Le bailleur vous donne congé : ce qu'il devait respecter, et ce que vous pouvez contester

Un congé est arrivé — pour reprise, pour vente, ou pour un motif qu'on vous oppose. Vous n'avez pas à prouver que vous méritez de rester : c'est au bailleur d'établir que son congé est régulier, et le juge peut le vérifier même sans que vous le lui demandiez. Cette page dit ce qu'il devait faire, ce qui rend le congé nul, et ce qui vous reste de temps.

6 moisde préavis quand le congé émane du bailleur
3 motifset trois seulement : reprise, vente, motif légitime et sérieux
d'officele juge peut vérifier la réalité du motif sans qu'on le lui demande
Votre situation
Le préavis court de la réception, jamais de l'envoi.
Le motif doit être indiqué à peine de nullité.
Trois formes sont admises, et trois seulement.
Elle situe le terme du contrat, auquel le congé doit se rattacher.
Ces protections interdisent le congé sans offre de relogement.
L'achat d'un bien occupé retarde le congé pour vendre ou pour reprendre.
Laissez vide tant qu'aucune assignation ne vous a été délivrée.
Où vous en êtes
À coller dans un courriel à un avocat ou à votre assureur protection juridique.
01

Vos délais

Trois comptes courent, et deux d'entre eux VOUS PROTÈGENT. Le préavis est du temps qui vous est garanti ; l'offre de vente est une fenêtre qui vous est ouverte. Seule leur expiration joue contre vous.

Les règles qui posent ces délais

Ce qui n’arrête pas le délai

Aucun de ces délais ne se suspend par une démarche amiable. Écrire au bailleur, contester par courrier, saisir un conciliateur : rien de tout cela n'arrête le préavis. Ce qui suspend la faculté même de donner congé, c'est l'engagement d'une procédure de sécurité ou de salubrité sur l'immeuble — et cette suspension est levée au plus tard six mois après.

Ce qui fait perdre

  • Le préavis court de la RÉCEPTION, pas de l'envoiLe délai court du jour de la réception de la lettre recommandée, de la signification de l'acte du commissaire de justice ou de la remise en main propre Vérifiez l'avis de réception, pas le cachet.
  • L'offre de vente ne dure que deux moisLe congé pour vendre vaut offre de vente, mais elle n'est valable que pendant les DEUX PREMIERS MOIS du préavis Passé ce délai, il reste quatre mois de préavis et plus aucun droit d'acheter.

Lire aussiLe calculateur des délais

02

Votre défense

Une grande part de ce qui suit ne dépend plus de vous ; le reste, si, et c’est par là qu’il faut commencer. Ensuite, tout dépend de l’endroit où la procédure en est — et cet endroit ne se choisit pas, il se constate.

Ce qui est déjà joué, et ce qui est entre vos mains

Déjà joué

  • Le bailleur a le droit de donner congé : le contester n'est pas contester ce droit, mais la régularité de son exercice.
  • Le préavis court depuis la réception, et rien de ce que vous écrirez ne l'arrêtera.
  • Si le congé est régulier et le motif réel, le bail prendra fin à son terme.
  • Un congé annulé peut être redonné : la nullité fait gagner six mois, pas le logement.

Entre vos mains

  • Vérifier le congé ligne à ligne : le motif, le bénéficiaire, le lien, le préavis, la forme, le prix — chacune de ces mentions est une nullité possible.
  • Répondre par écrit et en recommandé, pour dater vos moyens avant l'audience.
  • Si le congé est pour vendre : décider d'acheter DANS LES DEUX PREMIERS MOIS.
  • Venir à l'audience : la protection légale, la nullité et les délais ne s'accordent pas d'office.

Ce qui dépend encore de vous

1

Vérifier le congé, mention par mention

Chaque mention exigée à peine de nullité est une défense entière, indépendante du fond : elle ne demande ni preuve ni témoin, seulement de lire l'acte.

Quand : Dès la réception, avant toute réponse.

2

Dater la réception, pas l'envoi

Le préavis court du jour de la réception. Un congé reçu trop tard pour couvrir six mois avant le terme du bail ne produit pas son effet à ce terme.

Quand : Immédiatement : conservez l'avis de réception.

