CautionÉtude juridique

Cautionnement: l’information annuelle due à la caution (art. 2302 C. civ.)

Mis à jour le 27 octobre 2026≈ 1 h 10 de lecture

Parmi les garanties dont le législateur a entouré l’engagement de la caution figurent les obligations d’information mises à la charge du créancier, dont les articles 2302 et 2303 du Code civil dessinent aujourd’hui les contours. La première de ces obligations, prévue à l’article 2302, impose au créancier professionnel de tenir la caution annuellement renseignée sur le montant de la dette garantie et sur la faculté qui lui appartient de révoquer son engagement : il s’agit d’éclairer, année après année, celui qui s’est obligé pour autrui sur l’étendue exacte et l’évolution du risque qu’il assume, là où l’écoulement du temps tend précisément à l’en éloigner.

À compter du milieu des années 1980, le législateur a été animé par la volonté de conférer une protection aux cautions. Cette préoccupation s’inscrit dans un mouvement de fond qui, par vagues successives, a entendu rééquilibrer une relation contractuelle structurellement déséquilibrée au détriment de celui qui s’oblige à garantir la dette d’autrui.

Cautionnement. Le cautionnement est le contrat par lequel une caution s’oblige envers le créancier à payer la dette du débiteur principal en cas de défaillance de ce dernier. Il s’agit d’une sûreté personnelle présentant un double caractère : unilatéral, en ce que seule la caution s’engage envers le créancier, et accessoire, en ce que l’obligation de la caution suit le sort de l’obligation garantie et ne saurait excéder ce qui est dû par le débiteur principal.

La démarche engagée s’est appuyée sur le double constat suivant :

  • Premier constat
    • Le cautionnement est une sûreté dangereuse en ce qu’elle permet à un établissement de crédit de poursuivre l’exécution d’une dette due par un tiers sur l’ensemble du patrimoine de la caution.
    • Le danger se trouve aggravé par l’écoulement du temps : la dette garantie est susceptible de croître insensiblement — sous l’effet du cumul des intérêts, des commissions et des accessoires — sans que la caution, étrangère à la gestion courante du rapport principal, en ait une exacte connaissance.
    • Or nonobstant ce danger, un grand nombre de dirigeants d’entreprises, au moment de la cessation de leurs fonctions, ou même des particuliers, omettent de révoquer un cautionnement à durée illimitée.
    • Il en résulte que la caution demeure tenue, parfois plusieurs années durant, d’un engagement dont elle a perdu de vue tant l’existence que l’ampleur, jusqu’à ce que la poursuite du créancier la lui rappelle brutalement.
  • Second constat
    • Le cautionnement, acte unilatéral par excellence, n’étant pas établi en double exemplaire, le document constatant cet engagement est détenu par la banque et non par la caution, ce qui peut, notamment, poser de graves difficultés lors de l’ouverture d’une succession, les héritiers acceptant la succession sans connaître l’existence de ce cautionnement.
    • L’asymétrie informationnelle est ainsi double : non seulement la caution ignore l’évolution de la dette, mais elle ne dispose pas même, le plus souvent, du titre constatant l’étendue de son obligation. Le créancier concentre, à l’inverse, l’intégralité de l’information utile.

Pour remédier à cette situation qui exposait les cautions à de lourdes conséquences financières, le législateur a décidé de créer une obligation d’information imposant aux banques de faire connaître à la caution, à partir de la fin de chaque exercice, le montant en principal, intérêts, commissions, frais et accessoires restant à courir à la clôture de l’exercice au titre de l’engagement bénéficiant de la caution.

L’économie générale de cette obligation mérite d’être située avec précision, car elle ne doit pas être confondue avec les autres devoirs d’information qui jalonnent l’opération de cautionnement.

Une obligation d’information à distinguer des autres. L’obligation d’information annuelle dont il est ici question est une obligation propre au cautionnement, qui s’exécute de façon répétée tout au long de la vie du contrat. Elle ne se confond ni avec l’obligation générale d’information précontractuelle de droit commun — désormais consacrée à l’article 1112-1 du Code civil, qui impose à la partie connaissant une information déterminante pour le consentement de son cocontractant de la lui communiquer — ni avec le devoir de mise en garde de la banque envers la caution profane. Là où l’obligation de l’article 1112-1 se concentre au stade de la formation du contrat et vise à éclairer le consentement, l’obligation d’information annuelle déploie ses effets pendant l’exécution et tend à maintenir la caution informée de l’évolution de son risque.

Cette distinction n’est pas purement théorique. L’obligation générale de l’article 1112-1 du Code civil a vocation à s’appliquer à tous les contrats sans distinction, mais elle ne joue qu’à défaut de texte spécial prévoyant une obligation d’information ; or, en matière de cautionnement, le législateur a précisément édicté un régime spécial. L’obligation d’information annuelle constitue ainsi l’une de ces déclinaisons spéciales qui priment, dans leur domaine, le droit commun de l’information.

Loi du 1er mars 1984

Cette obligation a, pour la première fois, été instituée par la loi n° 84-148 du 1er mars 1984 relative à la prévention et au règlement amiable des difficultés des entreprises, qui a été le premier texte à mettre à la charge du créancier une obligation d’information au profit de la caution.

Elle a introduit dans le Code monétaire et financier un article L. 313-22 qui prévoyait que « les établissements de crédit ayant accordé un concours financier à une entreprise, sous la condition du cautionnement par une personne physique ou une personne morale, sont tenus au plus tard avant le 31 mars de chaque année de faire connaître à la caution le montant du principal et des intérêts, commissions, frais et accessoires restant à courir au 31 décembre de l’année précédente au titre de l’obligation bénéficiant de la caution ainsi que le terme de cet engagement. Les paiements effectués par le débiteur principal sont réputés, dans les rapports entre la caution et l’établissement, affectés prioritairement au règlement du principal de la dette ».

Cette première mouture appelle deux observations qui en commandent la portée. D’une part, l’obligation est périodique : elle se renouvelle chaque année jusqu’à l’extinction de la dette garantie. La Cour de cassation l’a expressément rappelé en jugeant que les établissements de crédit doivent se conformer aux prescriptions du texte « jusqu’à l’extinction de la dette garantie par le cautionnement » (Cass. mixte, 17 nov. 2006, n° 04-12.863). D’autre part, le texte instaure une règle d’imputation favorable à la caution, les paiements du débiteur principal étant réputés s’imputer prioritairement sur le principal de la dette, ce qui réduit d’autant l’assiette des intérêts dont la caution demeure tenue.

Loi du 11 février 1994

Soucieux d’aménager le régime du cautionnement des dettes professionnelles contractées par un entrepreneur individuel, le législateur a, dix ans plus tard, étendu, au profit de ces derniers, le domaine de l’obligation d’information créée par la loi du 1er mars 1984.

La loi n° 94-126 du 11 février 1994 relative à l’initiative et à l’entreprise individuelle a ainsi édicté une disposition prévoyant que « en cas de cautionnement à durée indéterminée consenti par une personne physique pour garantir une dette professionnelle d’un entrepreneur individuel, le créancier doit respecter les dispositions prévues à l’article 48 de la loi no 84-148 du 1er mars 1984 relative à la prévention et au règlement amiable des difficultés des entreprises. »

L’apport de ce texte tient à un double déplacement du domaine de l’obligation. Le débiteur garanti n’est plus nécessairement une entreprise au sens où l’entendait la loi de 1984, mais peut être un simple entrepreneur individuel ; et le créancier débiteur de l’information n’est plus exclusivement un établissement de crédit, mais tout créancier bénéficiant d’un cautionnement à durée indéterminée garantissant une dette professionnelle.

Loi du 29 juillet 1998

Dans le droit fil de ses interventions précédentes, le législateur a souhaité étendre un peu plus le domaine de l’obligation d’information des cautions sur l’évolution de la créance garantie et de ses accessoires.

Aussi, à l’occasion de l’adoption de la loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions, a-t-il introduit cette obligation dans le Code civil aux fins de généraliser son application à l’ensemble des cautionnements indéfinis consentis par une personne physique.

Cela s’est traduit par l’ajout d’un second alinéa à l’ancien article 2016 du Code civil qui prévoyait que « lorsque ce cautionnement est contracté par une personne physique, celle-ci est informée par le créancier de l’évolution du montant de la créance garantie et de ces accessoires au moins annuellement à la date convenue entre les parties ou, à défaut, à la date anniversaire du contrat, sous peine de déchéance de tous les accessoires de la dette, frais et pénalités. »

L’insertion dans le Code civil revêt une signification de principe : l’obligation cesse d’être un dispositif sectoriel, cantonné au crédit aux entreprises, pour devenir une règle de portée générale, applicable à tout cautionnement indéfini souscrit par une personne physique, quelle que soit la qualité du créancier.

Loi du 1er août 2003

Le mouvement tendant à renforcer la protection des cautions s’est poursuivi avec l’adoption de la loi n° 2003-721 du 1er août 2003 pour l’initiative économique, dite loi Dutreil.

Ce texte a introduit dans le Code de la consommation une disposition semblable à celle qu’il avait insérée dans le Code monétaire et financier, visant à obliger le créancier professionnel à informer chaque année la caution personne physique du montant de la dette (principal, intérêts, commissions, frais et accessoires), le terme de l’engagement ou, s’il est à durée indéterminée, la faculté de révocation et les conditions d’exercice de celle-ci.

La règle insérée à l’article L. 341-6 du code de la consommation était néanmoins pourvue d’un domaine d’application plus étendu, puisque faisant peser l’obligation d’information sur l’ensemble des créanciers professionnels et plus seulement sur les établissements de crédit.

Ordonnance du 21 septembre 2021

Si la création d’une obligation d’information annuelle au profit de la caution procède d’une intention des plus louables, la multiplication des textes n’est pas sans avoir fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la doctrine.

Les différentes réformes législatives intervenues entre 1984 et 2003 ont, en effet, progressivement étendu le domaine d’application de l’obligation d’information sans pour autant abroger corrélativement les dispositions préexistantes.

Il en est résulté un empilement des textes — répartis entre le Code civil, le Code de la consommation, le Code monétaire et financier et la loi du 11 février 1994 —, source de chevauchements et de divergences de régime (date d’exécution, contenu de l’information, sanction encourue), ce qui était de nature à nuire à leur compréhension et, par voie de conséquence, à porter atteinte à la sécurité juridique des parties à l’opération de cautionnement.

Conscient de la nécessité de mettre un terme à cette situation, le législateur a saisi l’occasion de la réforme du droit des sûretés pour remettre à plat le système mis en place.

Pour ce faire, l’ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021 a introduit un article 2302 dans le Code civil qui unifie et précise les dispositions relatives à l’obligation d’information annuelle de la caution qui, jusque-là, étaient dispersées entre le Code civil, le Code de la consommation, le Code monétaire et financier et la loi du 11 février 1994 relative à l’initiative et à l’entreprise individuelle.

Désormais, c’est donc à un texte unique — l’article 2302 du Code civil — qu’il convient de se reporter pour déterminer qui doit l’information, qui en bénéficie, en quoi elle consiste et ce qu’il advient en cas de manquement.

Afin d’appréhender le régime de cette obligation dont est créancière la caution, il convient d’envisager successivement son domaine d’application, son contenu, sa mise en œuvre et la sanction du défaut de son exécution.

I) Domaine de l’obligation d’information relative à l’étendue de l’engagement de la caution

Il ressort de l’article 2302 du Code civil que l’obligation d’information relative à l’étendue de l’engagement de la caution s’applique à deux catégories de cautionnements :

  • D’une part, les cautionnements souscrits par une personne physique envers un créancier professionnel
  • D’autre part, les cautionnements souscrits par une personne morale envers un établissement de crédit ou une société de financement en garantie d’un concours financier accordé à une entreprise

La logique de répartition est claire : la protection joue de plein droit dès lors que la caution est une personne physique et que le créancier revêt la qualité de professionnel (première catégorie) ; elle ne s’étend aux cautions personnes morales que dans le cas particulier où elles garantissent un concours financier consenti par un établissement de crédit ou une société de financement (seconde catégorie).

Dans les deux cas, l’obligation d’information annuelle sera applicable, par extension, au cautionnement réel, conformément à l’article 2325 du Code civil.

Dans un arrêt du 16 juin 2009, la Cour de cassation a, en revanche, exclu du domaine d’application de cette obligation l’aval, au motif qu’il garantit le paiement d’un titre cambiaire et que, à ce titre, il « ne constitue pas le cautionnement d’un concours financier accordé par un établissement de crédit à une entreprise » (). La solution se comprend aisément : l’aval, quoique voisin du cautionnement par sa fonction de garantie, en demeure distinct par sa nature cambiaire, de sorte qu’il échappe au régime spécial institué au bénéfice de la caution.

S’agissant des cautionnements souscrits par une personne physique envers un créancier professionnel

En application de l’article 2302, al. 1er du Code civil, l’obligation d’information annuelle s’impose à tout cautionnement souscrit par une personne physique envers un créancier professionnel.

