Vice caché sur un véhicule d'occasion acheté à un professionnel
Un défaut grave est apparu après l'achat, et le garage refuse d'en répondre. Vous avez deux ans à compter du jour où vous l'avez découvert, quatre conditions à réunir, et le choix entre rendre le véhicule ou en récupérer une partie du prix. Voici comment s'y prendre, et dans quel ordre.
Deux ans pour agir, et un butoir que rien n'arrête
Votre action peut être irréprochable au fond et rejetée pour cause de délai. C'est le seul obstacle qui joue contre vous sans que personne n'agisse — et le seul qu'aucun courrier ne suspend.
Les règles qui posent ces délais
Ce qui n’arrête pas le délai
La mise en demeure n'interrompt pas ce délai. Aucun des textes qui régissent l'interruption ne la vise, et c'est la croyance la plus coûteuse de la matière. Ce qui interrompt : la demande en justice, même en référé. Ce qui suspend : la médiation et la conciliation.
L'action doit être exercée dans les deux ans de la découverte du vice, sans pouvoir dépasser le délai butoir de vingt ans à compter du jour de la vente. Ce délai de deux ans est un délai de PRESCRIPTION : une tentative amiable le suspend, et une expertise ordonnée avant tout procès le suspend jusqu'à l'exécution de la mesure. Saisir un médiateur de la consommation auquel le professionnel a adhéré vaut accord écrit : la suspension court alors dès la saisine, sans attendre une réunion.
Pourquoi cette solution compte
Les trois questions — le point de départ, le butoir, et la NATURE du délai — ont été tranchées le même jour par une chambre mixte, la formation qui départage les chambres lorsqu'elles divergent, et publiées au Rapport annuel de la Cour. La nature commande tout le reste : un délai de forclusion ne se suspendrait ni par une médiation, ni par une expertise. C'est parce que celui-ci est une prescription que le temps de l'expertise ne vous est pas compté.
- Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, pourvoi n° 20-10.763CassationCour de cassation, chambre mixte · 21 juillet 2023 · n° 20-10.763En application des articles 1648 alinéa 1er et 2232 du code civil, l'action en garantie des vices cachés doit être exercée dans les deux ans à compter de la découverte du vice ou, en matière d'action récursoire, à compter de l'assignation, sans pouvoir dépasser le délai-butoir de vingt ans à compter du jour de la naissance du droit, lequel est, en matière de garantie des vices cachés, le jour de la vente conclue par la partie recherchée en garantie. Ce délai-butoir est applicable aux ventes commerciales ou mixtes conclues avant l'entrée en vigueur de la loi du 17 juin 2008, si le délai de prescription décennal antérieur n'était pas expiré à cette date, compte étant alors tenu du délai déjà é…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗
- Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, pourvoi n° 21-15.809CassationCour de cassation, chambre mixte · 21 juillet 2023 · n° 21-15.809Le délai biennal prévu à l'article 1648, alinéa 1er, du code civil pour intenter l'action en garantie à raison des vices cachés de la chose vendue est un délai de prescription susceptible de suspension en application de l'article 2239 de ce codeSommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗
- Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, pourvoi n° 21-17.789RejetCour de cassation, chambre mixte · 21 juillet 2023 · n° 21-17.789En application des articles 1648 alinéa 1er et 2232 du code civil, l'action en garantie des vices cachés doit être exercée dans les deux ans à compter de la découverte du vice sans pouvoir dépasser le délai-butoir de vingt ans à compter du jour de la naissance du droit, lequel est, en matière de garantie des vices cachés, le jour de la vente conclue par la partie recherchée en garantie. Ce délai-butoir est applicable aux ventes commerciales ou mixtes conclues avant l'entrée en vigueur de la loi du 17 juin 2008, si le délai de prescription décennal antérieur n'était pas expiré à cette date, compte étant alors tenu du délai déjà écoulé depuis celle du contrat conclu par la partie recherchée en…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗
- Cour de cassation, 2e chambre civile, 12 février 2026, pourvoi n° 24-14.531CassationCour de cassation, 2e chambre civile, frh · 12 février 2026 · n° 24-14.531Réponse de la Cour Vu l'article 2238 du code civil : 5. Selon ce texte, la prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. 6. L'adhésion, par une société d'assurance, à la charte du Médiateur de l'assurance, qui est un médiateur de la consommation, au sens de l'article L. 611-1 du code de la consommation, caractérise la volonté de cet assureur de recourir, par principe, dans l'hypothèse d'un litige, à la médiation, de sorte qu'en l'absence de dispositions conventionnelles contraires, la…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗
Ce qui fait perdre
- Croire que la lettre recommandée arrête le délaiElle ne l'arrête pas. Seule la demande en justice, même en référé, interrompt la prescription ; la médiation et la conciliation la suspendent.
- Continuer à rouler après la découverteL'usage prolongé du véhicule après la découverte affaiblit la demande de résolution, et la jurisprudence en tient compte pour réduire la restitution.
Lire aussiCalculateur des délais de procédure
Votre parcours
Deux gestes se font avant tout le reste. Ensuite, tout dépend de ce que vous cherchez à obtenir — et les quatre objectifs ci-dessous ne se valent pas : l’un ferme le litige, un autre ne ferme rien, un autre prépare la suite.
- Réclamer
- Mettre en demeure
Le médiateur de la consommation ne peut être saisi que si une réclamation écrite a d'abord été adressée au professionnel Les autres tiers ne l'exigent pas, mais tous la demandent : c'est elle qui date le désaccord.
Obtenir gain de cause par un simple écrit, sans rien engager.
- Délai
- Quelques jours
- Coût
- Gratuit
- Avocat
- Sans avocat
- Votre délai
- Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Avant de l’envoyer
- Quand
- En premier, toujours.
- Comment
- Courriel avec accusé de lecture, ou lettre simple. Conservez une copie datée.
Sans cette réclamation écrite préalable, le médiateur de la consommation DOIT rejeter votre dossier Et vous disposez d'un an à compter de cette réclamation pour le saisir.
- Décrivez le défaut par ses effets constatables, pas par sa cause supposée : la cause est l'affaire de l'expert.
- Ne dites pas encore que vous saisirez un tribunal : cette lettre sert à obtenir un accord, et son ton conditionne la réponse.
Aucun texte n'en fait une condition de recevabilité. Mais elle fait courir les intérêts moratoires , elle établit la date du refus, et son absence est la première chose qu'un juge remarque. ⚠️ Elle n'interrompt aucun délai : seule une demande en justice le fait
Sommer formellement, faire courir les intérêts et dater votre diligence.
- Délai
- Quelques jours
- Coût
- Coût faible
- Avocat
- Sans avocat
- Votre délai
- Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
C'est la croyance la plus répandue et la plus coûteuse de la matière : la mise en demeure n'interrompt PAS la prescription. Aucun des textes qui régissent l'interruption ne la vise.
Avant de l’envoyer
- Quand
- Après une réclamation restée sans réponse ou refusée.
- Comment
- Lettre recommandée avec accusé de réception. Conservez l'avis de réception : c'est lui qui date la mise en demeure.
C'est l'erreur la plus coûteuse de la matière. Si votre délai approche de son terme, n'attendez pas la réponse à cette lettre : seule une demande en justice, même en référé, arrête le compteur.
- Chiffrez chaque poste séparément : une demande globale est plus facile à contester qu'une demande ventilée.
- N'incluez pas la prime d'assurance du véhicule : il vous appartenait de résilier le contrat dès la découverte du vice.
- Gardez l'avis de réception. C'est la seule preuve de la date, et cette date fait courir les intérêts.
Quel est votre objectif ?
Ce n'est pas « comment aller au tribunal » qu'il faut se demander d'abord, mais ce qu'on cherche à accomplir. Trois objectifs se règlent sans procès — et ils ne se valent pas du tout entre eux : l'un ferme le litige, l'autre ne ferme rien, le troisième prépare la suite.
Sans procèsFaire OBSTACLE à tout procès
1 voieÉteindre le litige définitivement, et empêcher toute action future ayant le même objet.
- Chiffrer
- Accord
- Protocole
- Exécutoire
Faire OBSTACLE à tout procès
1 voieCe que ça décide : il faut l'accord de l'autre, et des concessions réciproques — leur absence est une cause de nullité. En échange, vous obtenez ce qu'aucune autre voie amiable ne donne.
Chiffrer ce à quoi vous renoncez
Une transaction se paie d'un renoncement définitif : signée, elle interdit toute action ultérieure ayant le même objet Il faut donc savoir ce qu'on abandonne avant de savoir ce qu'on accepte.
Obtenir l'accord de l'autre
La transaction suppose des concessions réciproques : chacun doit céder quelque chose. Un accord où l'une des parties ne renonce à rien n'est pas une transaction, et ne produit aucun de ses effets.
Cette étape ne dépend pas de vous seul : aucune donnée de cette page ne peut dire si l’autre partie acceptera. C’est le seul point du parcours qui reste entièrement à obtenir.
Signer le protocole
Fermer le litige pour de bon, par un contrat écrit.
- Délai
- Quelques semaines
- Coût
- Coût faible
- Avocat
- Avocat conseillé
- Votre délai
- Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Avant de l’envoyer
- Quand
- Quand un accord chiffré se dessine — et jamais avant d'avoir chiffré ce à quoi vous renoncez.