3

Si le congé est pour vendre, décider en deux mois

L'offre de vente n'est valable que pendant les deux premiers mois du préavis. C'est la seule fenêtre de la page qui se referme avant le terme.

Quand : Dans les deux mois de la réception du congé.

4

Venir à l'audience

La procédure est orale, et rien ne s'accorde d'office — pas même la protection liée à l'âge, qui suppose que vous produisiez vos justificatifs.

Quand : À la date portée sur l'assignation.

Où en est la procédure ?

Un objectif se choisit ; un état se constate. Ce n'est pas à vous de décider où vous en êtes : c'est l'acte que vous avez reçu qui le dit, et c'est lui qui commande ce qu'il vous reste à faire. Se tromper d'état, en défense, ne coûte pas du temps — cela coûte le procès.

Avant le juge

ON VOUS RÉCLAME

0 voie

Un acte vous demande de payer ou d'exécuter, et il ouvre un délai.

  1. L'acte
  2. Le dû
  3. Négocier
  4. Issue

Ce que cet état veut dire : l'acte est reçu, aucun juge n'est saisi. C'est le seul état où tout se règle encore sans jugement, et le seul où le délai joue pour vous.

Vérifier l'acte que vous avez reçu

Un acte qui ouvre un délai porte à peine de nullité ce que la loi lui impose de dire. Vérifiez d'abord sa date de réception : c'est elle qui fait courir le délai, et c'est la seule donnée que vous maîtrisez.

Demande de justification au bailleurDocument Word
Dès la réception du congé, sans attendre.

Vérifier ce qui est réellement dû

Le montant réclamé n'est pas le montant dû. Trois écarts se retrouvent partout : des sommes atteintes par la prescription, des frais qui ne sont pas à votre charge, et des imputations de paiement erronées. Le décompte est la pièce qui les révèle.

Négocier avant la saisine

Un échelonnement accepté avant toute saisine coûte moins qu'un délai obtenu du juge : il évite les frais de procédure, et il n'expose pas à un titre exécutoire. ⚠️ Exigez que l'accord dise ce que le créancier abandonne — sans quoi vous payez et la menace reste.

Contestation écrite du congéDocument Word
Dès que vous avez identifié ce qui manque au congé.
Acceptation de l'offre de venteDocument Word
Dans les DEUX PREMIERS MOIS du préavis, et pas un jour de plus. C'est la fenêtre la plus courte de la page.
Saisine du conciliateur de justiceDocument Word
À tout moment, et en tout cas avant l'expiration du congé.
Saisine de la commission départementale de conciliationDocument Word
Dès la contestation écrite, et sans attendre l'expiration du congé.

Ce qui se joue dans ce délai

S'exécuter dans le délai éteint la menace. À défaut, le créancier peut saisir le juge, et la question change : elle n'est plus de savoir si vous devez, mais ce que le juge accordera.

Protocole d'accord transactionnelDocument Word
Quand un départ ou un maintien négocié se dessine, et jamais avant d'avoir chiffré.
Devant le juge

VOUS ÊTES ASSIGNÉ

0 voie

Une date d'audience vous est donnée, et ce qui s'y dira décidera de tout.

  1. Sa procédure
  2. L'ordre
  3. Préparer
  4. L'audience
  5. Issue

Ce que cet état veut dire : l'assignation est délivrée. C'est l'état le plus court et le plus décisif : presque tout ce qui peut encore être obtenu se demande là.

Ce que l'adversaire devait faire

Certaines diligences pèsent sur CELUI QUI ASSIGNE, et leur omission se sanctionne. Elles ne dépendent pas de vous : elles se vérifient sur l'acte et sur les pièces qu'il vise.

L'ordre dans lequel se disent les moyens

Les exceptions de procédure doivent, à peine d'irrecevabilité, être soulevées SIMULTANÉMENT et AVANT toute défense au fond ⚠️ Plaider d'abord le fond fait perdre définitivement ces moyens, même quand la règle invoquée est d'ordre public.

Préparer ce que vous direz

Devant une juridiction où la procédure est orale, rien ne vous oblige à écrire — mais tout vous y invite : le juge retient ce qu'il a sous les yeux, et l'ordre des moyens s'improvise mal.

