Les grands arrêts du droit privé
Un arrêt ne se comprend qu’à sa place dans le temps : ce qu’il reprend de la jurisprudence qui le précède, ce qu’il infléchit, ce que les juges et le législateur en ont fait ensuite. Chaque grand arrêt est restitué dans son texte, mis en fiche selon la méthode, situé dans sa lignée — des décisions qui l’annoncent aux textes qui l’ont consacré ou condamné — et rapporté à l’état du droit en vigueur.
Mis à jour le 25 octobre 2026
Chaque page applique les méthodes de la fiche d’arrêt et du commentaire, et lit l’arrêt avec la grille de la technique de cassation : la formation, la publication, le cas d’ouverture, l’intensité du contrôle.
Les arrêts dans le temps
De 1914 à 2021, la jurisprudence qui a fait le droit privé, arrêt après arrêt.
ILes contrats
- 1979Solution maintenue
Arrêt Lamborghini
Cass. 1re civ., 9 oct. 1979, n° 78-12.502CassationBulletinL'action directe dont dispose le sous-acquéreur contre le fabricant ou un vendeur intermédiaire, pour la garantie du vice caché affectant la chose vendue, est de nature contractuelle. Dès lors une Cour d'appel ne peut, sans violer le principe du non cumul des deux ordres de responsabilité et l'article 1648 du Code civil, appliquer à une telle action, les principes de la responsabilité quasi-délictuelle, et s'abstenir de rechercher, comme il lui était demandé, si cette action avait été intentée dans le bref délai prévu par la loi.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2026 · 27 étapesLire l’arrêt commenté → - 1991Solution maintenue
Arrêt Besse
Cass. ass. plén., 12 juill. 1991, n° 90-13.602CassationBulletinViole l'article 1165 du Code civil la cour d'appel qui retient que, dans le cas où le débiteur d'une obligation contractuelle a chargé une autre personne de l'exécution de cette obligation, le créancier ne dispose contre cette dernière que d'une action nécessairement contractuelle, alors que le sous-traitant n'est pas contractuellement lié au maître de l'ouvrage.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2025 · 25 étapesLire l’arrêt commenté → - 1992Solution maintenue
Arrêt Huard
Cass. com., 3 nov. 1992, n° 90-18.547RejetBulletinUne cour d'appel a pu décider qu'une société pétrolière n'avait pas exécuté de bonne foi le contrat de distributeur agréé conclu avec l'exploitant d'une station-service dès lors qu'il résultait de ses constatations et appréciations qu'en l'absence de tout cas de force majeure le fournisseur avait privé le distributeur des moyens de pratiquer des prix concurrentiels.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2025 · 13 étapesLire l’arrêt commenté → - 1993Solution condamnée par la loi
Arrêt Consorts Cruz
Cass. 3e civ., 15 déc. 1993, n° 91-10.199RejetBulletinDans une promesse de vente, l'obligation du promettant constitue une obligation de faire, tant que les bénéficiaires n'ont pas déclaré acquérir et la levée d'option, postérieure à la rétractation du promettant, exclut toute rencontre des volontés.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2024 · 14 étapesLire l’arrêt commenté → - 1995Solution consacrée par la loi
Arrêts du 1er décembre 1995
Cass. ass. plén., 1er décembre 1995, nos 91-15.578, 91-15.999, 91-19.653 et 93-13.688
Lignée 1804 → 2025 · 21 étapesLire l’arrêt commenté → - 1996Solution abandonnée
Arrêt Point club vidéo
Cass. 1re civ., 3 juill. 1996, n° 94-14.800RejetBulletinS'agissant d'un contrat de location de cassettes vidéo pour l'exploitation d'un commerce, la cour d'appel décide à bon droit que le contrat était dépourvu de cause, dès lors qu'elle retient que l'exécution du contrat selon l'économie voulue par les parties était impossible, constatant ainsi le défaut de contrepartie réelle à l'obligation souscrite par le preneur.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2024 · 11 étapesLire l’arrêt commenté → - 1996Solution consacrée par la loi
Arrêt Chronopost
Cass. com., 22 oct. 1996, n° 93-18.632CassationBulletinDoit être réputée non écrite la clause limitative de responsabilité insérée dans un contrat de transport fixant l'indemnisation du retard au montant du prix du transport, dès lors que le transporteur, spécialiste du transport rapide garantissant la fiabilité et la célérité de son service, qui s'était engagé à livrer le pli de l'expéditeur dans un délai déterminé, avait, en ne livrant pas dans ce délai, manqué à cette obligation essentielle dont la clause contredit la portée.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2023 · 10 étapesLire l’arrêt commenté → - 1998Solution maintenue
