Votre dossier de surendettement est refusé, ou les mesures sont intenables

Trois décisions se prennent avant tout effacement, et chacune a son délai. La recevabilité — refusée pour absence de bonne foi ou parce que vous êtes propriétaire, alors que la loi dit depuis 2022 que ce seul fait n'y fait pas obstacle. L'état du passif — vous avez vingt jours pour contester une créance, et la commission est TENUE de saisir le juge. Les mesures imposées — trente jours, et le reste à vivre a un plancher légal dont le contenu est énuméré. Cette page dit ce qui est déjà joué, et ce qui reste entre vos mains.

Propriétairece seul fait ne ferme pas la procédure depuis 2022
20 jourspour contester une créance — et la commission est tenue
Plancher légalle reste à vivre ne peut descendre sous le forfait du RSA
Votre situation
🔑 Chacune a son délai : quinze jours pour la recevabilité et l'orientation, VINGT jours pour l'état du passif, trente pour les mesures.
⚖️ Le deuxième est celui que la loi a expressément écarté en 2022 pour la résidence principale.
⛔ C'est la date de RÉCEPTION de la lettre recommandée, non celle de la décision ni celle de son envoi. Tous les délais courent de là.
Salaires, allocations, pensions, aides — le total de ce qui entre chaque mois.
Laissez vide si aucune mesure n'a encore été arrêtée. C'est elle que l'on confronte au reste à vivre.
Il commande le montant forfaitaire sous lequel le reste à vivre ne peut pas descendre.
Laissez vide si vous n'avez pas encore contesté. La déclaration se remet ou s'adresse au secrétariat de la commission.
Où vous en êtes
À coller dans un courriel à un avocat ou à votre assureur protection juridique.
01

Vos délais

Quatre comptes, et ils ne durent pas la même chose. Le plus court est de vingt jours, et c'est celui que personne ne voit passer.

Les règles qui posent ces délais

Ce qui n’arrête pas le délai

⚠️ LES QUATRE DÉLAIS COURENT DE LA MÊME DATE : LA RÉCEPTION DE LA LETTRE RECOMMANDÉE. Ce n'est ni la date de la décision, ni celle de son envoi, ni celle où vous avez ouvert l'enveloppe. Conservez l'avis de réception. 🔑 Et la forme est la même dans les quatre cas : une DÉCLARATION, remise ou adressée en recommandé au secrétariat de la commission — pas au tribunal, et pas par simple courriel.

Ce qui fait perdre

  • Laisser passer les vingt jours de l'état du passifÀ l'expiration de ce délai, le débiteur ne peut plus demander la vérification des créances Les dettes entrent au passif telles que déclarées, pour toute la durée du plan.

Lire aussiLe calculateur des délais

02

Votre défense

Une grande part de ce qui suit ne dépend plus de vous ; le reste, si, et c’est par là qu’il faut commencer. Ensuite, tout dépend de l’endroit où la procédure en est — et cet endroit ne se choisit pas, il se constate.

Ce qui est déjà joué, et ce qui est entre vos mains

Déjà joué

  • Les dettes existent : la procédure les aménage, elle ne les conteste pas par elle-même.
  • Si le délai de contestation est passé, la décision de la commission est définitive.
  • Les dettes alimentaires, les réparations pénales et les dettes d'origine frauduleuse ne se remettent jamais sans l'accord du créancier.
  • La commission apprécie souverainement l'orientation du dossier, sous le seul contrôle du juge saisi dans les délais.

Entre vos mains

  • Identifier LAQUELLE des quatre décisions vous est notifiée, et le délai qui lui correspond.
  • Demander la vérification des créances dans les vingt jours : c'est le seul moyen de faire sortir une dette du plan.
  • Chiffrer le reste à vivre poste par poste, pièces à l'appui, en reprenant l'énumération de la loi.
  • Formuler les trois demandes d'aménagement — capital d'abord, taux réduit, allongement — qui ne s'accordent jamais d'office.

Ce qui dépend encore de vous

1

Identifier la décision et son délai

Quatre décisions, quatre délais : quinze, quinze, vingt et trente jours. Les confondre fait perdre le plus court, qui est aussi le plus utile.

Quand : Le jour de la réception de la lettre recommandée.

2

Demander la vérification des créances

La commission est TENUE de saisir le juge, et les créances non reconnues sont écartées de la procédure. C'est le seul moyen de réduire le passif lui-même.

Quand : Dans les vingt jours de la notification de l'état du passif.

3

Chiffrer le reste à vivre poste par poste

La loi énumère les dépenses qu'il intègre et fixe un plancher. Un budget documenté déplace la mensualité ; une contestation générale ne la déplace pas.

Quand : Dès la notification des mesures.

4

Formuler les trois demandes d'aménagement

Imputation sur le capital, taux réduit, allongement jusqu'à sept ans : la loi les permet, la commission ne les accorde pas d'office.

Quand : Dans la déclaration de contestation.

Où en est la procédure ?

Un objectif se choisit ; un état se constate. Ce n'est pas à vous de décider où vous en êtes : c'est l'acte que vous avez reçu qui le dit, et c'est lui qui commande ce qu'il vous reste à faire. Se tromper d'état, en défense, ne coûte pas du temps — cela coûte le procès.

Avant le juge

ON VOUS RÉCLAME

0 voie

Un acte vous demande de payer ou d'exécuter, et il ouvre un délai.

  1. L'acte
  2. Le dû
  3. Négocier
  4. Issue

Ce que cet état veut dire : l'acte est reçu, aucun juge n'est saisi. C'est le seul état où tout se règle encore sans jugement, et le seul où le délai joue pour vous.

Vérifier l'acte que vous avez reçu

Un acte qui ouvre un délai porte à peine de nullité ce que la loi lui impose de dire. Vérifiez d'abord sa date de réception : c'est elle qui fait courir le délai, et c'est la seule donnée que vous maîtrisez.

Recours contre le refus du dossierDocument Word
Dans les QUINZE jours de la réception de la notification.

Vérifier ce qui est réellement dû

Le montant réclamé n'est pas le montant dû. Trois écarts se retrouvent partout : des sommes atteintes par la prescription, des frais qui ne sont pas à votre charge, et des imputations de paiement erronées. Le décompte est la pièce qui les révèle.

Demande de vérification des créancesDocument Word
Dans les VINGT jours de la notification de l'état du passif — et le texte ferme ensuite.

Négocier avant la saisine

Un échelonnement accepté avant toute saisine coûte moins qu'un délai obtenu du juge : il évite les frais de procédure, et il n'expose pas à un titre exécutoire. ⚠️ Exigez que l'accord dise ce que le créancier abandonne — sans quoi vous payez et la menace reste.

