792-1, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article 1792 du code civil. Toutefois, l'obligation prévue au premier alinéa ci-dessus ne s'applique ni aux personnes morales de droit public public, ni aux personnes morales assurant la maîtrise d'ouvrage dans le cadre d'un contrat de partenariat conclu en application de l'article 1er de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, ni aux personnes morales exerçant une activité dont l'importance dépasse les seuils mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 351-4, 111-6, lorsque ces personnes font réaliser pour leur compte des travaux de bâtiment construction pour un usage autre que l'habitation. L'assureur a un délai maximal de soixante jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, pour notifier à l'assuré sa décision quant au principe de la mise en jeu des garanties prévues au contrat. Lorsqu'il accepte la mise en jeu des garanties prévues au contrat, l'assureur présente, dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, une offre d'indemnité, revêtant le cas échéant un caractère provisionnel et destinée au paiement des travaux de réparation des dommages. En cas d'acceptation, par l'assuré, de l'offre qui lui a été faite, le règlement de l'indemnité par l'assureur intervient dans un délai de quinze jours. Lorsque l'assureur ne respecte pas l'un des délais prévus aux deux alinéas ci-dessus ou propose une offre d'indemnité manifestement insuffisante, l'assuré peut, après l'avoir notifié à l'assureur, engager les dépenses nécessaires à la réparation des dommages. L'indemnité dommages.L'indemnité versée par l'assureur est alors majorée de plein droit d'un intérêt égal au double du taux de l'intérêt légal. Dans les cas de difficultés exceptionnelles dues à la nature ou à l'importance du sinistre, l'assureur peut, en même temps qu'il notifie son accord sur le principe de la mise en jeu de la garantie, proposer à l'assuré la fixation d'un délai supplémentaire pour l'établissement de son offre d'indemnité. La proposition doit se fonder exclusivement sur des considérations d'ordre technique et être motivée.

Du 8 janvier 1981 au 1er juillet 1990Toute personne physique ou morale qui, agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de bâtiment, construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article 1792-1, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article 1792 du code civil. Cette assurance prend effet après l'expiration du délai Toutefois, l'obligation prévue au premier alinéa ci-dessus ne s'applique ni aux personnes morales de garantie de parfait achèvement visé à l'article 1792-6 du code civil. Toutefois, elle garantit droit public, ni aux personnes morales assurant la maîtrise d'ouvrage dans le paiement des réparations nécessaires lorsque : Avant la réception, après mise en demeure restée infructueuse, le cadre d'un contrat de louage d'ouvrage partenariat conclu avec l'entrepreneur est résilié pour inexécution, par celui-ci, en application de ses obligations ; Après la réception, après mise en demeure restée infructueuse, l'entrepreneur n'a pas exécuté ses obligations. Toute entreprise d'assurance agréée dans l'article 1er de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les conditions fixées par l'article L. 321-1 ou dispensée contrats de cet agrément par application des dispositions partenariat, ni aux personnes morales exerçant une activité dont l'importance dépasse les seuils mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 321-4 111-6, lorsque ces personnes font réaliser pour leur compte des travaux de construction pour un usage autre que l'habitation. L'assureur a un délai maximal de soixante jours, courant à compter de la réception de la déclaration du présent code, même si elle sinistre, pour notifier à l'assuré sa décision quant au principe de la mise en jeu des garanties prévues au contrat. Lorsqu'il accepte la mise en jeu des garanties prévues au contrat, l'assureur présente, dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, une offre d'indemnité, revêtant le cas échéant un caractère provisionnel et destinée au paiement des travaux de réparation des dommages. En cas d'acceptation, par l'assuré, de l'offre qui lui a été faite, le règlement de l'indemnité par l'assureur intervient dans un délai de quinze jours. Lorsque l'assureur ne gère respecte pas l'un des délais prévus aux deux alinéas ci-dessus ou propose une offre d'indemnité manifestement insuffisante, l'assuré peut, après l'avoir notifié à l'assureur, engager les risques régis dépenses nécessaires à la réparation des dommages.L'indemnité versée par les articles L. 241-1 et L. 241-2 ci-dessus, l'assureur est habilitée à prendre en charge les risques prévus alors majorée de plein droit d'un intérêt égal au présent article. double du taux de l'intérêt légal.

Du 1er janvier 1979 au 8 janvier 1981Toute personne physique ou morale qui, agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de bâtiment, construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article 1792-1, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article 1792 du code civil. Cette assurance prend effet après l'expiration Toutefois, l'obligation prévue au premier alinéa ci-dessus ne s'applique ni aux personnes morales de droit public, ni aux personnes morales assurant la maîtrise d'ouvrage dans le cadre d'un contrat de partenariat conclu en application de l'article 1er de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, ni aux personnes morales exerçant une activité dont l'importance dépasse les seuils mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 111-6, lorsque ces personnes font réaliser pour leur compte des travaux de construction pour un usage autre que l'habitation. L'assureur a un délai maximal de soixante jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, pour notifier à l'assuré sa décision quant au principe de la mise en jeu des garanties prévues au contrat. Lorsqu'il accepte la mise en jeu des garanties prévues au contrat, l'assureur présente, dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours, courant à compter de la réception de la déclaration du sinistre, une offre d'indemnité, revêtant le cas échéant un caractère provisionnel et destinée au paiement des travaux de réparation des dommages. En cas d'acceptation, par l'assuré, de l'offre qui lui a été faite, le règlement de l'indemnité par l'assureur intervient dans un délai de garantie quinze jours. Lorsque l'assureur ne respecte pas l'un des délais prévus aux deux alinéas ci-dessus ou propose une offre d'indemnité manifestement insuffisante, l'assuré peut, après l'avoir notifié à l'assureur, engager les dépenses nécessaires à la réparation des dommages.L'indemnité versée par l'assureur est alors majorée de parfait achèvement visé à l'article 1792-6 plein droit d'un intérêt égal au double du code civil. Toutefois, elle garantit le paiement des réparations nécessaires lorsque : Avant la réception, après mise en demeure restée infructueuse, le contrat taux de louage d'ouvrage conclu avec l'entrepreneur est résilié pour inexécution, par celui-ci, de ses obligations ; Après la réception, après mise en demeure restée infructueuse, l'entrepreneur n'a pas exécuté ses obligations. Toute entreprise d'assurance agréée dans les conditions fixées par l'article L. 321-1 du présent code, même si elle ne gère pas les risques régis par les articles L. 241-1 et L. 241-2 ci-dessus, est habilitée à prendre en charge les risques prévus au présent article. l'intérêt légal.

Décisions citées 4

Chaque décision de la Cour de cassation mentionnée sur cette page, avec son lien officiel.

  1. RejetCass. 3e chambre civile, 1 avril 2021, n° 19-25.563consulter ↗
  2. CassationCass. 3e chambre civile, 11 mai 2022, n° 21-15.217consulter ↗
  3. RejetCass. 3e chambre civile, 23 mai 2024, n° 22-22.938consulter ↗
  4. CassationCass. 3e chambre civile, 21 mars 2024, n° 22-18.694consulter ↗