Arrêt Chevassus-Marche
Cass. com., 24 nov. 1998, n° 96-18.357CassationBulletinLa demande en justice tendant à obtenir la résiliation d'un contrat ou l'application d'une clause résolutoire n'emporte pas à elle seule la rupture de ce contrat.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1991 → 2023 · 7 étapesLire l’arrêt commenté → - 2000Solution consacrée par la loi
Arrêt Baldus
Cass. 1re civ., 3 mai 2000, n° 98-11.381CassationBulletinL'acheteur qui a déjà acquis des photographies, lors d'une vente aux enchères publiques, n'est pas tenu d'informer le vendeur lui proposant 3 ans plus tard de lui vendre de gré à gré d'autres photographies du même photographe, au même prix, de la valeur exacte de celles-ci. Encourt donc la cassation l'arrêt qui accueille, dans ces circonstances, la demande du vendeur en nullité de la vente pour réticence dolosive.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 2000 → 2018 · 5 étapesLire l’arrêt commenté → - 2000Solution maintenue
Arrêt de la cession de clientèle civile
Cass. 1re civ., 7 nov. 2000, n° 98-17.731RejetBulletinSi la cession de la clientèle médicale, à l'occasion de la constitution ou de la cession d'un fonds libéral d'exercice de la profession, n'est pas illicite, c'est à la condition que soit sauvegardée la liberté de choix du patient. A cet égard, c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain qu'une cour d'appel retient qu'en l'espèce la liberté de choix du patient n'a pas été respectée.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2016 · 15 étapesLire l’arrêt commenté → - 2003Solution consacrée par la loi
Arrêt Manoukian
Cass. com., 26 nov. 2003, n° 00-10.243RejetBulletinLes circonstances constitutives d'une faute commise dans l'exercice du droit de rupture unilatérale des pourparlers précontractuels ne sont pas la cause du préjudice consistant dans la perte d'une chance de réaliser les gains que permettait d'espérer la conclusion du contrat. Une cour d'appel a, dès lors, décidé à bon droit qu'en l'absence d'accord ferme et définitif, le préjudice subi par une société ayant engagé avec les actionnaires d'une autre société des négociations en vue de la cession des actions composant le capital de cette dernière n'incluait que les frais occasionnés par la négociation et les études préalables auxquelles elle avait fait procéder et non les gains qu'elle pouvait, en cas de conclusion du contrat, espérer tirer de l'exploitation du fonds de commerce ni même la perte d'une chance d'obtenir ces gains.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2024 · 8 étapesLire l’arrêt commenté → - 2006Solution consacrée par la loi
Arrêts du 14 avril 2006
Cass. ass. plén., 14 avril 2006, nos 02-11.168 l'arrêtRejetBulletinIl n'y a lieu à aucuns dommages-intérêts lorsque, par suite d'une force majeure ou d'un cas fortuit, le débiteur a été empêché de donner ou de faire ce à quoi il était obligé, ou a fait ce qui lui était interdit ; il en est ainsi lorsque le débiteur a été empêché d'exécuter par la maladie, dès lors que cet événement, présentant un caractère imprévisible lors de la conclusion du contrat et irrésistible dans son exécution, est constitutif d'un cas de force majeure. C'est à bon droit qu'une cour d'appel décide que constituent des circonstances caractérisant un cas de force majeure exonérant le débiteur de son obligation de livrer une machine industrielle l'incapacité temporaire partielle puis la maladie ayant entraîné son décès, dès lors que l'incapacité physique résultant de l'infection et de la maladie grave survenues après la conclusion du contrat présentait un caractère imprévisible et que la chronologie des faits ainsi que les attestations relatant la dégradation brutale de son état de santé faisaient la preuve d'une maladie irrésistible.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓et 04-18.902
Lignée 1804 → 2026 · 15 étapesLire l’arrêt commenté → - 2006Solution consacrée par la loi
Arrêt du pacte de préférence
Cass. ch. mixte, 26 mai 2006, n° 03-19.376RejetBulletinSi le bénéficiaire d'un pacte de préférence est en droit d'exiger l'annulation du contrat passé avec un tiers en méconnaissance de ses droits et d'obtenir sa substitution à l'acquéreur, c'est à la condition que ce tiers ait eu connaissance, lorsqu'il a contracté, de l'existence du pacte de préférence et de l'intention du bénéficiaire de s'en prévaloir.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2024 · 11 étapesLire l’arrêt commenté → - 2007Solution consacrée par la loi