- Comment
- Signé en autant d'originaux qu'il y a de parties, paraphé à chaque page. Aucune formalité de dépôt n'est requise pour sa validité.
⚠️ CE DOCUMENT ÉTEINT VOTRE ACTION. L'article 2052 du Code civil fait obstacle à toute action ultérieure ayant le même objet : une fois signé, vous ne pourrez plus demander en justice ce à quoi vous renoncez ici, même si vous découvrez ensuite que votre préjudice était plus lourd. Ne signez qu'après avoir chiffré votre demande complète, et écrivez à l'article 1er ce que la transaction NE couvre PAS si vous entendez réserver un poste. ⚠️ Le siège de la force exécutoire a changé : les articles 1565 à 1567 du Code de procédure civile, que citent encore beaucoup de modèles en circulation, sont ABROGÉS depuis le 1er septembre 2025. Les textes applicables sont les articles 1541, 1543, 1545 et 1546.
- La clause résolutoire de l'article 3 ne joue que si votre mise en demeure la CITE expressément : une mise en demeure qui ne la mentionne pas ne produit aucun effet C'est le piège le plus courant de ce type de clause.
- Signez et paraphez chaque page, et gardez votre exemplaire ORIGINAL : sans écrit, il n'y a pas de transaction (art. 2044 du Code civil).
- Les concessions doivent être RÉCIPROQUES et réelles. Un accord où seule une partie cède n'est pas une transaction et n'a pas l'autorité qui s'y attache.
- Tant que le protocole n'est pas homologué, il ne permet pas de saisir un commissaire de justice : c'est un contrat, pas un titre exécutoire.
Ce que vaut le protocole signé
Signée, la transaction éteint le litige : elle fait obstacle à toute action ayant le même objet Mais elle ne vaut pas titre exécutoire. La formule apposée par le greffier suppose un acte contresigné par les avocats de chacune des parties , et le greffier vérifie la nature de l'acte avant de l'apposer ; l'homologation par le juge est écrite pour les accords issus d'une conciliation, d'une médiation ou d'une procédure participative . ⚠️ Si vous signez seul, sans avocat et hors de tout tiers, l'exécution forcée passera encore par un juge — mais sur la transaction, non sur le litige.
Sans procèsPRÉVENIR une procédure
3 voiesChercher un accord avec l'aide d'un tiers — conciliateur, médiateur, avocats — avant tout contentieux.
- Réclamer
- Saisir
- Tentative
- Issue
PRÉVENIR une procédure
3 voiesCe que ça décide : contrairement à la transaction, ces voies ne font PAS obstacle à une action ultérieure — l'accord obtenu n'est pas une fin de non-recevoir. En revanche la tentative suspend la prescription — jamais une forclusion, que l'article 2220 du code civil exclut de ce régime.
Avoir réclamé par écrit
La médiation de la consommation n'est recevable que si une réclamation écrite a été adressée au professionnel
Saisir un tiers
Faire intervenir un tiers gratuit que le professionnel doit vous garantir.
- Délai
- 1 à 3 mois
- Coût
- Gratuit
- Avocat
- Sans avocat
- Votre délai
- Se met en pause, sauf le butoir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
C'est un DROIT du consommateur, jamais une obligation pour lui. Le professionnel, lui, a l'obligation de garantir ce recours et de vous communiquer les coordonnées de son médiateur.
Avant de l’envoyer
- Quand
- Après la réclamation écrite, et dans l'année qui la suit.
- Comment
- Par le formulaire en ligne du médiateur, ou par courrier. Les coordonnées du médiateur figurent obligatoirement sur les documents contractuels et le site du professionnel.
Cinq causes d'irrecevabilité : absence de réclamation écrite préalable, demande manifestement infondée, litige déjà examiné par un médiateur ou un tribunal, saisine plus d'un an après la réclamation, ou litige hors du champ de compétence du médiateur. Le médiateur vous informe du rejet dans les trois semaines.
- La médiation est gratuite pour vous. Un médiateur qui réclamerait des honoraires au consommateur ne serait pas un médiateur de la consommation.
- Le point 4 n'est pas une formalité : c'est la déclaration qui écarte la troisième cause d'irrecevabilité.
La commission départementale de conciliation ne connaît que des litiges locatifs limitativement énumérés par la loi de 1989.
Faire intervenir un conciliateur bénévole et satisfaire le préalable amiable.
- Délai
- 1 à 3 mois
- Coût
- Gratuit
- Avocat
- Sans avocat
- Votre délai
- Se met en pause, sauf le butoir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Avant de l’envoyer
- Quand
- À tout moment, et notamment pour satisfaire le préalable amiable obligatoire.
- Comment
- Par le formulaire de saisine remis en mairie ou au tribunal, ou par simple lettre au conciliateur de votre secteur.
Gardez la preuve écrite de la saisine et, à l'issue, le constat d'accord ou l'attestation de non-conciliation : c'est cette pièce que le juge exigera si vous saisissez ensuite le tribunal.
- La conciliation est entièrement gratuite : le conciliateur de justice est un bénévole assermenté.
- Le professionnel n'est pas obligé de venir. Son refus ou son absence vous vaut une attestation de non-conciliation, qui satisfait le préalable amiable.
Pendant la tentative
Tant que la tentative dure, votre délai peut être gelé — ou pas, et cela ne dépend pas de la démarche mais de la nature du délai. La suspension de l'article 2238 du code civil ne joue que sur une prescription : une forclusion y échappe et continue de courir pendant que vous discutez.
La tentative suspend : Action en garantie des vices cachés. Elle ne suspend pas : Délai butoir, qui continue de courir pendant que vous discutez.
L'issue de la tentative
Un accord peut être rendu exécutoire . Un échec n'est pas une perte : l'attestation de la tentative satisfait le préalable amiable exigé avant de saisir le juge , et ouvre l'objectif ENGAGER.
Avant le procèsPRÉPARER une procédure
2 voiesSécuriser sa position — la preuve, le patrimoine de l'adversaire — avant d'engager quoi que ce soit.
- Constat
- Expertise
- Dossier
PRÉPARER une procédure
2 voiesCe que ça décide : rien du litige. Aucune de ces voies ne tranche ; elles arment les verrous 3 et 5, et c'est souvent là que le dossier se gagne ou se perd.
Figer la preuve
verrou 3Figer l'état du bien avant qu'il ne change.
- Délai
- Quelques jours
- Coût
- Coût faible
- Avocat
- Sans avocat
- Votre délai
- Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Avant de l’envoyer
- Quand
- Le plus tôt possible, et impérativement AVANT toute réparation, reprise ou remise des clés.
- Comment
- Par courriel ou courrier à une étude de commissaire de justice. Demandez un devis écrit avant l'intervention.
Le constat établit CE QUI EST, jamais POURQUOI. Ses constatations font foi jusqu'à preuve contraire , mais le commissaire de justice ne se prononce ni sur la cause du défaut ni sur son imputabilité : cela n'appartient qu'à l'expert. ⚠️ Et il n'interrompt AUCUN délai — ni la prescription, ni les garanties. Faire constater ne dispense donc jamais d'agir dans les temps.
- Le tarif du constat est réglementé pour partie, mais les frais de déplacement et les vacations ne le sont pas : demandez un devis écrit avant l'intervention.
- Sa compétence est nationale pour un constat : vous n'êtes pas tenu de choisir une étude du ressort.
- Un constat dressé en présence de la partie adverse, ou après l'avoir informée, se discute beaucoup moins bien qu'un constat dressé seul.
Faire établir la cause par un expert
verrou 3La mesure d'instruction se demande avant tout procès, s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir la preuve . À la différence des démarches amiables, la demande en justice interrompt le délai — prescription comme forclusion Et lorsque le juge fait droit à la demande, une prescription est en outre SUSPENDUE jusqu'à l'exécution de la mesure, puis reprend pour six mois au moins : c'est le seul dispositif qui vous rende du temps pendant que l'expert travaille. ⚠️ Une forclusion n'en bénéficie pas — sur un litige de travaux, seule l'interruption joue.
Obtenir un rapport contradictoire et opposable sur la cause du désordre.
- Délai
- 1 à 3 mois
- Coût
- Coût moyen
- Avocat
- Avocat conseillé
- Votre délai
- Repart à zéro, sauf le butoir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Avant de l’envoyer
- Quand
- Dès que la preuve technique manque, et avant toute réparation du véhicule.
- Comment
- Signification au professionnel par un commissaire de justice, puis placement au greffe. Devant le juge des référés du tribunal judiciaire, la représentation par avocat n'est pas obligatoire.
Le fondement est l'article 145 du code de procédure civile , qui suppose un motif légitime de conserver ou d'établir la preuve AVANT tout procès. Deux conditions cumulatives : le motif légitime, et l'absence d'instance au fond au jour de la saisine. Les mentions des articles 54 et 56 du code de procédure civile sont prescrites à peine de nullité.
- ⛔ Ne faites réparer le véhicule sous AUCUN prétexte avant l'expertise : la réparation efface la preuve du vice, et avec elle votre démonstration de son antériorité.
