Procédure civile · Modèle d’acte

Conclusions aux fins d’acquiescement à une demande en justice (PresTC)

Les conclusions par lesquelles vous reconnaissez le bien-fondé des prétentions adverses et renoncez à l’action. Un acte grave : la loi ne l’admet que pour les droits dont vous avez la libre disposition.

01

Comprendre l’acte

Ce qu’il est, quand l’utiliser, comment il se déroule.
Le régime de représentation

Avocat obligatoire

Devant le président du tribunal de commerce statuant en référé, les parties sont, sauf disposition contraire, tenues de constituer avocat () — la procédure y demeure orale (). L’avocat est réputé, à l’égard du juge et de la partie adverse, avoir reçu pouvoir spécial d’acquiescer ().

Ce qu’est cet acte
Reconnaître, et renoncer à l’action

« L’acquiescement à la demande emporte reconnaissance du bien-fondé des prétentions de l’adversaire et renonciation à l’action » (). Il prend ici la forme de conclusions déposées dans l’instance.

Sa condition
Des droits dont on a la libre disposition

« Il n’est admis que pour les droits dont la partie a la libre disposition » () : sur un droit indisponible (l’état des personnes, par exemple), l’acquiescement à la demande est inopérant.

Qui peut acquiescer
La partie, ou son avocat

La personne investie d’un mandat de représentation en justice est réputée, à l’égard du juge et de la partie adverse, avoir reçu pouvoir spécial d’acquiescer () ; l’avocat est dispensé de justifier de son mandat ().

Son effet sur l’instance
L’extinction, constatée par le juge

La renonciation à l’action éteint l’instance qui s’y rattache ; l’extinction de l’instance est constatée par une décision de dessaisissement ().

La portée · ce que cet acte produit

Ces conclusions tiennent en quelques lignes ; leurs effets sont définis par la loi. Chaque effet ci-dessous ouvre l’article qui le prévoit.

Ce qu’il produit
La reconnaissance du bien-fondé des prétentions

L’acquiescement à la demande « emporte reconnaissance du bien-fondé des prétentions de l’adversaire » () : vous admettez que la demande est fondée.

Ce qu’il éteint
La renonciation à l’action

Il « emporte […] renonciation à l’action » (). À la différence de l’acquiescement au jugement, le texte n’y attache aucune réserve : la renonciation à l’action est définitive.

définitif

L’acquiescement à la demande ne se confond pas avec celui au jugement : ce dernier ne touche que les voies de recours et connaît une réserve légale (). Voir le comparatif ci-dessous.

Ne pas confondre

≠ l’acquiescement au jugement (), qui ne touche que les voies de recours et connaît une réserve légale ; ≠ le désistement d’instance, qui met fin à l’instance sans reconnaître le bien-fondé des prétentions adverses.

Acquiescer à la demande, ou au jugement ?
À la demandeAu jugement
Ce qu’il emporteReconnaissance du bien-fondé des prétentions de l’adversaire et renonciation à l’action ()Soumission aux chefs du jugement et renonciation aux voies de recours ()
Quand est-il admis ?Seulement « pour les droits dont la partie a la libre disposition » ()« Toujours admis, sauf disposition contraire » ()
La renonciation est-elle réversible ?Le texte n’y attache aucune réserve ()Réserve légale : « sauf si, postérieurement, une autre partie forme régulièrement un recours » ()
Effet sur l’instanceL’instance s’éteint accessoirement à l’action ; l’extinction est constatée par une décision de dessaisissement ()Le jugement existe déjà : il devient incontestable par celui qui acquiesce, sous la réserve du recours régulièrement formé par une autre partie ()

Deux actes, deux régimes : ne jamais transposer la restriction de l’ à l’, ni l’inverse.

La procédure, étape par étape

1

La demande est formée contre vous

Le demandeur soutient des prétentions ; l’instance est engagée.

2

Vous décidez d’acquiescer à la demande

Vous en reconnaissez le bien-fondé et renoncez à l’action () — sous réserve que le droit en cause soit à votre libre disposition.

3

Vous le formalisez par conclusions

L’acquiescement peut être exprès ou implicite () ; les conclusions l’expriment sans ambiguïté.

4

L’instance s’éteint

L’extinction de l’instance, accessoire de la renonciation à l’action, est constatée par une décision de dessaisissement ().

Voir les 13 actes de ce stade dans le plan
02

Vérifier

Ce que les conclusions doivent établir, la condition, les pièges.
0/4

Ce que les conclusions doivent établir

Cochez au fil de votre rédaction.

La demande acquiescée est identifiée

L’acquiescement porte sur « les prétentions de l’adversaire » () : les prétentions reconnues doivent être identifiables.

efficacité

Le droit en cause est à votre libre disposition

« Il n’est admis que pour les droits dont la partie a la libre disposition » () : sur un droit indisponible, l’acquiescement est inopérant.

recevabilité

La volonté d’acquiescer est non équivoque

L’acquiescement peut être exprès ou implicite () ; les conclusions doivent l’exprimer sans ambiguïté.

efficacité

Le signataire a qualité pour acquiescer

Le représentant en justice est réputé avoir reçu pouvoir spécial d’acquiescer à l’égard du juge et de la partie adverse ().