Conclusions en défenseDocument Word
Pour l'audience. En trois exemplaires, dont un remis au bailleur.

Ce que vous pouvez demander au juge

Le juge peut, compte tenu de votre situation et des besoins du créancier, reporter ou échelonner le paiement DANS LA LIMITE DE DEUX ANNÉES Il peut aussi réduire le taux des intérêts et imputer les paiements d'abord sur le capital. ⚠️ Ces mesures se demandent : le juge ne les accorde pas d'office.

Ce que le jugement peut retenir

L'issue n'est pas binaire. Entre la condamnation sèche et le rejet, il existe une gamme — délais, réduction, conditions — et c'est elle que l'audience décide.

Après le jugement

LE JUGEMENT EST RENDU

0 voie

Ce qu'il dit s'applique, et le temps pour le contester est compté.

  1. Le lire
  2. L'appel
  3. Tenir

Ce que cet état veut dire : le jugement est rendu ou signifié. Deux délais courent alors en même temps, et ils ne vont pas dans le même sens.

Lire ce qu'il accorde et ce qu'il refuse

Le dispositif seul fait la décision : c'est la partie qui commence par « PAR CES MOTIFS ». Les motifs l'expliquent, ils ne s'exécutent pas.

Le délai pour faire appel

Le délai de recours par une voie ordinaire est d'UN MOIS en matière contentieuse , et il court à compter de la notification du jugement ⚠️ Faire appel ne suspend rien : l'exécution provisoire est de droit , et le juge ne peut pas l'écarter lorsqu'il statue en référé

Tenir ce que le jugement a accordé

Des délais obtenus se perdent au premier manquement : la mesure tombe, et la totalité redevient exigible. Ce que le juge a accordé se garde par l'exécution, jamais par l'intention.

L'exécution forcée

L'EXÉCUTION EST ENGAGÉE

1 voie

Un titre permet désormais d'agir sur vos biens ou sur votre logement.

  1. Le titre
  2. Du temps
  3. Protections
  4. La sortie

Ce que cet état veut dire : le créancier détient un titre exécutoire. L'essentiel est joué ; ce qui reste tient au temps et aux protections que la loi maintient.

Ce qu'un titre exécutoire permet

Le créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut en poursuivre l'exécution forcée sur les biens de son débiteur — dans les conditions propres à chaque mesure, qui ont chacune leurs formes et leurs délais.

Le temps que la loi sait encore donner

Les délais de paiement peuvent encore se demander au stade de l'exécution , et leur décision suspend les procédures d'exécution engagées. Sur un logement, le juge peut en outre accorder des délais renouvelables pour quitter les lieux chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales — d'un mois à un an C'est la dernière mesure qui dépende d'une demande de votre part.

La saisine du juge de l'exécutionOuverte

Obtenir du temps quand le jugement ne se discute plus.

Délai
1 à 3 mois
Coût
Coût faible
Avocat
Avocat facultatif
Votre délai
Continue de courir

Pas de document à envoyer, et voici pourquoi. Le juge de l'exécution ne connaît que des difficultés relatives aux TITRES EXÉCUTOIRES et des contestations nées à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit (COJ, art. L. 213-6). Il suppose donc un jugement déjà obtenu et une mesure d'exécution déjà engagée — un stade que ce litige n'a pas atteint. Le document existe, sur la fiche des délais pour quitter le logement : c'est là qu'il a son emploi.

Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteLe seul temps qui reste quand le jugement est définitif : des délais renouvelables d'un mois à un an, que le juge accorde chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales.
Ce qu’elle fait abandonnerRien du fond — il ne peut ni modifier le dispositif du jugement ni en suspendre l'exécution. On ne rejoue pas le procès devant lui.

Le juge de l'exécution ne peut NI modifier le dispositif de la décision qui sert de fondement aux poursuites, NI en suspendre l'exécution. Mais après signification du commandement, il a compétence pour accorder un délai de grâce — c'est cette exception qui ouvre la voie, et elle ne s'ouvre qu'APRÈS le commandement.

Ce que la loi met hors d'atteinte

Toute exécution connaît des bornes : des sommes et des biens que la loi soustrait au créancier, et des périodes pendant lesquelles la mesure ne peut pas être menée. Elles ne s'obtiennent pas — elles s'opposent.

