Le partage, dans sa complexité conceptuelle et pratique, s’inscrit au cœur du droit patrimonial. Plus qu’un simple acte technique visant à dissoudre une indivision, il reflète l’évolution des conceptions juridiques et sociales autour de la transmission des biens et de la répartition des droits. Comme le soulignent de nombreux auteurs, le partage n’est pas seulement un mécanisme juridique ; il est aussi le miroir d’une société en quête d’équilibre entre la préservation des patrimoines, la satisfaction des aspirations individuelles et la nécessité d’une régulation commune.
Dans son essence, le partage répond à une double exigence. D’une part, il traduit une logique d’équité, visant à reconnaître à chaque indivisaire la part qui lui revient conformément à ses droits. D’autre part, il vise une efficacité patrimoniale, en évitant la dispersion ou l’émiettement des biens, autant d’éléments susceptibles de fragiliser la structure économique ou sentimentale des patrimoines familiaux. À cet égard, la doctrine a justement relevé que le partage, loin de n’être qu’un acte technique, est une opération profondément structurante qui redéfinit les rapports de propriété en passant d’une indivision à une appropriation exclusive.
Historiquement, le droit du partage s’est construit sur une tension permanente entre rigueur égalitaire et pragmatisme économique. Le Code civil de 1804, dans son ambition révolutionnaire d’universalité et d’égalité stricte, a institué un régime fortement encadré où chaque indivisaire devait, autant que possible, recevoir une part équivalente en nature des biens indivis. Toutefois, cette vision idéale, qui trouvait son expression dans les anciens articles 819 à 842 du Code civil, s’est rapidement heurtée aux réalités pratiques. Les limites de l’exigence d’égalité en nature, mises en lumière par les difficultés liées à la licitation ou à la répartition des biens indivisibles, ont conduit à une évolution progressive du cadre juridique.
Cette évolution s’est traduite par une série de réformes marquantes, dont les plus emblématiques furent celles de 1938, 1971 et 2006. Chacune de ces étapes a contribué à assouplir les règles du partage, en privilégiant une approche plus souple et en introduisant des mécanismes innovants tels que l’attribution préférentielle ou le principe d’égalité en valeur. Ces réformes ont également permis de déplacer l’axe de gravité du partage, en favorisant les solutions amiables et en réduisant le rôle de l’autorité judiciaire, qui n’intervient désormais qu’à titre subsidiaire.
En ce sens, la déjudiciarisation progressive du partage reflète une transformation profonde du droit patrimonial français. Elle incarne une volonté de simplification et de modernisation, tout en maintenant des garanties essentielles pour préserver les droits des indivisaires. Ainsi que l’observe la doctrine, cette évolution témoigne d’un équilibre subtil entre la liberté contractuelle et la protection des intérêts économiques et familiaux.
Ainsi, le partage se présente aujourd’hui comme une institution à la fois technique et pragmatique, répondant à des impératifs d’équité et d’efficacité. Son étude, qu’elle soit envisagée sous l’angle de sa notion, de son évolution historique, ou des textes applicables, permet d’appréhender les fondements d’un droit en constante adaptation aux besoins de la société. À travers cette perspective, il devient possible de comprendre comment le partage, loin d’être une simple opération de répartition, constitue une véritable clé de voûte du droit patrimonial.
I) Notion de partage
Le partage, dans son acception courante, désigne l’action de diviser une chose en plusieurs fractions distinctes, une opération souvent associée à l’idée de transmission ou de redistribution. Partager est empreint d’une dimension de « libéralité” » où l’acte de céder une partie de ses biens ou droits incarne une vertu sociale et éthique. Pourtant, cette vision intuitive du partage, chargée de valeurs morales, se distingue nettement de sa définition juridique.
En droit, le partage ne revêt nullement cette idée de disposition gratuite. Il s’agit avant tout d’un acte juridique qui met fin à une indivision, c’est-à-dire une situation dans laquelle plusieurs personnes détiennent ensemble des droits sur un même bien ou ensemble de biens sans division matérielle.
Comme souligné par la doctrine, le partage constitue à la fois une division et une attribution, où les biens indivis sont répartis entre les indivisaires conformément à leurs droits respectifs. Ce processus, rigoureusement encadré, vise à transformer des droits indivis en droits privatifs, permettant ainsi à chaque indivisaire de devenir titulaire exclusif d’une part distincte.
Ainsi, le partage se distingue par son caractère profondément neutre et égalitaire. Contrairement à l’usage commun du terme, il ne relève pas d’un acte de générosité, mais répond à une logique d’équité stricte. Son objectif est de reconnaître à chaque indivisaire une portion correspondant exactement à ses droits dans l’indivision, ni plus ni moins. En ce sens, le partage répond à un principe fondamental du droit patrimonial : il est l’aboutissement naturel et nécessaire de l’indivision, un mécanisme destiné à traduire juridiquement la répartition des droits dans le respect des proportions établies.
Le partage peut être envisagé comme un acte d’allotissement, dans lequel l’objet indivis est fractionné et attribué de manière individualisée aux coindivisaires. Cet acte repose sur une conception stricte de la justice distributive, où chaque indivisaire doit recevoir une part distincte de l’avoir commun, proportionnelle à ses droits. La doctrine souligne que cette opération n’est autre que le processus de dénouement de l’indivision, en ce qu’elle en constitue l’issue logique et rationnelle.
A) L’effet déclaratif du partage
Pour saisir pleinement la nature du partage, il convient de dissiper une confusion fréquente : l’opération n’opère aucun transfert de propriété entre les copartageants. Le partage n’est pas un acte translatif, mais un acte purement déclaratif. Aux termes de l’article 883 du Code civil, chaque cohéritier est réputé avoir succédé seul et immédiatement à tous les biens compris dans son lot, et n’avoir jamais eu la propriété des autres biens de la succession. La fiction est radicale : l’attribution du lot est censée remonter rétroactivement à l’ouverture de l’indivision, comme si l’indivisaire avait toujours été seul propriétaire des biens reçus et n’avait jamais détenu de droit sur ceux attribués à autrui.
La portée pratique de cette qualification est considérable. Parce que le partage est rétroactif, les actes accomplis par un indivisaire sur un bien finalement attribué à un autre sont, en principe, anéantis ; à l’inverse, les droits qu’il a consentis sur un bien qui lui est définitivement alloti sont consolidés. La jurisprudence veille toutefois à concilier cette fiction avec la sécurité des transactions opérées pendente indivisione. Ainsi a-t-il été jugé que l’effet déclaratif demeure sans incidence sur l’efficacité de la cession, par un indivisaire, de sa quote-part dans l’indivision : le cessionnaire acquiert valablement la qualité d’indivisaire, qui ne sera pas rétroactivement remise en cause par le partage à venir (Cass. 1re civ., 3 juill. 2024, n° 22-13.639CassationCour de cassation, 1re chambre civile, frh · 3 juillet 2024 · n° 22-13.639Il se déduit de l'article 883 du code civil que l'effet déclaratif du partage est sans incidence sur l'efficacité de la cession d'une quote-part de l'universalité d'une indivision, de sorte que le cessionnaire acquiert, par le seul effet de la cession, la qualité d'indivisaire. Il résulte de l'article 840-1 du même code, qu'il ne peut être procédé au partage unique de plusieurs indivisions que si celles-ci existent entre les mêmes personnes. En conséquence, viole ces textes la cour d'appel qui, pour ordonner le partage, entre les trois fondateurs de sociétés civiles immobilières, des parts sociales indivises de celles-ci et dire qu'il conviendra de procéder à un partage unique de ces parts a…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗). Le même arrêt rappelle qu’il ne peut être procédé au partage unique de plusieurs indivisions que dans les conditions strictement fixées par l’article 840-1 du Code civil, lequel suppose l’identité des coïndivisaires.