Arrêts Faurecia
Cass. com., 13 févr. 2007, n° 05-17.407CassationBulletinLe manquement du débiteur à une obligation essentielle du contrat est de nature à faire échec à l'application de la clause limitative de réparation stipulée par ce contrat. En conséquence, viole l'article 1131 du code civil la cour d'appel qui, ayant prononcé la résolution d'un contrat de prestations informatiques, fait application d'une clause limitative de réparation, stipulée par ce contrat, aux motifs que le cocontractant ne caractérise pas la faute lourde du prestataire qui permettrait d'écarter la clause, mais se contente d'évoquer des manquements à des obligations essentielles qui ne peuvent résulter du fait que la version commandée n'a pas été livrée ou que l'installation provisoire a été ultérieurement "désinstallée", alors qu'elle avait constaté que le prestataire s'était engagé à livrer la version litigieuse du progiciel, objectif final des contrats passés, à une période déterminée et qu'il n'avait exécuté cette obligation de livraison, ni à la période convenue, ni ultérieurement, et qu'il n'avait jamais été convenu du déploiement d'une autre versionSommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓ ; Cass. com., 29 juin 2010, n° 09-11.841RejetBulletinSeule est réputée non écrite la clause limitative de réparation qui contredit la portée de l'obligation essentielle souscrite par le débiteurSommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2023 · 10 étapesLire l’arrêt commenté → - 2007Solution maintenue
Arrêt Les Maréchaux
Cass. com., 10 juill. 2007, n° 06-14.768CassationBulletinSi la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées de bonne foi permet au juge de sanctionner l'usage déloyal d'une prérogative contractuelle, elle ne l'autorise pas à porter atteinte à la substance même des droits et obligations légalement convenus entre les parties.Doit, en conséquence, être cassé l'arrêt qui, pour rejeter la demande fondée sur une convention de garantie de passif, retient que l'intéressé, dirigeant de la société dont les actions étaient cédées, a délibérément exposé celle-ci aux risques, qui se sont réalisés, de mise en oeuvre de pratiques irrégulières à l'origine du redressement fiscal invoqué au titre de cette garantie et ne peut par suite, sans manquer à la bonne foi, se prétendre créancier des cédantsSommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2026 · 13 étapesLire l’arrêt commenté → - 2021Solution maintenue
Arrêt de la double preuve du pacte de préférence
Cass. 3e civ., 4 mars 2021, n° 19-22.971
Lignée 1982 → 2024 · 5 étapesLire l’arrêt commenté →
IILa responsabilité civile
- 1930Solution maintenue
Arrêt Jand'heur
Cass. ch. réunies, 13 février 1930
Lignée 1922 → 2025 · 16 étapesLire l’arrêt commenté → - 1941Solution maintenue
Arrêt Franck
Cass. ch. réunies, 2 décembre 1941
Lignée 1930 → 2026 · 13 étapesLire l’arrêt commenté → - 1984Solution maintenue
Arrêt Fullenwarth
Cass. ass. plén., 9 mai 1984, n° 79-16.612RejetBulletinPour que soit présumée, sur le fondement de l'article 1384 alinéa 4 du Code civil, la responsabilité des père et mère d'un mineur habitant avec eux, il suffit que celui-ci ait commis un acte qui soit la cause directe du dommage invoqué par la victime. Par suite, un père ne saurait faire grief à un arrêt de l'avoir déclaré entièrement responsable d'un dommage causé par son enfant mineur, sans avoir recherché si celui-ci présentait un discernement sufisant pour que l'acte puisse lui être imputé à faute.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1971 → 2025 · 11 étapesLire l’arrêt commenté → - 1991Solution maintenue
Arrêt Blieck
Cass. ass. plén., 29 mars 1991, n° 89-15.231RejetBulletinL'association, qui accepte la charge d'organiser et de contrôler, à titre permanent, le mode de vie d'un handicapé mental dans un milieu protégé, en le soumettant à un régime comportant une totale liberté de circulation dans la journée, doit répondre de celui-ci au sens de l'article 1384, alinéa 1er, du Code civil, et est tenue de réparer les dommages qu'il a causés.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1971 → 2025 · 18 étapesLire l’arrêt commenté → - 1997Solution maintenue