- La mission est la partie décisive de l'acte : l'expert ne répondra qu'aux questions posées. Une mission qui omet l'antériorité du défaut rend le rapport inutilisable sur le point qui décide du procès.
- La question sur l'usure normale est volontairement incluse : c'est la défense que le vendeur opposera, et il vaut mieux que l'expert y réponde que de la laisser plaider sans contradiction.
- La consignation est avancée par vous ; son montant est fixé par le juge et peut être mis à la charge de la partie qui succombe.
Le dossier prêt
verrou 3Bordereau, pièces numérotées, chronologie. Vous entrez alors dans ENGAGER avec une preuve opposable, ce qui est le seul avantage que le temps vous donne.
Le procèsENGAGER le contentieux
7 voiesDemander à un juge de trancher le litige, ou d'imposer une mesure.
- Recevabilité
- Compétence
- Preuve
- Décision
- Exécution
ENGAGER le contentieux
7 voiesCe que ça décide : vous perdez la relation, presque toujours ; la confidentialité, puisque le jugement est public ; et la maîtrise — du calendrier comme du résultat.
Votre action est-elle recevable ?
verrou 1Prescription, intérêt et qualité à agir, préalable amiable obligatoire de l'article 750-1 du code de procédure civile — irrecevabilité que le juge peut relever d'office.
En deçà de 5 000 €, la demande en justice doit être précédée, AU CHOIX, d'une tentative de conciliation par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation, ou d'une tentative de procédure participative — à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office.
- Ce n'est pas « la médiation de la consommation » : les trois voies sont au choix.
- Des dispenses existent, notamment lorsqu'un conciliateur n'est pas disponible dans un délai raisonnable.
- Ce texte a été annulé par le Conseil d'État, puis rétabli par le décret n° 2023-357 du 11 mai 2023.
Devant quel juge ?
verrou 2Tribunal judiciaire, tribunal de commerce, juge des contentieux de la protection, conseil de prud'hommes. Se tromper coûte des mois, pas le procès.
Devant le tribunal judiciaire, l'avocat est obligatoire par principe . Vous en êtes dispensé si votre demande n'excède pas 10 000 € , et cette dispense entraîne l'oralité : vous vous expliquez à l'audience, sans écritures obligatoires . Au-delà de 10 000 €, l'avocat redevient obligatoire et la procédure devient écrite. ⚠️ Le montant s'apprécie sur la demande, intérêts et frais non compris.
Ce que vous devrez prouver, et avec quoi
verrou 3Qui supporte la charge, et avec quoi. Se joue en grande partie avant l'assignation — article 145 du code de procédure civile, constat, expertise.
La voie
verrou 4Le jugement. C'est le seul verrou auquel on pense spontanément, et ce n'est pas le plus dur à ouvrir.
Obtenir vite une avance sur ce qui vous est dû.
- Délai
- Quelques semaines
- Coût
- Coût moyen
- Avocat
- Avocat conseillé
- Votre délai
- Repart à zéro, sauf le butoir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Avant de l’envoyer
- Quand
- APRÈS le dépôt du rapport d'expertise, et contre un vendeur PROFESSIONNEL. Avant l'expertise, la voie échoue presque toujours.
- Comment
- Remise à un commissaire de justice, qui la délivre au vendeur puis la place au greffe.
⚠️ C'EST LA VOIE LA PLUS MAL EMPLOYÉE DE TOUTE CETTE SITUATION, ET LE MALENTENDU PORTE SUR SON OBJET. Le juge des référés n'accorde une provision que si l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable . Or la restitution du prix suppose que la vente soit résolue, et seul le juge du fond peut la prononcer : demander une provision ÉGALE AU PRIX, c'est demander au juge des référés de trancher le fond, et se faire renvoyer. Ce que cette assignation demande est autre chose — les DOMMAGES ET INTÉRÊTS de l'article 1645 du Code civil , dus par le vendeur qui connaissait le vice. Et c'est là que tout se joue : le vendeur PROFESSIONNEL est irréfragablement présumé l'avoir connu, présomption qui ne souffre aucune preuve contraire. Contre un vendeur professionnel, une fois le vice établi par expertise, l'obligation d'indemniser sort du champ de la contestation sérieuse. ⛔ Contre un vendeur PARTICULIER, cette présomption ne joue pas : la voie est alors très faible, et le référé-expertise puis le fond restent le chemin.
- N'engagez ce référé qu'avec le rapport d'expertise en main : sans lui, le vendeur oppose l'antériorité du défaut ou son caractère apparent, et cette seule discussion suffit à faire échouer la demande.
- La provision porte sur le coût de remise en état, l'immobilisation, le gardiennage et le remplacement du véhicule — chacun chiffré par une pièce.
- Une clause limitative ou exclusive de garantie est réputée non écrite à l'égard du vendeur professionnel : ne renoncez pas parce qu'elle figure au bon de commande.
- ⚠️ Ne comptez PAS sur une dispense automatique en référé : le texte ne l'exclut pas, et l'absence de tentative amiable doit y être justifiée par un MOTIF LÉGITIME — l'urgence — que le juge apprécie Écrivez-le dans l'assignation plutôt que de vous en remettre à une exemption qui n'est pas écrite.
- Les mentions légales de cet acte reprennent le modèle de la bibliothèque G-Droit, à l'identique.
Faire ordonner l'exécution en nature, sans audience si elle suit.
- Délai
- Quelques semaines
- Coût
- Coût faible
- Avocat
- Sans avocat
- Votre délai
- Repart à zéro, sauf le butoir
Pas de document à envoyer, et voici pourquoi. L'injonction de faire ne vise que l'exécution EN NATURE d'une obligation née d'un contrat entre un consommateur et un professionnel, sous 10 000 euros (CPC, art. 1425-1). Ce que vous demandez ici n'est pas une prestation à exécuter : c'est la restitution du prix ou sa réduction, c'est-à-dire une somme d'argent, et non une prestation à exécuter. La voie reste affichée parce qu'elle dépend d'une réponse que vous seul donnez, mais elle ne débouche pas sur un document propre à ce litige.
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
L'interruption court dès l'ENREGISTREMENT AU GREFFE de la requête, et non de l'ordonnance : l'article 1425-3 du code de procédure civile le dit expressément, et c'est le seul article de ce code à prévoir une interruption de prescription. La procédure d'injonction de payer, elle, n'a pas d'équivalent : la requête n'y interrompt rien, seule la signification de l'ordonnance le fait.
Votre créance n'est pas liquide tant que le juge n'a pas prononcé la résolution de la vente ou fixé la réduction du prix. L'injonction de payer est donc fermée ici — c'est l'erreur la plus fréquente sur ce type de litige.
Faire trancher définitivement, à l'audience, sans écritures obligatoires.
- Délai
- 6 à 18 mois
- Coût
- Coût moyen
- Avocat
- Avocat facultatif
- Votre délai
- Repart à zéro, sauf le butoir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Avant de l’envoyer
- Quand
- Après l'expertise, ou lorsque la preuve est déjà constituée — et toujours avant l'expiration du délai de deux ans.
- Comment
- Signification par commissaire de justice, puis placement au greffe. En deçà de 10 000 €, la représentation par avocat n'est pas obligatoire .
Si votre demande n'excède pas 5 000 euros, l'assignation doit établir les diligences amiables accomplies ou justifier d'une dispense, sous peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office. Les mentions des articles 54 et 56 sont prescrites à peine de nullité. Les deux délais sont ceux de l'article 1648 et de l'article 2232 du code civil.
- Le choix entre action rédhibitoire et estimatoire s'arrête dans l'acte : posez l'estimatoire à titre subsidiaire plutôt que d'en changer en cours d'instance.
- L'article 700 ne se calcule pas d'avance : il relève de l'appréciation du juge et ne couvre que les frais non compris dans les dépens.
- Demandez expressément que les frais d'expertise soient compris dans les dépens : c'est ce qui vous les fait rembourser si vous l'emportez.
- Au-delà de 10 000 euros, la représentation par avocat devient obligatoire et la procédure est écrite : le modèle applicable est alors celui de la procédure écrite.
Le juge des contentieux de la protection n'est compétent que pour les litiges dont un contrat d'habitation est l'objet, la cause ou l'occasion, pour le surendettement des particuliers, et pour les actions relatives au crédit à la consommation.
Faire trancher une demande complexe, sur conclusions écrites.
- Délai
- 1 à 2 ans
- Coût
- Coût élevé
- Avocat
- Avocat obligatoire
- Votre délai
- Repart à zéro, sauf le butoir
Pas de document à envoyer, et voici pourquoi. Au-delà de 10 000 euros, la représentation par avocat est obligatoire devant le tribunal judiciaire (CPC, art. 760) et la procédure est écrite : l'assignation est rédigée et signée par l'avocat, puis placée par lui. Donner un modèle que le lecteur ne pourrait ni signer ni déposer serait un piège et non un service. Ce que la page lui doit ici, c'est de le dire.
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
En matière de consommation, la clause d'arbitrage conclue avant la naissance du litige ne peut pas vous être opposée, et le coût de l'arbitrage est sans rapport avec l'enjeu d'un litige de consommation.