Ce qui se joue dans ce délai

S'exécuter dans le délai éteint la menace. À défaut, le créancier peut saisir le juge, et la question change : elle n'est plus de savoir si vous devez, mais ce que le juge accordera.

Devant le juge

VOUS ÊTES ASSIGNÉ

0 voie

Une date d'audience vous est donnée, et ce qui s'y dira décidera de tout.

  1. Sa procédure
  2. L'ordre
  3. Préparer
  4. L'audience
  5. Issue

Ce que cet état veut dire : l'assignation est délivrée. C'est l'état le plus court et le plus décisif : presque tout ce qui peut encore être obtenu se demande là.

Ce que l'adversaire devait faire

Certaines diligences pèsent sur CELUI QUI ASSIGNE, et leur omission se sanctionne. Elles ne dépendent pas de vous : elles se vérifient sur l'acte et sur les pièces qu'il vise.

Contestation des mesures imposéesDocument Word
Dans les TRENTE jours de la notification des mesures.

L'ordre dans lequel se disent les moyens

Les exceptions de procédure doivent, à peine d'irrecevabilité, être soulevées SIMULTANÉMENT et AVANT toute défense au fond ⚠️ Plaider d'abord le fond fait perdre définitivement ces moyens, même quand la règle invoquée est d'ordre public.

Préparer ce que vous direz

Devant une juridiction où la procédure est orale, rien ne vous oblige à écrire — mais tout vous y invite : le juge retient ce qu'il a sous les yeux, et l'ordre des moyens s'improvise mal.

Ce que vous pouvez demander au juge

Le juge peut, compte tenu de votre situation et des besoins du créancier, reporter ou échelonner le paiement DANS LA LIMITE DE DEUX ANNÉES Il peut aussi réduire le taux des intérêts et imputer les paiements d'abord sur le capital. ⚠️ Ces mesures se demandent : le juge ne les accorde pas d'office.

Ce que le jugement peut retenir

L'issue n'est pas binaire. Entre la condamnation sèche et le rejet, il existe une gamme — délais, réduction, conditions — et c'est elle que l'audience décide.

Après le jugement

LE JUGEMENT EST RENDU

0 voie

Ce qu'il dit s'applique, et le temps pour le contester est compté.

  1. Le lire
  2. L'appel
  3. Tenir

Ce que cet état veut dire : le jugement est rendu ou signifié. Deux délais courent alors en même temps, et ils ne vont pas dans le même sens.

Lire ce qu'il accorde et ce qu'il refuse

Le dispositif seul fait la décision : c'est la partie qui commence par « PAR CES MOTIFS ». Les motifs l'expliquent, ils ne s'exécutent pas.

Le délai pour faire appel

Le délai de recours par une voie ordinaire est d'UN MOIS en matière contentieuse , et il court à compter de la notification du jugement ⚠️ Faire appel ne suspend rien : l'exécution provisoire est de droit , et le juge ne peut pas l'écarter lorsqu'il statue en référé

Tenir ce que le jugement a accordé

Des délais obtenus se perdent au premier manquement : la mesure tombe, et la totalité redevient exigible. Ce que le juge a accordé se garde par l'exécution, jamais par l'intention.

L'exécution forcée

L'EXÉCUTION EST ENGAGÉE

1 voie

Un titre permet désormais d'agir sur vos biens ou sur votre logement.

  1. Le titre
  2. Du temps
  3. Protections
  4. La sortie

Ce que cet état veut dire : le créancier détient un titre exécutoire. L'essentiel est joué ; ce qui reste tient au temps et aux protections que la loi maintient.

Ce qu'un titre exécutoire permet

Le créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut en poursuivre l'exécution forcée sur les biens de son débiteur — dans les conditions propres à chaque mesure, qui ont chacune leurs formes et leurs délais.

Le temps que la loi sait encore donner

Les délais de paiement peuvent encore se demander au stade de l'exécution , et leur décision suspend les procédures d'exécution engagées. Sur un logement, le juge peut en outre accorder des délais renouvelables pour quitter les lieux chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales — d'un mois à un an C'est la dernière mesure qui dépende d'une demande de votre part.

La saisine du juge de l'exécutionOuverte

Obtenir du temps quand le jugement ne se discute plus.

Délai
1 à 3 mois
Coût
Coût faible
Avocat
Avocat facultatif
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteLe seul temps qui reste quand le jugement est définitif : des délais renouvelables d'un mois à un an, que le juge accorde chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales.
Ce qu’elle fait abandonnerRien du fond — il ne peut ni modifier le dispositif du jugement ni en suspendre l'exécution. On ne rejoue pas le procès devant lui.

Le juge de l'exécution ne peut NI modifier le dispositif de la décision qui sert de fondement aux poursuites, NI en suspendre l'exécution. Mais après signification du commandement, il a compétence pour accorder un délai de grâce — c'est cette exception qui ouvre la voie, et elle ne s'ouvre qu'APRÈS le commandement.

Avant de l’envoyer
Quand
Dès le dépôt du dossier, et jusqu'à la décision statuant sur la recevabilité.
Comment
Demande adressée au secrétariat de la commission, qui saisit le juge. En cas d'urgence, la saisine peut venir du président de la commission ou de la Banque de France.
Ce qu’il déclencheElle permet la saisine du juge aux fins de suspension des procédures d'exécution et des cessions de rémunération portant sur les dettes autres qu'alimentaires
Ce qu’il ne fait pasElle ne vise pas les dettes ALIMENTAIRES, que le texte réserve — et elle n'efface rien.

🔑 CETTE DEMANDE SE FAIT AVANT LA DÉCISION DE RECEVABILITÉ, et c'est ce qui la rend utile : la recevabilité, une fois prononcée, emporte d'elle-même suspension et interdiction des procédures d'exécution ⚠️ Entre le dépôt et cette décision, il peut s'écouler des semaines pendant lesquelles une saisie prospère.

  • Décrivez la mesure en cours : saisie sur salaire, saisie-attribution, commandement.
  • Joignez l'acte de saisie et la preuve du dépôt du dossier.
  • La suspension ne couvre pas les dettes alimentaires.

Ce que la loi met hors d'atteinte

Toute exécution connaît des bornes : des sommes et des biens que la loi soustrait au créancier, et des périodes pendant lesquelles la mesure ne peut pas être menée. Elles ne s'obtiennent pas — elles s'opposent.

Demande de suspension des procédures d'exécutionDocument Word
Dès le dépôt du dossier, et jusqu'à la décision statuant sur la recevabilité.

Ce qui reste quand tout est exécuté

L'exécution éteint la dette qu'elle recouvre, jamais celle qu'elle n'atteint pas. Ce qui subsiste continue de courir, et c'est ce reliquat qu'il faut faire dire par écrit.