Trois enseignements peuvent être retirés de cette disposition :

  • Premier enseignement
    • L’obligation d’information est nécessairement due en présence d’une caution personne physique.
    • Il est donc indifférent que la personne qui s’est obligée soit une caution avertie, tel un dirigeant de société, ou une caution profane qui ne disposerait d’aucune compétence financière ou juridique particulière.
    • La protection s’attache ici à la qualité de personne physique, et non au degré d’expérience ou de compétence de la caution. Le législateur a délibérément écarté le critère de la caution avertie, dont la jurisprudence fait usage en matière de devoir de mise en garde, pour retenir un critère objectif et aisé à manier. Le dirigeant qui cautionne les dettes de sa propre société, fût-il rompu aux affaires, bénéficie ainsi de l’information annuelle au même titre que le particulier le plus inexpérimenté.
  • Deuxième enseignement
    • L’obligation d’information visée par l’article 2302, al. 1er du Code civil ne pèse que sur les seuls créanciers professionnels.
    • La question qui alors se pose est de savoir ce que l’on doit entendre par créancier professionnel.
    • Au sens du droit de la consommation, le professionnel est défini par l’article liminaire du Code de la consommation comme « toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui agit à des fins entrant dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole, y compris lorsqu’elle agit au nom ou pour le compte d’un autre professionnel. »
    • Le premier enseignement qui peut être retiré de cette disposition, c’est que, à la différence de la caution, il est indifférent que le créancier soit une personne physique ou morale.
    • Le professionnel peut, indistinctement, être une personne physique, une personne morale, une personne privée, une personne publique ou encore une personne investie d’un pouvoir de représentation.
    • En toute hypothèse, le professionnel doit nécessairement exercer une activité économique à titre indépendant.
    • Aussi le professionnel se définit-il surtout par l’activité qu’il exerce, laquelle peut être de toute nature (commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole).
    • Le professionnel n’est donc pas nécessairement un commerçant. Il constitue une catégorie bien plus large qui transcende la distinction entre les commerçants et les non-commerçants.
    • Dans un arrêt du 9 juillet 2009, la Cour de cassation a précisé, au sujet d’un cautionnement, que « le créancier professionnel s’entend de celui dont la créance est née dans l’exercice de sa profession ou se trouve en rapport direct avec l’une de ses activités professionnelles, même si celle-ci n’est pas principale » ().
    • C’est donc le critère du rapport direct entre le cautionnement et l’activité exercée par le créancier qui permet de déterminer si celui-ci endosse la qualité de professionnel, faute de quoi il sera qualifié, soit de consommateur, soit de non-professionnel.
    • Comment ce rapport direct doit-il être apprécié ? La loi est silencieuse sur ce point.
    • Dans un arrêt du 17 juillet 1996, la Cour de cassation a estimé que l’appréciation du rapport direct relevait du pouvoir souverain des juges du fond ().
    • Il ressort toutefois des décisions que pour apprécier l’existence d’un rapport, cela suppose de s’interroger sur la finalité de l’opération.
    • Plus précisément, la question que le juge va se poser est de savoir si l’accomplissement de l’acte a servi l’exercice de l’activité professionnelle.
    • Si le contrat a été conclu à la faveur exclusive de l’activité professionnelle, l’existence du lien direct sera établie.
    • Dans l’hypothèse où l’acte ne profitera que partiellement à l’exercice de l’activité professionnelle, plus délicate sera alors l’établissement du rapport direct.
    • La question centrale est : l’activité professionnelle a-t-elle tiré un quelconque bénéfice de l’accomplissement de l’acte ?
    • S’il n’est pas nécessaire que le bénéfice retiré par le créancier du cautionnement relève de son activité principale, comme indiqué par la Cour de cassation dans l’arrêt du 9 juillet 2009, il doit néanmoins entretenir un rapport direct avec l’une des activités exercées par le créancier à titre professionnel (V. en ce sens ; ; ).
    • Dans un arrêt du 27 septembre 2017, la Chambre commerciale a été jusqu’à reconnaître la qualité de créancier professionnel à une association sans but lucratif qui exerçait l’activité de fourniture de la garantie financière prévue par l’article L. 211-18 II (a) du code du tourisme, nécessaire à l’obtention de la licence d’agent de voyages ().
    • La solution mérite d’être soulignée : la qualité de créancier professionnel ne suppose nullement la poursuite d’un but lucratif. Il suffit que la créance soit née dans l’exercice de la profession ou en rapport direct avec l’une des activités professionnelles du créancier, fût-elle dépourvue de toute finalité commerciale.
    • Cette décision révèle l’approche pour le moins extensive de la notion de créancier professionnel adoptée par la jurisprudence, qui est manifestement animée par la volonté d’étendre, dans la limite du possible, le dispositif protecteur dont jouissent les cautions.
Faits
Un créancier, bénéficiaire d’un cautionnement souscrit par une personne physique, poursuit cette dernière en exécution de son engagement. La caution conteste devoir payer en faisant valoir un manquement aux obligations protectrices attachées à la qualité de créancier professionnel.
Problème
Comment définir le créancier professionnel dont la qualité conditionne le bénéfice, pour la caution personne physique, des dispositions protectrices — au premier rang desquelles l’obligation d’information ?
Solution
Le créancier professionnel s’entend de celui dont la créance est née dans l’exercice de sa profession ou se trouve en rapport direct avec l’une de ses activités professionnelles, « même si celle-ci n’est pas principale ».
Portée
L’arrêt fixe le critère du rapport direct et en retient une conception large : il suffit que la créance se rattache à l’une quelconque des activités professionnelles du créancier, sans qu’il soit besoin que cette activité soit principale ni qu’elle poursuive un but lucratif (V. ultérieurement ).

Exemple. Une société de distribution consent à l’un de ses fournisseurs un délai de paiement de 90 000 € garanti par le cautionnement du dirigeant de ce fournisseur. La créance de la société de distribution est née dans l’exercice de son activité commerciale : elle revêt la qualité de créancier professionnel et doit, chaque année, informer la caution de l’état de la dette garantie. À l’inverse, le particulier qui prête 15 000 € à un ami, en se faisant garantir par la caution d’un tiers, n’agit dans le cadre d’aucune activité professionnelle : il n’est tenu d’aucune information annuelle.

  • Troisième enseignement
    • La nature de l’opération garantie est sans incidence sur l’obligation d’information, laquelle s’applique dès lors que le cautionnement est souscrit par une personne physique au profit d’un créancier professionnel.
    • Il importe peu, par ailleurs, que le cautionnement présente un caractère civil ou commercial, l’article 2302, al. 1er n’opérant aucune distinction.
    • De même est-il indifférent que le cautionnement soit à durée déterminée ou indéterminée : c’est seulement le contenu de l’information due — et, notamment, la mention de la faculté de révocation — qui variera selon que l’engagement comporte ou non un terme, et non l’existence de l’obligation elle-même.

B) S’agissant des cautionnements souscrits par une personne morale envers un établissement de crédit ou une société de financement en garantie d’un concours financier accordé à une entreprise

Inspiré de l’ancien article L. 313-22 du Code monétaire et financier, le nouvel article 2302, al. 3e du Code civil étend le domaine de l’obligation d’information annuelle aux cautionnements souscrits par une personne morale envers un établissement de crédit ou une société de financement en garantie d’un concours financier accordé à une entreprise.

Il ressort de cette disposition que les personnes morales ne sont pas tout à fait exclues du dispositif institué par le premier alinéa du texte.

La logique de ce traitement différencié est la suivante : la caution personne morale, présumée mieux armée que la personne physique, ne mérite la protection de l’information annuelle que dans le champ historique du dispositif — celui du crédit aux entreprises —, là précisément où le risque d’ignorance de l’évolution d’une dette professionnelle complexe est le plus aigu.

Pour être créancières de l’obligation d’information annuelle au même titre que les cautions personnes physiques, les personnes morales doivent néanmoins avoir souscrit un cautionnement devant répondre à trois conditions cumulatives :

Première condition

En application de l’article 2302, al. 3e du Code civil, le cautionnement doit avoir été contracté au profit d’un établissement de crédit ou d’une société de financement.

La question qui alors se pose est de savoir ce que recouvrent ces deux catégories d’entreprises.

  • S’agissant des établissements de crédit, ils sont définis par l’article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 comme « une entreprise dont l’activité consiste à recevoir du public des dépôts ou d’autres fonds remboursables et à octroyer des crédits pour son propre compte ».
  • S’agissant des sociétés de financement, il s’agit, au sens de l’article L. 511-1, II du Code monétaire et financier, de « personnes morales, autres que des établissements de crédit, qui effectuent à titre de profession habituelle et pour leur propre compte des opérations de crédit dans les conditions et limites définies par leur agrément ».

Le critère commun à ces deux catégories réside dans la titularité d’un agrément les habilitant à réaliser des opérations de crédit. De façon générale, tous les établissements titulaires d’un agrément les autorisant à octroyer des concours financiers sont soumis à l’obligation d’information annuelle.

À cet égard, dans un arrêt du 26 octobre 1999, la Cour de cassation a refusé d’appliquer l’obligation d’information annuelle aux compagnies d’assurances au motif qu’elles « ne sont pas habilitées à pratiquer des opérations de crédit et ne peuvent consentir des prêts aux collectivités locales que par une dérogation légale particulière » (). La solution confirme que c’est l’habilitation à pratiquer des opérations de crédit, et non la simple fourniture de fonds, qui délimite le cercle des créanciers visés par le troisième alinéa.

Établissement de crédit / société de financement. L’un et l’autre se reconnaissent à la détention d’un agrément les autorisant à réaliser des opérations de crédit. La distinction tient à ce que l’établissement de crédit peut recevoir du public des fonds remboursables (notamment des dépôts), tandis que la société de financement, qui ne le peut, octroie des crédits pour son propre compte dans les seules limites de son agrément. C’est de cette habilitation que dépend l’assujettissement à l’obligation d’information annuelle, ce dont sont par conséquent exclus les opérateurs — telles les compagnies d’assurances — qui n’en sont pas pourvus.

Deuxième condition

L’article 2302, al. 3e du Code civil subordonne l’application de l’obligation d’information annuelle à la souscription d’un cautionnement en garantie d’un concours financier.

Que doit-on entendre par concours financier ? Les textes ne fournissent aucune définition de cette notion.

Il en va de même pour la jurisprudence, qui n’a toujours pas adopté de véritable critère permettant d’identifier les opérations s’analysant en des concours financiers.

Concours financier. Le concours financier s’entend, dans une acception large, du crédit consenti par un établissement habilité à une entreprise. Il ne se confond toutefois pas exactement avec la notion de crédit, la Cour de cassation paraissant en retenir une conception plus étroite, voisine du prêt par mise à disposition de fonds, comme en témoigne l’exclusion du crédit-bail et de la location avec option d’achat.

Dans une acception large, le concours financier consiste a priori en un crédit, lequel se définit comme l’« opération par laquelle une personne met ou fait mettre une somme d’argent à disposition d’une autre personne en raison de la confiance qu’elle lui fait ».

À cet égard, comme il a été relevé en doctrine, le crédit « peut se réaliser de trois manières différentes : soit par la mise à disposition de fonds, soit par l’octroi d’un délai de paiement, soit par un engagement de garantie d’une dette ».

C’est là une différence avec le contrat de prêt qui ne connaît, quant à lui, qu’une seule forme : la mise à disposition de fonds ; encore que, dans cette configuration, le prêt ne se recoupe que partiellement avec la notion de crédit.

Tandis que le crédit par mise à disposition de fonds peut consister, soit en la remise immédiate d’une somme d’argent, soit en une avance éventuelle de fonds, soit en une mobilisation de créances, le prêt ne se conçoit que sous la première de ces modalités.

S’agissant du concours financier, la Cour de cassation semble considérer qu’il y a lieu de l’envisager moins comme une opération de crédit que comme un prêt.

Pour exemple, dans un arrêt du 30 novembre 1993, la Chambre commerciale a jugé que les établissements de crédit-bail n’étaient pas soumis à l’obligation d’information annuelle, dans la mesure où, selon elle, le crédit-preneur s’acquitterait, non pas d’une échéance de remboursement de prêt, mais de loyers, de sorte que l’opération garantie ne s’analyserait pas en un véritable concours financier ().

Elle a statué dans le même sens dans un arrêt du 28 janvier 2014, dans une affaire où le cautionnement avait été souscrit en garantie d’une opération de location avec option d’achat ().

Le point commun entre l’opération de crédit-bail et l’opération de location avec option d’achat réside dans l’absence de mise à disposition des fonds au bénéficiaire du crédit.

Est-ce le critère retenu par la Cour de cassation permettant de déterminer si l’on est ou non en présence d’un concours financier au sens de l’ancien article L. 313-22 du Code monétaire et financier ?

À l’analyse, s’il s’agit là d’un critère dont il est tenu compte par la Haute juridiction, certaines solutions adoptées par cette dernière suggèrent que l’absence de mise à disposition n’est pas exclusive de la qualification de concours financier.

Dans un arrêt du 30 novembre 1993, la Cour de cassation a, par exemple, étendu le domaine de l’obligation d’information annuelle pesant sur les établissements de crédit et les sociétés de financement aux sociétés d’affacturage (V. en ce sens ).

L’opération d’affacturage ne suppose pourtant pas de mise à disposition de fonds : elle consiste seulement, pour un créancier, l’adhérent, à transférer à un établissement de crédit, le factor, des créances commerciales par le jeu d’une subrogation personnelle moyennant le paiement d’une commission.

L’on perçoit la tension qui traverse la jurisprudence : le critère de la mise à disposition de fonds, retenu pour exclure le crédit-bail, est démenti par l’assujettissement de l’affacturage, qui en est tout autant dépourvu. La Cour de cassation paraît, en réalité, statuer au regard de la fonction de financement de l’opération, appréciée concrètement, plutôt qu’au regard d’une définition abstraite et préétablie.

Exemple. Une société souscrit auprès de sa banque un prêt de 200 000 € destiné à financer l’acquisition d’un fonds de commerce, garanti par le cautionnement d’une société mère : l’opération constitue un concours financier et ouvre droit à l’information annuelle. À l’inverse, la même société qui prend en crédit-bail un matériel industriel, en s’acquittant de loyers mensuels, ne bénéficie pas — au profit de la caution personne morale — de l’information annuelle, l’opération ne s’analysant pas, pour la Cour de cassation, en un concours financier.

Au bilan, il est difficile de dégager un critère du concours financier, la Cour de cassation raisonnant pour l’heure au cas par cas.

Troisième condition

L’article 2302, al. 3e du Code civil ne s’applique qu’à la condition que le concours financier cautionné soit « accordé à une entreprise ».

Si, intuitivement, l’on se représente assez facilement ce qu’est une entreprise, étonnamment il s’agit là d’une notion qui n’est définie par aucun texte.

Tout au plus l’administration fiscale définit-elle l’entreprise comme une unité économique autonome :

  • D’une part, qui est gérée et détenue par une ou plusieurs personnes physiques n’ayant pas constitué entre elles une société et regroupant des moyens d’exploitation et une clientèle propres.
  • D’autre part, qui dispose d’un bilan fiscal où sont inscrits les éléments d’actif et de passif, affectés à l’exercice d’une activité professionnelle de nature industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole ainsi que ceux que l’exploitant a décidé d’y porter dans le cadre de la liberté de gestion qui, le cas échéant, lui est reconnue par la loi.