Faire exécuter
verrou 5Le titre ne vaut que ce que vaut le patrimoine du débiteur au jour où l'on saisit. Ce verrou se ferme pendant que le procès dure.
Ce qui fait perdre
- Demander l'injonction de payerVotre créance n'est ni liquide ni exigible tant qu'un juge n'a pas prononcé la résolution ou fixé la réduction du prix. La requête sera rejetée, et le temps perdu.
Lire aussiEngagerL'action en dommages et intérêts · Toutes les procédures civiles
Ce que vous devez prouver
Quatre conditions, cumulatives : il suffit qu'une seule manque pour que la garantie tombe. Chaque case décochée ferme des voies en aval, et la page vous dit lesquelles.
À qui incombe la preuve
La preuve vous incombe entièrement sur le fondement du vice caché. C'est la différence majeure avec la garantie de conformité, où elle est renversée pendant douze mois.
Le délai ne court pas du jour où vous avez remarqué un symptôme, mais du jour où vous avez eu connaissance du vice DANS TOUTE SON AMPLEUR ET SES CONSÉQUENCES — ce qui est souvent la date du rapport d'expertise. Une cour d'appel qui déclare votre action tardive sans rechercher cette date-là ne donne pas de base légale à sa décision, et son arrêt est cassé.
Pourquoi cette solution compte
C'est votre meilleure protection contre une fin de non-recevoir : le vendeur soutiendra que vous saviez dès la première panne. Demandez au juge de rechercher à quelle date vous avez connu le vice dans toute son ampleur, et faites-le figurer dans vos écritures.
- Cour de cassation, 1re chambre civile, 25 juin 2025, pourvoi n° 24-16.370CassationCour de cassation, 1re chambre civile, frh · 25 juin 2025 · n° 24-16.370Réponse de la Cour Vu l'article 1648, alinéa 1, du code civil : 4. Aux termes de ce texte, l'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l'acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. 5. Pour déclarer irrecevable comme prescrite l'action de l'acheteur, l'arrêt retient que la découverte du vice affectant la chose doit être fixée au 9 mai 2019, date à laquelle celui-ci avait formalisé une réclamation à l'encontre de la société Uni bateaux, aux termes de laquelle il évoquait « un gros problème qui venait certainement du turbo » et que l'instance introduite le 5 novembre 2021 était donc prescrite. 6. En se déterminant ainsi, sans rechercher, comme e…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗
- Cour de cassation, 3e chambre civile, 13 novembre 2025, pourvoi n° 23-19.372CassationCour de cassation, 3e chambre civile, frh · 13 novembre 2025 · n° 23-19.372Réponse de la Cour 5. La cour d'appel, après avoir constaté que l'acquéreure se prévalait d'une date du dépôt du rapport de l'expert le 22 février 2019, a relevé que celle-ci n'avait assigné le vendeur sur le fondement du vice caché que par acte du 1er avril 2021. 6. Elle en a exactement déduit, nonobstant le motif erroné mais surabondant critiqué par le moyen, que cette assignation était tardive. 7. Le moyen est donc inopérant. Réponse de la Cour Vu l'article 1648, alinéa 1er, du code civil : 9. Aux termes de ce texte, l'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l'acquéreur, dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. 10. Pour déclarer irrecevable com…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗
Ce que change le vendeur professionnel
Le vendeur professionnel est réputé connaître les vices de la chose qu'il vend. La conséquence est directe : il doit, outre la restitution du prix, tous les dommages et intérêts — et une clause du bon de commande qui exclurait la garantie ne peut pas lui profiter. ⚠️ Face à un vendeur PARTICULIER, c'est l'inverse : l'article 1643 du code civil permet au vendeur qui ignorait le vice de stipuler qu'il ne sera tenu à aucune garantie, et une telle clause lui est alors acquise. Vérifiez votre bon de commande avant toute chose.
Concrètement, face à un garage ou une concession, vous ne demandez pas seulement le remboursement : vous demandez aussi l'indemnisation de ce que le défaut vous a coûté — immobilisation, location d'un véhicule de remplacement, frais d'expertise, remorquage.
Il résulte de l'article 1645 du code civil une présomption irréfragable de connaissance, par le vendeur professionnel, du vice de la chose vendue, qui l'oblige à réparer l'intégralité de tous les dommages qui en sont la conséquence.
Pourquoi cette solution compte
« Irréfragable » signifie que le garage ne peut pas prouver le contraire : il ne peut ni s'exonérer, ni limiter sa dette aux seules réparations.
- Cour de cassation, chambre commerciale, 17 janvier 2024, pourvoi n° 21-23.909CassationCour de cassation, chambre commerciale, frh · 17 janvier 2024 · n° 21-23.909Il résulte de l'article 1645 du code civil une présomption irréfragable de connaissance par le vendeur professionnel du vice de la chose vendue, qui l'oblige à réparer l'intégralité de tous les dommages qui en sont la conséquenceSommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗
- Cour de cassation, 1re chambre civile, 3 septembre 2025, pourvoi n° 24-11.383CassationCour de cassation, 1re chambre civile, fs · 3 septembre 2025 · n° 24-11.383Il se déduit des articles 1641, 1642 et 1645 du code civil que la garantie des vices cachés accompagne, en tant qu'accessoire, la chose vendue et que lorsque l'action en garantie des vices cachés est exercée à l'encontre du vendeur originaire à raison d'un vice antérieur à la première vente, la connaissance de ce vice s'apprécie à la date de cette vente dans la personne du premier acquéreur qui, s'il est professionnel, est présumé connaître le vice, cette présomption étant irréfragable. Encourt la cassation pour défaut de base légale, la cour d'appel qui, examinant l'action en garantie des vices cachés du sous-acquéreur contre le vendeur originaire, n'a pas recherché, comme il le lui incomba…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗
Vice caché ou garantie de conformité ?
Face à un vendeur professionnel, les deux fondements sont ouverts et se cumulent. Ils ne se valent pas selon votre situation.
| Garantie des vices cachés | Garantie légale de conformité | |
|---|---|---|
| Fondement | ||
| Qui peut l'invoquer | Tout acheteur, professionnel compris | Le consommateur seulement |
| Contre qui | Tout vendeur, particulier compris | Le vendeur professionnel seulement |
| Délai pour agir | 2 ans depuis la découverte | 2 ans depuis la délivrance |
| Charge de la preuve | Sur l'acheteur, entièrement | Renversée 12 mois pour un bien d'occasion |
| Ce qu'on obtient | Remboursement total ou partiel, et dommages-intérêts contre un professionnel | Mise en conformité, à défaut réduction du prix ou résolution |
Lequel choisir
Si le défaut apparaît dans les douze mois de la livraison, commencez par la conformité : c'est au vendeur de prouver que le défaut n'existait pas, et cela vous épargne l'expertise. Passé ce délai, ou si vous voulez des dommages-intérêts, le vice caché redevient plus puissant — mais la preuve vous revient.
Vos deux actions, et ce qu'elles vous coûtent
Le texte vous laisse le choix
Action rédhibitoire
Rendre le véhicule, récupérer le prix
- Ce que vous obtenez
- La restitution intégrale du prix, plus les frais occasionnés par la vente — carte grise, contrôle technique.
- Ce que vous abandonnez
- Le véhicule, et la possibilité de conserver une solution de mobilité pendant la procédure. Vous devrez aussi vous en tenir à ce choix : la jurisprudence n'admet pas qu'on en change librement en cours d'instance.
Action estimatoire
Garder le véhicule, récupérer une partie du prix
- Ce que vous obtenez
- Vous gardez le véhicule et obtenez la fraction du prix correspondant à la moins-value causée par le vice, fixée par expertise.
- Ce que vous abandonnez
- La sortie complète du litige : vous restez propriétaire d'un véhicule affecté, et la moins-value retenue est souvent inférieure au coût réel des réparations.
Ce qui fait perdre
- Faire réparer avant de faire constaterLa réparation détruit la preuve du vice. Si vous réparez avant l'expertise, vous perdez presque toujours la possibilité d'établir l'antériorité du défaut.
- Prendre l'usure normale pour un vice cachéSur un véhicule ancien et très kilométré, une panne n'est pas en soi un vice : il faut qu'elle rende le véhicule impropre à circuler ou qu'elle soit sans rapport avec l'âge annoncé.
Lire aussiLa garantie des vices cachés dans le contrat de vente · L'action rédhibitoire · L'action estimatoire · Les garanties du contrat de vente
Vos pièces
Les documents à réunir, et ceux que la page vous prépare. Vos délais, eux, se lisent au chapitre 01 — ils se dérivent de vos dates, et non d’une liste d’étapes valable pour tout le monde.
Les pièces qui ne dépendent d’aucune démarche
Lire aussiLa bibliothèque d'actes judiciaires
Questions fréquentes
Le délai de deux ans court-il depuis l'achat ou depuis la panne ?
Le garage peut-il m'opposer une clause qui exclut la garantie ?
Dois-je obligatoirement passer par un médiateur avant d'aller au tribunal ?
Puis-je faire réparer le véhicule en attendant ?
Combien coûte une expertise judiciaire ?
Vaut-il mieux invoquer le vice caché ou la garantie de conformité ?
Les textes cités
Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 19 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.