B) Les variétés de partage
La notion de partage, unitaire dans son principe, se décline en plusieurs variétés qu’il importe de distinguer pour en mesurer le régime. Trois lignes de partage structurent la matière.
En premier lieu, selon le mode d’élaboration, le partage est soit amiable, lorsqu’il procède de l’accord de tous les indivisaires, soit judiciaire, lorsqu’il requiert l’intervention du juge. Cette summa divisio, qui commande aujourd’hui l’économie générale de la matière, fait l’objet des développements consacrés ci-après à la déjudiciarisation.
En deuxième lieu, selon son étendue, le partage est total lorsqu’il liquide intégralement l’indivision, ou partiel lorsqu’il ne porte que sur certains biens ou n’intéresse que certains indivisaires, les autres demeurant en indivision. Le partage partiel se prolonge d’une figure voisine, le partage complémentaire : lorsqu’un bien indivis a été omis lors du partage initial, l’indivisaire lésé dispose d’une action en partage complémentaire fondée sur l’article 892 du Code civil, à l’occasion de laquelle peuvent être formées une demande de rapport ou les sanctions du recel successoral (Cass. 1re civ., 14 janv. 2026, n° 24-14.453RejetCour de cassation, 1re chambre civile, frh · 14 janvier 2026 · n° 24-14.453Selon l'article 892 du code civil, l'omission d'un bien indivis lors du partage initial ouvre l'action en partage complémentaire portant sur ce bien. Une demande tendant au rapport d'une libéralité dont aurait bénéficié un héritier ou à l'application des sanctions du recel successoral peut être formée à l'occasion d'une action en partage complémentaire. Dès lors, une cour d'appel, saisie d'une demande de "réouverture des opérations de partage" a pu, sans modifier l'objet du litige ni méconnaître ces dispositions, retenir, en application de l'article 12 du code de procédure civile, qu'une telle demande s'analysait en une demande de partage complémentaire portant sur une donation omise dans l'…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗).
En troisième lieu, selon son origine, le partage successoral — qui demeure le modèle de référence — se distingue du partage anticipé organisé du vivant du disposant. Au sein de ce dernier figure le testament-partage, par lequel un ascendant répartit ses biens entre ses descendants pour le temps où il ne sera plus. Encore faut-il que l’ascendant ne dispose que de ce qui lui appartient : il a été jugé qu’il ne peut inclure dans un testament-partage que les biens dont il a la propriété et la libre disposition, à l’exclusion de ceux d’une communauté dissoute mais non encore partagée, sur lesquels ses droits demeurent indivis (Cass. 1re civ., 9 déc. 2009, n° 08-17.351RejetCour de cassation, 1re chambre civile · 9 décembre 2009 · n° 08-17.351L'ascendant ne peut inclure dans un testament-partage que les biens dont il a la propriété et la libre disposition et non ceux dépendant de la communauté dissoute mais non encore partagée ayant existé entre lui et son conjoint prédécédé. Ayant retenu qu'un acte s'analysait en un testament-partage et non en un testament emportant des legs particuliers et constaté que les immeubles attribués aux héritiers dépendaient de l'indivision post-communautaire, une cour d'appel en a exactement déduit que cet acte était nul, l'ascendant n'ayant pas le pouvoir de procéder unilatéralement au partage des biens indivis dont les enfants étaient déjà saisis comme héritier de leurs ascendants prédécédéSommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗).
II) Evolution
Le partage, tel qu’il est envisagé en droit français, s’est profondément transformé au fil du temps, en réponse à des nécessités économiques et sociales.
A) Code civil de 1804
Initialement, le Code civil de 1804, héritier de la législation révolutionnaire, avait posé le principe de l’égalité en nature.
Cette égalité rigoureuse exigeait que chaque copartageant reçoive, autant que possible, une part équivalente en nature des biens composant la masse indivise, qu’il s’agisse de meubles, d’immeubles, de droits ou de créances (anc. art. 832 C. civ.).
Ce système supposait que les lots attribués soient identiques en valeur et en consistance, garantissant une répartition objective des biens. Lorsque cette égalité ne pouvait être atteinte, la seule alternative était la licitation, c’est-à-dire la vente forcée des biens insécables, soit devant le tribunal (anc. art. 827, al. 1er C. civ.), soit, dans certains cas, devant notaire.
Cependant, l’application rigoureuse de ce principe a rapidement montré ses limites. La multiplication des licitations entraînait une dispersion des patrimoines, un émiettement des exploitations agricoles et une perte de valeur économique. Les tirages au sort des lots, bien que formellement égalitaires, ignoraient les besoins spécifiques ou les compétences des copartageants, favorisant ainsi des répartitions souvent contre-productives.
De plus, l’obligation de rapporter les biens en nature lors des partages successifs privait fréquemment les héritiers gratifiés de toute sécurité patrimoniale. Ces inconvénients furent dénoncés par de nombreux auteurs et praticiens, en particulier par les analystes du morcellement des exploitations, qui soulignaient les effets désastreux d’un émiettement excessif de la propriété foncière.
Confronté à ces insuffisances, le législateur a amorcé une série de réformes visant à assouplir le cadre juridique du partage.
B) Décret-loi du 17 juin 1938
Une étape décisive fut franchie avec le décret-loi du 17 juin 1938, qui renversa le primat de l’égalité en nature en faveur d’une égalité en valeur.
Ce texte marque également l’introduction dans notre droit de l’attribution préférentielle, dispositif permettant à un copartageant de recevoir un bien indivis spécifique moyennant le versement d’une soulte aux autres héritiers. Cette réforme visait à préserver l’unité des exploitations agricoles et des ensembles patrimoniaux cohérents, tout en assurant une compensation financière équitable pour les autres indivisaires. Par cette évolution, le législateur entendait concilier les impératifs économiques avec les exigences d’équité.
Cependant, cette transformation, bien qu’importante, ne réglait pas toutes les difficultés pratiques liées au partage, notamment dans un contexte d’instabilité monétaire.
C) Loi du 3 juillet 1971
La loi n° 71-523 du 3 juillet 1971 apporta une réponse complémentaire en en apportant deux nouveautés :
- Le rapport des libéralités : la loi institua le rapport en valeur comme principe central, remplaçant le rapport en nature dans la plupart des cas. Désormais, les biens donnés devaient être évalués à leur valeur au jour du partage et non à leur valeur au moment de la donation (art. 858 et 860 C. civ.). Ce dispositif visait à mieux refléter la réalité économique des biens et à éviter les conflits résultant des variations de leur valeur.