Ce qui fait perdre

  • Contester au tribunal plutôt qu'à la commissionLa contestation est formée par DÉCLARATION remise ou adressée par lettre recommandée au secrétariat de la COMMISSION Adressée au greffe, elle risque de ne pas être enregistrée dans le délai.
  • Souscrire un nouveau crédit pendant la procédureEst déchue du bénéfice de la procédure toute personne qui, sans accord, a aggravé son endettement en souscrivant de nouveaux emprunts pendant la procédure ou l'exécution du plan C'est le cas de déchéance le plus fréquent.
03

Ce qui décide, point par point

Huit points. Le premier a changé en 2022 et n'est pas encore entré dans les habitudes.

À qui incombe la preuve

La bonne foi ne se prouve pas : elle s'apprécie, et c'est au juge de le faire au vu de l'ensemble du dossier. Ce qui se prouve, ce sont les chiffres — vos ressources, vos charges, et le montant réel de chaque créance.

Être propriétaire ne ferme plus la procédure
Le bénéfice des mesures de traitement est ouvert aux personnes physiques de BONNE FOI, et la situation de surendettement est caractérisée par l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de ses dettes, professionnelles et non professionnelles, exigibles et à échoir. Depuis 2022, le texte ajoute que le seul fait d'être propriétaire de sa résidence principale, dont la valeur estimée à la date du dépôt du dossier est ÉGALE OU SUPÉRIEURE au montant de l'ensemble des dettes, NE FAIT PAS OBSTACLE à la caractérisation de la situation de surendettement.  
🔑 SI L'IRRECEVABILITÉ EST FONDÉE SUR CE SEUL MOTIF, ELLE EST CONTRAIRE AU TEXTE, et il suffit de le citer. ⚠️ La commission peut en revanche tenir compte du patrimoine pour ORIENTER le dossier — vers des mesures plutôt que vers un effacement —, et c'est une autre décision, avec son propre recours.
La bonne foi s'apprécie personne par personne
Le bénéfice de la procédure est ouvert aux personnes physiques de bonne foi. La deuxième chambre civile juge que son appréciation relève du pouvoir souverain du juge du fond, mais elle a censuré, le 21 mai 2026, une décision qui, saisie d'une demande CONJOINTE d'époux, statuait par des motifs ne distinguant pas leurs situations respectives.  
🔑 CE QUI EST REPROCHÉ À L'UN NE VAUT PAS CONTRE L'AUTRE, et c'est une prise réelle dans les dossiers de couple. ⚠️ Ce que les juges retiennent contre la bonne foi : l'aggravation volontaire de l'endettement, la dissimulation, les fausses déclarations. Ce qu'ils ne retiennent PAS : l'imprévoyance, la maladresse, ou le simple fait d'avoir trop emprunté.
Les dettes professionnelles comptent, et l'impôt n'en est pas une
La situation de surendettement s'apprécie au regard de l'ensemble des dettes, PROFESSIONNELLES ET NON PROFESSIONNELLES. L'impossibilité de faire face à un engagement de cautionner ou d'acquitter solidairement la dette d'un entrepreneur individuel ou d'une société caractérise également une situation de surendettement — la deuxième chambre civile l'a jugé le 6 juin 2019, que la caution soit ou non la dirigeante. ⛔ En revanche, les dispositions du surendettement ne s'appliquent pas au débiteur qui relève des procédures collectives du code de commerce  
⚖️ L'IMPÔT SUR LE REVENU N'EST PAS UNE DETTE PROFESSIONNELLE : la deuxième chambre civile l'a jugé le 4 novembre 2021 — il frappe le revenu net global du foyer, quelle que soit sa source, et doit être pris en compte comme une dette personnelle. 🔑 Cela change le calcul quand la commission écarte des dettes en les qualifiant de professionnelles.
Vingt jours pour faire vérifier une créance, et la commission est tenue
Le débiteur peut contester l'état du passif dressé par la commission et lui demander de saisir le juge des contentieux de la protection aux fins de vérification de la validité des créances, des titres qui les constatent et du montant des sommes réclamées. LA COMMISSION EST TENUE DE FAIRE DROIT À CETTE DEMANDE. La vérification porte sur le caractère liquide et certain des créances ainsi que sur le montant réclamé en principal, intérêts et accessoires, et les créances dont la validité n'est pas reconnue sont ÉCARTÉES de la procédure  
⛔ VINGT JOURS, ET LE TEXTE FERME LA PORTE ENSUITE : à l'expiration de ce délai, la demande n'est plus formulable 🔑 C'est le levier le plus sous-employé de toute la procédure : une créance écartée sort du passif, ce qui allège le plan pour toute sa durée.
La déchéance du droit aux intérêts se plaide dans la vérification
La deuxième chambre civile a jugé le 23 novembre 2023 que, dans la procédure de vérification des créances, le moyen tiré de la déchéance du droit aux intérêts constitue une DÉFENSE AU FOND, qui ne peut tendre qu'à ce que la créance soit écartée ou réduite. Le prêteur qui n'a pas vérifié la solvabilité de l'emprunteur ni consulté le fichier des incidents est déchu du droit aux intérêts  
🔑 C'EST LE PONT ENTRE DEUX PROCÉDURES QUE L'ON CROIT SÉPARÉES. Une créance de crédit à la consommation entrée au passif peut être réduite au seul capital, si le prêteur ne justifie pas avoir rempli ses obligations. ⚠️ Cela suppose d'avoir demandé la vérification dans les vingt jours : sans elle, le moyen n'a pas de support.
Le reste à vivre a un plancher, et un contenu énuméré
La part des ressources nécessaire aux dépenses courantes du ménage NE PEUT ÊTRE INFÉRIEURE au montant forfaitaire du revenu de solidarité active pour ce ménage. Elle INTÈGRE le montant des dépenses de logement, d'électricité, de gaz, de chauffage, d'eau, de nourriture et de scolarité, de garde et de déplacements professionnels ainsi que les frais de santé. Le montant des remboursements est fixé par référence à la quotité saisissable du salaire ⚖️ En vue d'éviter la cession de la résidence principale, il peut, AVEC L'ACCORD DU DÉBITEUR et dans des limites raisonnables, excéder cette quotité.  
🔑 CONTESTEZ POSTE PAR POSTE, PIÈCES À L'APPUI : quittance de loyer, factures d'énergie, frais de scolarité et de garde, trajets domicile-travail, restes à charge de santé. Le texte les énumère : ce ne sont pas des dépenses de confort. ⛔ Et l'excédent au-delà de la quotité saisissable suppose VOTRE ACCORD : il ne peut pas vous être imposé.
Ce que la commission peut imposer, et jusqu'où
La commission peut imposer de rééchelonner le paiement des dettes, sans que le délai de report ou de rééchelonnement puisse excéder SEPT ANS ou la moitié de la durée de remboursement restant à courir des emprunts en cours ; d'imputer les paiements D'ABORD SUR LE CAPITAL ; de prescrire que les sommes reportées porteront intérêt à un taux réduit, qui peut être inférieur au taux légal. En cas de déchéance du terme, le délai peut atteindre la moitié de la durée qui restait à courir avant celle-ci.  
🔑 TROIS DEMANDES QUE PEU DE GENS FORMULENT, ET QUI CHANGENT LE PLAN : l'imputation prioritaire sur le capital, le taux réduit — qui peut descendre sous le taux légal —, et l'allongement dans la limite des sept ans. ⚠️ Elles ne s'accordent pas d'office : elles se demandent dans la déclaration de contestation, motifs à l'appui.
La déchéance n'est pas définitive
Est déchue du bénéfice de la procédure toute personne qui a sciemment fait de FAUSSES DÉCLARATIONS ou remis des documents inexacts, qui a détourné ou dissimulé tout ou partie de ses biens, ou qui, sans l'accord de ses créanciers, de la commission ou du juge, a AGGRAVÉ son endettement en souscrivant de nouveaux emprunts ou en disposant de son patrimoine pendant la procédure ou pendant l'exécution du plan. ⚖️ La deuxième chambre civile a jugé le 19 mars 2020 que cette déchéance ne fait pas obstacle à une NOUVELLE demande s'il existe des éléments nouveaux.  
🔑 « DES ÉLÉMENTS NOUVEAUX » S'ENTEND LARGEMENT : une perte d'emploi, une séparation, une maladie, une dette nouvelle, un patrimoine liquidé. ⛔ Ne concluez donc pas d'une déchéance que la voie est fermée pour toujours. ⚠️ Mais ne souscrivez aucun nouvel emprunt pendant la procédure : c'est le troisième cas de déchéance, et le plus fréquent.