Article 1225 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016
La clause résolutoire précise les engagements dont l'inexécution entraînera la résolution du contrat. La résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse, s'il n'a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l'inexécution. La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire.
Avant le 1er octobre 2016, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 21 mars 1804 au 1er octobre 2016L'héritier du débiteur, assigné pour la totalité de l'obligation, peut demander un délai pour mettre en cause ses cohéritiers, à moins que la dette ne soit de nature à ne pouvoir être acquittée que par l'héritier assigné, qui peut alors être condamné seul, sauf son recours en indemnité contre ses cohéritiers.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 1344 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016
Le débiteur est mis en demeure de payer soit par une sommation ou un acte portant interpellation suffisante, soit, si le contrat le prévoit, par la seule exigibilité de l'obligation.
Avant le 1er octobre 2016, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel
Du 13 juillet 1980 au 1er octobre 2016La preuve testimoniale, sur la demande d'une somme même inférieure à celle qui est prévue à l'article 1341, ne peut être admise lorsque cette somme est déclarée être le restant ou faire partie d'une créance plus forte qui n'est point prouvée par écrit.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 22 février 1948 au 13 juillet 1980La preuve testimoniale, sur la demande d'une somme même moindre de 50 F, ne peut être admise lorsque cette somme est déclarée être le restant ou faire partie d'une créance plus forte qui n'est point prouvée par écrit.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 1344-1 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016
La mise en demeure de payer une obligation de somme d'argent fait courir l'intérêt moratoire, au taux légal, sans que le créancier soit tenu de justifier d'un préjudice.
Article 1641 du code civilen vigueur depuis le 16 mars 1804
Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquise, ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, s'il les avait connus.
Article 1642 du code civilen vigueur depuis le 21 mars 1804
Le vendeur n'est pas tenu des vices apparents et dont l'acheteur a pu se convaincre lui-même.
Article 1643 du code civilen vigueur depuis le 21 mars 1804
Il est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins que, dans ce cas, il n'ait stipulé qu'il ne sera obligé à aucune garantie.
Article 1644 du code civilen vigueur depuis le 18 février 2015
Dans le cas des articles 1641 et 1643, l'acheteur a le choix de rendre la chose et de se faire restituer le prix, ou de garder la chose et de se faire rendre une partie du prix.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 18 février 2015Dans le cas des articles 1641 et 1643, l'acheteur a le choix de rendre la chose et de se faire restituer le prix, ou de garder la chose et de se faire rendre une partie du prix, telle qu'elle sera arbitrée par experts. prix.
Article 1645 du code civilen vigueur depuis le 21 mars 1804
Si le vendeur connaissait les vices de la chose, il est tenu, outre la restitution du prix qu'il en a reçu, de tous les dommages et intérêts envers l'acheteur.
Article 1648 du code civilen vigueur depuis le 28 mars 2009
L'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l'acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Dans le cas prévu par l'article 1642-1, l'action doit être introduite, à peine de forclusion, dans l'année qui suit la date à laquelle le vendeur peut être déchargé des vices ou des défauts de conformité apparents.
2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 18 février 2005 au 28 mars 2009L'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l'acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Dans le cas prévu par l'article 1642-1, l'action doit être introduite, à peine de forclusion, dans l'année qui suit la date à laquelle le vendeur peut être déchargé des vices ou des défauts de conformité apparents.
Du 9 juillet 1967 au 18 février 2005L'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l'acquéreur, l'acquéreur dans un bref délai, suivant délai de deux ans à compter de la nature des vices rédhibitoires, et l'usage découverte du lieu où la vente a été faite. vice. Dans le cas prévu par l'article 1642-1, l'action doit être introduite, à peine de forclusion, dans l'année qui suit la date à laquelle le vendeur peut être déchargé des vices ou des défauts de conformité apparents.
Article 1649 du code civilen vigueur depuis le 21 mars 1804
Elle n'a pas lieu dans les ventes faites par autorité de justice.
Article 2044 du code civilen vigueur depuis le 20 novembre 2016
La transaction est un contrat par lequel les parties, par des concessions réciproques, terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître. Ce contrat doit être rédigé par écrit.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016La transaction est un contrat par lequel les parties parties, par des concessions réciproques, terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître. Ce contrat doit être rédigé par écrit.
Article 2052 du code civilen vigueur depuis le 20 novembre 2016
La transaction fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite entre les parties d'une action en justice ayant le même objet.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016Les transactions ont, La transaction fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite entre les parties, l'autorité de la chose jugée parties d'une action en dernier ressort. Elles ne peuvent être attaquées pour cause d'erreur de droit, ni pour cause de lésion. justice ayant le même objet.
Article 2220 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008
Les délais de forclusion ne sont pas, sauf dispositions contraires prévues par la loi, régis par le présent titre.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008On Les délais de forclusion ne peut, d'avance, renoncer à sont pas, sauf dispositions contraires prévues par la prescription : on peut renoncer à la prescription acquise. loi, régis par le présent titre.
Article 2232 du code civilen vigueur depuis le 10 août 2016
Le report du point de départ, la suspension ou l'interruption de la prescription ne peut avoir pour effet de porter le délai de la prescription extinctive au-delà de vingt ans à compter du jour de la naissance du droit. Le premier alinéa n'est pas applicable dans les cas mentionnés aux articles 2226, 2226-1, 2227, 2233 et 2236, au premier alinéa de l'article 2241 et à l'article 2244. Il ne s'applique pas non plus aux actions relatives à l'état des personnes.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 19 juin 2008 au 10 août 2016Le report du point de départ, la suspension ou l'interruption de la prescription ne peut avoir pour effet de porter le délai de la prescription extinctive au-delà de vingt ans à compter du jour de la naissance du droit. Le premier alinéa n'est pas applicable dans les cas mentionnés aux articles 2226, 2226-1, 2227, 2233 et 2236, au premier alinéa de l'article 2241 et à l'article 2244. Il ne s'applique pas non plus aux actions relatives à l'état des personnes.
Avant le 19 juin 2008, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008Les actes de pure faculté et ceux de simple tolérance ne peuvent fonder ni possession ni prescription.
Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 2262 du code civil.
Article 2238 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016
La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative ou à compter de l'accord du débiteur constaté par l'huissier de justice pour participer à la procédure prévue à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux, soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. En cas de convention de procédure participative, le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. En cas d'échec de la procédure prévue au même article, le délai de prescription recommence à courir à compter de la date du refus du débiteur, constaté par l'huissier, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois.
3 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 8 août 2015 au 1er octobre 2016La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative ou à compter de l'accord du débiteur constaté par l'huissier de justice pour participer à la procédure prévue à l'article 1244-4. L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux, soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. En cas de convention de procédure participative, le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. En cas d'échec de la procédure prévue au même article 1244-4, article, le délai de prescription recommence à courir à compter de la date du refus du débiteur, constaté par l'huissier, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois.
Du 1er septembre 2011 au 8 août 2015La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative. participative ou à compter de l'accord du débiteur constaté par l'huissier de justice pour participer à la procédure prévue à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux, soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. En cas de convention de procédure participative, le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. En cas d'échec de la procédure prévue au même article, le délai de prescription recommence à courir à compter de la date du refus du débiteur, constaté par l'huissier, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois.
Du 19 juin 2008 au 1er septembre 2011La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d'un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou, à défaut d'accord écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative ou à compter de l'accord du débiteur constaté par l'huissier de justice pour participer à la procédure prévue à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux, soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. En cas de convention de procédure participative, le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. En cas d'échec de la procédure prévue au même article, le délai de prescription recommence à courir à compter de la date du refus du débiteur, constaté par l'huissier, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois.
Avant le 19 juin 2008, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008Néanmoins, les personnes énoncées dans les articles 2236 et 2237 peuvent prescrire, si le titre de leur possession se trouve interverti, soit par une cause venant d'un tiers, soit par la contradiction qu'elles ont opposée au droit du propriétaire.
Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 2268 du code civil.
Article 2239 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008
La prescription est également suspendue lorsque le juge fait droit à une demande de mesure d'instruction présentée avant tout procès. Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter du jour où la mesure a été exécutée.
Avant le 19 juin 2008, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008Ceux à qui les fermiers, dépositaires et autres détenteurs précaires ont transmis la chose par un titre translatif de propriété peuvent la prescrire.
Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 2269 du code civil.
Article 2241 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008
La demande en justice, même en référé, interrompt le délai de prescription ainsi que le délai de forclusion. Il en est de même lorsqu'elle est portée devant une juridiction incompétente ou lorsque l'acte de saisine de la juridiction est annulé par l'effet d'un vice de procédure.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008On peut prescrire contre son titre, La demande en ce sens justice, même en référé, interrompt le délai de prescription ainsi que l'on prescrit le délai de forclusion. Il en est de même lorsqu'elle est portée devant une juridiction incompétente ou lorsque l'acte de saisine de la libération juridiction est annulé par l'effet d'un vice de l'obligation que l'on a contractée. procédure.