Arrêt Bertrand
Cass. 2e civ., 19 févr. 1997, n° 94-21.111RejetBulletinDès lors qu'une cour d'appel avait exactement énoncé que seule la force majeure ou la faute de la victime pouvait exonérer un père de la responsabilité de plein droit encourue du fait des dommages causés par son enfant mineur habitant avec lui, elle n'avait pas à rechercher l'existence d'un défaut de surveillance du père.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1971 → 2025 · 11 étapesLire l’arrêt commenté → - 2000Solution maintenue
Arrêt Costedoat
Cass. ass. plén., 25 févr. 2000, n° 97-17.378CassationBulletinN'engage pas sa responsabilité à l'égard des tiers le préposé qui agit sans excéder les limites de la mission qui lui est impartie par son commettant.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1971 → 2022 · 10 étapesLire l’arrêt commenté → - 2000Solution condamnée par la loi
Arrêt Perruche
Cass. ass. plén., 17 nov. 2000, n° 99-13.701CassationBulletinDès lors que les fautes commises par un médecin et un laboratoire dans l'exécution des contrats formés avec une femme enceinte avaient empêché celle-ci d'exercer son choix d'interrompre sa grossesse afin d'éviter la naissance d'un enfant atteint d'un handicap, ce dernier peut demander la réparation du préjudice résultant de ce handicap et causé par les fautes retenues.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2025 · 15 étapesLire l’arrêt commenté → - 2001Solution maintenue
Arrêt Levert
Cass. 2e civ., 10 mai 2001, n° 99-11.287CassationBulletinNi la responsabilité de l'Etat ni celle de l'établissement privé d'enseignement sous contrat d'association ne se trouvent engagées dans un accident survenu à l'occasion de la pratique amicale du rugby par les élèves pendant une récréation, en l'absence de faute d'un enseignant ou d'un manquement du collège quant à la qualité des lieux et du matériel mis à la disposition des joueurs.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1971 → 2025 · 10 étapesLire l’arrêt commenté → - 2001Solution maintenue
Arrêt Cousin
Cass. ass. plén., 14 décembre 2001, n° 00-82.066
Lignée 1804 → 2019 · 12 étapesLire l’arrêt commenté → - 2006Solution maintenue
Arrêts Bootshop et Bois rouge
Cass. ass. plén., 6 oct. 2006, n° 05-13.255RejetBulletinLe tiers à un contrat peut invoquer, sur le fondement de la responsabilité délictuelle, un manquement contractuel dès lors que ce manqement lui a causé un dommageSommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓ ; Cass. ass. plén., 13 janv. 2020, n° 17-19.963CassationBulletinLe tiers à un contrat peut invoquer, sur le fondement de la responsabilité délictuelle, un manquement contractuel dès lors que ce manquement lui a causé un dommage. En conséquence, le tiers à un contrat d'alimentation en énergie, qui, en raison de l'interruption de la fourniture en énergie endurée pendant plusieurs semaines par la société avec laquelle il était en relation, a subi un préjudice d'exploitation, peut invoquer le manquement contractuel imputable au fournisseur d'énergie pour obtenir réparationSommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2025 · 19 étapesLire l’arrêt commenté →
IIILes biens
- 1915Solution maintenue
Arrêt Clément-Bayard
Cass. req., 3 août 1915
Lignée 1804 → 2017 · 10 étapesLire l’arrêt commenté →
IVLes personnes et la famille
- 1991Solution consacrée par la loi
Arrêt de la gestation pour autrui
Cass. ass. plén., 31 mai 1991, n° 90-20.105otherBulletinLa convention, par laquelle une femme s'engage, fût-ce à titre gratuit, à concevoir et à porter un enfant pour l'abandonner à sa naissance, contrevient aux principes d'ordre public de l'indisponibilité du corps humain et de l'état des personnes. Dès lors, encourt la cassation l'arrêt qui, pour prononcer l'adoption plénière d'un enfant, retient d'abord qu'en l'état actuel des pratiques scientifiques et des moeurs, la méthode de la maternité substituée doit être considérée comme licite et non contraire à l'ordre public, ensuite que cette adoption est conforme à l'intérêt de l'enfant qui a été accueilli et élevé au foyer de l'adoptant pratiquement depuis sa naissance, alors que cette adoption n'était que l'ultime phase d'un processus d'ensemble qui, destiné à permettre à un couple l'accueil à son foyer d'un enfant conçu en exécution d'un contrat tendant à son abandon à la naissance par sa mère, constituait un détournement de l'institution de l'adoption.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2026 · 17 étapesLire l’arrêt commenté →