- La réduction en valeur des libéralités excessives : ce mécanisme permit d’éviter le morcellement des biens tout en garantissant une exécution équitable des droits des héritiers. La loi favorisa également la souplesse dans l’exécution de ces obligations, permettant des compensations financières au lieu d’un retour systématique des biens dans la masse partageable.
Ces avancées permirent d’assouplir le partage tout en préservant les intérêts patrimoniaux et économiques des indivisaires, ouvrant ainsi la voie à une gestion plus fluide et efficace.
D) Loi du 23 juin 2006
L’évolution amorcée en 1938 et consolidée en 1971 trouva son aboutissement avec la loi n°2006-728 du 23 juin 2006, portant réforme des successions et des libéralités. Ce texte marqua un tournant décisif en substituant définitivement le principe d’égalité en valeur à celui d’égalité en nature (art. 826 C. civ.).
Désormais, chaque copartageant doit recevoir des biens ou une compensation financière correspondant à la valeur de ses droits dans l’indivision, sans qu’il soit nécessaire de composer des lots équivalents en nature.
Cette réforme introduisit également davantage de souplesse dans la composition des lots et limita le recours à la licitation, tout en renforçant les possibilités d’attribution préférentielle, notamment pour préserver l’unité des exploitations ou des patrimoines familiaux.
Les avantages de ce principe sont multiples :
- Souplesse : les lots peuvent être composés librement, permettant une répartition mieux adaptée aux réalités économiques et familiales.
- Préservation des patrimoines : le principe d’attribution préférentielle, renforcé par cette réforme, permet d’éviter le morcellement des biens tout en respectant les droits des autres indivisaires.
- Modernisation des pratiques : en rendant le partage moins rigide, cette évolution facilite les solutions amiables, tout en garantissant l’équité.
En conjuguant les avancées des réformes de 1938, 1971 et 2006, le droit français du partage a su évoluer vers une conception pragmatique et dynamique de l’égalité entre les copartageants. Si le principe d’égalité en nature, hérité de la législation révolutionnaire, a marqué les débuts du droit successoral, son remplacement progressif par l’égalité en valeur reflète une adaptation aux réalités économiques et sociales contemporaines.
En plaçant l’équité au cœur des opérations de partage, tout en assurant une préservation efficace des patrimoines, ces réformes ont permis de transformer profondément les fondements du droit successoral français, tout en garantissant une gestion fluide et équilibrée des intérêts des indivisaires. La loi de 1971, en particulier, illustre le rôle crucial des ajustements intermédiaires dans l’élaboration d’un cadre juridique à la fois juste et moderne, préparant ainsi le terrain pour les avancées décisives de 2006.
III) Déjudiciarisation du partage
Le partage, autrefois placé sous le contrôle étroit de l’autorité judiciaire, a progressivement évolué vers une déjudiciarisation marquée par la promotion et la généralisation du partage amiable.
Ce mouvement, inscrit dans une logique d’assouplissement et de simplification, reflète une profonde transformation du droit français, qui place désormais le partage amiable comme règle, reléguant le partage judiciaire au rang d’exception.
A) A l’origine
Le Code civil de 1804, dans la continuité des idéaux révolutionnaires, envisageait le partage comme une opération placée sous le contrôle strict de la justice.
Cette approche, marquée par un encadrement rigoureux, visait à garantir une répartition équitable et impartiale des biens indivis, notamment dans les situations où les indivisaires ne parvenaient pas à s’accorder ou lorsque certains d’entre eux se trouvaient en incapacité ou en situation d’absence.
Les articles 819 à 842 du Code civil, complétés par les articles 966 à 985 du Code de procédure civile, organisaient minutieusement chaque étape des opérations de partage.
Lorsqu’un accord amiable ne pouvait être trouvé, les indivisaires devaient solliciter l’intervention des juridictions compétentes, lesquelles supervisaient l’ensemble du processus.
Sous l’autorité du juge, les biens indivis étaient évalués et répartis en lots équilibrés, en application du principe d’égalité stricte qui imposait une équivalence en nature des biens attribués à chaque copartageant.
Pour garantir la régularité de l’opération, un ou plusieurs notaires étaient souvent désignés pour assister le juge, conférant ainsi au partage une dimension technique et juridiquement encadrée.
Si ce dispositif avait pour ambition d’assurer une stricte égalité entre les indivisaires, il n’échappait pas à des critiques récurrentes.
Sa rigidité procédurale alourdissait considérablement les démarches, prolongeant inutilement la durée des opérations.
La composition des lots, qui devait respecter l’exigence d’égalité en nature, posait des difficultés pratiques dès lors qu’il s’agissait de biens indivisibles, tels que des immeubles ou des exploitations agricoles.
Ces contraintes aboutissaient fréquemment à des ventes par licitation, entraînant une dispersion des patrimoines et une perte de valeur économique pour les héritiers.
En outre, le champ d’application de cette réglementation était jugé excessivement large. L’intervention judiciaire s’imposait dès qu’un indivisaire était absent ou incapable, voire simplement en désaccord, même dans des situations où une solution amiable aurait pu être envisagée.
L’encadrement strict du partage, fidèle aux principes d’égalité absolue et d’uniformité prônés par la législation révolutionnaire, traduisait une vision idéale d’une répartition équitable des biens. Toutefois, en ignorant les particularités des patrimoines et les aspirations des indivisaires, ce modèle se révélait inadapté aux réalités sociales et économiques. Les tirages au sort, bien qu’organisés de manière formellement équitable, n’intégraient ni les compétences des héritiers ni leurs besoins spécifiques, conduisant ainsi à des répartitions souvent irrationnelles.
Si cette réglementation originelle traduisait une ambition louable de justice et de transparence, elle portait en elle les germes d’une évolution nécessaire.
B) L’amorce du mouvement de déjudiciarisation
Le mouvement de déjudiciarisation a été amorcé par le décret-loi du 17 juin 1938, qui marque une première rupture avec l’exigence rigoureuse d’égalité en nature des lots.
Cette évolution visait à adapter les règles du partage aux réalités économiques et familiales, en limitant les contraintes qui rendaient les opérations excessivement lourdes. En remplaçant l’obligation de composer des lots parfaitement équivalents en nature par une répartition basée sur des mécanismes plus flexibles, ce texte a considérablement réduit le recours à la licitation, procédure souvent perçue comme une source de morcellement des patrimoines et de perte de valeur.
Le décret-loi de 1938 a également introduit une innovation majeure ! l’attribution préférentielle. Ce dispositif offrait la possibilité à un héritier de recevoir certains biens spécifiques, tels qu’une exploitation agricole ou une résidence familiale, dès lors que ces biens présentaient une utilité économique ou sentimentale particulière.