Vingt jours pour faire vérifier une créance — et la commission ne peut pas refuser

C'est le levier le plus sous-employé de toute la procédure, et il est impératif : le débiteur peut demander la vérification de la validité des créances, des titres qui les constatent et du montant réclamé, et la commission est tenue de faire droit à cette demande. La vérification porte sur le caractère liquide et certain de la créance et sur le montant en principal, intérêts et accessoires — et les créances dont la validité n'est pas reconnue sont écartées de la procédure. Une créance de crédit peut même y être réduite au seul capital, la déchéance du droit aux intérêts constituant une défense au fond dans cette instance.  

Une déclaration au secrétariat de la commission, dans les vingt jours de la notification de l'état du passif : « je conteste les créances suivantes et demande la saisine du juge aux fins de vérification ». Passé ce délai, le texte ferme la porte.

Quatre décisions, quatre délais

La commission décide plusieurs fois, et chaque décision a son propre compte. Les confondre fait perdre le plus court.

Le délaiLa forme, et devant qui
La recevabilité du dossierQuinze jours de la notificationDéclaration au secrétariat de la commission
L'orientation — bonne foi, situation compromiseQuinze jours de la notificationDéclaration au secrétariat de la commission
L'état du passif — les créances retenuesVINGT jours, et le texte ferme ensuiteDemande de saisine du juge, que la commission doit transmettre
Les mesures imposéesTrente jours de la notificationDéclaration motivée et signée, au secrétariat
Ce qui est jugé ensuiteDevant le juge des contentieux de la protectionProcédure orale, avocat non obligatoire

Ce qu'il faut identifier en premier

Regardez d'abord de QUELLE décision il s'agit : la lettre reçue le dit, et le délai en découle. Le piège est l'état du passif — vingt jours, moins que tous les autres, et c'est celui qui ouvre la vérification des créances, c'est-à-dire le seul moyen de faire sortir une dette du plan. Une fois ces vingt jours passés, les créances entrent telles que les créanciers les ont déclarées.

Ce que vous pouvez demander

Le texte vous laisse le choix  

LA RECEVABILITÉ du dossier

Quand le refus est fondé sur votre seul patrimoine, ou sur une bonne foi mal appréciée.

Ce que vous obtenez
L'admission à la procédure, avec la suspension des procédures d'exécution qu'elle emporte
Ce que vous abandonnez
Rien : c'est la demande de principe, et toutes les autres en découlent.

LA VÉRIFICATION des créances

Quand une créance est douteuse dans son principe ou son montant.

Ce que vous obtenez
Les créances dont la validité n'est pas reconnue sont ÉCARTÉES de la procédure
Ce que vous abandonnez
Rien, mais le délai est de vingt jours et il ne se rouvre pas

LA RÉVISION du reste à vivre

Quand la mensualité ne laisse pas de quoi payer les charges énumérées par la loi.

Ce que vous obtenez
Une mensualité recalculée, la part des dépenses courantes ne pouvant descendre sous le forfait légal
Ce que vous abandonnez
Rien : elle allonge le plan, elle ne l'aggrave pas.

L'AMÉNAGEMENT des mesures

Imputation sur le capital, taux réduit, allongement.

Ce que vous obtenez
Les paiements imputés d'abord sur le capital, un taux réduit pouvant être inférieur au taux légal, un rééchelonnement jusqu'à sept ans
Ce que vous abandonnez
Rien : ces trois demandes se cumulent et ne s'accordent pas d'office.

UN NOUVEAU DOSSIER après déchéance

Quand des éléments nouveaux sont survenus.

Ce que vous obtenez
Une nouvelle demande, la déchéance ne faisant pas obstacle s'il existe des éléments nouveaux.
Ce que vous abandonnez
Le bénéfice de la procédure interrompue : c'est un nouveau départ, non une reprise.

Ce qui fait perdre

  • Accepter une irrecevabilité fondée sur le fait d'être propriétaireLe seul fait d'être propriétaire de sa résidence principale, même d'une valeur supérieure aux dettes, NE FAIT PAS OBSTACLE à la caractérisation du surendettement La règle date de 2022.
  • Croire qu'une déchéance ferme la voie pour toujoursElle ne fait pas obstacle à une nouvelle demande s'il existe des éléments nouveaux — la deuxième chambre civile l'a jugé le 19 mars 2020. Une perte d'emploi, une séparation, une maladie en sont.
  • Laisser qualifier ses dettes de professionnellesLa situation s'apprécie au regard de l'ensemble des dettes, professionnelles ET non professionnelles ⚖️ Et l'impôt sur le revenu n'est pas une dette professionnelle : la deuxième chambre civile l'a jugé le 4 novembre 2021.