Le code n’impose aucune forme à l’acquiescement : « il peut être exprès ou implicite » (). Mais parce qu’il éteint le droit d’agir, des conclusions écrites, précises et datées sont ce qui établit l’étendue exacte de ce que l’on reconnaît et ce à quoi l’on renonce.

Le point décisif

Admis seulement pour les droits dont on a la libre disposition

L’acquiescement à la demande « emporte reconnaissance du bien-fondé des prétentions de l’adversaire et renonciation à l’action. Il n’est admis que pour les droits dont la partie a la libre disposition » (). C’est le point décisif : sur un droit indisponible — l’état des personnes, par exemple — l’acquiescement à la demande est inopérant. Et, à la différence de l’acquiescement au jugement (), aucune réserve légale ne vient tempérer la renonciation à l’action : elle est définitive.

Vos délais

Droits disponibles
L’acquiescement à la demande n’est admis que pour les droits dont la partie a la libre disposition
Sans réserve
La renonciation à l’action est définitive : le texte n’y attache aucune réserve
Calculer mes délais exacts

Les erreurs qui coûtent cher

Acquiescer à une demande touchant un droit indisponible

L’acquiescement à la demande « n’est admis que pour les droits dont la partie a la libre disposition » () : sur un droit indisponible, il est inopérant.

Croire que l’on pourra revenir sur l’acquiescement à la demande

À la différence de l’acquiescement au jugement, qui connaît une réserve légale (), la renonciation à l’action de l’ est définitive.

Confondre avec le désistement

Le désistement d’instance met fin à l’instance sans reconnaître le bien-fondé des prétentions adverses ; l’acquiescement à la demande, lui, emporte cette reconnaissance et la renonciation à l’action ().

03

Être conseillé

Des avocats du ressort, avant de renoncer.
À renseigner

Indiquez votre commune pour situer votre affaire

Votre tribunal compétent et des avocats du ressort s’afficheront ici dès que vous aurez saisi votre code postal.

Indiquez votre commune pour trouver des avocats du ressort.

32 284 communes couvertes · donnée conservée sur votre appareil, jamais transmise.

Un avocat du ressort, avant de renoncer

L’acquiescement à la demande emporte renonciation à l’action, sans réserve () : un avis avant signature engage moins que la renonciation elle-même.
04

Déposer

Porter les conclusions à la connaissance des parties et du juge.

Avant de déposer

Les prétentions acquiescées sont identifiées

L’acquiescement porte sur les prétentions de l’adversaire ().

Le droit en cause est à votre libre disposition

Condition de l’.

La volonté est exprimée sans ambiguïté

Exprès ou implicite (), mais l’écrit établit l’étendue de ce à quoi l’on renonce.

La portée est mesurée

Renonciation à l’action, définitive ().

Votre modèle est prêt — le bouton de téléchargement est en haut de page.

Et ensuite

05

Questions & ressources

FAQ et liens utiles.
Qu’emporte l’acquiescement à une demande ?
Il « emporte reconnaissance du bien-fondé des prétentions de l’adversaire et renonciation à l’action » (). L’instance s’éteint ; son extinction est constatée par une décision de dessaisissement ().
Peut-on acquiescer à n’importe quelle demande ?
Non : « il n’est admis que pour les droits dont la partie a la libre disposition » (). Sur un droit indisponible, l’acquiescement à la demande est inopérant.
Peut-on revenir sur un acquiescement à la demande ?
Le texte n’y attache aucune réserve : la renonciation à l’action est définitive (), à la différence de l’acquiescement au jugement, tempéré par une réserve légale ().
Mon avocat peut-il acquiescer à ma place ?
À l’égard du juge et de la partie adverse, le représentant en justice est réputé avoir reçu pouvoir spécial d’acquiescer (), l’avocat étant dispensé de justifier de son mandat (). Le texte ne règle pas les rapports entre le client et son avocat.
Traçabilité

Chaque règle de cette page est adossée à un article en vigueur, reproduit verbatim depuis Légifrance et vérifié le 16.07.2026. Aucune donnée d’activité n’est inventée : les chiffres du cockpit proviennent des bases Gdroit et sont masqués lorsqu’ils sont absents.

Ce modèle est un document type à adapter ; il ne constitue pas une consultation juridique.

Situez votre affaire .docx

Pour aller plus loin

Les questions de procédure que cet acte soulève, traitées en détail dans les articles du site.