Pour respecter les droits des autres indivisaires, le bénéficiaire de l’attribution préférentielle était tenu de verser une soulte, permettant ainsi de maintenir l’équilibre dans la répartition des biens. Cette mesure, bien qu’exceptionnelle à l’époque, traduisait une volonté du législateur de privilégier la préservation des unités économiques et de répondre aux besoins spécifiques des familles.
L’assouplissement des règles du partage s’est poursuivi au cours des décennies suivantes, notamment avec les lois du 14 décembre 1964 et du 28 décembre 1977, qui ont élargi le champ d’application du partage amiable. Ces réformes ont ouvert la voie à une plus grande liberté dans la gestion des indivisions, même en présence d’incapables ou d’absents. Elles ont permis de recourir au partage amiable sous réserve d’une homologation judiciaire ou d’une autorisation spéciale, émanant soit du conseil de famille, soit du juge des tutelles. Cette évolution reflétait une volonté claire de réduire l’intervention systématique de la justice dans les opérations de partage, tout en maintenant des garanties suffisantes pour protéger les intérêts des indivisaires les plus vulnérables.
Ces mesures, qui préfiguraient les réformes plus abouties du XXI? siècle, témoignent d’une transition progressive vers un régime où le partage amiable, fondé sur le consensualisme et la liberté contractuelle, allait peu à peu supplanter la rigidité du partage judiciaire. Le législateur, en assouplissant les règles applicables et en introduisant des mécanismes innovants comme l’attribution préférentielle, jetait ainsi les bases d’un droit du partage plus moderne, adapté aux réalités sociales et économiques.
C) La réforme de 2006
La réforme opérée par la loi n° 2006-728 du 23 juin 2006, entrée en vigueur le 1er janvier 2007, a marqué un véritable tournant dans le droit du partage.
Cette réforme ambitieuse s’est inscrite dans une volonté de moderniser profondément les règles applicables, avec pour objectifs affichés d’assurer une plus grande rapidité, une efficacité accrue et une sécurité juridique renforcée dans les opérations de partage.
Le législateur a ainsi entendu répondre aux critiques récurrentes relatives à la lourdeur et à la lenteur des procédures, tout en adaptant le droit du partage aux besoins pratiques des indivisaires et aux réalités contemporaines.
L’un des apports majeurs de cette loi réside dans la consolidation de la prévalence du partage amiable.
Alors que le partage judiciaire dominait historiquement, la réforme de 2006 a profondément modifié cet équilibre.
Désormais, le partage amiable est non seulement encouragé, mais il devient possible dans des situations qui, jusqu’alors, nécessitaient obligatoirement une intervention judiciaire.
Ainsi, même en présence d’un indivisaire incapable ou présumé absent, le partage amiable peut être réalisé sous réserve d’une approbation de l’état liquidatif par le juge des tutelles ou le conseil de famille, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une homologation judiciaire, conformément aux articles 389-5 et 507 du Code civil.
Cette simplification a non seulement réduit les délais, mais elle a également permis d’alléger considérablement les coûts et les formalités.
La réforme de 2006 a également introduit un changement de paradigme en matière d’égalité dans le partage. En effet, le principe d’égalité en valeur, désormais inscrit à l’article 826 du Code civil, a remplacé le principe d’égalité en nature. Contrairement à ce dernier, qui imposait une stricte équivalence en nature des biens attribués à chaque indivisaire, l’égalité en valeur permet une répartition fondée sur la valeur des droits de chacun dans l’indivision, sans que les lots soient nécessairement composés de biens identiques. Lorsqu’une inégalité se manifeste, elle peut être compensée par le versement d’une soulte, garantissant ainsi l’équilibre entre les indivisaires. Cette évolution a permis de simplifier les opérations de partage, de limiter le recours à des ventes forcées par licitation et de renforcer la liberté des indivisaires dans la composition des lots.
Outre ces innovations majeures, la réforme a introduit des mécanismes visant à surmonter les blocages potentiels. L’un des exemples les plus significatifs est la possibilité, en cas de silence ou de désintérêt d’un indivisaire, de procéder à sa représentation obligatoire, permettant ainsi de débloquer des situations d’obstruction ou de négligence. Cette mesure a considérablement réduit les risques de paralysie des opérations, tout en garantissant une exécution rapide et équitable du partage.
En consacrant le partage amiable comme règle de principe, la loi de 2006 a porté un coup décisif à la prééminence historique du partage judiciaire, désormais relégué au rang de solution subsidiaire.
Ce dernier ne s’impose que dans des cas limités, notamment en cas de désaccord persistant entre les indivisaires ou lorsqu’aucune approbation amiable ne peut être obtenue. La réforme a également prévu que les parties, même engagées dans une procédure judiciaire, puissent à tout moment opter pour un partage amiable, offrant ainsi une flexibilité accrue.
1) Le consensualisme du partage amiable
La prévalence reconnue au partage amiable trouve son prolongement naturel dans la liberté de forme qui le gouverne. Régi par les articles 835 et suivants du Code civil, le partage convenu entre indivisaires présents et capables n’obéit à aucune solennité : il relève du droit commun des conventions et peut donc se nouer par un simple acte sous seing privé, voire verbalement. La forme notariée n’est exigée que pour les biens soumis à publicité foncière, et encore n’est-elle requise qu’aux seules fins de cette publicité — non comme condition de validité du partage lui-même.
- Faits
- Des indivisaires, tous présents et capables, avaient procédé entre eux à un partage constaté par un simple acte sous seing privé. La validité de l’opération fut contestée au motif qu’elle n’avait pas été reçue en la forme authentique.
- Problème
- Le partage amiable est-il subordonné, à peine de nullité, à l’établissement d’un acte notarié ?
- Solution
- Non. Le partage convenu entre indivisaires présents et capables (art. 835 C. civ.) n’est soumis à aucune règle de forme et peut résulter d’un acte sous seing privé ; l’acte notarié n’est requis, pour les biens soumis à publicité foncière, qu’aux fins de cette publicité.
- Portée
- L’arrêt consacre le caractère consensuel du partage amiable, pierre angulaire de la déjudiciarisation : la forme authentique n’est qu’une exigence de publicité, jamais une condition de l’efficacité du partage entre les parties.
2) Le partage judiciaire, voie subsidiaire
Devenu l’exception, le partage judiciaire ne s’ouvre plus que dans des hypothèses circonscrites, énumérées en substance par l’article 840 du Code civil. La voie contentieuse s’impose, en premier lieu, lorsque fait défaut le consentement de tous : tel est le cas du désaccord persistant des indivisaires sur le principe même du partage ou sur la composition des lots, du refus d’un copartageant d’approuver l’état liquidatif, ou encore de l’inertie d’un indivisaire qui, par négligence ou mauvaise volonté, paralyse l’opération. Elle s’impose, en second lieu, lorsque la situation d’un indivisaire fait obstacle à un accord régulier — absence, incapacité, défaillance — et que l’autorisation requise du juge des tutelles ou du conseil de famille n’a pu être obtenue. L’exigence faite au demandeur de justifier des diligences amiables préalablement accomplies n’est pas une simple formalité : elle traduit la philosophie même de la réforme, qui réserve l’intervention du juge aux seuls cas où toute solution négociée s’est révélée impraticable.