Lire aussiContester une décision de surendettement · Le prêteur réclame tout le crédit · Loyers impayés et expulsion

04

Vos pièces

Les documents à réunir, et ceux que la page vous prépare. Vos délais, eux, se lisent au chapitre 01 — ils se dérivent de vos dates, et non d’une liste d’étapes valable pour tout le monde.

Les pièces qui ne dépendent d’aucune démarche

Demande de vérification des créancesDocument Word
Dans les VINGT jours de la notification de l'état du passif — et le texte ferme ensuite.
Contestation des mesures imposéesDocument Word
Dans les TRENTE jours de la notification des mesures.

Ce qui fait perdre

  • Contester les mesures sans chiffrer le reste à vivreLa part des ressources nécessaire aux dépenses courantes ne peut être inférieure au forfait légal, et elle intègre logement, énergie, eau, nourriture, scolarité, garde, déplacements professionnels et frais de santé Chiffrez-les, pièces à l'appui.
  • Compter le délai depuis la date de la décisionLes quatre délais courent de la NOTIFICATION, c'est-à-dire de la réception de la lettre recommandée Conservez l'avis de réception : c'est lui qui fixe le point de départ.

Lire aussiLes procédures · Les actes judiciaires

Questions fréquentes

On m'a refusé le dossier parce que je suis propriétaire.
Le seul fait d'être propriétaire de sa résidence principale, dont la valeur est même supérieure au total des dettes, NE FAIT PAS OBSTACLE à la caractérisation du surendettement La règle a été ajoutée en 2022. Un refus fondé sur ce seul motif est contraire au texte.
Combien de temps ai-je pour contester ?
Quinze jours pour la recevabilité et pour l'orientation ; VINGT jours pour l'état du passif ; trente pour les mesures imposées ⛔ Tous courent de la réception de la lettre recommandée.
Comment conteste-t-on ?
Par une DÉCLARATION remise ou adressée par lettre recommandée au secrétariat de la COMMISSION — non au tribunal. Elle indique vos nom, prénoms et adresse, la décision ou les mesures contestées, les motifs, et elle est signée
Je conteste une dette inscrite au passif.
Demandez la vérification de sa validité dans les vingt jours : la commission est TENUE de saisir le juge La vérification porte sur le caractère liquide et certain de la créance et sur son montant, et les créances non reconnues sont écartées de la procédure
Le prêteur n'avait pas vérifié ma solvabilité.
Le moyen tiré de la déchéance du droit aux intérêts est une défense au fond dans la procédure de vérification des créances — la deuxième chambre civile l'a jugé le 23 novembre 2023. La créance peut y être réduite au seul capital ⚠️ Encore faut-il avoir demandé la vérification dans les vingt jours.
La mensualité imposée est intenable.
La part des ressources nécessaire aux dépenses courantes ne peut être inférieure au forfait légal, et elle INTÈGRE logement, électricité, gaz, chauffage, eau, nourriture, scolarité, garde, déplacements professionnels et frais de santé Chiffrez chaque poste, pièces à l'appui.
Que puis-je demander sur les mesures ?
L'imputation des paiements D'ABORD SUR LE CAPITAL, un taux réduit pouvant être inférieur au taux légal, et un rééchelonnement dans la limite de sept ans ⛔ Ces trois demandes ne s'accordent pas d'office : formulez-les dans la déclaration.
On me reproche de ne pas être de bonne foi.
Son appréciation relève du pouvoir souverain du juge du fond, mais elle s'apprécie PERSONNE PAR PERSONNE : la deuxième chambre civile a censuré, le 21 mai 2026, une décision qui ne distinguait pas les situations de deux époux ayant déposé conjointement.
J'ai été déchu du bénéfice de la procédure.
Ce n'est pas définitif : la déchéance ne fait pas obstacle à une nouvelle demande s'il existe des ÉLÉMENTS NOUVEAUX — la deuxième chambre civile l'a jugé le 19 mars 2020. ⛔ Mais ne souscrivez aucun emprunt pendant la procédure : c'est le cas de déchéance le plus fréquent
Mes dettes sont professionnelles.
Elles comptent : la situation s'apprécie au regard de l'ensemble des dettes, professionnelles ET non professionnelles Et l'engagement de caution d'une société caractérise aussi un surendettement, que vous en soyez ou non le dirigeant. ⛔ Sauf si vous relevez des procédures collectives du code de commerce
Et si je demande l'effacement de mes dettes ?
Alors ce n'est plus cette page : le rétablissement personnel a ses conditions propres, son propre délai de contestation et ses dettes exclues. Sa fiche est en bas de celle-ci.

Les textes de loi cités sont reproduits depuis Légifrance dans leur version en vigueur. Cette page ne constitue pas une consultation juridique et ne préjuge d’aucune décision.

Les textes cités

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 11 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 1343-5 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Le juge peut, compte tenu de la situation du débiteur et en considération des besoins du créancier, reporter ou échelonner, dans la limite de deux années, le paiement des sommes dues. Par décision spéciale et motivée, il peut ordonner que les sommes correspondant aux échéances reportées porteront intérêt à un taux réduit au moins égal au taux légal, ou que les paiements s'imputeront d'abord sur le capital. Il peut subordonner ces mesures à l'accomplissement par le débiteur d'actes propres à faciliter ou à garantir le paiement de la dette. La décision du juge suspend les procédures d'exécution qui auraient été engagées par le créancier. Les majorations d'intérêts ou les pénalités prévues en cas de retard ne sont pas encourues pendant le délai fixé par le juge. Toute stipulation contraire est réputée non écrite. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux dettes d'aliment.

Article L213-6 du code de l'organisation judiciaireen vigueur depuis le 28 mai 2026

Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

6 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2025 au 28 mai 2026Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er décembre 2024 au 1er juillet 2025Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires, exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît de la saisie des rémunérations, à l'exception des demandes ou moyens de défense échappant à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er janvier 2020 au 1er décembre 2024Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît de la saisie des rémunérations, à l'exception des demandes ou moyens de défense échappant à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er juin 2012 au 1er janvier 2020Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er septembre 2011 au 1er juin 2012Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 9 juin 2006 au 1er septembre 2011Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle (1). découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des mesures de traitement des situations de surendettement des particuliers et de la procédure de rétablissement personnel. procédures civiles d'exécution.

Article L341-2 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Le prêteur qui n'a pas respecté les obligations fixées aux articles L. 312-14 et L. 312-16 est déchu du droit aux intérêts, en totalité ou dans la proportion fixée par le juge.