VLes sociétés et le droit commercial
- 1914Solution condamnée par la loi
Arrêt de la Caisse rurale de Manigod
Cass. ch. réunies, 11 mars 1914
Lignée 1901 → 2023 · 13 étapesLire l’arrêt commenté → - 1986Solution maintenue
Arrêt Bowater
Cass. com., 20 mai 1986, n° 85-16.716
Lignée 1978 → 2023 · 6 étapesLire l’arrêt commenté → - 1996Solution maintenue
Arrêt Vilgrain
Cass. com., 27 févr. 1996, n° 94-11.241RejetBulletinUne cour d'appel a pu retenir l'existence d'une réticence dolosive à l'encontre d'un dirigeant de société, à l'égard d'un associé lorsque, intermédiaire pour le reclassement de la participation de ce dernier, elle relève qu'au cours des entretiens ce dirigeant a caché avoir confié à une banque la mission d'assister les membres de sa famille détenteurs du contrôle de la société en cause dans la recherche d'un acquéreur de leurs titres, ne lui a pas soumis le mandat de vente au prix minimum de 7 000 francs l'action qu'en vue de cette cession il avait établi à l'intention de certains actionnaires minoritaires de la société d'où il résulte qu'en intervenant dans la cession par l'associé de ses actions au prix fixé après révision de 5 650 francs et en les acquérant lui-même à ce prix, tout en s'abstenant d'informer le cédant des négociations qu'il avait engagées pour la vente des mêmes actions au prix minimum de 7 000 francs, il a manqué au devoir de loyauté qui s'impose au dirigeant d'une société à l'égard de tout associé en particulier lorsqu'il en est intermédiaire pour le reclassement de sa participation.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1996 → 2018 · 8 étapesLire l’arrêt commenté →
VILes sûretés
- 2005Solution consacrée par la loi, régime aménagé
Arrêt de la sûreté réelle pour autrui
Cass. ch. mixte, 2 déc. 2005, n° 03-18.210RejetBulletinUne sûreté réelle consentie pour garantir la dette d'un tiers n'impliquant aucun engagement personnel à satisfaire à l'obligation d'autrui et n'étant pas dès lors un cautionnement, lequel ne se présume pas, la cour d'appel a exactement retenu que l'article 1415 du Code civil n'était pas applicable à un nantissement de valeurs mobilières donné en garantie de la dette d'un tiers.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1986 → 2023 · 22 étapesLire l’arrêt commenté →
VIILa procédure civile
- 2003Solution maintenue
Arrêt de la clause de conciliation préalable
Cass. ch. mixte, 14 févr. 2003, n° 00-19.423RejetBulletinIl résulte des articles 122 et 124 du nouveau Code de procédure civile que les fins de non-recevoir ne sont pas limitativement énumérées ; licite, la clause d'un contrat instituant une procédure de conciliation obligatoire et préalable à la saisine du juge, dont la mise en oeuvre suspend jusqu'à son issue le cours de la prescription, constitue une fin de non-recevoir qui s'impose au juge si les parties l'invoquent.. Dès lors, la cour d'appel qui a retenu qu'un acte de cession d'actions prévoyait le recours à une procédure de conciliation préalable à toute instance judiciaire pour les contestations relatives à l'exécution de la convention, en déduit exactement l'irrecevabilité du cédant à agir sur le fondement du contrat avant que la procédure de conciliation ait été mise en oeuvre.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1976 → 2025 · 29 étapesLire l’arrêt commenté → - 2006Solution maintenue
Arrêt Cesareo
Cass. ass. plén., 7 juill. 2006, n° 04-10.672RejetBulletinIl incombe au demandeur de présenter dès l'instance relative à la première demande l'ensemble des moyens qu'il estime de nature à fonder celle-ci. Une cour d'appel ayant constaté que, comme la demande originaire, la demande dont elle était saisie, formée entre les mêmes parties, tendait à obtenir paiement d'une somme d'argent à titre de rémunération d'un travail prétendument effectué sans contrepartie financière, en a exactement déduit que le demandeur ne pouvait être admis à contester l'identité de cause des deux demandes en invoquant un fondement juridique qu'il s'était abstenu de soulever en temps utile, de sorte que la demande se heurtait à la chose précédemment jugée relativement à la même contestation.Sommaire publié par la Cour, base Judilibre — texte non retouchécourdecassation.fr ↗dans la jurisprudence citée ↓
Lignée 1804 → 2024 · 13 étapesLire l’arrêt commenté →
Aucun arrêt ne correspond à la recherche.