Lorsqu’elle est ouverte, la procédure obéit à une gradation. Le partage judiciaire le plus simple est ordonné et opéré par le tribunal lui-même ; mais, dès que les opérations présentent une certaine complexité, le tribunal désigne un notaire commis pour y procéder sous le contrôle d’un juge. La Cour de cassation rappelle que cette procédure de partage judiciaire complexe, régie par les articles 1364 à 1376 du Code de procédure civile, comprend une phase notariale au cours de laquelle le notaire commis convoque les parties et établit les comptes ainsi que la liquidation, sous la surveillance du juge commis (Cass. 1re civ., 27 mars 2024, n° 22-13.041RejetCour de cassation, 1re chambre civile, fs · 27 mars 2024 · n° 22-13.041La procédure de partage judiciaire dit complexe prévue aux articles 1364 à 1376 du code de procédure civile comprend une phase au cours de laquelle le notaire désigné par le tribunal pour procéder aux opérations de partage sous la surveillance d'un juge commis convoque les parties et demande la production de tout document utile pour procéder aux comptes entre elles et à la liquidation de leurs droits, avant de dresser un projet d'état liquidatif, conformément aux articles 1365 et 1368 du même code. Selon les articles 1373, alinéas 1 et 2, et 1375, alinéa 1, du même code, en cas de désaccord des copartageants sur le projet d'état liquidatif, le notaire est tenu d'en référer au juge commis, et…Sommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗).
3) La composition des lots et le tirage au sort
Si l’égalité en valeur a desserré l’étreinte de l’égalité en nature, le législateur n’a pas pour autant abandonné toute exigence de répartition en nature lorsqu’elle demeure possible : la licitation conserve son caractère subsidiaire, réservé aux biens qui ne peuvent être commodément partagés ou attribués. Il en résulte un office actif du juge : saisi d’une demande de licitation de biens indivis, il lui appartient de vérifier, au besoin d’office, si ces biens sont ou non commodément partageables en nature, conformément à l’article 1377, alinéa 1er, du Code de procédure civile (Cass. 1re civ., 5 févr. 2025, n° 21-15.932CassationCour de cassation, 1re chambre civile, frh · 5 février 2025 · n° 21-15.932En application de l'article 1377, alinéa 1, du code de procédure civile, il appartient au juge saisi d'une demande de licitation de biens indivis de vérifier, au besoin d'office, s'ils sont ou non commodément partageables en natureSommaire d'origine, base Judilibre — texte non retouchéConsulter sur courdecassation.fr ↗). Le recours à la vente forcée n’est donc légitime qu’une fois constatée l’impossibilité d’une répartition en nature.
Lorsque des lots de valeur égale ont pu être composés, leur attribution s’opère, à défaut d’accord, par voie de tirage au sort, procédé qui garantit l’impartialité de la dévolution. Ce tirage est, en principe, réalisé devant le notaire commis chargé des opérations ; mais, à défaut de notaire désigné ou en cas d’impossibilité, il a lieu devant le président du tribunal judiciaire ou son délégué. Le rôle du notaire y demeure essentiellement formel : il constate le résultat de l’aléa, sans pouvoir d’appréciation sur la dévolution des lots. Enfin, le système se prémunit contre la défaillance d’un copartageant : un représentant peut être désigné d’office à l’indivisaire taisant, soit directement lorsque le tirage se déroule devant le président, soit au vu du procès-verbal transmis par le notaire lorsque l’opération s’est déroulée devant ce dernier. Le tribunal conserve par ailleurs la faculté de désigner un notaire chargé de dresser l’acte constatant le partage, en application du second alinéa de l’article 1361 du Code de procédure civile.
IV) Textes applicables
Le régime juridique du partage, qu’il soit amiable ou judiciaire, repose sur une articulation complexe entre dispositions législatives et dispositions réglementaires.
Héritier d’une tradition remontant à la codification napoléonienne, ce cadre s’est considérablement modernisé à la faveur des réformes récentes, notamment celle opérée par la loi n° 2006-728 du 23 juin 2006. Cette dernière a introduit des innovations majeures tout en consolidant l’équilibre entre les règles générales applicables à toutes formes d’indivision et les dispositions spécifiques propres à certaines situations.
- Le partage amiable
- Le partage amiable, devenu la règle depuis la réforme de 2006, est principalement régi par les articles 835 à 839 du Code civil.
- Ces articles, issus de l’article 4 de la loi du 23 juin 2006, encadrent les modalités de mise en œuvre d’un partage consensuel, en fixant les règles relatives à sa forme, aux parties impliquées et à l’assiette des biens partagés.
- Ces dispositions sont entrées en vigueur le 1er janvier 2007 et s’appliquent immédiatement aux indivisions et successions ouvertes à cette date ou postérieurement, sauf en cas d’instances engagées sous l’empire des dispositions anciennes.
- Le partage judiciaire
- Le partage judiciaire, quant à lui, est encadré par les articles 840 à 842 du Code civil.
- Ces dispositions définissent les cas dans lesquels l’intervention du juge devient nécessaire, notamment lorsque les indivisaires ne parviennent pas à un accord amiable ou en cas de contestations sur les modalités de répartition des biens.
- Si le partage judiciaire conserve une certaine importance, il est désormais perçu comme une solution subsidiaire, réservée aux hypothèses de désaccord insurmontable.
- Les règles spécifiques du partage judiciaire sont complétées par les articles 1359 à 1378 du Code de procédure civile, issus du décret n° 2006-1805 du 23 décembre 2006, qui en fixent les contours procéduraux.
- Droit commun du partage
- Le partage successoral, souvent perçu comme le socle du droit du partage, forme la base d’une théorie générale applicable aux autres formes d’indivision.
- Les articles 816 à 892 du Code civil, bien qu’ils concernent principalement les successions, s’appliquent également, sous réserve d’adaptations spécifiques, aux indivisions issues d’autres origines, telles que les régimes matrimoniaux, les communautés conjugales ou les sociétés.
- Ainsi, les articles 1476, 1542, 1844-9 et 1872-1 du Code civil renvoient explicitement aux dispositions relatives au partage successoral, renforçant l’idée d’une cohérence légale entre ces différentes matières.
- Cette transposition des règles successorales au-delà des partages de succession doit toutefois être guidée par le principe d’interprétation stricte des textes d’exception.
Les textes cités
Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 9 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.
Article 389-5 du code civilabrogé
Dernière rédaction, en vigueur jusqu’au 1er janvier 2016Dans l'administration légale pure et simple, les parents accomplissent ensemble les actes qu'un tuteur ne pourrait faire qu'avec l'autorisation du conseil de famille. A défaut d'accord entre les parents, l'acte doit être autorisé par le juge des tutelles. Même d'un commun accord, les parents ne peuvent ni vendre de gré à gré, ni apporter en société un immeuble ou un fonds de commerce appartenant au mineur, ni contracter d'emprunt en son nom, ni renoncer pour lui à un droit, sans l'autorisation du juge des tutelles. La même autorisation est requise pour le partage amiable, et l'état liquidatif doit être approuvé par le juge des tutelles. Si l'acte cause un préjudice au mineur, les parents en sont responsables solidairement.