Les textes cités

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 3 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 384 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er septembre 2025

En dehors des cas où cet effet résulte du jugement, l'instance s'éteint accessoirement à l'action par l'effet de la transaction, de l'acquiescement, du désistement d'action ou, dans les actions non transmissibles, par le décès d'une partie. L'extinction de l'instance est constatée par une décision de dessaisissement.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 1976 au 1er septembre 2025En dehors des cas où cet effet résulte du jugement, l'instance s'éteint accessoirement à l'action par l'effet de la transaction, de l'acquiescement, du désistement d'action ou, dans les actions non transmissibles, par le décès d'une partie. L'extinction de l'instance est constatée par une décision de dessaisissement. Il appartient au juge de donner force exécutoire à l'acte constatant l'accord des parties, que celui-ci intervienne devant lui ou ait été conclu hors sa présence.

Article 408 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

L'acquiescement à la demande emporte reconnaissance du bien-fondé des prétentions de l'adversaire et renonciation à l'action. Il n'est admis que pour les droits dont la partie a la libre disposition.

Article 409 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1980

L'acquiescement au jugement emporte soumission aux chefs de celui-ci et renonciation aux voies de recours sauf si, postérieurement, une autre partie forme régulièrement un recours. Il est toujours admis, sauf disposition contraire.

Article 410 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

L'acquiescement peut être exprès ou implicite. L'exécution sans réserve d'un jugement non exécutoire vaut acquiescement, hors les cas où celui-ci n'est pas permis.

Article 416 du code de procédure civileen vigueur depuis le 6 mai 2012

Quiconque entend représenter ou assister une partie doit justifier qu'il en a reçu le mandat ou la mission. L'avocat est toutefois dispensé d'en justifier. L'huissier de justice bénéficie de la même dispense dans les cas où il est habilité à représenter ou assister les parties.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 1976 au 6 mai 2012Quiconque entend représenter ou assister une partie doit justifier qu'il en a reçu le mandat ou la mission. L'avocat ou l'avoué est toutefois dispensé d'en justifier. L'huissier de justice bénéficie de la même dispense dans les cas où il est habilité à représenter ou assister les parties.

Article 417 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

La personne investie d'un mandat de représentation en justice est réputée, à l'égard du juge et de la partie adverse, avoir reçu pouvoir spécial de faire ou accepter un désistement, d'acquiescer, de faire, accepter ou donner des offres, un aveu ou un consentement.

Article 853 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er novembre 2021

Les parties sont, sauf disposition contraire, tenues de constituer avocat devant le tribunal de commerce. La constitution de l'avocat emporte élection de domicile. Les parties sont dispensées de l'obligation de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou qu'elle a pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros, dans le cadre des procédures instituées par le livre VI du code de commerce ou pour les litiges relatifs à la tenue du registre du commerce et des sociétés. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Dans ces cas, elles ont la faculté de se faire assister ou représenter par toute personne de leur choix. Le représentant, s'il n'est avocat, doit justifier d'un pouvoir spécial. L'Etat, les régions, les départements, les communes et leurs établissements publics peuvent se faire assister ou représenter par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2021 au 1er novembre 2021Les parties sont, sauf disposition contraire, tenues de constituer avocat devant le tribunal de commerce. La constitution de l'avocat emporte élection de domicile. Les parties sont dispensées de l'obligation de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou qu'elle a pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros, dans le cadre des procédures instituées par le livre VI du code de commerce ou pour les litiges relatifs à la tenue du registre du commerce et des sociétés. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Dans ces cas, elles ont la faculté de se faire assister ou représenter par toute personne de leur choix. Le représentant, s'il n'est avocat, doit justifier d'un pouvoir spécial. L'Etat, les régions, les départements, les communes et leurs établissements publics peuvent se faire assister ou représenter par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.

Du 1er janvier 2020 au 1er janvier 2021Les parties sont, sauf disposition contraire, tenues de constituer avocat devant le tribunal de commerce. La constitution de l'avocat emporte élection de domicile. Les parties sont dispensées de l'obligation de constituer avocat dans les cas prévus par la loi ou le règlement, lorsque la demande porte sur un montant inférieur ou égal à 10 000 euros ou qu'elle a pour origine l'exécution d'une obligation dont le montant n'excède pas 10 000 euros, dans le cadre des procédures instituées par le livre VI du code de commerce ou pour les litiges relatifs à la tenue du registre du commerce et des sociétés. Le montant de la demande est apprécié conformément aux dispositions des articles 35 à 37. Dans ces cas, elles ont la faculté de se faire assister ou représenter par toute personne de leur choix. Le représentant, s'il n'est avocat, doit justifier d'un pouvoir spécial. L'Etat, les régions, les départements, les communes et leurs établissements publics peuvent se faire assister ou représenter par un fonctionnaire ou un agent de leur administration.

Avant le 1er janvier 2020, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel

Du 1er janvier 1976 au 1er janvier 2020Les parties se défendent elles-mêmes. Elles ont la faculté de se faire assister ou représenter par toute personne de leur choix. Le représentant, s'il n'est avocat, doit justifier d'un pouvoir spécial.

Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.