Cette définition rejoint celle retenue en droit européen. L’entreprise a été définie par la Cour de justice de l’Union européenne comme « toute entité exerçant une activité économique, indépendamment du statut juridique de cette entité et de son mode de financement » (CJCE, 23 avril 1991, Höfner, aff. C-41/90).

Le critère de l’entreprise est donc matériel, puisqu’il tient à l’exercice d’une activité économique.

Pour être qualifiée d’entreprise, il est donc indifférent que l’activité exercée par l’entité, personne morale ou personne physique, soit commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Ce qui importe, c’est qu’il s’agisse d’une activité économique.

À cet égard, dans un arrêt du 25 octobre 2001, la CJCE a jugé que « constitue une activité économique toute activité consistant à offrir des biens ou des services sur un marché donné » (CJCE, 25 octobre 2001, Ambulanz Glöckner, aff. C-475/99).

Le caractère économique d’une activité se déduit donc de la capacité d’une entité à offrir des biens et services sur un marché pertinent. Le marché peut être réel ou simplement potentiel, et l’activité en cause doit répondre aux lois du marché.

Pour la Commission européenne, toutes les activités peuvent être qualifiées d’économiques, à l’exception de celles relevant de prérogatives de puissance publique telles que la surveillance antipollution d’un port, la police, etc.

Ceci étant posé, l’obligation d’information annuelle mise à la charge des établissements de crédit et des sociétés de financement par l’article 2302, al. 3e du Code civil n’aura vocation à s’appliquer que dans l’hypothèse où l’entité bénéficiaire du concours financier cautionné exerce une activité économique.

Entreprise. En l’absence de définition légale, l’entreprise s’entend, au sens de l’article 2302, al. 3e, de toute entité — personne physique ou morale — exerçant une activité économique, c’est-à-dire consistant à offrir des biens ou des services sur un marché donné, indépendamment de son statut juridique, de son mode de financement et de la nature commerciale, artisanale, libérale ou agricole de cette activité. Le critère est ainsi purement matériel.

Dans un arrêt du 9 mai 1996, la Cour de cassation a, par exemple, exclu l’application de l’obligation d’information au motif que le cautionnement portait non pas sur un crédit consenti à une entreprise, mais sur une ouverture de crédit en compte courant octroyée à un notaire à titre personnel ().

En sens inverse, la Première chambre civile a jugé, dans un arrêt du 29 juin 2004, que l’obligation d’information annuelle était due par un établissement de crédit qui avait consenti un concours financier à deux particuliers, dès lors que ces derniers avaient informé la banque de leur intention d’affecter les fonds prêtés à l’augmentation du capital social d’une société commerciale ().

Le rapprochement de ces deux décisions est éclairant : ce n’est ni la qualité du bénéficiaire des fonds — particulier ou société — ni la forme du crédit qui emporte la qualification, mais l’affectation que reçoit, in fine, le concours financier. Le crédit consenti à un particulier mais destiné, au su du prêteur, à financer une entreprise, relève de l’obligation d’information ; le crédit consenti à un professionnel pour ses besoins personnels y échappe.

Le critère déterminant, c’est donc l’affectation finale du concours financier à une entreprise.

« Le créancier professionnel s’entend de celui dont la créance est née dans l’exercice de sa profession ou se trouve en rapport direct avec l’une de ses activités professionnelles, même si celle-ci n’est pas principale. » — .

En pratique, ce qui soulèvera le plus de difficulté, ce ne sera pas tant d’établir la destination des fonds, mais de démontrer que l’entité bénéficiaire du concours financier exerce une activité économique et que, donc, elle peut être qualifiée d’entreprise.

La question s’est notamment posée pour les SCI constituées aux fins de gestion d’un patrimoine immobilier.

Peut-on considérer que la poursuite de cet objet social s’analyse en une activité économique ?

En pareille hypothèse, la jurisprudence semble plutôt répondre par la négative (V. en ce sens CA Paris, 23 juin 1998, n°96/05089). La gestion passive d’un patrimoine immobilier, qui se borne à la perception de revenus locatifs sans offre de services sur un marché, ne caractérise pas, en effet, l’exercice d’une activité économique au sens retenu par la jurisprudence européenne. Cette solution est majoritairement approuvée par la doctrine.

Lorsque, en revanche, il est démontré que la SCI exerce une réelle activité économique, la Cour de cassation estime qu’il n’y a aucune raison d’écarter l’application de l’obligation d’information annuelle (V. en ce sens ; ).

La ligne de partage est ainsi nette : ce n’est pas la forme sociale — civile par hypothèse — qui commande la qualification d’entreprise, mais la réalité de l’activité déployée. La SCI qui se borne à détenir et à gérer un immeuble pour le compte de ses associés n’est pas une entreprise ; celle qui exploite véritablement un bien sur un marché, à l’instar d’une activité de promotion ou de marchand de biens, le devient, et la caution personne morale qui la garantit bénéficie alors de l’information annuelle.

La Première chambre civile a, dans un arrêt du 12 mars 2002, retenu la même solution pour les associations qui, dès lors qu’elles exercent une activité économique, y compris à titre accessoire, sont susceptibles d’endosser la qualification d’entreprise ().

La détermination du débiteur de l’obligation d’information ne se limite toutefois pas à la qualification de l’entité créancière : encore faut-il que celle-ci revête la qualité de créancier professionnel, condition à laquelle l’article 2302 du Code civil subordonne expressément l’assujettissement à l’obligation annuelle.

Créancier professionnel — Par créancier professionnel, il faut entendre celui dont la créance est née dans l’exercice de sa profession ou se trouve en rapport direct avec l’une de ses activités professionnelles. La Cour de cassation a retenu une conception extensive de cette notion, jugeant que cette qualité est acquise « même si l’activité est exercée sans but lucratif », de sorte que l’absence de finalité spéculative ne fait nullement obstacle à l’application du régime protecteur de la caution ().

II) Contenu de l’obligation d’information relative à l’étendue de l’engagement de la caution

L’article 2302 du Code civil prévoit que le créancier professionnel doit fournir à la caution deux séries d’informations.

Tandis que la première série d’informations tient au montant de l’engagement de caution, la seconde est relative à sa durée. L’une et l’autre concourent à une même finalité : permettre à la caution de mesurer, année après année, l’ampleur exacte de l’obligation qui pèse sur elle et d’anticiper le risque financier auquel elle demeure exposée. Loin d’être une formalité abstraite, l’information annuelle constitue ainsi un instrument concret de transparence, prolongement, dans la durée du contrat, de l’exigence d’un consentement éclairé que le droit commun consacre désormais à l’article 1112-1 du Code civil.

Les informations relatives au montant de l’engagement de caution

L’article 2302 du Code civil prévoit que le créancier professionnel est tenu « de faire faire connaître à toute caution personne physique le montant du principal de la dette, des intérêts et autres accessoires restant dus au 31 décembre de l’année précédente au titre de l’obligation garantie ».

Il ressort de cette disposition que l’information fournie à la caution devra être précise, en ce sens qu’elle devra décomposer le montant de l’engagement restant dû entre :

  • D’une part, le principal de la dette
  • D’autre part, les intérêts
  • Enfin, les accessoires

Cette exigence de décomposition n’est pas gratuite. Elle se comprend au regard de la fonction même de l’information : en distinguant le capital, les intérêts et les accessoires, la caution est en mesure d’apprécier non seulement le poids total de sa dette, mais encore la part respective de chacune de ses composantes — distinction d’autant plus déterminante que la sanction du défaut d’information, on le verra, frappe spécifiquement les intérêts. La caution doit donc pouvoir reconstituer, à la seule lecture de l’information reçue, la structure de la créance garantie.

L’exigence ne serait donc pas satisfaite si le créancier se limitait à fournir à la caution une information sur le montant global restant dû (V. en ce sens ). Une information globalisante, qui agrégerait sans les ventiler le principal et ses accessoires, ne place pas la caution en mesure d’exercer le contrôle que la loi a précisément entendu lui ménager  elle équivaut, de ce point de vue, à une absence d’information.

Exemple — Un établissement de crédit adresse à la caution un courrier mentionnant une dette de 120 000 € « tous éléments confondus ». Une telle mention est insuffisante : l’information aurait dû préciser, par exemple, 100 000 € au titre du principal, 15 000 € au titre des intérêts et 5 000 € au titre des accessoires (pénalités, frais), faute de quoi la caution ne peut identifier l’assiette exacte de l’éventuelle déchéance.

Les informations relatives à la durée de l’engagement de caution

L’article 2302 du Code civil prévoit que le créancier professionnel doit rappeler :

  • Si le cautionnement est à durée déterminée le terme de l’engagement de caution

OU

  • Si le cautionnement est à durée indéterminée, la faculté de résiliation de la caution à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci peut être exercée.

La distinction commande des informations de nature radicalement différente. Lorsque le cautionnement est à durée déterminée, la caution est tenue jusqu’au terme convenu, sans pouvoir se délier unilatéralement : il importe alors qu’elle se voie rappeler l’échéance qui borne son engagement — étant observé que le cautionnement, contrat strictement délimité, ne saurait être étendu au-delà des limites dans lesquelles il a été contracté (art. 2292 C. civ. ; ). Lorsque le cautionnement est en revanche à durée indéterminée, la prohibition des engagements perpétuels ouvre à la caution une faculté de résiliation discrétionnaire  le législateur impose dès lors au créancier de la lui rappeler, ainsi que les conditions de son exercice, afin qu’elle ne demeure pas captive d’une garantie dont elle ignorerait pouvoir s’affranchir.

III) Mise en œuvre de l’obligation d’information relative à l’étendue de l’engagement de la caution

A) Date de la délivrance de l’information

L’article 2302, al. 1er du Code civil prévoit que l’information due par le créancier professionnel doit être délivrée à la caution « avant le 31 mars de chaque année ».

Cette date butoir, fixée impérativement par la loi, présente un double intérêt : elle assure la périodicité — annuelle — de l’information et fournit le point de départ du calcul de la déchéance en cas de manquement. L’obligation n’est toutefois ni instantanée ni unique  elle se renouvelle aussi longtemps que subsiste la dette garantie.

Dans un arrêt du 2 novembre 1993, la Cour de cassation a précisé que cette information devait être fournie dès lors que la dette cautionnée existe au 31 décembre de l’année précédente.

L’obligation d’information doit, par ailleurs, être exécutée « jusqu’à l’extinction de la dette » (). La Cour de cassation avait, dès cette époque, jugé que les établissements de crédit ayant accordé un concours financier sous la condition d’un cautionnement « doivent se conformer aux prescriptions de ce texte jusqu’à l’extinction de la dette garantie par le cautionnement », de sorte que le créancier qui s’en abstient ne saurait reprocher aux juges du fond de l’avoir débouté de sa demande ().

Dans un arrêt du 17 novembre 2006, la Chambre mixte a ajouté que l’information devait être fournie à la caution jusqu’à extinction de la dette garantie par le cautionnement, quand bien même cette dernière aurait fait l’objet d’une condamnation définitive au paiement de l’obligation principale (). La solution est d’une grande portée pratique : elle interdit au créancier de considérer que l’obligation d’information s’éteint avec le prononcé du titre exécutoire  tant que la dette n’est pas soldée, l’information demeure due, et la déchéance continue de courir au profit de la caution négligée.

Faits
Un établissement de crédit, après avoir consenti un concours financier garanti par un cautionnement, obtient la condamnation définitive de la caution au paiement de l’obligation principale. Il cesse alors de délivrer l’information annuelle, estimant celle-ci sans objet une fois le titre acquis.
Problème
L’obligation d’information annuelle de la caution survit-elle à la condamnation définitive de celle-ci au paiement de la dette garantie ?
Solution
Oui. Il résulte de l’article L. 313-22 du Code monétaire et financier que les établissements de crédit doivent se conformer aux prescriptions de ce texte jusqu’à l’extinction de la dette garantie  viole ce texte la cour d’appel qui rejette la demande de la caution en retenant que l’obligation d’information aurait cessé avec la condamnation.
Portée
L’information annuelle est due tant que la dette subsiste, indépendamment de l’existence d’un titre exécutoire : c’est l’extinction de la dette, et non l’acquisition d’un jugement, qui marque le terme de l’obligation. La solution, transposable à l’article 2302 du Code civil, conditionne la durée du jeu de la déchéance.

Cette position a été reconduite, à plusieurs reprises, par la Haute juridiction ( ; ).

B) Forme de la délivrance de l’information

L’article 2302 du Code civil ne prescrit aucune forme particulière quant à la délivrance de l’information due par le créancier professionnel, de sorte qu’il est indifférent qu’elle soit notifiée à la caution par lettre simple ou par lettre recommandée avec accusé de réception.

Cette absence d’exigence de formalisme est toutefois un leurre dans la mesure où la charge de la preuve de la délivrance de l’information pèse sur le créancier professionnel. La liberté formelle que la loi paraît concéder se retourne ainsi contre celui-là même qu’elle semble avantager : le créancier qui, par souci d’économie, recourt à la lettre simple s’expose à ne pouvoir établir, le moment venu, ni la date ni le contenu de l’information délivrée. Le formalisme probatoire reprend, sur le terrain de la preuve, ce que l’absence de formalisme légal avait paru abandonner.

C) Preuve de la délivrance de l’information

C’est donc au créancier qu’il appartient d’établir que les informations énoncées à l’article 2302 du Code civil ont été dûment fournies à la caution. Cette répartition de la charge probatoire s’inscrit dans la logique du droit commun : il incombe à celui qui se prétend libéré, ou qui invoque l’exécution d’une obligation, d’en rapporter la preuve.

À cet égard, dans un arrêt du 17 octobre 2000, la Cour de cassation a jugé que « l’information de la caution constitue un fait qui peut être prouvé par tous moyens et qu’il n’incombe pas à l’établissement de crédit de prouver que la caution a effectivement reçu » ().

La qualification de l’information comme simple fait juridique emporte une conséquence essentielle : la preuve en est libre. Le créancier n’a pas à se ménager un écrit revêtu d’une force probante particulière  il peut recourir à tout mode de preuve. Encore faut-il que celui-ci soit probant — et c’est précisément sur ce terrain que la jurisprudence s’est montrée exigeante.