Ce qui reste quand tout est exécuté

L'exécution éteint la dette qu'elle recouvre, jamais celle qu'elle n'atteint pas. Ce qui subsiste continue de courir, et c'est ce reliquat qu'il faut faire dire par écrit.

Ce qui fait perdre

  • Écrire au bailleur n'arrête pas le préavisContester par courrier, saisir un conciliateur, demander des explications : rien de tout cela ne suspend le délai. Seule une procédure de sécurité ou de salubrité engagée sur l'immeuble suspend la faculté même de donner congé
  • À l'expiration du préavis, la déchéance est de plein droitÀ l'expiration du délai de préavis, le locataire est déchu de tout titre d'occupation des locaux loués Il n'y a pas de tolérance automatique : ce qui reste, ce sont les délais que le juge peut accorder.

Lire aussiPrévenirLa mise en demeure · La conciliation

03

Ce que le bailleur devait faire

Sept exigences pèsent sur LUI, et chacune se vérifie sur le congé lui-même. Vous n'avez pas à prouver que vous méritez de rester : c'est la régularité de son acte qui est en cause.

À qui incombe la preuve

C'est au bailleur d'établir la régularité de son congé, et le caractère réel et sérieux de sa décision de reprise lorsqu'il l'invoque ⚠️ Mieux : en cas de contestation, le juge peut, MÊME D'OFFICE, vérifier la réalité du motif et le respect de ces obligations, et déclarer le congé non valide si la non-reconduction du bail n'apparaît pas justifiée par des éléments sérieux et légitimes.

Le congé indique le motif allégué
Le congé du bailleur doit être justifié soit par sa décision de reprendre ou de vendre le logement, soit par un motif légitime et sérieux — notamment l'inexécution par le locataire de l'une de ses obligations. Il n'y a pas d'autre motif possible.  
⛔ À PEINE DE NULLITÉ. Un congé qui n'indique aucun motif, ou qui invoque un motif hors de ces trois-là, est nul par son seul défaut de mention : il n'y a même pas à discuter du fond.
En cas de reprise : qui reprend, et à quel titre
Le congé pour reprise doit indiquer les nom et adresse du bénéficiaire ainsi que la NATURE DU LIEN entre le bailleur et lui. Et ce bénéficiaire ne peut être que le bailleur, son conjoint, son partenaire de PACS enregistré à la date du congé, son concubin notoire depuis au moins un an à cette date, ses ascendants, ses descendants, ou ceux de son conjoint, de son partenaire ou de son concubin.  
⛔ LA LISTE EST LIMITATIVE, et les mentions sont exigées à peine de nullité. Un congé au profit d'un frère, d'une sœur, d'un neveu ou d'un ami ne relève d'aucun des liens que la loi énumère.
La décision de reprise est réelle et sérieuse
Lorsqu'il donne congé pour reprendre le logement, le bailleur JUSTIFIE du caractère réel et sérieux de sa décision de reprise. La charge est sur lui, et elle ne se satisfait pas d'une affirmation.  
⚠️ Le juge peut vérifier ce caractère MÊME D'OFFICE, et déclarer le congé non valide si la non-reconduction du bail n'apparaît pas justifiée par des éléments sérieux et légitimes.
Le préavis est de six mois
Le délai de préavis applicable au congé est de six mois lorsqu'il émane du bailleur, et il court du jour de la réception ou de la remise — non du jour de l'envoi.  
⚠️ Vérifiez la date de RÉCEPTION portée sur l'avis, et non la date de la lettre. Un congé délivré trop tard pour couvrir six mois avant le terme du bail ne peut pas produire son effet à ce terme.
La forme de la notification
Le congé doit être notifié par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, signifié par acte d'un commissaire de justice, ou remis en main propre contre récépissé ou émargement.  
⛔ Un courrier simple, un courriel ou une annonce orale ne valent pas congé. Trois formes sont admises, et trois seulement.
En cas de vente : le prix et les conditions
Lorsqu'il est fondé sur la décision de vendre, le congé doit indiquer le PRIX et les CONDITIONS de la vente projetée. Il vaut alors offre de vente à votre profit, valable pendant les deux premiers mois du préavis.  
⛔ À PEINE DE NULLITÉ. Et si le bailleur vend ensuite à des conditions ou à un prix plus avantageux, le notaire doit vous les notifier — à peine de nullité de la vente elle-même.
Les protections que le congé ne peut pas franchir
Le bailleur ne peut pas s'opposer au renouvellement du bail à l'égard d'un locataire de plus de soixante-cinq ans dont les ressources sont sous le plafond des logements conventionnés, sans qu'un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités lui soit offert. La même protection joue lorsqu'une personne de plus de soixante-cinq ans sous plafond est à sa charge, et au bénéficiaire de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé sous plafond.  
⚠️ CETTE PROTECTION TOMBE si le bailleur est lui-même une personne physique de plus de soixante-cinq ans, ou si ses propres ressources sont sous le même plafond. L'âge s'apprécie à la date d'échéance du contrat, les ressources à la date de notification du congé.

