Jurisprudence

Les grands arrêts du droit privé

Un arrêt ne se comprend qu’à sa place dans le temps : ce qu’il reprend de la jurisprudence qui le précède, ce qu’il infléchit, ce que les juges et le législateur en ont fait ensuite. Chaque grand arrêt est restitué dans son texte, mis en fiche selon la méthode, situé dans sa lignée — des décisions qui l’annoncent aux textes qui l’ont consacré ou condamné — et rapporté à l’état du droit en vigueur.

34arrêts
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Mis à jour le 25 octobre 2026

Chaque page applique les méthodes de la fiche d’arrêt et du commentaire, et lit l’arrêt avec la grille de la technique de cassation : la formation, la publication, le cas d’ouverture, l’intensité du contrôle.

34 arrêts
Matière
Période
Chronologie

Les arrêts dans le temps

De 1914 à 2021, la jurisprudence qui a fait le droit privé, arrêt après arrêt.

ILes contrats

  • 1979Solution maintenue

    Arrêt Lamborghini

    ContratsChaînes de contrats

    Lignée 1804 → 2026 · 27 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 1991Solution maintenue

    Arrêt Besse

    ContratsGroupes de contrats

    Lignée 1804 → 2025 · 25 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 1992Solution maintenue

    Arrêt Huard

    ContratsExécution de bonne foi et adaptation du contrat

    Lignée 1804 → 2025 · 13 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 1993Solution condamnée par la loi

    Arrêt Consorts Cruz

    ContratsPromesse unilatérale de vente

    Lignée 1804 → 2024 · 14 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 1996Solution abandonnée

    Arrêt Point club vidéo

    ContratsCause

    Lignée 1804 → 2024 · 11 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 1996Solution consacrée par la loi

    Arrêt Chronopost

    ContratsObligation essentielle

    Lignée 1804 → 2023 · 10 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 1998Solution maintenue

    Arrêt Chevassus-Marche

    ContratsAgent commercial

    Lignée 1991 → 2023 · 7 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 2000Solution consacrée par la loi

    Arrêt Baldus

    ContratsRéticence dolosive

    Lignée 2000 → 2018 · 5 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 2000Solution maintenue

    Arrêt de la cession de clientèle civile

    ContratsCession de clientèle civile

    Lignée 1804 → 2016 · 15 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 2003Solution consacrée par la loi

    Arrêt Manoukian

    ContratsRupture des pourparlers

    Lignée 1804 → 2024 · 8 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 2006Solution consacrée par la loi

    Arrêts du 14 avril 2006

    Cass. ass. plén., 14 avril 2006, nos 02-11.168 et 04-18.902

    ObligationsForce majeure

    Lignée 1804 → 2026 · 15 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 2006Solution consacrée par la loi

    Arrêt du pacte de préférence

    ContratsPacte de préférence

    Lignée 1804 → 2024 · 11 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 2007Solution consacrée par la loi

    Arrêts Faurecia

    ;

    ContratsClause limitative de réparation et obligation essentielle

    Lignée 1804 → 2023 · 10 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 2007Solution maintenue

    Arrêt Les Maréchaux

    ContratsBonne foi et prérogatives contractuelles

    Lignée 1804 → 2026 · 13 étapesLire l’arrêt commenté →

IILa responsabilité civile

IIILes biens

IVLes personnes et la famille

  • 1991Solution consacrée par la loi

    Arrêt de la gestation pour autrui

    PersonnesGestation pour autrui

    Lignée 1804 → 2026 · 17 étapesLire l’arrêt commenté →

VLes sociétés et le droit commercial

  • 1996Solution maintenue

    Arrêt Vilgrain

    SociétésLoyauté du dirigeant envers l'associé

    Lignée 1996 → 2018 · 8 étapesLire l’arrêt commenté →

VILes sûretés

VIILa procédure civile

  • 2003Solution maintenue

    Arrêt de la clause de conciliation préalable

    Procédure civileClause de conciliation préalable

    Lignée 1976 → 2025 · 29 étapesLire l’arrêt commenté →
  • 2006Solution maintenue

    Arrêt Cesareo

    Procédure civileConcentration des moyens

    Lignée 1804 → 2024 · 13 étapesLire l’arrêt commenté →

    Aucun arrêt ne correspond à la recherche.