Cette liberté de la preuve dont bénéficie le créancier ne le dispense pas d’établir :

  • D’une part, que l’information a été délivrée à la caution avant le 31 mars de chaque année
  • D’autre part, que l’information délivrée répondait aux exigences posées par l’article 2302 du Code civil quant à son contenu

Cette dualité de l’objet de la preuve mérite d’être soulignée : établir que l’on a écrit n’est pas établir quand l’on a écrit, et établir l’envoi d’un courrier n’est pas établir ce que ce courrier contenait. La date et le contenu constituent deux objets distincts de preuve, que la Cour de cassation a soigneusement dissociés.

S’agissant de la preuve de la date de délivrance de l’information

Il appartient donc au créancier de prouver, en cas de litige, qu’il a bien notifié l’information due à la caution avant le 31 mars de chaque année.

Pratiquement, cela signifie qu’il devra démontrer que le courrier a été envoyé avant cette date.

Dans un arrêt du 25 novembre 1997, la Première chambre civile est venue préciser qu’il n’incombait pas, en revanche, au créancier « de prouver que la caution a effectivement reçu l’information envoyée » (). La distinction est capitale : c’est l’émission de l’information, et non sa réception, qui constitue le fait à prouver. Le créancier est ainsi déchargé du risque de la non-réception, lequel pèse, en définitive, sur la caution — pourvu que l’envoi soit, lui, dûment établi.

Afin d’établir que l’information a été délivrée dans les délais, le moyen le plus efficace est, sans aucun doute, la notification de l’information par voie de lettre recommandée avec accusé de réception.

Reste que cette modalité de délivrance de l’information est particulièrement couteuse, raison pour laquelle la plupart des établissements de crédit privilégient, compte tenu du volume des notifications à traiter, l’envoi par lettre simple. C’est de cette tension entre l’impératif probatoire et la contrainte économique qu’est né un abondant contentieux, la Cour de cassation s’employant à écarter, un à un, les procédés de preuve impropres à établir l’envoi.

Dans plusieurs arrêts la Cour de cassation a toutefois averti que « la seule production de la copie d’une lettre ne suffit pas à justifier de son envoi » (V. en ce sens ; ). La raison en est aisément perceptible : la copie d’une lettre n’atteste que de la confection d’un document, nullement de sa remise au service postal  elle est l’œuvre du créancier lui-même, qui ne saurait se constituer une preuve à soi-même.

Elle a estimé que la preuve de cet envoi n’était pas non plus rapportée en cas de fourniture d’un document constatant un prélèvement effectué par la banque sur le compte de la société débitrice d’une somme au titre des frais d’information annuelle de la caution (). La perception de frais d’information ne prouve que la facturation d’une diligence, non son accomplissement : le débit du compte atteste d’un coût, point d’un envoi.

La Chambre commerciale a encore jugé insuffisant comme élément de preuve la production d’un tableau d’amortissement (CA Metz 15 mars 1991), d’un relevé de compte (Cass. com. 5 oct. 1993) ou encore d’une attestation de commissaire aux comptes, assortie d’un constat d’huissier de la mise sous pli et de l’affranchissement du courrier ().

En réaction à l’exigence probatoire fixée par la Cour de cassation, les établissements de crédit ont opté pour une technique consistant à faire constater par un huissier de justice, d’une part, les relevés informatiques de l’ensemble des lettres d’information envoyées aux cautions en mars de chaque année et, d’autre part, l’envoi global des envois annuels. Le procédé repose sur une idée simple : à défaut de pouvoir prouver l’envoi individuel de chaque lettre, le créancier prouve l’existence d’une campagne d’envoi de masse, dont le constat d’huissier — émanant d’un tiers assermenté — atteste tout à la fois l’édition informatique et la remise effective au service postal.

Cette technique de preuve semble avoir été admise par la Chambre commerciale dans deux arrêts rendus le 17 novembre 2015 et le 4 mai 2017 ( ; ). La solution réalise un compromis raisonnable entre l’exigence de loyauté probatoire et la réalité industrielle des envois de masse : l’intervention d’un tiers assermenté supplée l’impossibilité matérielle d’une preuve individualisée.

S’agissant de la preuve du contenu de l’information délivrée

Outre la preuve de la date de délivrance de l’information due à la caution, le créancier doit démontrer que le contenu du courrier envoyé était conforme aux exigences légales. La double exigence se conçoit aisément : une information envoyée dans les délais mais incomplète, ou une information complète mais hors délai, ne satisfont, ni l’une ni l’autre, à la prescription de l’article 2302 du Code civil.

Dans un arrêt du 17 novembre 1998, elle a ainsi approuvé une Cour d’appel qui pour considérer qu’un établissement bancaire avait manqué à son obligation d’information a jugé que « si les documents produits permettaient d’établir qu’une lettre avait bien été adressée à M. X… caution, ils ne démontraient pas que celle-ci contenait les informations exigées par l’article 48 de la loi du 1er mars 1984 » ().

Il ressort de cette décision que la preuve de l’envoi du courrier ne permet pas de démontrer le contenu de l’information délivrée. Les deux objets de preuve étant indépendants, le créancier qui établit l’envoi sans en établir le contenu n’a satisfait qu’à la moitié de son obligation probatoire — et demeure, pour le tout, en situation de manquement.

La Cour de cassation admet en revanche que la preuve de ce contenu puisse être rapportée au moyen de la production de la copie de la lettre adressée à la caution (). Le même document — la copie de la lettre — connaît ainsi un sort probatoire dissocié : impropre à établir l’envoi, il est en revanche admis pour établir le contenu de l’information, dès lors que l’envoi en a été démontré par ailleurs.

D) Coût de la délivrance de l’information

L’article 2302 du Code civil prévoit que le coût de la délivrance de l’information doit être supporté par le créancier professionnel.

Sous l’empire du droit antérieur, ce dernier avait seulement interdiction de facturer les frais de notification à la caution.

Les établissements bancaires en avaient tiré la conséquence qu’ils pouvaient faire supporter cette charge financière sur le débiteur principal — la prohibition, cantonnée à la seule caution, laissant ouverte la possibilité d’un report sur le compte de l’emprunteur.

Cette pratique est désormais interdite : le créancier professionnel doit délivrer l’information due à la caution à ses seuls frais. L’évolution est cohérente avec la finalité protectrice du texte : l’information annuelle étant une obligation propre du créancier, conçue dans l’intérêt de la caution, il serait paradoxal d’en reporter le coût, fût-ce indirectement, sur la sphère du débiteur garanti.

IV) Sanction du défaut d’exécution de l’obligation d’information relative à l’étendue de l’engagement de la caution

L’article 2302 du Code civil prévoit que le non-respect de l’obligation d’information est sanctionné par la « déchéance de la garantie des intérêts et pénalités échus depuis la date de la précédente information et jusqu’à celle de la communication de la nouvelle information ».

Déchéance du droit aux intérêts — La déchéance est la perte d’un droit encourue à titre de sanction. Appliquée à l’information annuelle de la caution, elle ne libère pas celle-ci de sa dette : elle prive le créancier négligent du droit de réclamer à la caution les intérêts (et pénalités) courus pendant la période de défaillance. Sanction strictement civile et non indemnitaire, elle s’applique de plein droit, sans que la caution ait à démontrer un quelconque préjudice résultant du défaut d’information.

Cette disposition qui ne fait que reprendre les solutions en vigueur antérieurement à l’adoption de l’ordonnance du 15 septembre 2021, appelle plusieurs remarques :

Sur le domaine de la déchéance

Dans un arrêt du 9 décembre 1997 la Cour de cassation a jugé que la déchéance encourue en cas de manquement à l’obligation d’information ne concernait que les intérêts conventionnels appliqués à l’obligation principale et ne pouvait donc pas « être étendue aux intérêts au taux légal auxquels […] la caution est tenue, à titre personnel, à compter de la première mise en demeure qu’elle reçoit » ().

La distinction est essentielle. Les intérêts conventionnels, accessoires de la dette principale, relèvent de l’obligation garantie et tombent, à ce titre, sous le coup de la déchéance. Les intérêts au taux légal dus par la caution à compter de sa propre mise en demeure procèdent, eux, d’une dette personnelle, étrangère à l’obligation d’information : ils échappent par nature à la sanction. La Cour de cassation avait, de longue date, marqué cette ligne de partage, en censurant la cour d’appel qui refusait à la caution les intérêts au taux légal dont elle était tenue, à titre personnel, en vertu de l’article 1153, alinéa 3 ancien du Code civil ().

Dans le droit fil de cette décision, la Chambre commerciale a jugé dans un arrêt du 6 mars 2019, que la déchéance ne couvrait pas non plus les accessoires de la dette principale, tels que notamment les pénalités et autres intérêts de retard ().

Sur l’invocation de la déchéance

S’agissant de l’invocation de la déchéance des intérêts, la Cour de cassation a affirmé, dans un arrêt remarqué, qu’elle pouvait intervenir nonobstant l’existence d’une décision passée en force jugée rendue à l’encontre du débiteur principal au motif que la caution solidaire peut opposer au créancier toutes les exceptions qui lui sont personnelles.

Au cas particulier, il s’agissait de l’admission définitive par le Juge-commissaire d’une créance à la procédure collective d’un débiteur.

Au soutien de sa décision, la Chambre commerciale avance que la décision d’admission de la créance, passée en force de chose jugée, n’interdisait pas aux cautions solidaires, d’invoquer l’exception personnelle tirée de l’inobservation par la banque des obligations dont elle était tenue à leur égard (). La portée de cette solution est considérable : la déchéance, parce qu’elle sanctionne un manquement du créancier envers la caution, constitue une exception personnelle à celle-ci  elle demeure dès lors invocable alors même que la créance a été irrévocablement fixée dans son principe et son montant à l’encontre du débiteur principal. L’autorité de la chose jugée attachée à l’admission de la créance ne saurait faire écran à un moyen de défense que la caution puise dans son propre rapport avec le créancier.

Sur la durée de la déchéance

Dans un arrêt du 22 juin 1993, la Cour de cassation a jugé que, en cas de notification tardive de l’information due à la caution, la déchéance des intérêts était encourue seulement pour la période comprise entre la date butoir fixée par la loi et la date de régularisation de la situation du créancier ().

Si donc l’information est délivrée le 30 juin de l’année en cours au lieu du 31 mars, la déchéance couvrira trois mois d’intérêts. La sanction est ainsi proportionnée à la durée du manquement : elle n’est pas forfaitaire mais s’étend, jour après jour, aussi longtemps que perdure le défaut d’information, et cesse de courir dès que le créancier régularise sa situation.

À cet égard, en cas de non-respect de l’obligation d’information, la déchéance prend effet non pas au jour de la souscription du cautionnement, mais à compter de la date à laquelle l’information devait être délivrée au plus tard, soit avant le 31 mars de chaque année ().

Dérogation au principe d’imputation des paiements

En présence d’une dette unique qui produit des intérêts, l’article 1343-1 du Code civil prévoit que « le paiement partiel s’impute d’abord sur les intérêts. » Cette règle de droit commun, héritée de l’ancien article 1254 du Code civil, protège le créancier : elle garantit que les versements partiels du débiteur éteignent en priorité les intérêts, laissant le capital — et donc le flux d’intérêts qu’il continue de générer — intact le plus longtemps possible.

Dans un arrêt du 11 juin 1996, la Cour de cassation a précisé que « l’imputation légalement faite du paiement effectué par le débiteur principal est opposable à la caution » (). La même décision a pris soin de rappeler que la déchéance, si elle prive le créancier des intérêts dans les rapports avec la caution, ne décharge pas pour autant celle-ci de son obligation de payer le principal : la sanction est circonscrite aux intérêts, le capital demeurant intégralement dû.

Il en résulte que l’imputation prioritaire des paiements effectués par le débiteur principal sur les intérêts générés par l’obligation garantie s’impose à la caution.

L’article 2302 du Code civil apporte une dérogation à ce principe en disposant que « dans les rapports entre le créancier et la caution, les paiements effectués par le débiteur pendant cette période sont imputés prioritairement sur le principal de la dette. »

La dérogation est habile : en renversant l’ordre d’imputation au seul bénéfice de la caution, le législateur fait du défaut d’information une cause d’érosion accélérée de la dette garantie. Pendant toute la durée du manquement, les paiements du débiteur viennent éteindre le capital et non les intérêts  ces derniers, devenus déchus, ne pourront plus être réclamés à la caution.

Exemple chiffré — Soit une dette en principal de 100 000 €, productive d’intérêts conventionnels au taux de 5 %, soit 5 000 € par an. Le créancier, qui a omis de délivrer l’information annuelle, perçoit du débiteur principal un versement de 20 000 € au cours de l’année litigieuse. Par l’effet de l’article 1343-1, ce versement se serait imputé d’abord sur les 5 000 € d’intérêts, le solde de 15 000 € réduisant le capital. Par l’effet de la dérogation de l’article 2302, les 20 000 € s’imputent intégralement sur le principal — ramené à 80 000 € — cependant que, dans les rapports avec la caution, les 5 000 € d’intérêts de la période sont purement et simplement perdus pour le créancier.

Pratiquement cela signifie que le créancier sera déchu de l’intégralité des intérêts échus tant que le défaut d’information subsistera dans la mesure où les paiements du débiteur principal ne s’imputeront d’abord sur le capital restant dû.

Cette sanction est de nature à inciter le créancier à régulariser au plus vite sa situation, faute de quoi le règlement de ses intérêts ne sera pas garanti. La déchéance combine ainsi une dimension punitive — la perte des intérêts — et une dimension comminatoire — l’incitation à reprendre, sans délai, l’exécution de l’obligation d’information  en quoi elle constitue, bien davantage qu’une réparation, un véritable aiguillon de la diligence du créancier.

Les textes cités 14 articles

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 27 octobre 2026. 9 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 4 du code civilen vigueur depuis le 21 mars 1804

Le juge qui refusera de juger, sous prétexte du silence, de l'obscurité ou de l'insuffisance de la loi, pourra être poursuivi comme coupable de déni de justice.