Le juge peut vérifier d'office, et vous n'avez rien à prouver

En cas de contestation, le juge peut, même d'office, vérifier la réalité du motif du congé et le respect des obligations que la loi met à la charge du bailleur. Il peut notamment déclarer non valide le congé si la non-reconduction du bail n'apparaît pas justifiée par des éléments sérieux et légitimes  

Concrètement : votre rôle n'est pas de démontrer que vous méritez de rester, mais de désigner au juge ce qui manque au congé. La justification du caractère réel et sérieux de la reprise pèse sur le bailleur, et sur lui seul.

Congé pour reprise ou congé pour vendre : ce qui change pour vous

Les deux motifs obéissent au même préavis de six mois, mais ils n'ouvrent pas les mêmes droits ni les mêmes défenses.

Pour reprisePour vendre
Ce que le congé doit direLe motif, les nom et adresse du bénéficiaire, la nature du lienLe motif, le prix et les conditions de la vente
Ce que vous obtenezRien de plus : le congé vous fait partirUne offre de vente à votre profit, pendant les deux premiers mois du préavis
Ce que le bailleur doit prouverLe caractère réel et sérieux de sa décision de repriseRien de tel : la décision de vendre n'a pas à être justifiée
La liste des bénéficiairesLimitative : bailleur, conjoint, partenaire, concubin notoire, ascendants, descendantsSans objet
Si vous ne réagissez pasÀ l'expiration du préavis, vous êtes déchu de tout titre d'occupationMême déchéance, et l'offre de vente est perdue

Ce qu'il faut en retenir

Le congé pour vendre vous ouvre un droit que le congé pour reprise n'ouvre pas — mais il est enfermé dans les deux premiers mois du préavis, quand le préavis en compte six. C'est la fenêtre la plus courte de toute la page, et c'est celle qu'on laisse passer.

Ce que vous pouvez demander au juge

Le texte vous laisse le choix  .

Faire déclarer le congé NUL

Pour un défaut de mention exigée à peine de nullité : le motif, ou, en cas de reprise, les nom et adresse du bénéficiaire et la nature du lien.

Ce que vous obtenez
Le bail se poursuit comme si le congé n'avait jamais été donné.
Ce que vous abandonnez
Rien — mais un congé nul peut être redonné régulièrement, avec un nouveau préavis de six mois.

Faire juger le congé NON VALIDE

Pour un motif qui n'est ni réel ni sérieux — le bénéficiaire n'a jamais emménagé, la vente n'a jamais été entreprise, le motif invoqué est un prétexte.

Ce que vous obtenez
Le bail se poursuit, et la fraude est établie pour l'avenir.
Ce que vous abandonnez
Cela suppose des éléments : la charge de la justification pèse sur le bailleur, mais un juge convaincu du sérieux ne l'écartera pas.

Opposer la protection légale

Plus de soixante-cinq ans sous plafond de ressources, personne à charge dans la même situation, ou allocation d'éducation de l'enfant handicapé.

Ce que vous obtenez
Le bailleur ne peut pas s'opposer au renouvellement sans vous offrir un logement correspondant à vos besoins et à vos possibilités.
Ce que vous abandonnez
La protection tombe si le bailleur est lui-même une personne physique de plus de soixante-cinq ans, ou si ses ressources sont sous le même plafond.