Le miroir des codes ne permet pas d’établir où cette rédaction est reprise.
3 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 2007 au 1er janvier 2009Dans l'administration légale pure et simple, les parents accomplissent ensemble les actes qu'un tuteur ne pourrait faire qu'avec l'autorisation du conseil de famille. A défaut d'accord entre les parents, l'acte doit être autorisé par le juge des tutelles. Même d'un commun accord, les parents ne peuvent ni vendre de gré à gré, ni apporter en société un immeuble ou un fonds de commerce appartenant au mineur, ni contracter d'emprunt en son nom, ni renoncer pour lui à un droit, sans l'autorisation du juge des tutelles. La même autorisation est requise pour le partage amiable, et l'état liquidatif doit être approuvé par le juge des tutelles. Si l'acte cause un préjudice au mineur, les parents en sont responsables solidairement.
Du 1er juillet 1986 au 1er janvier 2007Dans l'administration légale pure et simple, les parents accomplissent ensemble les actes qu'un tuteur ne pourrait faire qu'avec l'autorisation du conseil de famille. A défaut d'accord entre les parents, l'acte doit être autorisé par le juge des tutelles. Même d'un commun accord, les parents ne peuvent ni vendre de gré à gré, ni apporter en société un immeuble ou un fonds de commerce appartenant au mineur, ni contracter d'emprunt en son nom, ni renoncer pour lui à un droit, sans l'autorisation du juge des tutelles. La même autorisation est requise pour le partage amiable, et l'état liquidatif devra doit être homologué dans les conditions prévues à l'article 466. approuvé par le juge des tutelles. Si l'acte cause un préjudice au mineur, les parents en sont responsables solidairement.
Du 15 juin 1965 au 1er juillet 1986Dans l'administration légale pure et simple, l'administrateur accomplit avec le consentement de son conjoint les parents accomplissent ensemble les actes qu'un tuteur ne pourrait faire qu'avec l'autorisation du conseil de famille. Il doit, cependant, à peine de l'amende prévue au code de procédure civile, en donner avis sans formalité au juge des tutelles quinze jours au moins à l'avance. A défaut du consentement du conjoint, d'accord entre les parents, l'acte doit être autorisé par le juge des tutelles. Même du consentement de son conjoint, l'administrateur légal d'un commun accord, les parents ne peut peuvent ni vendre de gré à gré, ni apporter en société un immeuble ou un fonds de commerce appartenant au mineur, ni contracter d'emprunt en son nom, ni renoncer pour lui à un droit, sans l'autorisation du juge des tutelles. La même autorisation est requise pour le partage amiable, et l'état liquidatif devra doit être homologué dans les conditions prévues à l'article 466. approuvé par le juge des tutelles. Si l'acte auquel il a consenti cause un préjudice au mineur, le conjoint de l'administrateur légal les parents en sera responsable solidairement avec celui-ci. sont responsables solidairement.
Article 816 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Le partage peut être demandé, même quand l'un des indivisaires a joui séparément de tout ou partie des biens indivis, s'il n'y a pas eu d'acte de partage ou une possession suffisante pour acquérir la prescription.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 1er janvier 2007Le partage peut être demandé demandé, même quand l'un des cohéritiers aurait indivisaires a joui séparément de tout ou partie des biens de la succession, indivis, s'il n'y a pas eu un acte d'acte de partage, partage ou une possession suffisante pour acquérir la prescription.
Article 819 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Celui qui est pour partie plein propriétaire et qui se trouve en indivision avec des usufruitiers et des nus-propriétaires peut user des facultés prévues aux articles 817 et 818. Le deuxième alinéa de l'article 815-5 n'est pas applicable en cas de licitation en pleine propriété.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 1er juillet 1986 au 1er janvier 2007Si tous les héritiers sont présents Celui qui est pour partie plein propriétaire et capables, le partage qui se trouve en indivision avec des usufruitiers et des nus-propriétaires peut être fait dans la forme user des facultés prévues aux articles 817 et par tel acte que les parties jugent convenables. 818. Le deuxième alinéa de l'article 815-5 n'est pas applicable en cas de licitation en pleine propriété.
Avant le 1er juillet 1986, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 21 mars 1804 au 1er juillet 1986Si tous les héritiers sont présents et majeurs, l'apposition de scellés sur les effets de la succession n'est pas nécessaire et le partage peut être fait dans la forme et par tel acte que les parties intéressées jugent convenable. Si tous les héritiers ne sont pas présents, s'il y a parmi eux des mineurs ou des majeurs en tutelle, le scellé doit être apposé dans le plus bref délai, soit à la requête des héritiers, soit à la diligence du procureur de la République près du tribunal de grande instance, soit d'office par le juge du tribunal d'instance dans l'arrondissement duquel la succession est ouverte.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 826 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
L'égalité dans le partage est une égalité en valeur. Chaque copartageant reçoit des biens pour une valeur égale à celle de ses droits dans l'indivision. S'il y a lieu à tirage au sort, il est constitué autant de lots qu'il est nécessaire. Si la consistance de la masse ne permet pas de former des lots d'égale valeur, leur inégalité se compense par une soulte.
Avant le 1er janvier 2007, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 21 mars 1804 au 1er janvier 2007Chacun des cohéritiers peut demander sa part en nature des meubles et immeubles de la succession : néanmoins, s'il y a des créanciers saisissants ou opposants, ou si la majorité des cohéritiers juge la vente nécessaire pour l'acquit des dettes et charges de la succession, les meubles sont vendus publiquement en la forme ordinaire.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 827 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Le partage de la masse s'opère par tête. Toutefois, il se fait par souche quand il y a lieu à représentation. Une fois opéré le partage par souche, une répartition distincte est opérée, le cas échéant, entre les héritiers de chaque souche.
Avant le 1er janvier 2007, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 21 mars 1804 au 1er janvier 2007Si les immeubles ne peuvent être commodément partagés ou attribués dans les conditions prévues par le présent code, il doit être procédé à la vente par licitation devant le tribunal. Cependant les parties, si elles sont toutes majeures, peuvent consentir que la licitation soit faite devant un notaire, sur le choix duquel elles s'accordent.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 832 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
L'attribution préférentielle visée à l'article 831 est de droit pour toute exploitation agricole qui ne dépasse pas les limites de superficie fixées par décret en Conseil d'Etat, si le maintien dans l'indivision n'a pas été ordonné.