Article 48 du code civilen vigueur depuis le 20 novembre 2016

Tout acte de l'état civil des Français en pays étranger sera valable s'il a été reçu, conformément aux lois françaises, par les agents diplomatiques ou consulaires.

La conservation des données de l'état civil est assurée par un traitement automatisé satisfaisant aux conditions prévues à l'article 40 et mis en œuvre par le ministère des affaires étrangères, qui peut en délivrer des copies et des extraits.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 9 janvier 1993 au 20 novembre 2016

Tout acte de l'état civil des Français en pays étranger sera valable s'il a été reçu, conformément aux lois françaises, par les agents diplomatiques ou consulaires.

Un double La conservation des registres données de l'état civil tenus est assurée par ces agents sera adressé un traitement automatisé satisfaisant aux conditions prévues à la fin de chaque année au l'article 40 et mis en œuvre par le ministère des affaires étrangères, qui en assurera la garde et pourra peut en délivrer des copies et des extraits.

Du 8 juin 1893 au 9 janvier 1993

Tout acte de l'état civil des Français en pays étranger sera valable, valable s'il a été reçu, conformément aux lois françaises, par les agents diplomatiques ou par les consuls. consulaires.

Un double La conservation des registres données de l'état civil tenus est assurée par ces agents sera adressé un traitement automatisé satisfaisant aux conditions prévues à la fin de chaque année au l'article 40 et mis en œuvre par le ministère des affaires étrangères, qui en assurera la garde et pourra peut en délivrer des copies et des extraits.

Article 1112-1 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Celle des parties qui connaît une information dont l'importance est déterminante pour le consentement de l'autre doit l'en informer dès lors que, légitimement, cette dernière ignore cette information ou fait confiance à son cocontractant.

Néanmoins, ce devoir d'information ne porte pas sur l'estimation de la valeur de la prestation.

Ont une importance déterminante les informations qui ont un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou la qualité des parties.

Il incombe à celui qui prétend qu'une information lui était due de prouver que l'autre partie la lui devait, à charge pour cette autre partie de prouver qu'elle l'a fournie.

Les parties ne peuvent ni limiter, ni exclure ce devoir.

Outre la responsabilité de celui qui en était tenu, le manquement à ce devoir d'information peut entraîner l'annulation du contrat dans les conditions prévues aux articles 1130 et suivants.

Article 1153 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Le représentant légal, judiciaire ou conventionnel n'est fondé à agir que dans la limite des pouvoirs qui lui ont été conférés.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 14 juillet 1992 au 1er octobre 2016

Dans les obligations qui se bornent au paiement d'une certaine somme, les dommages-intérêts résultant du retard dans l'exécution ne consistent jamais Le représentant légal, judiciaire ou conventionnel n'est fondé à agir que dans la condamnation aux intérêts au taux légal, sauf les règles particulières au commerce et au cautionnement.

Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte.

Ils ne sont dus que du jour de la sommation de payer, ou d'un autre acte équivalent telle une lettre missive s'il en ressort une interpellation suffisante, excepté dans le cas où la loi les fait courir de plein droit.

Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir limite des dommages et intérêts distincts des intérêts moratoires de la créance. pouvoirs qui lui ont été conférés.

Du 10 juillet 1975 au 14 juillet 1992

Dans les obligations qui se bornent au paiement d'une certaine somme, les dommages-intérêts résultant du retard dans l'exécution ne consistent jamais Le représentant légal, judiciaire ou conventionnel n'est fondé à agir que dans la condamnation aux intérêts au taux légal, sauf les règles particulières au commerce et au cautionnement.

Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte.

Ils ne sont dus que du jour de la sommation de payer, excepté dans le cas où la loi les fait courir de plein droit.

Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir limite des dommages et intérêts distincts des intérêts moratoires de la créance. pouvoirs qui lui ont été conférés.

Article 1254 du code civilen vigueur depuis le 3 mai 2025

Lorsqu'une personne est reconnue responsable d'un manquement aux obligations légales ou contractuelles afférentes à son activité professionnelle, le juge peut, à la demande du ministère public, devant les juridictions de l'ordre judiciaire, ou du Gouvernement, devant les juridictions de l'ordre administratif, et par une décision spécialement motivée, la condamner au paiement d'une sanction civile, dont le produit est affecté à un fonds consacré au financement des actions de groupe.

La condamnation au paiement de la sanction civile ne peut intervenir que si les conditions suivantes sont remplies :

1° L'auteur du dommage a délibérément commis une faute en vue d'obtenir un gain ou une économie indu ;

2° Le manquement constaté a causé un ou plusieurs dommages à plusieurs personnes physiques ou morales placées dans une situation similaire.

Le montant de la sanction est proportionné à la gravité de la faute commise et au profit que l'auteur de la faute en a retiré. Si celui-ci est une personne physique, ce montant ne peut être supérieur au double du profit réalisé. Si l'auteur est une personne morale, ce montant ne peut être supérieur au quintuple du montant du profit réalisé.

Lorsqu'une sanction civile est susceptible d'être cumulée avec une amende administrative ou pénale infligée en raison des mêmes faits à l'auteur du manquement, le montant global des amendes prononcées ne dépasse pas le maximum légal le plus élevé.

Le risque d'une condamnation à la sanction civile n'est pas assurable.

Avant le 1er octobre 2016, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 21 mars 1804 au 1er octobre 2016

Le débiteur d'une dette qui porte intérêt ou produit des arrérages ne peut point, sans le consentement du créancier, imputer le paiement qu'il fait sur le capital par préférence aux arrérages ou intérêts : le paiement fait sur le capital et intérêts, mais qui n'est point intégral, s'impute d'abord sur les intérêts.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article 1343-1 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Lorsque l'obligation de somme d'argent porte intérêt, le débiteur se libère en versant le principal et les intérêts. Le paiement partiel s'impute d'abord sur les intérêts.

L'intérêt est accordé par la loi ou stipulé dans le contrat. Le taux de l'intérêt conventionnel doit être fixé par écrit. Il est réputé annuel par défaut.

Article 2016 du code civilen vigueur depuis le 21 février 2007

Le constituant ou le fiduciaire peut être le bénéficiaire ou l'un des bénéficiaires du contrat de fiducie.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 31 juillet 1998

Le cautionnement indéfini d'une obligation principale s'étend à tous les accessoires constituant ou le fiduciaire peut être le bénéficiaire ou l'un des bénéficiaires du contrat de la dette, même aux frais de la première demande, et à tous ceux postérieurs à la dénonciation qui en est faite à la caution. fiducie.

Avant le 24 mars 2006, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 31 juillet 1998 au 24 mars 2006

Le cautionnement indéfini d'une obligation principale s'étend à tous les accessoires de la dette, même aux frais de la première demande, et à tous ceux postérieurs à la dénonciation qui en est faite à la caution.

Lorsque ce cautionnement est contracté par une personne physique, celle-ci est informée par le créancier de l'évolution du montant de la créance garantie et de ces accessoires au moins annuellement à la date convenue entre les parties ou, à défaut, à la date anniversaire du contrat, sous peine de déchéance de tous les accessoires de la dette, frais et pénalités.

Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 2293 du code civil.

Article 2292 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2022

Le cautionnement peut garantir une ou plusieurs obligations, présentes ou futures, déterminées ou déterminables.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 24 mars 2006 au 1er janvier 2022

Le cautionnement ne se présume point ; il doit être exprès, et on ne peut pas l'étendre au-delà des limites dans lesquelles il a été contracté. garantir une ou plusieurs obligations, présentes ou futures, déterminées ou déterminables.

Avant le 24 mars 2006, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er juin 2004 au 24 mars 2006

Les articles 354, 361 et 363 sont applicables à Mayotte dans leur rédaction issue de la loi n° 93-22 du 8 janvier 1993.

Les modifications apportées à ces articles par la loi n° 2002-304 du 4 mars 2002 relative au nom de famille entreront en vigueur à Mayotte à compter du 1er janvier 2007.

Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 2498 du code civil.

Article 2302 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2022

Le créancier professionnel est tenu, avant le 31 mars de chaque année et à ses frais, de faire connaître à toute caution personne physique le montant du principal de la dette, des intérêts et autres accessoires restant dus au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation garantie, sous peine de déchéance de la garantie des intérêts et pénalités échus depuis la date de la précédente information et jusqu'à celle de la communication de la nouvelle information. Dans les rapports entre le créancier et la caution, les paiements effectués par le débiteur pendant cette période sont imputés prioritairement sur le principal de la dette.

Le créancier professionnel est tenu, à ses frais et sous la même sanction, de rappeler à la caution personne physique le terme de son engagement ou, si le cautionnement est à durée indéterminée, sa faculté de résiliation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci peut être exercée.

Le présent article est également applicable au cautionnement souscrit par une personne morale envers un établissement de crédit ou une société de financement en garantie d'un concours financier accordée à une entreprise.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 24 mars 2006 au 1er janvier 2022

Lorsque plusieurs personnes se sont rendues cautions d'un même débiteur pour une même dette, elles sont obligées chacune Le créancier professionnel est tenu, avant le 31 mars de chaque année et à ses frais, de faire connaître à toute caution personne physique le montant du principal de la dette, des intérêts et autres accessoires restant dus au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation garantie, sous peine de déchéance de la garantie des intérêts et pénalités échus depuis la date de la précédente information et jusqu'à celle de la communication de la nouvelle information. Dans les rapports entre le créancier et la caution, les paiements effectués par le débiteur pendant cette période sont imputés prioritairement sur le principal de la dette. Le créancier professionnel est tenu, à ses frais et sous la même sanction, de rappeler à la caution personne physique le terme de son engagement ou, si le cautionnement est à durée indéterminée, sa faculté de résiliation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci peut être exercée. Le présent article est également applicable au cautionnement souscrit par une personne morale envers un établissement de crédit ou une société de financement en garantie d'un concours financier accordée à une entreprise.

Avant le 24 mars 2006, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er juin 2004 au 24 mars 2006

Les dispositions des titres XVII, XVIII et XIX du livre III sont applicables à Mayotte telles qu'aménagées par les dispositions du décret du 4 février 1911 portant réorganisation du régime de la propriété foncière à Madagascar, modifié par le décret du 6 mai 1916, et du décret du 9 juin 1931 portant réorganisation du régime de la propriété foncière dans l'archipel des Comores et suppression de la conservation des hypothèques de Dzaoudzi.

Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 2508 du code civil.

Article 2325 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2022

La sûreté réelle conventionnelle peut être constituée par le débiteur ou par un tiers.

Lorsqu'elle est constituée par un tiers, le créancier n'a d'action que sur le bien affecté en garantie. Les dispositions des articles 2299,2302 à 2305-1,2308 à 2312 et 2314 sont alors applicables.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 24 mars 2006 au 1er janvier 2022

Entre les créanciers privilégiés, la préférence se règle La sûreté réelle conventionnelle peut être constituée par les différentes qualités le débiteur ou par un tiers. Lorsqu'elle est constituée par un tiers, le créancier n'a d'action que sur le bien affecté en garantie. Les dispositions des privilèges. articles 2299,2302 à 2305-1,2308 à 2312 et 2314 sont alors applicables.

Article L341-6 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016

Une nouvelle rédaction est publiée : elle entrera en vigueur le 20 novembre 2026.

Le prêteur qui n'a pas respecté les obligations relatives à l'information de l'emprunteur en cas de modification du taux débiteur fixées à l'article L. 312-31 et, pour les opérations de découvert en compte, à l'article L. 312-89 est déchu du droit aux intérêts, en totalité ou dans la proportion fixée par le juge.

Avant le 1er juillet 2016, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 5 février 2004 au 1er juillet 2016

Le créancier professionnel est tenu de faire connaître à la caution personne physique, au plus tard avant le 31 mars de chaque année, le montant du principal et des intérêts, commissions, frais et accessoires restant à courir au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation garantie, ainsi que le terme de cet engagement. Si l'engagement est à durée indéterminée, il rappelle la faculté de révocation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci est exercée. A défaut, la caution ne saurait être tenue au paiement des pénalités ou intérêts de retard échus depuis la précédente information jusqu'à la date de communication de la nouvelle information.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L211-18 du code du tourismeen vigueur depuis le 1er juillet 2018

I.-Les personnes physiques ou morales mentionnées à l'article L. 211-1 sont immatriculées au registre mentionné à l'article L. 141-3.

II.-Afin d'être immatriculées, ces personnes doivent :

1° Justifier, à l'égard des voyageurs, d'une garantie financière suffisante, spécialement affectée au remboursement des fonds reçus au titre des forfaits touristiques, des prestations de voyage liées et de ceux des services mentionnés au 2° du I de l'article L. 211-1 qui ne portent pas uniquement sur un transport, sauf lorsque les forfaits touristiques et services de voyage sont achetés en vertu d'une convention générale conclue pour l'organisation d'un voyage d'affaires. Cette garantie doit résulter de l'engagement d'un organisme de garantie collective, d'un établissement de crédit ou d'une entreprise d'assurance établis sur le territoire d'un Etat membre de l'Union européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou d'une société de financement. Si une prestation de transport est incluse, la garantie doit couvrir les frais de rapatriement éventuel vers le lieu de départ ou à un autre lieu décidé d'un commun accord par les parties contractantes. Le remboursement peut être remplacé, avec l'accord du voyageur, par la fourniture d'une prestation différente en remplacement de la prestation prévue. La prestation proposée par l'organisme de garantie financière ne requiert pas l'accord exprès du voyageur, dès lors que sa mise en œuvre n'entraîne qu'une modification mineure du contrat et que le voyageur en est informé de manière claire, compréhensible et apparente sur un support durable ;

2° Justifier d'une assurance garantissant les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile professionnelle.

III.-Ne sont pas tenus de satisfaire aux conditions prévues aux I et II les associations et organismes sans but lucratif appartenant à une fédération ou une union déclarée s'en portant garantes à la condition que ces dernières satisfassent aux obligations mentionnées aux I et II.

4 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2016 au 1er juillet 2018

I.-Les personnes physiques ou morales mentionnées à l'article L. 211-1 sont immatriculées au registre mentionné au premier alinéa de à l'article L. 141-3.