Demander des délais pour quitter les lieux

À titre subsidiaire, si le congé est jugé valide.

Ce que vous obtenez
Du temps, mesuré à vos diligences de relogement et à votre situation.
Ce que vous abandonnez
C'est reconnaître la validité du congé : à demander en dernier, jamais en premier.

Ce qui fait perdre

  • Un frère, une sœur, un neveu ne peuvent pas reprendreLa liste des bénéficiaires est LIMITATIVE : le bailleur, son conjoint, son partenaire de PACS, son concubin notoire depuis au moins un an, ses ascendants, ses descendants, ou ceux de son conjoint, partenaire ou concubin Aucun autre lien n'y figure.
  • Le congé frauduleux est une infraction pénaleDélivrer un congé justifié frauduleusement par une décision de reprendre ou de vendre est puni d'une amende dont le montant ne peut excéder 6 000 euros pour une personne physique et 30 000 euros pour une personne morale Le locataire est recevable à se constituer partie civile et à demander réparation de son préjudice.
  • La protection de l'âge tombe devant un bailleur âgéLa protection des locataires de plus de soixante-cinq ans sous plafond ne joue pas si le bailleur est lui-même une personne physique de plus de soixante-cinq ans, ou si ses ressources sont sous le même plafond

Lire aussiLe dépôt de garantie non restitué · Les délais pour quitter le logement

04

Vos pièces

Les documents à réunir, et ceux que la page vous prépare. Vos délais, eux, se lisent au chapitre 01 — ils se dérivent de vos dates, et non d’une liste d’étapes valable pour tout le monde.

Les pièces qui ne dépendent d’aucune démarche

Acceptation de l'offre de venteDocument Word
Dans les DEUX PREMIERS MOIS du préavis, et pas un jour de plus. C'est la fenêtre la plus courte de la page.

Lire aussiLes procédures · Les actes judiciaires

Questions fréquentes

Le congé doit-il obligatoirement indiquer un motif ?
Oui, et à peine de nullité. Le congé du bailleur doit être justifié soit par sa décision de reprendre ou de vendre le logement, soit par un motif légitime et sérieux, et il doit indiquer le motif allégué Un congé muet sur son motif est nul par ce seul défaut.
Mon bailleur peut-il reprendre le logement pour son frère ?
Non. La liste des bénéficiaires de la reprise est limitative : le bailleur, son conjoint, le partenaire auquel il est lié par un PACS enregistré à la date du congé, son concubin notoire depuis au moins un an à cette date, ses ascendants, ses descendants ou ceux de son conjoint, de son partenaire ou de son concubin Un frère, une sœur, un neveu n'y figurent pas.
Combien de temps ai-je pour acheter, si le congé est pour vendre ?
Le congé vaut offre de vente à votre profit, et cette offre n'est valable que pendant les DEUX PREMIERS MOIS du délai de préavis Si vous acceptez, vous disposez de deux mois pour réaliser l'acte — quatre si vous notifiez dans votre réponse votre intention de recourir à un prêt.
Le bailleur doit-il prouver qu'il va vraiment habiter le logement ?
Oui. Lorsqu'il donne congé pour reprendre le logement, le bailleur justifie du caractère réel et sérieux de sa décision de reprise Et en cas de contestation, le juge peut vérifier d'office la réalité du motif.
Que se passe-t-il si le bailleur vend finalement moins cher ?
Le notaire doit vous notifier ce prix et ces conditions plus avantageux, à peine de nullité de la vente. Cette notification vaut nouvelle offre de vente à votre profit, valable un mois
J'ai plus de 65 ans : suis-je protégé ?
Sous condition de ressources. Le bailleur ne peut pas s'opposer au renouvellement du contrat à l'égard d'un locataire de plus de soixante-cinq ans dont les ressources annuelles sont inférieures au plafond des logements conventionnés, sans lui offrir un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités ⚠️ Cette protection ne joue pas si le bailleur est lui-même une personne physique de plus de soixante-cinq ans, ou si ses ressources sont sous le même plafond.
Mon bailleur vient d'acheter le logement : peut-il me donner congé tout de suite ?
Pas librement. Lorsque le terme du bail en cours intervient moins de trois ans après l'acquisition, le congé pour vendre ne peut être donné qu'au terme de la première reconduction tacite ou du premier renouvellement. Et lorsque ce terme intervient moins de deux ans après l'acquisition, le congé pour reprise ne prend effet qu'à l'expiration d'une durée de deux ans à compter de l'acquisition

Les textes de loi cités sont reproduits depuis Légifrance dans leur version en vigueur. Cette page ne constitue pas une consultation juridique et ne préjuge d’aucune décision.