Article L217-3 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er octobre 2021
Le vendeur délivre un bien conforme au contrat ainsi qu'aux critères énoncés à l'article L. 217-5. Il répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance du bien au sens de l'article L. 216-1, qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de celle-ci. Dans le cas d'un contrat de vente d'un bien comportant des éléments numériques : 1° Lorsque le contrat prévoit la fourniture continue d'un contenu numérique ou d'un service numérique pendant une durée inférieure ou égale à deux ans, ou lorsque le contrat ne détermine pas la durée de fourniture, le vendeur répond des défauts de conformité de ce contenu numérique ou de ce service numérique qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de la délivrance du bien ; 2° Lorsque le contrat prévoit la fourniture continue d'un contenu numérique ou d'un service numérique pendant une durée supérieure à deux ans, le vendeur répond des défauts de conformité de ce contenu numérique ou de ce service numérique qui apparaissent au cours de la période durant laquelle celui-ci est fourni en vertu du contrat. Pour de tels biens, le délai applicable ne prive pas le consommateur de son droit aux mises à jour conformément aux dispositions de l'article L. 217-19. Le vendeur répond également, durant les mêmes délais, des défauts de conformité résultant de l'emballage, des instructions de montage, ou de l'installation lorsque celle-ci a été mise à sa charge par le contrat ou a été réalisée sous sa responsabilité, ou encore lorsque l'installation incorrecte, effectuée par le consommateur comme prévu au contrat, est due à des lacunes ou erreurs dans les instructions d'installation fournies par le vendeur. Ce délai de garantie s'applique sans préjudice des articles 2224 et suivants du code civil. Le point de départ de la prescription de l'action du consommateur est le jour de la connaissance par ce dernier du défaut de conformité.
Avant le 1er octobre 2021, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel
Du 1er juillet 2016 au 1er octobre 2021Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux relations contractuelles entre le vendeur agissant dans le cadre de son activité professionnelle ou commerciale et l'acheteur agissant en qualité de consommateur. Pour l'application des dispositions du présent chapitre, est producteur le fabricant d'un bien meuble corporel, l'importateur de ce bien sur le territoire de l'Union européenne ou toute personne qui se présente comme producteur en apposant sur le bien son nom, sa marque ou un autre signe distinctif.
Ce texte se lit aujourd’hui à l’article liminaire du code de la consommation.
Du 27 juillet 1993 au 1er juillet 2016Seront punis des peines portées par l'article L. 213-4 ceux qui, sciemment, auront exposé, mis en vente, vendu les marchandises ainsi altérées ou qui en seront trouvés détenteurs dans leurs locaux commerciaux.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article L612-1 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016
Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l'oppose à un professionnel. A cet effet, le professionnel garantit au consommateur le recours effectif à un dispositif de médiation de la consommation. Le professionnel peut mettre en place son propre dispositif de médiation de la consommation ou proposer au consommateur le recours à tout autre médiateur de la consommation répondant aux exigences du présent titre. Lorsqu'il existe un médiateur de la consommation dont la compétence s'étend à l'ensemble des entreprises d'un domaine d'activité économique dont il relève, le professionnel permet toujours au consommateur d'y recourir. Les modalités selon lesquelles le processus de médiation est mis en œuvre sont précisées par décret en Conseil d'Etat.
Article L612-2 du code de la consommationen vigueur depuis le 1er juillet 2016
Un litige ne peut être examiné par le médiateur de la consommation lorsque : 1° Le consommateur ne justifie pas avoir tenté, au préalable, de résoudre son litige directement auprès du professionnel par une réclamation écrite selon les modalités prévues, le cas échéant, dans le contrat ; 2° La demande est manifestement infondée ou abusive ; 3° Le litige a été précédemment examiné ou est en cours d'examen par un autre médiateur ou par un tribunal ; 4° Le consommateur a introduit sa demande auprès du médiateur dans un délai supérieur à un an à compter de sa réclamation écrite auprès du professionnel ; 5° Le litige n'entre pas dans son champ de compétence. Le consommateur est informé par le médiateur, dans un délai de trois semaines à compter de la réception de son dossier, du rejet de sa demande de médiation.
Article 54 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2021
La demande initiale est formée par assignation ou par requête remise ou adressée au greffe de la juridiction. La requête peut être formée conjointement par les parties. A peine de nullité, la demande initiale mentionne : 1° L'indication de la juridiction devant laquelle la demande est portée ; 2° L'objet de la demande ; 3° a) Pour les personnes physiques, les nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance de chacun des demandeurs ; b) Pour les personnes morales, leur forme, leur dénomination, leur siège social et l'organe qui les représente légalement ; 4° Le cas échéant, les mentions relatives à la désignation des immeubles exigées pour la publication au fichier immobilier ; 5° Lorsqu'elle doit être précédée d'une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative, les diligences entreprises en vue d'une résolution amiable du litige ou la justification de la dispense d'une telle tentative.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 2020 au 1er janvier 2021La demande initiale est formée par assignation ou par requête remise ou adressée au greffe de la juridiction. La requête peut être formée conjointement par les parties. Lorsqu'elle est formée par voie électronique, la demande comporte également, à peine de nullité, les adresse électronique et numéro de téléphone mobile du demandeur lorsqu'il consent à la dématérialisation ou de son avocat. Elle peut comporter l'adresse électronique et le numéro de téléphone du défendeur. A peine de nullité, la demande initiale mentionne : 1° L'indication de la juridiction devant laquelle la demande est portée ; 2° L'objet de la demande ; 3° a) Pour les personnes physiques, les nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance de chacun des demandeurs ; b) Pour les personnes morales, leur forme, leur dénomination, leur siège social et l'organe qui les représente légalement ; 4° Le cas échéant, les mentions relatives à la désignation des immeubles exigées pour la publication au fichier immobilier ; 5° Lorsqu'elle doit être précédée d'une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative, les diligences entreprises en vue d'une résolution amiable du litige ou la justification de la dispense d'une telle tentative ; 6° L'indication des modalités de comparution devant la juridiction et la précision que, faute pour le défendeur de comparaître, il s'expose à ce qu'un jugement soit rendu contre lui sur les seuls éléments fournis par son adversaire. tentative.
Avant le 1er janvier 2020, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel
Du 11 mai 2017 au 1er janvier 2020Sous réserve des cas où l'instance est introduite par la présentation volontaire des parties devant le juge, la demande initiale est formée par assignation, par remise d'une requête conjointe au greffe de la juridiction ou par requête ou déclaration au greffe de la juridiction.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 1er mars 2006 au 11 mai 2017Sous réserve des cas où l'instance est introduite par la présentation volontaire des parties devant le juge, la demande initiale est formée par assignation, par remise d'une requête conjointe au secrétariat de la juridiction ou par requête ou déclaration au secrétariat de la juridiction.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 1er janvier 1976 au 1er mars 2006Sous réserve des cas où l'instance est introduite par requête ou par déclaration au secrétariat de la juridiction et de ceux dans lesquels elle peut l'être par la présentation volontaire des parties devant le juge, la demande initiale est formée par assignation ou par remise d'une requête conjointe au secrétariat de la juridiction.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 145 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025
S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. La juridiction territorialement compétente pour statuer sur une demande formée en application du premier alinéa est, au choix du demandeur, celle susceptible de connaître de l'affaire au fond ou, s'il y a lieu, celle dans le ressort de laquelle la mesure d'instruction doit être exécutée. Par dérogation au deuxième alinéa, lorsque la mesure d'instruction porte sur un immeuble, la juridiction du lieu où est situé l'immeuble est seule compétente.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 1976 au 1er septembre 2025S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. La juridiction territorialement compétente pour statuer sur une demande formée en application du premier alinéa est, au choix du demandeur, celle susceptible de connaître de l'affaire au fond ou, s'il y a lieu, celle dans le ressort de laquelle la mesure d'instruction doit être exécutée. Par dérogation au deuxième alinéa, lorsque la mesure d'instruction porte sur un immeuble, la juridiction du lieu où est situé l'immeuble est seule compétente.
Article 484 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976
L'ordonnance de référé est une décision provisoire rendue à la demande d'une partie, l'autre présente ou appelée, dans les cas où la loi confère à un juge qui n'est pas saisi du principal le pouvoir d'ordonner immédiatement les mesures nécessaires.
Article 514 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020
Les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.
2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2020L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.
Du 14 mai 1981 au 1er janvier 2005L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.
Article 750-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 13 mai 2023
En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai supérieur à trois mois à compter de la saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.
2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 27 février 2022 au 22 septembre 2022A En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice doit être est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai manifestement excessif au regard supérieur à trois mois à compter de la nature saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et des enjeux du litige de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.
Du 1er janvier 2020 au 27 février 2022A En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice doit être est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire. judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai manifestement excessif au regard supérieur à trois mois à compter de la nature saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et des enjeux du litige de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation. conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.
Article 760 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020
Les parties sont, sauf disposition contraire, tenues de constituer avocat devant le tribunal judiciaire. La constitution de l'avocat emporte élection de domicile.
Avant le 1er janvier 2020, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 1er janvier 1976 au 1er janvier 2020Le président renvoie à l'audience les affaires qui, d'après les explications des avocats et au vu des conclusions échangées et des pièces communiquées, lui paraissent prêtes à être jugées sur le fond. Il renvoie également à l'audience les affaires dans lesquelles le défendeur ne comparaît pas si elles sont en état d'être jugées sur le fond, à moins qu'il n'ordonne la réassignation du défendeur. Dans tous ces cas, le président déclare l'instruction close et fixe la date de l'audience. Celle-ci peut être tenue le jour même.
Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 778 du code de procédure civile.
Article 761 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025
Les parties sont dispensées de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement et dans les cas suivants : 1° Dans les matières relevant de la compétence du juge des contentieux de la protection ; 2° Dans les matières énumérées par les articles R. 211-3-13 à R. 211-3-21, R. 211-3-23 du code de l'organisation judiciaire et dans les matières énumérées au tableau IV-II annexé au code de l'organisation judiciaire ; 3° A l'exclusion des matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou a pour objet une demande indéterminée ayant pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Lorsqu'une demande incidente a pour effet de rendre applicable la procédure écrite ou de rendre obligatoire la représentation par avocat, le juge peut, d'office ou si une partie en fait état, renvoyer l'affaire à une prochaine audience tenue conformément à la procédure applicable et invite les parties à constituer avocat. Dans les matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire qui ne sont pas dispensées du ministère d'avocat, les parties sont tenues de constituer avocat quel que soit le montant sur lequel porte la demande. L'Etat, les départements, les régions, les communes et les établissements publics peuvent se faire représenter ou assister par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.
2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 2021 au 1er septembre 2025Les parties sont dispensées de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement et dans les cas suivants : 1° Dans les matières relevant de la compétence du juge des contentieux de la protection ; 2° Dans les matières énumérées par les articles R. 211-3-13 à R. 211-3-16, R. 211-3-18 à R. 211-3-21, R. 211-3-23 du code de l'organisation judiciaire et dans les matières énumérées au tableau IV-II annexé au code de l'organisation judiciaire ; 3° A l'exclusion des matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou a pour objet une demande indéterminée ayant pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Lorsqu'une demande incidente a pour effet de rendre applicable la procédure écrite ou de rendre obligatoire la représentation par avocat, le juge peut, d'office ou si une partie en fait état, renvoyer l'affaire à une prochaine audience tenue conformément à la procédure applicable et invite les parties à constituer avocat. Dans les matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire qui ne sont pas dispensées du ministère d'avocat, les parties sont tenues de constituer avocat quel que soit le montant sur lequel porte la demande. L'Etat, les départements, les régions, les communes et les établissements publics peuvent se faire représenter ou assister par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.
Du 23 décembre 2019 au 1er janvier 2021Les parties sont dispensées de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement et dans les cas suivants : 1° Dans les matières relevant de la compétence du juge des contentieux de la protection ; 2° Dans les matières énumérées par les articles R. 211-3-13 à R. 211-3-16, R. 211-3-18 à R. 211-3-21, R. 211-3-23 du code de l'organisation judiciaire et dans les matières énumérées au tableau IV-II annexé au code de l'organisation judiciaire ; 3° A l'exclusion des matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou a pour objet une demande indéterminée ayant pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Lorsqu'une demande incidente a pour effet de rendre applicable la procédure écrite ou de rendre obligatoire la représentation par avocat, le juge peut, d'office ou si une partie en fait état, renvoyer l'affaire à une prochaine audience tenue conformément à la procédure applicable et invite les parties à constituer avocat. Dans les matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, judiciaire qui ne sont pas dispensées du ministère d'avocat, les parties sont tenues de constituer avocat, avocat quel que soit le montant de leur sur lequel porte la demande. L'Etat, les départements, les régions, les communes et les établissements publics peuvent se faire représenter ou assister par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.
Avant le 1er janvier 2020, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel
Du 1er mars 1999 au 1er janvier 2020Le président peut également décider que les avocats se présenteront à nouveau devant lui, à une date qu'il fixe, pour conférer une dernière fois de l'affaire, s'il estime qu'un ultime échange de conclusions ou une ultime communication de pièces suffit à la mettre en état ou que les conclusions des parties doivent être mises en conformité avec les dispositions de l'article 753. Dans ce cas, il impartit à chacun des avocats le délai nécessaire à la signification des conclusions et, s'il y a lieu, à la communication des pièces. Sa décision fait l'objet d'une simple mention au dossier. A la date fixée par lui, le président renvoie l'affaire à l'audience si elle a été mise en état dans les délais impartis ou si l'un des avocats le demande, auxquels cas il déclare l'instruction close et fixe la date de l'audience. Celle-ci peut être tenue le jour même.
Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 779 du code de procédure civile.
Du 1er janvier 1976 au 1er mars 1999Le président peut également décider que les avocats se présenteront à nouveau devant lui, à une date qu'il fixe, pour conférer une dernière fois de l'affaire s'il estime qu'un ultime échange de conclusions ou qu'une ultime communication de pièces suffit à la mettre en état. Dans ce cas, il impartit à chacun des avocats le délai nécessaire à la signification des conclusions et, s'il y a lieu, à la communication des pièces. Sa décision fait l'objet d'une simple mention au dossier. A la date fixée par lui, le président renvoie l'affaire à l'audience si elle a été mise en état dans les délais impartis ou si l'un des avocats le demande, auxquels cas il déclare l'instruction close et fixe la date de l'audience. Celle-ci peut être tenue le jour même.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 817 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020
Lorsque les parties sont dispensées de constituer avocat conformément aux dispositions de l'article 761, la procédure est orale, sous réserve des dispositions particulières propres aux matières concernées.
Avant le 5 juin 2008, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 1er janvier 1976 au 5 juin 2008La désignation des juges de la mise en état et celle des magistrats appelés à statuer comme juge unique sont faites selon les modalités fixées pour la répartition des juges entre les diverses chambres du tribunal. Le président du tribunal de grande instance et les présidents de chambre peuvent exercer eux-mêmes ces attributions.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 835 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2021
Le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 2020 au 1er janvier 2021Le président du tribunal judiciaire ou le juge du des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.
Avant le 1er janvier 2020, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel
Du 1er décembre 2010 au 1er janvier 2020A défaut de conciliation, l'affaire peut être immédiatement jugée si les parties y consentent. Dans ce cas, il est procédé selon les modalités de la présentation volontaire. Dans le cas contraire, les parties comparantes sont avisées que la juridiction peut être saisie aux fins de jugement de la demande, en application de l'article 836 dont les dispositions sont reproduites.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 15 septembre 2003 au 1er décembre 2010La demande aux fins de tentative préalable de conciliation n'interrompt la prescription que si l'assignation est délivrée dans les deux mois à compter, selon le cas, du jour de la tentative de conciliation menée par le juge, de la notification prévue au quatrième alinéa de l'article 832-6, de celle prévue au troisième alinéa de l'article 832-7 ou de l'expiration du délai accordé par le demandeur au débiteur pour exécuter son obligation.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 23 juillet 1996 au 15 septembre 2003La demande aux fins de tentative préalable de conciliation n'interrompt la prescription que si l'assignation est délivrée dans les deux mois à compter, selon le cas, du jour de la tentative de conciliation menée par le juge, de la notification prévue au quatrième alinéa de l'article 832-6, de celle prévue au troisième alinéa de l'article 832-7 ou de l'expiration du délai accordé par le demandeur au débiteur pour exécuter son obligation.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 1er janvier 1976 au 23 juillet 1996La demande aux fins de tentative préalable de conciliation n'interrompt la prescription que si l'assignation est donnée dans les deux mois à compter de la tentative de conciliation ou de l'expiration du délai accordé par le demandeur au débiteur pour exécuter son obligation.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 1425-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020
L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au juge des contentieux de la protection ou au tribunal judiciaire dans les matières visées à l'article 817.
4 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 1er juillet 2017 au 1er janvier 2020L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au tribunal d'instance lorsque la valeur juge des contentieux de la prestation dont l'exécution est réclamée n'excède pas le taux de compétence de cette juridiction. protection ou au tribunal judiciaire dans les matières visées à l'article 817.
Du 1er janvier 2005 au 1er juillet 2017L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au tribunal d'instance lorsque la valeur juge des contentieux de la prestation dont l'exécution est réclamée n'excède pas le taux de compétence de cette juridiction. Le juge de proximité est compétent protection ou au tribunal judiciaire dans les limites définies au code de l'organisation judiciaire et dans les conditions de matières visées à l'article 847-5 du présent code. 817.
Du 15 septembre 2003 au 1er janvier 2005L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au tribunal d'instance lorsque la valeur juge des contentieux de la prestation dont l'exécution est réclamée n'excède pas le taux de compétence de cette juridiction. Le juge de proximité est compétent protection ou au tribunal judiciaire dans les limites définies au code de l'organisation judiciaire et dans les conditions de matières visées à l'article 847-4 du présent code. 817.
Du 1er janvier 1989 au 15 septembre 2003L'exécution en nature d'une obligation née d'un contrat conclu entre des personnes n'ayant pas toutes la qualité de commerçant peut être demandée au tribunal d'instance lorsque la valeur juge des contentieux de la prestation dont l'exécution est réclamée n'excède pas le taux de compétence de cette juridiction. protection ou au tribunal judiciaire dans les matières visées à l'article 817.