Avant le 1er juillet 2016, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 5 février 2004 au 1er juillet 2016Toute personne physique qui s'engage par acte sous seing privé en qualité de caution envers un créancier professionnel doit, à peine de nullité de son engagement, faire précéder sa signature de la mention manuscrite suivante, et uniquement de celle-ci : "En me portant caution de X…, dans la limite de la somme de … couvrant le paiement du principal, des intérêts et, le cas échéant, des pénalités ou intérêts de retard et pour la durée de …, je m'engage à rembourser au prêteur les sommes dues sur mes revenus et mes biens si X… n'y satisfait pas lui-même."

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L711-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 16 février 2022

Le bénéfice des mesures de traitement des situations de surendettement est ouvert aux personnes physiques de bonne foi. La situation de surendettement est caractérisée par l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de ses dettes, professionnelles et non professionnelles, exigibles et à échoir. Le seul fait d'être propriétaire de sa résidence principale dont la valeur estimée à la date du dépôt du dossier de surendettement est égale ou supérieure au montant de l'ensemble des dettes professionnelles et non professionnelles exigibles et à échoir ne fait pas obstacle à la caractérisation de la situation de surendettement. L'impossibilité de faire face à un engagement de cautionner ou d'acquitter solidairement la dette d'un entrepreneur individuel ou d'une société caractérise également une situation de surendettement.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2016 au 16 février 2022Le bénéfice des mesures de traitement des situations de surendettement est ouvert aux personnes physiques de bonne foi. La situation de surendettement est caractérisée par l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de ses dettes dettes, professionnelles et non professionnelles professionnelles, exigibles et à échoir. Le seul fait d'être propriétaire de sa résidence principale dont la valeur estimée à la date du dépôt du dossier de surendettement est égale ou supérieure au montant de l'ensemble des dettes non-professionnelles professionnelles et non professionnelles exigibles et à échoir ne fait pas obstacle à la caractérisation de la situation de surendettement. L'impossibilité de faire face à un engagement de cautionner ou d'acquitter solidairement la dette d'un entrepreneur individuel ou d'une société caractérise également une situation de surendettement.

Article L711-3 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Les dispositions du présent livre ne s'appliquent pas lorsque le débiteur relève des procédures instituées par le livre VI du code de commerce. Ces mêmes dispositions ne font pas obstacle à l'application de l'article L. 670-1 du même code.

Article L721-4 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er janvier 2020

A la demande du débiteur, la commission peut saisir, à compter du dépôt du dossier et jusqu'à la décision statuant sur la recevabilité de la demande de traitement de la situation de surendettement, le juge des contentieux de la protection aux fins de suspension des procédures d'exécution diligentées à l'encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui-ci et portant sur les dettes autres qu'alimentaires. En cas d'urgence, la saisine du juge peut intervenir à l'initiative du président de la commission, du délégué de ce dernier ou du représentant local de la Banque de France. La commission est ensuite informée de cette saisine.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2016 au 1er janvier 2020A la demande du débiteur, la commission peut saisir, à compter du dépôt du dossier et jusqu'à la décision statuant sur la recevabilité de la demande de traitement de la situation de surendettement, le juge du tribunal d'instance des contentieux de la protection aux fins de suspension des procédures d'exécution diligentées à l'encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui-ci et portant sur les dettes autres qu'alimentaires. En cas d'urgence, la saisine du juge peut intervenir à l'initiative du président de la commission, du délégué de ce dernier ou du représentant local de la Banque de France. La commission est ensuite informée de cette saisine.

Article L722-2 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

La recevabilité de la demande emporte suspension et interdiction des procédures d'exécution diligentées à l'encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui-ci et portant sur les dettes autres qu'alimentaires.

Article L723-3 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Le débiteur peut, dans un délai fixé par décret, contester l'état du passif dressé par la commission et demander à celle-ci de saisir le juge des contentieux de la protection, aux fins de vérification de la validité des créances, des titres qui les constatent et du montant des sommes réclamées. La commission est tenue de faire droit à cette demande.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2016 au 1er janvier 2020Le débiteur peut, dans un délai fixé par décret, contester l'état du passif dressé par la commission et demander à celle-ci de saisir le juge du tribunal d'instance, des contentieux de la protection, aux fins de vérification de la validité des créances, des titres qui les constatent et du montant des sommes réclamées. La commission est tenue de faire droit à cette demande.

Article L731-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er janvier 2018

Pour l'application des dispositions des articles L. 732-1, L. 733-1 ou L. 733-4, le montant des remboursements est fixé, dans des conditions précisées par décret en Conseil d'Etat, par référence à la quotité saisissable du salaire telle qu'elle résulte des articles L. 3252-2 et L. 3252-3 du code du travail, de manière à ce que la part des ressources nécessaire aux dépenses courantes du ménage lui soit réservée par priorité.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 11 décembre 2016 au 1er janvier 2018Pour l'application des dispositions des articles L. 732-1, L. 733-1 ou L. 733-7, 733-4, le montant des remboursements est fixé, dans des conditions précisées par décret en Conseil d'Etat, par référence à la quotité saisissable du salaire telle qu'elle résulte des articles L. 3252-2 et L. 3252-3 du code du travail, de manière à ce que la part des ressources nécessaire aux dépenses courantes du ménage lui soit réservée par priorité.

Du 1er juillet 2016 au 11 décembre 2016Pour l'application des dispositions des articles L. 732-1, L. 733-1 ou L. 733-7, la capacité de remboursement 733-4, le montant des remboursements est fixée, fixé, dans des conditions précisées par décret en Conseil d'Etat, par référence à la quotité saisissable du salaire telle qu'elle résulte des articles L. 3252-2 et L. 3252-3 du code du travail, de manière à ce que la part des ressources nécessaire aux dépenses courantes du ménage lui soit réservée par priorité.

Article L731-2 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

La part des ressources nécessaire aux dépenses courantes du ménage ne peut être inférieure, pour le ménage en cause, au montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles. Elle intègre le montant des dépenses de logement, d'électricité, de gaz, de chauffage, d'eau, de nourriture et de scolarité, de garde et de déplacements professionnels ainsi que les frais de santé. Les conditions de prise en compte et d'appréciation de ces dépenses par le règlement intérieur de chaque commission sont précisées par la voie réglementaire. En vue d'éviter la cession de la résidence principale, le montant des remboursements peut, avec l'accord du débiteur et dans des limites raisonnables, excéder la somme calculée par référence à la quotité saisissable du salaire telle qu'elle résulte des dispositions des articles L. 3252-2 et L. 3252-3 du code du travail.