Avant le 1er janvier 2007, ce numéro portait d’autres textes — sans rapport avec l’article actuel
Du 1er juillet 2002 au 1er janvier 2007Dans la formation et la composition des lots, on doit éviter de morceler les héritages et de diviser les exploitations. Dans la mesure où le morcellement des héritages et la division des exploitations peuvent être évités, chaque lot doit, autant que possible, être composé, soit en totalité, soit en partie, de meubles ou d'immeubles, de droits ou de créances de valeur équivalente. Le conjoint survivant ou tout héritier copropriétaire peut demander l'attribution préférentielle par voie de partage, à charge de soulte s'il y a lieu, de toute exploitation agricole, ou partie d'exploitation agricole, constituant une unité économique, ou quote-part indivise d'exploitation agricole, même formée pour une part de biens dont il était déjà propriétaire ou copropriétaire avant le décès, à la mise en valeur de laquelle il participe ou a participé effectivement ; dans le cas de l'héritier, la condition de participation peut avoir été remplie par son conjoint. S'il y a lieu, la demande d'attribution préférentielle peut porter sur des parts sociales, sans préjudice de l'application des dispositions légales ou des clauses statutaires sur la continuation d'une société avec le conjoint survivant ou un ou plusieurs héritiers. Les mêmes règles sont applicables en ce qui concerne toute entreprise commerciale, industrielle ou artisanale, dont l'importance n'exclut pas un caractère familial. Au cas où ni le conjoint survivant, ni aucun héritier copropriétaire ne demande l'application des dispositions prévues au troisième alinéa ci-dessus ou celles des articles 832-1 ou 832-2, l'attribution préférentielle peut être accordée à tout copartageant sous la condition qu'il s'oblige à donner à bail dans un délai de six mois le bien considéré dans les conditions fixées au chapitre VII du titre I du livre VI du Code rural à un ou plusieurs des cohéritiers remplissant les conditions personnelles prévues au troisième alinéa ci-dessus ou à un ou plusieurs descendants de ces cohéritiers remplissant ces mêmes conditions. Le conjoint survivant ou tout héritier copropriétaire peut également demander l'attribution préférentielle : De la propriété ou du droit au bail du local qui lui sert effectivement d'habitation, s'il y avait sa résidence à l'époque du décès, et du mobilier le garnissant ; De la propriété ou du droit au bail du local à usage professionnel servant effectivement à l'exercice de sa profession et des objets mobiliers à usage professionnel garnissant ce local ;
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Du 13 juillet 1982 au 1er juillet 2002Dans la formation et la composition des lots, on doit éviter de morceler les héritages et de diviser les exploitations. Dans la mesure où le morcellement des héritages et la division des exploitations peuvent être évités, chaque lot doit, autant que possible, être composé, soit en totalité, soit en partie, de meubles ou d'immeubles, de droits ou de créances de valeur équivalente. Le conjoint survivant ou tout héritier copropriétaire peut demander l'attribution préférentielle par voie de partage, à charge de soulte s'il y a lieu, de toute exploitation agricole, ou partie d'exploitation agricole, constituant une unité économique, ou quote-part indivise d'exploitation agricole, même formée pour une part de biens dont il était déjà propriétaire ou copropriétaire avant le décès, à la mise en valeur de laquelle il participe ou a participé effectivement ; dans le cas de l'héritier, la condition de participation peut avoir été remplie par son conjoint. S'il y a lieu, la demande d'attribution préférentielle peut porter sur des parts sociales, sans préjudice de l'application des dispositions légales ou des clauses statutaires sur la continuation d'une société avec le conjoint survivant ou un ou plusieurs héritiers. Les mêmes règles sont applicables en ce qui concerne toute entreprise commerciale, industrielle ou artisanale, dont l'importance n'exclut pas un caractère familial. Au cas où ni le conjoint survivant, ni aucun héritier copropriétaire ne demande l'application des dispositions prévues au troisième alinéa ci-dessus ou celles des articles 832-1 ou 832-2, l'attribution préférentielle peut être accordée à tout copartageant sous la condition qu'il s'oblige à donner à bail dans un délai de six mois le bien considéré dans les conditions fixées au chapitre VII du titre Ier du livre VI du Code rural à un ou plusieurs des cohéritiers remplissant les conditions personnelles prévues au troisième alinéa ci-dessus ou à un ou plusieurs descendants de ces cohéritiers remplissant ces mêmes conditions. Le conjoint survivant ou tout héritier copropriétaire peut également demander l'attribution préférentielle : De la propriété ou du droit au bail du local qui lui sert effectivement d'habitation, s'il y avait sa résidence à l'époque du décès ; De la propriété ou du droit au bail du local à usage professionnel servant effectivement à l'exercice de sa profession et des objets mobiliers à usage professionnel garnissant ce local ;
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 835 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Si tous les indivisaires sont présents et capables, le partage peut intervenir dans la forme et selon les modalités choisies par les parties. Lorsque l'indivision porte sur des biens soumis à la publicité foncière, l'acte de partage est passé par acte notarié.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 1er janvier 2007Avant Si tous les indivisaires sont présents et capables, le partage peut intervenir dans la forme et selon les modalités choisies par les parties. Lorsque l'indivision porte sur des biens soumis à la publicité foncière, l'acte de procéder au tirage des lots, chaque copartageant partage est admis à proposer ses réclamations contre leur formation. passé par acte notarié.
Article 840 du code civilen vigueur depuis le 9 avril 2026
La présente sous-section est applicable aux demandes tendant à la liquidation, au partage et au règlement des indivisions ou des intérêts patrimoniaux des époux, des personnes liées par un pacte civil de solidarité et des concubins. Ces demandes sont faites en justice : 1° S'agissant du partage, lorsque l'un des indivisaires refuse de consentir au partage amiable, s'il s'élève des contestations sur la manière d'y procéder ou de le terminer ou lorsque le partage amiable n'a pas été autorisé ou approuvé dans l'un des cas mentionnés aux articles 836 et 837 ; 2° S'agissant des autres demandes, lorsque la complexité des opérations de liquidation le requiert malgré l'absence d'indivision entre les parties ou lorsque, en cours d'instance, il apparaît qu'il n'existe pas ou plus d'indivision entre les parties.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 2007 au 9 avril 2026Le La présente sous-section est applicable aux demandes tendant à la liquidation, au partage est fait et au règlement des indivisions ou des intérêts patrimoniaux des époux, des personnes liées par un pacte civil de solidarité et des concubins. Ces demandes sont faites en justice : 1° S'agissant du partage, lorsque l'un des indivisaires refuse de consentir au partage amiable ou amiable, s'il s'élève des contestations sur la manière d'y procéder ou de le terminer ou lorsque le partage amiable n'a pas été autorisé ou approuvé dans l'un des cas prévus mentionnés aux articles 836 et 837. 837 ; 2° S'agissant des autres demandes, lorsque la complexité des opérations de liquidation le requiert malgré l'absence d'indivision entre les parties ou lorsque, en cours d'instance, il apparaît qu'il n'existe pas ou plus d'indivision entre les parties.
Avant le 1er janvier 2007, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 31 mars 1978 au 1er janvier 2007Les partages faits conformément aux règles ci-dessus prescrites au nom des présumés absents et non présents sont définitifs ; ils ne sont que provisionnels si les règles prescrites n'ont pas été observées.
Le miroir ne dit pas où ce texte est repris.
Article 840-1 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Lorsque plusieurs indivisions existent exclusivement entre les mêmes personnes, qu'elles portent sur les mêmes biens ou sur des biens différents, un partage unique peut intervenir.