II.-Afin d'être immatriculées, ces personnes doivent :

a) 1° Justifier, à l'égard des clients, voyageurs, d'une garantie financière suffisante, spécialement affectée au remboursement des fonds reçus au titre des forfaits touristiques touristiques, des prestations de voyage liées et de ceux des services énumérés à mentionnés au 2° du I de l'article L. 211-1 qui ne portent pas uniquement sur un transport. transport, sauf lorsque les forfaits touristiques et services de voyage sont achetés en vertu d'une convention générale conclue pour l'organisation d'un voyage d'affaires. Cette garantie doit résulter de l'engagement d'un organisme de garantie collective, d'un établissement de crédit ou d'une entreprise d'assurance établis sur le territoire d'un Etat membre de la Communauté l'Union européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou d'une société de financement. Elle Si une prestation de transport est incluse, la garantie doit couvrir les frais de rapatriement éventuel. éventuel vers le lieu de départ ou à un autre lieu décidé d'un commun accord par les parties contractantes. Le remboursement peut être remplacé, avec l'accord du client, voyageur, par la fourniture d'une prestation différente en remplacement de la prestation prévue. Cette La prestation différente proposée par l'organisme de garantie financière ne requiert pas, en situation d'urgence, pas l'accord exprès du client, voyageur, dès lors que sa mise en œuvre n'entraîne pas une qu'une modification substantielle mineure du contrat et que le voyageur en est informé de manière claire, compréhensible et apparente sur un support durable ;

b) 2° Justifier d'une assurance garantissant les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile professionnelle.

III.-Ne sont pas tenus de satisfaire aux conditions prévues aux I et II :

a) Les associations et organismes sans but lucratif qui n'ont pas pour objet l'organisation de voyages ou de séjours et qui ne se livrent à ces opérations qu'à l'occasion de leurs assemblées générales ou de voyages exceptionnels, liés à leur fonctionnement et qu'ils organisent pour leurs adhérents ou ressortissants ;

b) Les les associations et organismes sans but lucratif appartenant à une fédération ou une union déclarée s'en portant garantes à la condition que ces dernières satisfassent aux obligations mentionnées aux I et II ;

c) Les associations et organismes sans but lucratif organisant sur le territoire national des accueils collectifs de mineurs à caractère éducatif conformément à l'article L. 227-4 du code de l'action sociale et des familles ou ceux gérant des villages de vacances ou des maisons familiales agréées, dans le cadre exclusif de leurs activités propres, y compris le transport lié au séjour. II.

Du 1er janvier 2015 au 1er janvier 2016

I.-Les personnes physiques ou morales mentionnées à l'article L. 211-1 sont immatriculées au registre mentionné au premier alinéa de à l'article L. 141-3.

II.-Afin d'être immatriculées, ces personnes doivent :

a) 1° Justifier, à l'égard des clients, voyageurs, d'une garantie financière suffisante, spécialement affectée au remboursement des fonds reçus au titre des forfaits touristiques touristiques, des prestations de voyage liées et de ceux des services énumérés à mentionnés au 2° du I de l'article L. 211-1 qui ne portent pas uniquement sur un transport. transport, sauf lorsque les forfaits touristiques et services de voyage sont achetés en vertu d'une convention générale conclue pour l'organisation d'un voyage d'affaires. Cette garantie doit résulter de l'engagement d'un organisme de garantie collective, d'un établissement de crédit ou d'une entreprise d'assurance établis sur le territoire d'un Etat membre de la Communauté l'Union européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou d'une société de financement. Elle Si une prestation de transport est incluse, la garantie doit couvrir les frais de rapatriement éventuel. éventuel vers le lieu de départ ou à un autre lieu décidé d'un commun accord par les parties contractantes. Le remboursement peut être remplacé, avec l'accord du client, voyageur, par la fourniture d'une prestation différente en remplacement de la prestation prévue. Cette La prestation différente proposée par l'organisme de garantie financière ne requiert pas, en situation d'urgence, pas l'accord exprès du client, voyageur, dès lors que sa mise en œuvre n'entraîne pas une qu'une modification substantielle mineure du contrat et que le voyageur en est informé de manière claire, compréhensible et apparente sur un support durable ;

b) 2° Justifier d'une assurance garantissant les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile professionnelle ;

c) Justifier, pour la personne physique ou pour le représentant de la personne morale, de conditions d'aptitude professionnelle par :

-la réalisation d'un stage de formation professionnelle d'une durée minimale définie par décret ;

-ou l'exercice d'une activité professionnelle, d'une durée minimale fixée par décret, en rapport avec les opérations mentionnées au I de l'article L. 211-1 ou avec des prestations d'hébergement touristique ou de transport touristique ;

-ou la possession d'un diplôme, titre ou certificat mentionné sur une liste fixée par arrêté pris par les ministres chargés du tourisme, de l'éducation et de l'enseignement supérieur. professionnelle.

III.-Ne sont pas tenus de satisfaire aux conditions prévues aux I et II :

a) Les les associations et organismes sans but lucratif qui n'ont pas pour objet l'organisation de voyages appartenant à une fédération ou de séjours une union déclarée s'en portant garantes à la condition que ces dernières satisfassent aux obligations mentionnées aux I et qui ne se livrent à ces opérations qu'à l'occasion de leurs assemblées générales ou de voyages exceptionnels, liés à leur fonctionnement et qu'ils organisent pour leurs adhérents ou ressortissants ;

II.

Du 1er janvier 2014 au 1er janvier 2015

I.-Les personnes physiques ou morales mentionnées à l'article L. 211-1 sont immatriculées au registre prévu au a de mentionné à l'article L. 141-3.

II.-Afin d'être immatriculées, ces personnes doivent :

a) 1° Justifier, à l'égard des clients, voyageurs, d'une garantie financière suffisante, spécialement affectée au remboursement des fonds reçus au titre des forfaits touristiques touristiques, des prestations de voyage liées et de ceux des services énumérés à mentionnés au 2° du I de l'article L. 211-1 qui ne portent pas uniquement sur un transport. transport, sauf lorsque les forfaits touristiques et services de voyage sont achetés en vertu d'une convention générale conclue pour l'organisation d'un voyage d'affaires. Cette garantie doit résulter de l'engagement d'un organisme de garantie collective, d'un établissement de crédit ou d'une entreprise d'assurance établis sur le territoire d'un Etat membre de la Communauté l'Union européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou d'une société de financement. Elle Si une prestation de transport est incluse, la garantie doit couvrir les frais de rapatriement éventuel. éventuel vers le lieu de départ ou à un autre lieu décidé d'un commun accord par les parties contractantes. Le remboursement peut être remplacé, avec l'accord du client, voyageur, par la fourniture d'une prestation différente en remplacement de la prestation prévue. Cette La prestation différente proposée par l'organisme de garantie financière ne requiert pas, en situation d'urgence, pas l'accord exprès du client, voyageur, dès lors que sa mise en œuvre n'entraîne pas une qu'une modification substantielle mineure du contrat et que le voyageur en est informé de manière claire, compréhensible et apparente sur un support durable ;

b) 2° Justifier d'une assurance garantissant les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile professionnelle ;

c) Justifier, pour la personne physique ou pour le représentant de la personne morale, de conditions d'aptitude professionnelle par :

-la réalisation d'un stage de formation professionnelle d'une durée minimale définie par décret ;

-ou l'exercice d'une activité professionnelle, d'une durée minimale fixée par décret, en rapport avec les opérations mentionnées au I de l'article L. 211-1 ou avec des prestations d'hébergement touristique ou de transport touristique ;

-ou la possession d'un diplôme, titre ou certificat mentionné sur une liste fixée par arrêté pris par les ministres chargés du tourisme, de l'éducation et de l'enseignement supérieur. professionnelle.

III.-Ne sont pas tenus de satisfaire aux conditions prévues aux I et II :

a) Les associations et organismes sans but lucratif qui n'ont pas pour objet l'organisation de voyages ou de séjours et qui ne se livrent à ces opérations qu'à l'occasion de leurs assemblées générales ou de voyages exceptionnels, liés à leur fonctionnement et qu'ils organisent pour leurs adhérents ou ressortissants ;

b) Les les associations et organismes sans but lucratif appartenant à une fédération ou une union déclarée s'en portant garantes à la condition que ces dernières satisfassent aux obligations mentionnées aux I et II ;

II.

Du 25 juillet 2009 au 1er janvier 2014

I.-Les personnes physiques ou morales mentionnées à l'article L. 211-1 sont immatriculées au registre prévu au a de mentionné à l'article L. 141-3.

II.-Afin d'être immatriculées, ces personnes doivent :

a) 1° Justifier, à l'égard des clients, voyageurs, d'une garantie financière suffisante, spécialement affectée au remboursement des fonds reçus au titre des forfaits touristiques touristiques, des prestations de voyage liées et de ceux des services énumérés à mentionnés au 2° du I de l'article L. 211-1 qui ne portent pas uniquement sur un transport. transport, sauf lorsque les forfaits touristiques et services de voyage sont achetés en vertu d'une convention générale conclue pour l'organisation d'un voyage d'affaires. Cette garantie doit résulter de l'engagement d'un organisme de garantie collective, d'un établissement de crédit ou d'une entreprise d'assurance établis sur le territoire d'un Etat membre de la Communauté l'Union européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen. Elle européen ou d'une société de financement. Si une prestation de transport est incluse, la garantie doit couvrir les frais de rapatriement éventuel. éventuel vers le lieu de départ ou à un autre lieu décidé d'un commun accord par les parties contractantes. Le remboursement peut être remplacé, avec l'accord du client, voyageur, par la fourniture d'une prestation différente en remplacement de la prestation prévue. Cette La prestation différente proposée par l'organisme de garantie financière ne requiert pas, en situation d'urgence, pas l'accord exprès du client, voyageur, dès lors que sa mise en œuvre n'entraîne pas une qu'une modification substantielle mineure du contrat et que le voyageur en est informé de manière claire, compréhensible et apparente sur un support durable ;

b) 2° Justifier d'une assurance garantissant les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile professionnelle ;

c) Justifier, pour la personne physique ou pour le représentant de la personne morale, de conditions d'aptitude professionnelle par :

-la réalisation d'un stage de formation professionnelle d'une durée minimale définie par décret ;

-ou l'exercice d'une activité professionnelle, d'une durée minimale fixée par décret, en rapport avec les opérations mentionnées au I de l'article L. 211-1 ou avec des prestations d'hébergement touristique ou de transport touristique ;

-ou la possession d'un diplôme, titre ou certificat mentionné sur une liste fixée par arrêté pris par les ministres chargés du tourisme, de l'éducation et de l'enseignement supérieur. professionnelle.

III.-Ne sont pas tenus de satisfaire aux conditions prévues aux I et II :

a) Les associations et organismes sans but lucratif qui n'ont pas pour objet l'organisation de voyages ou de séjours et qui ne se livrent à ces opérations qu'à l'occasion de leurs assemblées générales ou de voyages exceptionnels, liés à leur fonctionnement et qu'ils organisent pour leurs adhérents ou ressortissants ;

b) Les les associations et organismes sans but lucratif appartenant à une fédération ou une union déclarée s'en portant garantes à la condition que ces dernières satisfassent aux obligations mentionnées aux I et II ;

II.

Avant le 25 juillet 2009, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er janvier 2005 au 25 juillet 2009

Les dispositions de l'article L. 211-17 ne s'appliquent pas aux personnes physiques ou morales pour les opérations de réservation ou de vente n'entrant pas dans un forfait touristique, tel que défini à l'article L. 211-2, relatives soit à des titres de transport aérien, soit à d'autres titres de transport sur ligne régulière.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Article L313-22 du code monétaire et financierabrogé

Dernière rédaction, en vigueur jusqu’au 1er janvier 2022

Les établissements de crédit ou les sociétés de financement ayant accordé un concours financier à une entreprise, sous la condition du cautionnement par une personne physique ou une personne morale, sont tenus au plus tard avant le 31 mars de chaque année de faire connaître à la caution le montant du principal et des intérêts, commissions, frais et accessoires restant à courir au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation bénéficiant de la caution, ainsi que le terme de cet engagement. Si l'engagement est à durée indéterminée, ils rappellent la faculté de révocation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci est exercée.

La réalisation de cette obligation légale ne peut en aucun cas être facturée à la personne qui bénéficie de l'information.

Le défaut d'accomplissement de la formalité prévue à l'alinéa précédent emporte, dans les rapports entre la caution et l'établissement tenu à cette formalité, déchéance des intérêts échus depuis la précédente information jusqu'à la date de communication de la nouvelle information. Les paiements effectués par le débiteur principal sont réputés, dans les rapports entre la caution et l'établissement, affectés prioritairement au règlement du principal de la dette.

Le miroir des codes ne permet pas d’établir où cette rédaction est reprise.

3 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2014 au 11 décembre 2016

Les établissements de crédit ou les sociétés de financement ayant accordé un concours financier à une entreprise, sous la condition du cautionnement par une personne physique ou une personne morale, sont tenus au plus tard avant le 31 mars de chaque année de faire connaître à la caution le montant du principal et des intérêts, commissions, frais et accessoires restant à courir au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation bénéficiant de la caution, ainsi que le terme de cet engagement. Si l'engagement est à durée indéterminée, ils rappellent la faculté de révocation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci est exercée.

Le défaut d'accomplissement de la formalité prévue à l'alinéa précédent emporte, dans les rapports entre la caution et l'établissement tenu à cette formalité, déchéance des intérêts échus depuis la précédente information jusqu'à la date de communication de la nouvelle information. Les paiements effectués par le débiteur principal sont réputés, dans les rapports entre la caution et l'établissement, affectés prioritairement au règlement du principal de la dette.

Du 7 mai 2005 au 1er janvier 2014

Les établissements de crédit ou les sociétés de financement ayant accordé un concours financier à une entreprise, sous la condition du cautionnement par une personne physique ou une personne morale, sont tenus au plus tard avant le 31 mars de chaque année de faire connaître à la caution le montant du principal et des intérêts, commissions, frais et accessoires restant à courir au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation bénéficiant de la caution, ainsi que le terme de cet engagement. Si l'engagement est à durée indéterminée, ils rappellent la faculté de révocation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci est exercée.