Article L733-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er janvier 2018

En l'absence de mission de conciliation ou en cas d'échec de celle-ci, la commission peut, à la demande du débiteur et après avoir mis les parties en mesure de fournir leurs observations, imposer tout ou partie des mesures suivantes : 1° Rééchelonner le paiement des dettes de toute nature, y compris, le cas échéant, en différant le paiement d'une partie d'entre elles, sans que le délai de report ou de rééchelonnement puisse excéder sept ans ou la moitié de la durée de remboursement restant à courir des emprunts en cours ; en cas de déchéance du terme, le délai de report ou de rééchelonnement peut atteindre la moitié de la durée qui restait à courir avant la déchéance ; 2° Imputer les paiements, d'abord sur le capital ; 3° Prescrire que les sommes correspondant aux échéances reportées ou rééchelonnées porteront intérêt à un taux réduit qui peut être inférieur au taux de l'intérêt légal sur décision spéciale et motivée et si la situation du débiteur l'exige. Quelle que soit la durée du plan de redressement, le taux ne peut être supérieur au taux légal. 4° Suspendre l'exigibilité des créances autres qu'alimentaires pour une durée qui ne peut excéder deux ans. Sauf décision contraire de la commission, la suspension de la créance entraîne la suspension du paiement des intérêts dus à ce titre. Durant cette période, seules les sommes dues au titre du capital peuvent être productives d'intérêts dont le taux n'excède pas le taux de l'intérêt légal.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2016 au 1er janvier 2018En l'absence de mission de conciliation ou en cas d'échec de sa mission de conciliation, celle-ci, la commission peut, à la demande du débiteur et après avoir mis les parties en mesure de fournir leurs observations, imposer tout ou partie des mesures suivantes : 1° Rééchelonner le paiement des dettes de toute nature, y compris, le cas échéant, en différant le paiement d'une partie d'entre elles, sans que le délai de report ou de rééchelonnement puisse excéder sept ans ou la moitié de la durée de remboursement restant à courir des emprunts en cours ; en cas de déchéance du terme, le délai de report ou de rééchelonnement peut atteindre la moitié de la durée qui restait à courir avant la déchéance ; 2° Imputer les paiements, d'abord sur le capital ; 3° Prescrire que les sommes correspondant aux échéances reportées ou rééchelonnées porteront intérêt à un taux réduit qui peut être inférieur au taux de l'intérêt légal sur décision spéciale et motivée et si la situation du débiteur l'exige. Quelle que soit la durée du plan de redressement, le taux ne peut être supérieur au taux légal. 4° Suspendre l'exigibilité des créances autres qu'alimentaires pour une durée qui ne peut excéder deux ans. Sauf décision contraire de la commission, la suspension de la créance entraîne la suspension du paiement des intérêts dus à ce titre. Durant cette période, seules les sommes dues au titre du capital peuvent être productives d'intérêts dont le taux n'excède pas le taux de l'intérêt légal.

Article L761-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er janvier 2018

Est déchue du bénéfice des dispositions du présent livre : 1° Toute personne qui a sciemment fait de fausses déclarations ou remis des documents inexacts ; 2° Toute personne qui a détourné ou dissimulé ou tenté de détourner ou de dissimuler, tout ou partie de ses biens ; 3° Toute personne qui, sans l'accord de ses créanciers, de la commission ou du juge, a aggravé son endettement en souscrivant de nouveaux emprunts ou aura procédé à des actes de disposition de son patrimoine pendant le déroulement de la procédure de traitement de la situation de surendettement ou de rétablissement personnel ou pendant l'exécution du plan ou des mesures prévues à l'article L. 733-1 ou à l'article L. 733-4.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2016 au 1er janvier 2018Est déchue du bénéfice des dispositions du présent livre : 1° Toute personne qui a sciemment fait de fausses déclarations ou remis des documents inexacts ; 2° Toute personne qui a détourné ou dissimulé ou tenté de détourner ou de dissimuler, tout ou partie de ses biens ; 3° Toute personne qui, sans l'accord de ses créanciers, de la commission ou du juge, a aggravé son endettement en souscrivant de nouveaux emprunts ou aura procédé à des actes de disposition de son patrimoine pendant le déroulement de la procédure de traitement de la situation de surendettement ou de rétablissement personnel ou pendant l'exécution du plan ou des mesures prévues à l'article L. 733-1 ou à l'article L. 733-7. 733-4.

Article R722-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

La commission examine la recevabilité de la demande et se prononce par une décision motivée. La décision de recevabilité est notifiée au débiteur, aux créanciers, aux établissements de paiement et aux établissements de crédit teneurs de comptes du déposant par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. La décision d'irrecevabilité est notifiée au seul débiteur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. La lettre de notification indique que la décision peut faire l'objet d'un recours, dans un délai de quinze jours à compter de sa notification, par déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception au secrétariat de la commission. Elle précise que cette déclaration indique les nom, prénoms et adresse de son auteur, la décision attaquée ainsi que les motifs du recours. Elle est signée par ce dernier. Elle indique qu'il incombe aux parties d'informer le secrétariat de la commission de tout changement d'adresse en cours de procédure. La lettre de notification d'une décision de recevabilité indique également que le débiteur peut, à sa demande, être entendu par la commission en application de l'article L. 712-8. La décision de recevabilité est également notifiée à la caisse d'allocations familiales ou à la caisse de mutualité sociale agricole dont relève le débiteur, en vue du rétablissement de l'aide personnalisée au logement ou des allocations de logement en application de l'article L. 722-10.

Article R723-7 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

La vérification de la validité des créances, des titres qui les constatent et de leur montant est opérée pour les besoins de la procédure et afin de permettre à la commission de poursuivre sa mission. Elle porte sur le caractère liquide et certain des créances ainsi que sur le montant des sommes réclamées en principal, intérêts et accessoires. Les créances dont la validité ou celle des titres qui les constatent n'est pas reconnue sont écartées de la procédure.

Article R723-8 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Le débiteur peut contester l'état du passif dressé par la commission dans un délai de vingt jours. A l'expiration de ce délai, il ne peut plus formuler une telle demande. La commission informe le débiteur de ce délai.