Article 858 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Le rapport se fait en moins prenant, sauf dans le cas du deuxième alinéa de l'article 845. Il ne peut être exigé en nature, sauf stipulation contraire de l'acte de donation. Dans le cas d'une telle stipulation, les aliénations et constitutions de droits réels consenties par le donataire s'éteindront par l'effet du rapport à moins que le donateur n'y ait consenti.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 1972 au 1er janvier 2007Le rapport se fait en moins prenant. prenant, sauf dans le cas du deuxième alinéa de l'article 845. Il ne peut être exigé en nature nature, sauf stipulation contraire de l'acte de donation. Dans le cas d'une telle stipulation, les aliénations et constitutions de droits réels consenties par le donataire s'éteindront par l'effet du rapport à moins que le donateur n'y ait consenti.
Article 883 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Chaque cohéritier est censé avoir succédé seul et immédiatement à tous les effets compris dans son lot, ou à lui échus sur licitation, et n'avoir jamais eu la propriété des autres effets de la succession. Il en est de même des biens qui lui sont advenus par tout autre acte ayant pour effet de faire cesser l'indivision. Il n'est pas distingué selon que l'acte fait cesser l'indivision en tout ou partie, à l'égard de certains biens ou de certains héritiers seulement. Toutefois, les actes valablement accomplis soit en vertu d'un mandat des coïndivisaires, soit en vertu d'une autorisation judiciaire, conservent leurs effets quelle que soit, lors du partage, l'attribution des biens qui en ont fait l'objet.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 1er juillet 1977 au 1er janvier 2007Chaque cohéritier est censé avoir succédé seul et immédiatement à tous les effets compris dans son lot, ou à lui échus sur licitation, et n'avoir jamais eu la propriété des autres effets de la succession. Il en est de même des biens qui lui sont advenus par tout autre acte ayant pour effet de faire cesser l'indivision. Il n'est pas distingué selon que l'acte fait cesser l'indivision en tout ou partie, à l'égard de certains biens ou de certains héritiers seulement. Toutefois, les actes valablement accomplis soit en vertu d'un mandat des coïndivisaires, soit en vertu d'une autorisation judiciaire, conservent leurs effets quelle que soit, lors du partage, l'attribution des biens qui en ont fait l'objet.
Article 892 du code civilen vigueur depuis le 1er janvier 2007
La simple omission d'un bien indivis donne lieu à un partage complémentaire portant sur ce bien.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 21 mars 1804 au 1er janvier 2007Le cohéritier qui a aliéné son lot en tout ou partie, n'est plus recevable La simple omission d'un bien indivis donne lieu à intenter l'action en rescision pour dol ou violence si l'aliénation qu'il a faite est postérieure à la découverte du dol ou à la cessation de la violence. un partage complémentaire portant sur ce bien.
Article 1476 du code civilen vigueur depuis le 1er février 1966
Le partage de la communauté, pour tout ce qui concerne ses formes, le maintien de l'indivision et l'attribution préférentielle, la licitation des biens, les effets du partage, la garantie et les soultes, est soumis à toutes les règles qui sont établies au titre " Des successions " pour les partages entre cohéritiers. Toutefois, pour les communautés dissoutes par divorce, séparation de corps ou séparation de biens, l'attribution préférentielle n'est jamais de droit, et il peut toujours être décidé que la totalité de la soulte éventuellement due sera payable comptant.
Article 1359 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020
En cas de pluralité d'assignations, le demandeur au partage est celui qui a fait en premier enrôler son assignation au greffe du tribunal judiciaire.
1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné
Du 1er janvier 2007 au 1er janvier 2020En cas de pluralité d'assignations, le demandeur au partage est celui qui a fait en premier enrôler son assignation au greffe du tribunal de grande instance. judiciaire.
Article 1361 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Le tribunal ordonne le partage, s'il peut avoir lieu, ou la vente par licitation si les conditions prévues à l'article 1378 sont réunies. Lorsque le partage est ordonné, le tribunal peut désigner un notaire chargé de dresser l'acte constatant le partage.
Article 1364 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2007
Si la complexité des opérations le justifie, le tribunal désigne un notaire pour procéder aux opérations de partage et commet un juge pour surveiller ces opérations. Le notaire est choisi par les copartageants et, à défaut d'accord, par le tribunal.
Article 1377 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er juin 2012
Le tribunal ordonne, dans les conditions qu'il détermine, la vente par adjudication des biens qui ne peuvent être facilement partagés ou attribués. La vente est faite, pour les immeubles, selon les règles prévues aux articles 1271 à 1281 et, pour les meubles, dans les formes prévues aux articles R. 221-33 à R. 221-38 et R. 221-39 du code des procédures civiles d'exécution.
Avant le 1er juin 2012, ce numéro portait un autre texte — sans rapport avec l’article actuel
Du 1er janvier 2007 au 1er juin 2012Le tribunal ordonne, dans les conditions qu'il détermine, la vente par adjudication des biens qui ne peuvent être facilement partagés ou attribués. La vente est faite, pour les immeubles, selon les règles prévues aux articles 1271 à 1281 et, pour les meubles, dans les formes prévues aux articles 110 à 114 et 116 du décret n° 92-755 du 31 juillet 1992.
Ce texte se lit aujourd’hui à l’article 1348 du code de procédure civile.
Décisions citées 6
Chaque décision de la Cour de cassation mentionnée sur cette page, avec son lien officiel.
- RejetCass. 1re chambre civile, 9 décembre 2009, n° 08-17.351consulter ↗
- RejetCass. 1re chambre civile, 24 octobre 2012, n° 11-19.855consulter ↗
- CassationCass. 1re chambre civile, 3 juillet 2024, n° 22-13.639consulter ↗
- RejetCass. 1re chambre civile, 27 mars 2024, n° 22-13.041consulter ↗
- CassationCass. 1re chambre civile, 5 février 2025, n° 21-15.932consulter ↗
- RejetCass. 1re chambre civile, 14 janvier 2026, n° 24-14.453consulter ↗
Pour aller plus loin
Les ouvrages de référence sur les questions que traite cette étude.
Pour aborder la matière
- Droit des biens. 11e éd.Nadège Reboul-Maupin · Dalloz
- L'essentiel du droit des biensSophie Druffin-Bricca · Gualino
- Droit des biens: Cours intégral et synthétique + Tableaux et schémasSophie Druffin-Bricca · Gualino
Les ouvrages de référence
- Droit des successionsMichel Grimaldi · LexisNexis
- Droit des biens 11ed (Précis)François Terré · Dalloz
- Droit civil - Les successions, les libéralités 5ed (Précis)François Terré · Dalloz
- Droit des biensPhilippe Malaurie · LGDJ
- Droit des biensWilliam Dross · LGDJ
- Droit de la propriété industrielle. 9e éd.Jacques Azéma · Dalloz
- Droit des successionsCécile Pérès · PUF
- Régimes matrimoniaux et statut patrimonial des couples non mariés. 9e éd.François Terré · Dalloz
Le code
Le vocabulaire juridique
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Pour aller plus loin