Les textes cités

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 4 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 1343-5 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Le juge peut, compte tenu de la situation du débiteur et en considération des besoins du créancier, reporter ou échelonner, dans la limite de deux années, le paiement des sommes dues. Par décision spéciale et motivée, il peut ordonner que les sommes correspondant aux échéances reportées porteront intérêt à un taux réduit au moins égal au taux légal, ou que les paiements s'imputeront d'abord sur le capital. Il peut subordonner ces mesures à l'accomplissement par le débiteur d'actes propres à faciliter ou à garantir le paiement de la dette. La décision du juge suspend les procédures d'exécution qui auraient été engagées par le créancier. Les majorations d'intérêts ou les pénalités prévues en cas de retard ne sont pas encourues pendant le délai fixé par le juge. Toute stipulation contraire est réputée non écrite. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux dettes d'aliment.

Article L213-6 du code de l'organisation judiciaireen vigueur depuis le 28 mai 2026

Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

6 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2025 au 28 mai 2026Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er décembre 2024 au 1er juillet 2025Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires, exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît de la saisie des rémunérations, à l'exception des demandes ou moyens de défense échappant à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er janvier 2020 au 1er décembre 2024Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît de la saisie des rémunérations, à l'exception des demandes ou moyens de défense échappant à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er juin 2012 au 1er janvier 2020Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er septembre 2011 au 1er juin 2012Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 9 juin 2006 au 1er septembre 2011Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle (1). découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des mesures de traitement des situations de surendettement des particuliers et de la procédure de rétablissement personnel. procédures civiles d'exécution.

Article 74 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Les exceptions doivent, à peine d'irrecevabilité, être soulevées simultanément et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir. Il en est ainsi alors même que les règles invoquées au soutien de l'exception seraient d'ordre public. La demande de communication de pièces ne constitue pas une cause d'irrecevabilité des exceptions. Les dispositions de l'alinéa premier ne font pas non plus obstacle à l'application des articles 103,111,112 et 118.

Article 514 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2020L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Du 14 mai 1981 au 1er janvier 2005L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Article 514-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Le juge peut écarter l'exécution provisoire de droit, en tout ou partie, s'il estime qu'elle est incompatible avec la nature de l'affaire. Il statue, d'office ou à la demande d'une partie, par décision spécialement motivée. Par exception, le juge ne peut écarter l'exécution provisoire de droit lorsqu'il statue en référé, qu'il prescrit des mesures provisoires pour le cours de l'instance, qu'il ordonne des mesures conservatoires ainsi que lorsqu'il accorde une provision au créancier en qualité de juge de la mise en état.

Article 528 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Le délai à l'expiration duquel un recours ne peut plus être exercé court à compter de la notification du jugement, à moins que ce délai n'ait commencé à courir, en vertu de la loi, dès la date du jugement. Le délai court même à l'encontre de celui qui notifie.

Article 538 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Le délai de recours par une voie ordinaire est d'un mois en matière contentieuse ; il est de quinze jours en matière gracieuse.

Article L111-2 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 1er juin 2012

Le créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut en poursuivre l'exécution forcée sur les biens de son débiteur dans les conditions propres à chaque mesure d'exécution.

Article L412-3 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 29 juillet 2023

Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 29 janvier 2017 au 29 juillet 2023Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation. normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement ainsi que logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire. locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

Du 1er juin 2012 au 29 janvier 2017Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux d'habitation ou à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation. normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement ainsi que logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire. locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

Article R121-1 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 1er juillet 2025

En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2021 au 1er juillet 2025En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie ou à compter de l'audience prévue par l' article R. 3252-17 du code du travail, selon le cas, saisie, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

Du 1er juin 2012 au 1er janvier 2021En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie, selon le cas, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.