Le défaut d'accomplissement de la formalité prévue à l'alinéa précédent emporte, dans les rapports entre la caution et l'établissement tenu à cette formalité, déchéance des intérêts échus depuis la précédente information jusqu'à la date de communication de la nouvelle information. Les paiements effectués par le débiteur principal sont réputés, dans les rapports entre la caution et l'établissement, affectés prioritairement au règlement du principal de la dette.

Du 1er janvier 2001 au 7 mai 2005

Les établissements de crédit ou les sociétés de financement ayant accordé un concours financier à une entreprise, sous la condition du cautionnement par une personne physique ou une personne morale, sont tenus au plus tard avant le 31 mars de chaque année de faire connaître à la caution le montant du principal et des intérêts, commissions, frais et accessoires restant à courir au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation bénéficiant de la caution, ainsi que le terme de cet engagement. Si l'engagement est à durée indéterminée, ils rappellent la faculté de révocation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci est exercée.

Le défaut d'accomplissement de la formalité prévue à l'alinéa précédent emporte, dans les rapports entre la caution et l'établissement tenu à cette formalité, déchéance des intérêts échus depuis la précédente information jusqu'à la date de communication de la nouvelle information. Les paiements effectués par le débiteur principal sont réputés, dans les rapports entre la caution et l'établissement, affectés prioritairement au règlement du principal de la dette.

Article L511-1 du code monétaire et financieren vigueur depuis le 26 juin 2021

I.-Les établissements de crédit sont les entreprises définies au point 1 du paragraphe 1 de l'article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013.

II. – Les sociétés de financement sont des personnes morales, autres que des établissements de crédit, qui effectuent à titre de profession habituelle et pour leur propre compte des opérations de crédit dans les conditions et limites définies par leur agrément. Elles sont des établissements financiers au sens du 4 de l'article L. 511-21.

3 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 23 mai 2015 au 26 juin 2021

I. – Les I.-Les établissements de crédit sont les entreprises dont l'activité consiste, pour leur propre compte définies au point 1 du paragraphe 1 de l'article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et à titre de profession habituelle, à recevoir des fonds remboursables du public mentionnés à l'article L. 312-2 et à octroyer des crédits mentionnés à l'article L. 313-1. Conseil du 26 juin 2013.

II. – Les sociétés de financement sont des personnes morales, autres que des établissements de crédit, qui effectuent à titre de profession habituelle et pour leur propre compte des opérations de crédit dans les conditions et limites définies par leur agrément. Elles sont des établissements financiers au sens du 4 de l'article L. 511-21.

Du 22 février 2014 au 23 mai 2015

I.-Les établissements de crédit sont les personnes morales dont l'activité consiste, pour leur propre compte entreprises définies au point 1 du paragraphe 1 de l'article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et à titre de profession habituelle, à recevoir des fonds remboursables du public mentionnés à l'article L. 312-2 et à octroyer des crédits mentionnés à l'article L. 313-1. Conseil du 26 juin 2013.

II.-Les II. – Les sociétés de financement sont des personnes morales, autres que des établissements de crédit, qui effectuent à titre de profession habituelle et pour leur propre compte des opérations de crédit dans les conditions et limites définies par leur agrément. Elles sont des établissements financiers au sens du 4 de l'article L. 511-21.

Du 1er janvier 2014 au 22 février 2014

I.-Les établissements de crédit sont les personnes morales dont l'activité consiste, pour leur propre compte entreprises définies au point 1 du paragraphe 1 de l'article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et à titre de profession habituelle, à recevoir des fonds remboursables du public mentionnés à l'article L. 312-2 et à octroyer des crédits mentionnés à l'article L. 313-1. Conseil du 26 juin 2013.

II.-Les II. – Les sociétés de financement sont des personnes morales, autres que des établissements de crédit, qui effectuent à titre de profession habituelle et pour leur propre compte des opérations de crédit dans les conditions et limites définies par leur agrément. Elles sont des établissements financiers au sens du 4 de l'article L. 511-21.

Avant le 1er janvier 2014, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er janvier 2001 au 1er janvier 2014

Les établissements de crédit sont des personnes morales qui effectuent à titre de profession habituelle des opérations de banque au sens de l'article L. 311-1. Ils peuvent aussi effectuer des opérations connexes à leurs activités, au sens de l'article L. 311-2.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.