Article R733-6 du code de la consommationen vigueur depuis le 18 mai 2019

La commission notifie, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au débiteur et aux créanciers les mesures qu'elle entend imposer en application des dispositions des articles L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7. Cette lettre mentionne également les dispositions des articles L. 733-8, L. 733-9 et L. 733-14. En cas d'application des dispositions du 3° de l'article L. 733-1 ou de l'article L. 733-4, elle énonce les éléments qui motivent spécialement la décision de la commission. Elle indique que la contestation à l'encontre des mesures que la commission entend imposer est formée par déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception à son secrétariat dans un délai de trente jours à compter de leur notification ; elle précise que cette déclaration indique les nom, prénoms et adresse de son auteur, les mesures contestées ainsi que les motifs de la contestation, et est signée par ce dernier. En cas d'application des dispositions de l'article L. 714-1, la même lettre informe le bailleur que, en l'absence de contestation de sa part, les mesures que la commission entend imposer se substituent aux délais et modalités de paiement de la dette locative précédemment accordés par une décision du juge saisi en application de l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Elle rappelle qu'en tout état de cause la suspension des effets de la clause de résiliation de plein droit du contrat de location résultant de la décision du juge saisi en application de l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 n'affecte pas l'exécution dudit contrat et notamment ne suspend pas le paiement du loyer et des charges. Elle rappelle également que l'exécution de la procédure d'expulsion est reprise en cas de défaut de paiement du loyer ou des charges ainsi qu'en cas de non-respect des mesures imposées par la commission.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2018 au 18 mai 2019La commission notifie, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au débiteur et aux créanciers les mesures qu'elle entend imposer en application des dispositions des articles L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7. Cette lettre mentionne également les dispositions des articles L. 733-8, L. 733-9 et L. 733-14. En cas d'application des dispositions du 3° de l'article L. 733-1 ou de l'article L. 733-4, elle énonce les éléments qui motivent spécialement la décision de la commission. Elle indique que la contestation à l'encontre des mesures que la commission entend imposer est formée par déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception à son secrétariat dans un délai de trente jours à compter de leur notification ; elle précise que cette déclaration indique les nom, prénoms et adresse de son auteur, les mesures contestées ainsi que les motifs de la contestation, et est signée par ce dernier. En cas d'application des dispositions de l'article L. 714-1, la même lettre informe le bailleur que, en l'absence de contestation de sa part, les mesures que la commission entend imposer se substituent aux délais et modalités de paiement de la dette locative précédemment accordés par une décision du juge saisi en application de l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Elle rappelle qu'en tout état de cause la suspension des effets de la clause de résiliation de plein droit du contrat de location résultant de la décision du juge saisi en application de l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 n'affecte pas l'exécution dudit contrat et notamment ne suspend pas le paiement du loyer et des charges. Elle rappelle également que l'exécution de la procédure d'expulsion est reprise en cas de défaut de paiement du loyer ou des charges ainsi qu'en cas de non-respect des mesures imposées par la commission.

Du 1er juillet 2016 au 1er janvier 2018La commission notifie, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au débiteur et aux créanciers les mesures qu'elle entend imposer en application des dispositions de l'article des articles L. 733-1 ou qu'elle recommande en application des 733-1, L. 733-4 et L. 733-7. Cette lettre mentionne également les dispositions des articles L. 733-7 733-8, L. 733-9 et L. 733-8. 733-14. En cas d'application des dispositions du 3° de l'article L. 733-1 ou de l'article L. 733-7, cette lettre 733-4, elle énonce les éléments qui motivent spécialement sa décision. la décision de la commission. Elle mentionne également les dispositions de l'article L. 733-6, de l'article L. 733-9 ainsi que celles des articles L. 733-10 et L. 733-11. Elle indique, selon les cas, indique que la contestation à l'encontre des mesures que la commission entend imposer est formée par déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception à son secrétariat dans un délai de quinze trente jours à compter de leur notification et que la contestation à l'encontre des mesures recommandées est formée par déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception au greffe du tribunal d'instance dans ce même délai ; elle précise que ces déclarations indiquent cette déclaration indique les nom, prénoms et adresse de leur son auteur, les mesures contestées ainsi que les motifs de la contestation, et sont signées est signée par ce dernier. En cas d'application des dispositions de l'article L. 714-1, la même lettre informe le bailleur que, en l'absence de contestation de sa part, les mesures que la commission entend imposer se substituent aux délais et modalités de paiement de la dette locative précédemment accordés par une décision du juge saisi en application de l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Elle rappelle qu'en tout état de cause la suspension des effets de la clause de résiliation de plein droit du contrat de location résultant de la décision du juge saisi en application de l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 n'affecte pas l'exécution dudit contrat et notamment ne suspend pas le paiement du loyer et des charges. Elle rappelle également que l'exécution de la procédure d'expulsion est reprise en cas de défaut de paiement du loyer ou des charges ainsi qu'en cas de non-respect des mesures imposées par la commission.

Article 74 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Les exceptions doivent, à peine d'irrecevabilité, être soulevées simultanément et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir. Il en est ainsi alors même que les règles invoquées au soutien de l'exception seraient d'ordre public. La demande de communication de pièces ne constitue pas une cause d'irrecevabilité des exceptions. Les dispositions de l'alinéa premier ne font pas non plus obstacle à l'application des articles 103,111,112 et 118.

Article 514 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2020L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Du 14 mai 1981 au 1er janvier 2005L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Article 514-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Le juge peut écarter l'exécution provisoire de droit, en tout ou partie, s'il estime qu'elle est incompatible avec la nature de l'affaire. Il statue, d'office ou à la demande d'une partie, par décision spécialement motivée. Par exception, le juge ne peut écarter l'exécution provisoire de droit lorsqu'il statue en référé, qu'il prescrit des mesures provisoires pour le cours de l'instance, qu'il ordonne des mesures conservatoires ainsi que lorsqu'il accorde une provision au créancier en qualité de juge de la mise en état.

Article 528 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Le délai à l'expiration duquel un recours ne peut plus être exercé court à compter de la notification du jugement, à moins que ce délai n'ait commencé à courir, en vertu de la loi, dès la date du jugement. Le délai court même à l'encontre de celui qui notifie.

Article 538 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Le délai de recours par une voie ordinaire est d'un mois en matière contentieuse ; il est de quinze jours en matière gracieuse.

Article L111-2 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 1er juin 2012

Le créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut en poursuivre l'exécution forcée sur les biens de son débiteur dans les conditions propres à chaque mesure d'exécution.

Article L412-3 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 29 juillet 2023

Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 29 janvier 2017 au 29 juillet 2023Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation. normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement ainsi que logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire. locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

Du 1er juin 2012 au 29 janvier 2017Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux d'habitation ou à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation. normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement ainsi que logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire. locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

Article R121-1 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 1er juillet 2025

En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2021 au 1er juillet 2025En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie ou à compter de l'audience prévue par l' article R. 3252-17 du code du travail, selon le cas, saisie, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

Du 1er juin 2012 au 1er janvier 2021En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie, selon le cas, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

Décisions citées 3

Chaque décision de la Cour de cassation mentionnée sur cette page, avec son lien officiel.

  1. CassationCass. 2e chambre civile, 19 mars 2020, n° 19-10.733consulter ↗
  2. RejetCass. 2e chambre civile, 23 novembre 2023, n° 21-12.922consulter ↗
  3. CassationCass. 2e chambre civile, 21 mai 2026, n° 23-20.970consulter ↗