Article 1425-3 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020
La demande est formée par requête déposée ou adressée au greffe par le bénéficiaire de l'obligation ou par les personnes mentionnées à l'article 764. Outre les mentions prescrites par l'article 57, la requête contient : 1° L'indication précise de la nature de l'obligation dont l'exécution est poursuivie ainsi que le fondement de celle-ci ; 2° Eventuellement, les dommages et intérêts qui seront réclamés en cas d'inexécution de l'injonction de faire. Elle est accompagnée des documents justificatifs. La prescription et les délais pour agir sont interrompus par l'enregistrement au greffe de la requête.
3 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 1er mars 2006 au 1er janvier 2020La demande est formée par requête déposée ou adressée au greffe par le bénéficiaire de l'obligation ou par les personnes mentionnées à l'article 828. 764. Outre les mentions prescrites par l'article 58, 57, la requête contient : 1° L'indication précise de la nature de l'obligation dont l'exécution est poursuivie ainsi que le fondement de celle-ci ; 2° Eventuellement, les dommages et intérêts qui seront réclamés en cas d'inexécution de l'injonction de faire. Elle est accompagnée des documents justificatifs. La prescription et les délais pour agir sont interrompus par l'enregistrement au greffe de la requête.
Du 1er janvier 2005 au 1er mars 2006La demande est formée par requête déposée ou adressée au greffe par le bénéficiaire de l'obligation ou par les personnes mentionnées à l'article 828. La 764. Outre les mentions prescrites par l'article 57, la requête contient : 1° Pour les personnes physiques, les nom, prénoms, profession et adresse des parties ou, pour les personnes morales, leur dénomination et leur siège social ; 2° L'indication précise de la nature de l'obligation dont l'exécution est poursuivie ainsi que le fondement de celle-ci ; 3° Eventuellement 2° Eventuellement, les dommages et intérêts qui seront réclamés en cas d'inexécution de l'injonction de faire. Elle est accompagnée des documents justificatifs. La prescription et les délais pour agir sont interrompus par l'enregistrement au greffe de la requête.
Du 1er janvier 1989 au 1er janvier 2005La demande est formée par requête déposée ou adressée au greffe par le bénéficiaire de l'obligation ou par les personnes mentionnées à l'article 828. La 764. Outre les mentions prescrites par l'article 57, la requête contient : 1° Pour les personnes physiques, les nom, prénoms, profession et adresse des parties ou, pour les personnes morales, leur dénomination et leur siège social ; 2° L'indication précise de la nature de l'obligation dont l'exécution est poursuivie ainsi que le fondement de celle-ci ; 2° Eventuellement, les dommages et intérêts qui seront réclamés en cas d'inexécution de l'injonction de faire. Elle est accompagnée des documents justificatifs. La prescription et les délais pour agir sont interrompus par l'enregistrement au greffe de la requête.
Article 1536 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025
En dehors ou au cours d'une instance, des personnes qu'un différend oppose peuvent, d'un commun accord, tenter d'y mettre fin à l'amiable avec le concours d'un conciliateur de justice ou d'un médiateur.
Avant le 1er septembre 2025, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 23 janvier 2012 au 1er septembre 2025Le conciliateur de justice institué par le décret du 20 mars 1978 relatif aux conciliateurs de justice peut être saisi sans forme par toute personne physique ou morale.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 1543 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025
Sans préjudice des dispositions de l'article 1546, toute partie souhaitant conférer force exécutoire à une transaction ou à un accord, même non transactionnel, issu d'une conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une médiation ou d'une convention de procédure participative peut demander son homologation selon les modalités de la présente section. L'accord sur la rémunération du médiateur, conclu conformément au premier alinéa de l'article 1535-6, peut être rendu exécutoire dans les mêmes conditions, à la demande d'une partie ou du médiateur, par le juge qui a ordonné la médiation.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 23 janvier 2012 au 11 mai 2017Elle se déroule Sans préjudice des dispositions de l'article 1546, toute partie souhaitant conférer force exécutoire à une transaction ou à un accord, même non transactionnel, issu d'une conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une médiation ou d'une convention de procédure participative peut demander son homologation selon une procédure conventionnelle les modalités de recherche d'un accord et se poursuit, la présente section. L'accord sur la rémunération du médiateur, conclu conformément au premier alinéa de l'article 1535-6, peut être rendu exécutoire dans les mêmes conditions, à la demande d'une partie ou du médiateur, par le cas échéant, par une procédure aux fins de jugement. juge qui a ordonné la médiation.
Avant le 1er septembre 2025, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel
Du 1er janvier 2020 au 1er septembre 2025Elle se déroule selon une procédure conventionnelle de recherche d'un accord, suivie, le cas échéant, par une procédure aux fins de jugement. Elle peut aussi se dérouler dans le cadre de l'instance, aux fins de mise en état devant toute juridiction de l'ordre judiciaire, quelle que soit la procédure suivie.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 11 mai 2017 au 1er janvier 2020Elle se déroule selon une procédure conventionnelle de recherche d'un accord, suivie, le cas échéant, par une procédure aux fins de jugement. Elle peut aussi se dérouler dans le cadre de l'instance, aux fins de mise en état.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 1546 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025
Peut être revêtu, à la demande d'une partie, de la formule exécutoire : 1° L'acte constatant l'accord auquel sont parvenues les parties à une conciliation, une médiation, une procédure participative prenant la forme d'un acte contresigné par les avocats de chacune des parties ; 2° L'acte contresigné par avocats constatant un accord transactionnel, même non issu d'une médiation, d'une conciliation ou d'une convention de procédure participative. La demande est formée par écrit, en double exemplaire, auprès du greffe de la juridiction du domicile du demandeur compétente pour connaître du contentieux dans la matière dont relève l'accord. Le greffier n'appose la formule exécutoire qu'après avoir vérifié sa compétence et la nature de l'acte.
2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 11 mai 2017 au 1er septembre 2025La Peut être revêtu, à la demande d'une partie, de la formule exécutoire : 1° L'acte constatant l'accord auquel sont parvenues les parties à une conciliation, une médiation, une procédure participative prenant la forme d'un acte contresigné par les avocats de chacune des parties ; 2° L'acte contresigné par avocats constatant un accord transactionnel, même non issu d'une médiation, d'une conciliation ou d'une convention de procédure participative participative. La demande est modifiée formée par écrit, en double exemplaire, auprès du greffe de la juridiction du domicile du demandeur compétente pour connaître du contentieux dans les mêmes formes que celles prévues pour son établissement. la matière dont relève l'accord. Le greffier n'appose la formule exécutoire qu'après avoir vérifié sa compétence et la nature de l'acte.
Du 23 janvier 2012 au 11 mai 2017La Peut être revêtu, à la demande d'une partie, de la formule exécutoire : 1° L'acte constatant l'accord auquel sont parvenues les parties à une conciliation, une médiation, une procédure participative prenant la forme d'un acte contresigné par les avocats de chacune des parties ; 2° L'acte contresigné par avocats constatant un accord transactionnel, même non issu d'une médiation, d'une conciliation ou d'une convention de procédure participative participative. La demande est modifiée formée par écrit, en double exemplaire, auprès du greffe de la juridiction du domicile du demandeur compétente pour connaître du contentieux dans les mêmes formes que celles prévues pour son établissement. la matière dont relève l'accord. Le greffier n'appose la formule exécutoire qu'après avoir vérifié sa compétence et la nature de l'acte.
Article 1565 du code de procédure civileabrogé
Dernière rédaction, en vigueur jusqu’au 1er septembre 2025L'accord auquel sont parvenues les parties à une médiation, une conciliation ou une procédure participative peut être soumis, aux fins de le rendre exécutoire, à l'homologation du juge compétent pour connaître du contentieux dans la matière considérée. L'accord sur la rémunération du médiateur conclu conformément à l'article 131-13 peut être rendu exécutoire dans les mêmes conditions, à la demande d'une partie ou du médiateur, par le juge qui a ordonné la médiation. Le juge à qui est soumis l'accord ne peut en modifier les termes.
Le miroir des codes ne permet pas d’établir où cette rédaction est reprise.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 23 janvier 2012 au 27 février 2022L'accord auquel sont parvenues les parties à une médiation, une conciliation ou une procédure participative peut être soumis, aux fins de le rendre exécutoire, à l'homologation du juge compétent pour connaître du contentieux dans la matière considérée. Le juge à qui est soumis l'accord ne peut en modifier les termes.
Décisions citées 8
Chaque décision de la Cour de cassation mentionnée sur cette page, avec son lien officiel.
- CassationCass. chambre mixte, 21 juillet 2023, n° 20-10.763consulter ↗
- CassationCass. chambre mixte, 21 juillet 2023, n° 21-15.809consulter ↗
- RejetCass. chambre mixte, 21 juillet 2023, n° 21-17.789consulter ↗
- CassationCass. chambre commerciale, 17 janvier 2024, n° 21-23.909consulter ↗
- CassationCass. 1re chambre civile, 25 juin 2025, n° 24-16.370consulter ↗
- CassationCass. 3e chambre civile, 13 novembre 2025, n° 23-19.372consulter ↗
- CassationCass. 1re chambre civile, 3 septembre 2025, n° 24-11.383consulter ↗
- CassationCass. 2e chambre civile, 12 février 2026, n° 24-14.531consulter ↗