Jurisprudence citée 35 décisions

27 cassations8 rejets27 au Bulletin1993 → 2024
1993CassationCass. com., 22 juin 1993, n° 91-14.741Bulletincité 2×
formationchambre commerciale
date22 juin 1993
attaquéeCour d'appel de Paris, 1991-01-15, 15 janv. 1991
En cas de retard apporté à l'information de la caution, prévue à l'article 48 de la loi du 1er mars 1984, la déchéance des intérêts est encourue pour la période comprise entre le 31 mars de l'année en cours et la date à laquelle l'information a été effectivement donnée.
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1993CassationCass. com., 2 nov. 1993, n° 91-17.256Bulletincité 2×
formationchambre commerciale
date2 novembre 1993
attaquéeCour d'appel de Rennes, 1991-04-16, 16 avr. 1991
Viole l'article 48 de la loi du 1er mars 1984 la cour d'appel qui condamne une caution à payer une certaine somme, " compte arrêté au 31 janvier 1991 ", au motif que ce texte n'était pas applicable dès lors que la caution avait été mise en demeure avant son entrée en vigueur alors que si la caution est tenue, à titre personnel, en vertu de l'article 1153, alinéa 3, du Code civil des intérêts au taux légal à compter de la première mise en demeure qu'elle a reçue, l'article 48 de la loi du 1er mars 1984 est applicable pour la première fois avant le 31 mars 1985, pour le compte arrêté au 31 décembre 1984, et jusqu'à extinction de la dette. En conséquence, l'établissement de crédit est déchu des intérêts au taux conventionnel pendant la période où il a omis de fournir à la caution les informations dont il était débiteur.
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1993RejetCass. com., 30 nov. 1993, n° 91-12.123Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date30 novembre 1993
attaquéeCour d'appel de Bourges, 1990-12-05, 5 déc. 1990
Dès lors que la caution poursuivie par le créancier n'a pas soutenu que la mention manuscrite qu'elle avait apposée ne portait pas la somme de son engagement en chiffres et ne faisait aucune référence à l'indemnité contractuelle de résiliation, elle a empêché le créancier de demander aux juges du fond de rechercher si ces omissions n'étaient pas rendues inopérantes par suite de l'existence d'un commencement de preuve par écrit, complété par un ou plusieurs éléments extrinsèques, faisant preuve parfaite.
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1993CassationCass. com., 30 nov. 1993, n° 91-14.856Bulletincité 2×
formationchambre commerciale
date30 novembre 1993
attaquéeCour d'appel de Paris, 1991-01-25, 25 janv. 1991
Les établissements de crédit ayant accordé à une entreprise un concours financier au sens de la loi du 1er mars 1984, sous la condition d'un cautionnement, doivent se conformer aux prescriptions de ce texte jusqu'à l'extinction de la dette garantie par le cautionnement. Il est donc vainement reproché à une cour d'appel d'avoir débouté une société d'affacturage, qui ne s'était pas conformée aux exigences légales, de sa demande en paiement d'intérêts au taux conventionnel afférents à une période postérieure à l'introduction de l'instance dirigée contre la caution de son cocontractant.
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1995RejetCass. com., 11 avr. 1995, n° 93-10.575Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date11 avril 1995
attaquéeCour d'appel de Paris, 1992-11-19, 19 nov. 1992
Une cour d'appel retient à bon droit que l'article 48 de la loi du 1er mars 1984 s'applique dans les rapports entre l'établissement de crédit et la caution, que le cautionnement ait été donné lors de l'octroi du concours financier ou postérieurement, pour continuer de l'accorder.
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1996RejetCass. 1re civ., 9 mai 1996, n° 94-12.258Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date9 mai 1996
attaquéeCour d'appel d'Aix-en-Provence, 1994-01-06, 6 janv. 1994
Est irrecevable le moyen qui reproche à une cour d'appel de ne pas s'être expliquée sur des conclusions d'appel, sans préciser de quelles conclusions il s'agissait et à quelle page de ces conclusions figurait le moyen auquel il n'aurait pas été donné de réponse.
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1996CassationCass. com., 11 juin 1996, n° 94-15.097Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date11 juin 1996
attaquéeCour d'appel de Rouen, 1994-03-16, 16 mars 1994
L'imputation légalement faite du paiement effectué par le débiteur principal est opposable à la caution ; et le défaut d'accomplissement de la formalité prévue par l'article 48 de la loi du 1er mars 1984, s'il emporte, dans les rapports entre la caution et l'établissement de crédit qui y est tenu, déchéance des intérêts dans les conditions visées par ce texte, ne décharge pas la caution de son obligation de payer les autres sommes dues en vertu du cautionnement. Encourt dès lors la cassation l'arrêt qui, au motif que le créancier ne disposait plus de titre sur les intérêts contre la caution, en raison de l'inobservation des dispositions du texte susvisé, impute sur le capital restant dû en vertu du cautionnement les intérêts payés par le débiteur principal.
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1996RejetCass. 1re civ., 17 juill. 1996, n° 94-14.662Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date17 juillet 1996
attaquéeCour d'appel de Dijon, 1994-02-24, 24 févr. 1994
Les juges du fond apprécient souverainement l'existence d'un rapport direct, visé à l'article L. 121-22.4° du Code de la consommation, entre l'activité exercée et les ventes, locations ou locations-ventes de biens ou les prestations de services intervenues dans le cadre d'un démarchage.
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1997CassationCass. com., 22 avr. 1997, n° 94-12.862Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date22 avril 1997
attaquéeCour d'appel de Rouen, 1994-01-05, 5 janv. 1994
Nonobstant la chose jugée par l'admission définitive d'une créance à la procédure collective d'un débiteur, la caution solidaire du paiement de cette créance peut opposer au créancier toutes les exceptions qui lui sont personnelles, telle l'inobservation par la banque créancière des obligations d'information dont elle est tenue à son égard en application de l'article 48 de la loi du 1er mars 1984 relative à la prévention et au règlement amiable des difficultés des entreprises.
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1997CassationCass. 1re civ., 25 nov. 1997, n° 96-10.527Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date25 novembre 1997
attaquéeCour d'appel de Grenoble, 1995-11-07, 7 nov. 1995
Il n'incombe pas à l'établissement de crédit de prouver que la caution a effectivement reçu l'information qu'il est tenu de lui faire connaître, en application de l'article 48 de la loi du 1er mars 1984.
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1997CassationCass. 1re civ., 9 déc. 1997, n° 95-19.940Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date9 décembre 1997
attaquéeCour d'appel de Versailles, 1995-06-22, 22 juin 1995
La déchéance des intérêts prévue à l'article 48 de la loi du 1er mars 1984 ne peut être étendue aux intérêts au taux légal auxquels, en vertu de l'article 1153, alinéa 3, du Code civil, la caution est tenue, à titre personnel, à compter de la première mise en demeure qu'elle reçoit.
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1998CassationCass. 1re civ., 17 nov. 1998, n° 96-22.455Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date17 novembre 1998
attaquéeCour d'appel de Metz, 1996-09-12, 12 sept. 1996
Justifie légalement sa décision la cour d'appel qui, pour appliquer à un établissement de crédit la déchéance des intérêts prévue par l'article 48 de la loi du 1er mars 1984, retient, dans l'exercice de son pouvoir souverain d'appréciation, que le prêteur ne démontre pas que la lettre adressée à la caution contenait les informations exigées par ce texte.
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1999CassationCass. com., 26 oct. 1999, n° 96-14.123Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date26 octobre 1999
attaquéeCour d'appel d'Amiens, 1996-01-16, 16 janv. 1996
Les dispositions de l'article 48 de la loi du 1er mars 1984 ne sont pas applicables aux compagnies d'assurances, dès lors que ce texte vise les seuls " établissements de crédit " au sens de la loi du 24 janvier 1984 et que les compagnies d'assurances ne sont pas habilitées à pratiquer des opérations de crédit et ne peuvent consentir des prêts aux collectivités locales que par une dérogation légale particulière.
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2000CassationCass. com., 17 oct. 2000, n° 97-18.746Bulletincité 3×
formationchambre commerciale
date17 octobre 2000
attaquéeCour d'appel de Paris, 1997-05-29, 29 mai 1997
Lorsque les juges du fond constatent que l'information prévue par l'article 48 de la loi du 1er mars 1984 n'a jamais été fournie, la déchéance s'applique à compter de la date à laquelle l'information doit, au plus tard, être fournie.
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2002CassationCass. 1re civ., 12 mars 2002, n° 99-17.209Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date12 mars 2002
attaquéeCour d'appel de Bordeaux, 1998-03-03, 3 mars 1998
Les dispositions de l'article L. 313-22 du Code monétaire et financier s'appliquent lorsque le prêt est consenti à une entreprise : l'exercice d'une activité économique libérale, comme celle d'agent d'assurance (arrêt n° 1), une association ayant une activité économique, peu important qu'il n'y ait pas de recherche de bénéfices (arrêt n° 2), et une société civile immobilière ayant une activité économique (arrêt n° 3), constituent une entreprise au sens du texte susvisé.
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courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
2004CassationCass. 1re civ., 5 mai 2004, n° 01-12.278cité 1×
formation1re chambre civile
date5 mai 2004
attaquéecour d'appel de Versailles (16e chambre) 2001-04-05, 5 avr. 2001
Attendu que la BRED Banque populaire (la banque) a consenti à la SCI Locomotive un prêt destiné à financer l'acquisition d'un bien immobilier ; que M. Y... et M. X..., associés de la société, se sont portés cautions solidaires du remboursement de ce prêt, ce à quoi a consenti Mme X... ; que la SCI Locomotive ayant été défaillante, la banque a accepté, contre le versement du prix de vente, de donner mainlevée de l'hypothèque constituée sur le bien, puis a assigné les cautions en exécution de leurs engagements ; que l'arrêt attaqué a fait droit à cette demande ainsi qu'au recours formé par M. Y... contre M. X... ; Attendu que l'arrêt, par motifs propres et adoptés, a relevé que la mainlevée de…
Extrait des motifs — la Cour n'a pas publié de sommaire pour cet arrêt
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2004CassationCass. 1re civ., 29 juin 2004, n° 02-19.445Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date29 juin 2004
attaquéeCour d'appel de Colmar, 2002-06-26, 26 juin 2002
Relève de l'article L. 313-22 du Code monétaire et financier le prêt octroyé à titre personnel à deux particuliers par une banque dès lors que le contrat constatant ce prêt stipule que celui-ci " sera destiné à être incorporé dans la SARL X... par voie d'augmentation de capital, respectivement de compte courant d'associé ", de sorte qu'au regard de sa destination, expressément entrée dans le champ contractuel, un tel prêt, fût-il qualifié de personnel, s'analysait en un concours financier à une entreprise au sens de ce texte.
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2005CassationCass. 1re civ., 15 mars 2005, n° 02-20.335Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date15 mars 2005
attaquéeCour d'appel de Versailles, 2002-09-12, 12 sept. 2002
L'octroi d'un concours financier à une entreprise au sens de l'article L. 313-22 du Code monétaire et financier est caractérisé lorsqu'une banque consent à une société civile immobilière un crédit en vue de l'acquisition de biens immobiliers destinés à la location.
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2006CassationCass. ch. mixte, 17 nov. 2006, n° 04-12.863Bulletincité 3×
formationchambre mixte
date17 novembre 2006
attaquéeCour d'appel de Caen, 2004-01-06, 6 janv. 2004
Il résulte de l'article L. 313-22 du code monétaire et financier que les établissements de crédit ayant accordé à une entreprise un concours financier sous la condition d'un cautionnement, doivent se conformer aux prescriptions de ce texte jusqu'à l'extinction de la dette garantie. Dès lors, viole ce texte la cour d'appel qui, pour rejeter la demande de la caution, retient que si l'obligation d'information doit être respectée, même après l'assignation de la caution en paiement, il en va différemment une fois que le jugement condamnant celle-ci au paiement du principal et des intérêts a acquis force de chose jugée et que la caution ne peut, par conséquent, se prévaloir d'un défaut d'information postérieur à la date à laquelle le jugement la condamnant au paiement du principal et des intérêts postérieurs au taux conventionnel a acquis force de chose jugée.
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2009CassationCass. com., 16 juin 2009, n° 08-14.532Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date16 juin 2009
attaquéeCour d'appel de Poitiers, 4 mars 2008
L'aval qui garantit le paiement d'un titre cambiaire ne constitue pas le cautionnement d'un concours financier accordé par un établissement de crédit à une entreprise. En conséquence, l'avaliste ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-22 du code monétaire et financier relatives à l'obligation d'information annuelle de la caution
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2009CassationCass. 1re civ., 25 juin 2009, n° 07-21.506Bulletincité 1×
formation1re chambre civile
date25 juin 2009
attaquéeJuridiction de proximité de Châlons-en-Champagne, 15 sept. 2006
Viole les dispositions de l'article L. 341-2 du code de la consommation le juge du fond qui condamne une personne physique en qualité de caution du paiement du prix de réparations effectuées sur un véhicule automobile alors que le cautionnement invoqué à l'encontre de celle-ci par le garagiste, créancier professionnel, ne satisfait pas aux exigences de ce texte
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2009RejetCass. 1re civ., 9 juill. 2009, n° 08-15.910Bulletincité 3×
formation1re chambre civile
date9 juillet 2009
attaquéeCour d'appel d'Orléans, 27 mars 2008
Au sens des articles L. 341-2 et L. 341-3 du code de la consommation le créancier professionnel s'entend de celui dont la créance est née dans l'exercice de sa profession ou se trouve en rapport direct avec l'une de ses activités professionnelles, même si celle-ci n'est pas principale
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courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1 ↑2 ↑3
2010CassationCass. com., 16 nov. 2010, n° 09-71.935Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date16 novembre 2010
attaquéeCour d'appel d'Aix-en-Provence, 8 oct. 2009
En application de l'article L. 621-48 du code de commerce, dans sa rédaction antérieure à la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises, le cours des intérêts est arrêté à l'égard de la caution en redressement judiciaire quelle que soit la durée du prêt garanti ; il n'est pas dérogé à cette règle en présence d'une décision de condamnation du débiteur à payer la créance assortie des intérêts au taux contractuel
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2012CassationCass. com., 10 janv. 2012, n° 10-26.630Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date10 janvier 2012
attaquéeCour d'appel de Montpellier, 7 sept. 2010
Toute personne physique, qu'elle soit ou non avertie, doit, dès lors qu'elle s'engage par acte sous seing privé en qualité de caution envers un créancier professionnel, faire précéder sa signature, à peine de nullité de son engagement, qu'il soit commercial ou civil, des mentions manuscrites exigées par les articles L. 341-2 et L. 341-3 du code de la consommation
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2014RejetCass. com., 28 janv. 2014, n° 12-24.592Bulletincité 1×
formationchambre commerciale
date28 janvier 2014
attaquéeCour d'appel de Nîmes, 19 juin 2012
Les dispositions de l'article L. 313-22 du code monétaire et financier ne sont pas applicables à la caution du locataire avec option d'achat, qui s'acquitte de loyers
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2014CassationCass. 1re civ., 15 oct. 2014, n° 13-20.919cité 1×
formation1re chambre civile
date15 octobre 2014
attaquéeCour d'appel de Montpellier, 16 avr. 2013
Sur le moyen unique, pris en ses deuxième et troisième branches : Vu les articles L. 341-2 et L. 341-3 du code de la consommation ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que, par acte sous seing privé du 14 mars 2007, la Société d'équipement du Biterrois et de son littoral (Sebli) a conclu avec la société CDC Béziers un contrat de location-gérance portant sur un fonds de commerce ; que, par acte sous seing privé du 2 mars 2010, M. X... s'est porté caution solidaire de la société CDC Béziers pour l'exécution des obligations nées de ce contrat ; que, le 26 janvier 2012, la Sebli a assigné M. X... en paiement des redevances restant dues par le preneur ; Attendu que pour rejeter cette demande, l'arrêt…
Extrait des motifs — la Cour n'a pas publié de sommaire pour cet arrêt
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2015CassationCass. com., 17 nov. 2015, n° 14-28.359cité 1×
formationchambre commerciale
date17 novembre 2015
attaquéeCour d'appel de Montpellier, 24 sept. 2013
Sur le moyen unique, pris en sa troisième branche : Vu l'article 455 du code de procédure civile ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, rendu sur renvoi après cassation (chambre commerciale, financière et économique, 19 juin 2012, n° 11-17.015), que le 13 décembre 2000, la caisse du Crédit mutuel Saint-Vallier, aux droits de laquelle vient la caisse interfédérale du Crédit mutuel sud Europe Méditerranée recouvrement (la Caisse) a consenti à la société Annonay Bowling (la société) un prêt d'un montant de 2 150 000 francs (327 765,39 euros), garanti par le cautionnement solidaire de M. X... (la caution) ; que la société ayant été mise en redressement puis liquidation judiciaires, la Caisse a assign…
Extrait des motifs — la Cour n'a pas publié de sommaire pour cet arrêt
courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
2016CassationCass. com., 9 févr. 2016, n° 14-22.179Bulletincité 1×
Cautionnement › Caution › Information annuelle › Preuve
formationchambre commerciale, formation de section
date9 février 2016
attaquéeCour d'appel de Paris J2, 2 mai 2014
La seule production de la copie d'une lettre ne suffit pas à justifier de son envoi. Se détermine, dès lors, par des motifs impropres à justifier de l'accomplissement des formalités prévues par l'article L. 341-6 du code de la consommation, la cour d'appel qui retient que la banque verse aux débats la copie de lettres simples détaillant le montant des engagements de la caution au 31 décembre de l'année précédente en principal, intérêts et accessoires
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2017RejetCass. com., 4 mai 2017, n° 15-20.352cité 1×
formationchambre commerciale, formation restreinte
date4 mai 2017
attaquéecour d'appel d'Aix en Provence 8e Chambre C, 26 mars 2015
Mais attendu, d'une part, que c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain d'appréciation que la cour d'appel a estimé que la Caisse rapportait la preuve de l'envoi des lettres d'information annuelle à M. X... en produisant les copies de ces lettres ainsi que les procès-verbaux d'huissier de justice attestant globalement des envois annuels ; Et attendu, d'autre part, que M. X... s'étant borné, dans ses conclusions d'appel, à reprocher à la Caisse de ne pas lui avoir adressé les courriers d'information annuelle prévus par l'article L. 313-22 du code monétaire et financier, sans soutenir que le contenu des copies des lettres produites par la banque n'était pas conforme à ces prescriptions lé…
Extrait des motifs — la Cour n'a pas publié de sommaire pour cet arrêt
courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
2017CassationCass. com., 27 sept. 2017, n° 15-24.895BulletinCommuniquécité 3×
formationchambre commerciale, formation restreinte
date27 septembre 2017
Au sens des articles L. 341-2 et L. 341-3 du code de la consommation, le créancier professionnel s'entend de celui dont la créance est née dans l'exercice de sa profession ou se trouve en rapport direct avec l'une de ses activités professionnelles, même si elle est exercée sans but lucratif. La créance de remboursement des sommes payées aux clients et fournisseurs d'une agence de voyage au titre de la garantie financière, prévue par l'article L. 211-18, II, a, du code du tourisme, par une association dont l'activité consiste à fournir cette garantie, étant en rapport direct avec l'activité professionnelle qu'elle exerce, même sans but lucratif, celle-ci est un créancier professionnel au sens des articles précités
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2017CassationCass. com., 13 déc. 2017, n° 16-14.404cité 1×
formationchambre commerciale, formation restreinte
date13 décembre 2017
Attendu qu'il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ces moyens, qui ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation ; Vu l'article L. 313-22 du code monétaire et financier ; Attendu que pour rejeter la demande de Mme D... tendant à la déchéance du droit aux intérêts contractuels pour défaut d'information annuelle de la caution par la Caisse, l'arrêt retient, par motifs propres, que celle-ci a respecté son obligation et, par motifs adoptés, que, compte tenu de la date d'octroi des concours, décembre 2008 et mars 2009, et de la date de mise en redressement judiciaire, octobre 2009, il n'y avait pas lieu à information annuelle ; Qu'en se déterminant ai…
Extrait des motifs — la Cour n'a pas publié de sommaire pour cet arrêt
courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
2018CassationCass. com., 5 déc. 2018, n° 17-21.489cité 1×
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date5 décembre 2018
attaquéeCour d'appel d'Agen, 12 sept. 2016
Attendu que l'arrêt ne comportant dans son dispositif aucun chef prononçant une telle condamnation, le moyen n'est pas recevable ; Vu l'article L. 313-22 du code monétaire et financier ; Attendu que pour rejeter la demande tendant au prononcé de la déchéance du droit de la banque aux intérêts au taux conventionnel, l'arrêt retient que la banque justifie par la production de ses courriers, objet des pièces n° 10 à 17, avoir expédié aux cautions les lettres d'information annuelles de 2007 à 2009 dans les conditions fixées par l'article L. 313-22 du code monétaire et financier, lequel n'exige pas l'envoi de ces pièces par courrier recommandé avec demande d'accusé de réception comme soutenu en v…
Extrait des motifs — la Cour n'a pas publié de sommaire pour cet arrêt
courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
2019CassationCass. com., 6 mars 2019, n° 17-21.571cité 1×
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date6 mars 2019
attaquéeCour d'appel de Versailles 13, 18 mai 2017
Vu l'article 455 du code de procédure civile ; Attendu que pour condamner M. X... à payer la somme de 360 990 euros à la banque, l'arrêt retient que celle-ci doit être déchue des intérêts dès l'année 2008 et que les paiements effectués par le débiteur principal sont réputés affectés prioritairement au règlement du principal de la dette puis en déduit que la créance s'établit au capital prêté, soit 630 000 euros, déduction faite des versements effectués, soit deux échéances payées pour un montant total de 180 000 euros et un paiement « Sequoia » d'un montant de 89 010 euros ; Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de M. X... qui faisait valoir que devaient être déduits, en outre,…
Extrait des motifs — la Cour n'a pas publié de sommaire pour cet arrêt
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2022CassationCass. com., 19 janv. 2022, n° 20-17.553cité 1×
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date19 janvier 2022
attaquéeCour d'appel de Versailles 13, 28 avr. 2020
Réponse de la Cour 3. La seule production de la copie d'une lettre ne suffit pas à justifier de son envoi. Ne fait pas non plus la preuve de cet envoi le prélèvement effectué par la banque sur le compte de la société débitrice d'une somme au titre des frais d'information annuelle de la caution. 4. Ayant relevé que la banque produisait les copies de trois lettres simples d'information dont elle alléguait qu'elles avaient été adressées à M. [L] le 15 mars 2016 et les copies des lettres annuelles prétendument adressées le 20 février 2017 et 13 mars 2018 portant la mention « objet : information annuelle aux cautions-lettre recommandée avec AR » mais sans y joindre les accusés de réception corres…
Extrait des motifs — la Cour n'a pas publié de sommaire pour cet arrêt
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2024RejetCass. com., 29 mai 2024, n° 22-21.041Bulletincité 1×
Cautionnement › Etendue › Applications diverses › Cautionnement d'un prêt à durée déterminée
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date29 mai 2024
attaquéeCour d'appel de Chambéry, 14 juin 2022
N'étend pas le cautionnement au-delà des limites dans lesquelles il a été contracté, au sens de l'article 2292 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021, la cour d'appel qui, ayant constaté que la caution s'était engagée pour une durée de 108 mois expirant le 8 février 2017, en déduit, sans dénaturer l'acte de cautionnement, dès lors que cette dernière n'invoquait ni ne démontrait l'existence dans le contrat de cautionnement d'une stipulation expresse restreignant dans le temps le droit de poursuite de la banque, que cette caution s'était engagée à payer toutes les sommes que pourrait devoir la société débitrice au titre du prêt garanti au terme de cette durée, peu important que le contrat de prêt ait été d'une durée moindre, en l'occurrence de 84 mois, et que les sommes dues aient été exigibles postérieurement à l'expiration du cautionnement
Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouché
courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
Décisions de la Cour de cassation, rattachées par le numéro de pourvoi, la date et la chambre.

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