    Jurisprudence citée 28 décisions

    11 cassations16 rejets28 au Bulletin1979 → 2020
    1979CassationCass. 1re civ., 9 oct. 1979, n° 78-12.502Bulletincité 1×
    formation1re chambre civile
    date9 octobre 1979
    attaquéeCour d'appel Paris (Chambre 19 A ) 1977-12-20, 20 déc. 1977
    L'action directe dont dispose le sous-acquéreur contre le fabricant ou un vendeur intermédiaire, pour la garantie du vice caché affectant la chose vendue, est de nature contractuelle. Dès lors une Cour d'appel ne peut, sans violer le principe du non cumul des deux ordres de responsabilité et l'article 1648 du Code civil, appliquer à une telle action, les principes de la responsabilité quasi-délictuelle, et s'abstenir de rechercher, comme il lui était demandé, si cette action avait été intentée dans le bref délai prévu par la loi.
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    courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
    1984RejetCass. ass. plén., 9 mai 1984, n° 79-16.612Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date9 mai 1984
    attaquéeCour d'appel de Metz, chambre civile, 1979-09-25, 25 sept. 1979
    Pour que soit présumée, sur le fondement de l'article 1384 alinéa 4 du Code civil, la responsabilité des père et mère d'un mineur habitant avec eux, il suffit que celui-ci ait commis un acte qui soit la cause directe du dommage invoqué par la victime. Par suite, un père ne saurait faire grief à un arrêt de l'avoir déclaré entièrement responsable d'un dommage causé par son enfant mineur, sans avoir recherché si celui-ci présentait un discernement sufisant pour que l'acte puisse lui être imputé à faute.
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    courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
    1991RejetCass. ass. plén., 29 mars 1991, n° 89-15.231Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date29 mars 1991
    attaquéeCour d'appel de Limoges, 1989-03-23, 23 mars 1989
    L'association, qui accepte la charge d'organiser et de contrôler, à titre permanent, le mode de vie d'un handicapé mental dans un milieu protégé, en le soumettant à un régime comportant une totale liberté de circulation dans la journée, doit répondre de celui-ci au sens de l'article 1384, alinéa 1er, du Code civil, et est tenue de réparer les dommages qu'il a causés.
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    1991otherCass. ass. plén., 31 mai 1991, n° 90-20.105Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date31 mai 1991
    attaquéeCour d'appel de Paris, 1990-06-15, 15 juin 1990
    La convention, par laquelle une femme s'engage, fût-ce à titre gratuit, à concevoir et à porter un enfant pour l'abandonner à sa naissance, contrevient aux principes d'ordre public de l'indisponibilité du corps humain et de l'état des personnes. Dès lors, encourt la cassation l'arrêt qui, pour prononcer l'adoption plénière d'un enfant, retient d'abord qu'en l'état actuel des pratiques scientifiques et des moeurs, la méthode de la maternité substituée doit être considérée comme licite et non contraire à l'ordre public, ensuite que cette adoption est conforme à l'intérêt de l'enfant qui a été accueilli et élevé au foyer de l'adoptant pratiquement depuis sa naissance, alors que cette adoption n'était que l'ultime phase d'un processus d'ensemble qui, destiné à permettre à un couple l'accueil à son foyer d'un enfant conçu en exécution d'un contrat tendant à son abandon à la naissance par sa mère, constituait un détournement de l'institution de l'adoption.
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    1991CassationCass. ass. plén., 12 juill. 1991, n° 90-13.602Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date12 juillet 1991
    attaquéeCour d'appel de Nancy, 1990-01-16, 16 janv. 1990
    Viole l'article 1165 du Code civil la cour d'appel qui retient que, dans le cas où le débiteur d'une obligation contractuelle a chargé une autre personne de l'exécution de cette obligation, le créancier ne dispose contre cette dernière que d'une action nécessairement contractuelle, alors que le sous-traitant n'est pas contractuellement lié au maître de l'ouvrage.
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    1992RejetCass. com., 3 nov. 1992, n° 90-18.547Bulletincité 1×
    formationchambre commerciale
    date3 novembre 1992
    attaquéeCour d'appel de Paris, 1990-05-31, 31 mai 1990
    Une cour d'appel a pu décider qu'une société pétrolière n'avait pas exécuté de bonne foi le contrat de distributeur agréé conclu avec l'exploitant d'une station-service dès lors qu'il résultait de ses constatations et appréciations qu'en l'absence de tout cas de force majeure le fournisseur avait privé le distributeur des moyens de pratiquer des prix concurrentiels.
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    1993RejetCass. 3e civ., 15 déc. 1993, n° 91-10.199Bulletincité 1×
    formation3e chambre civile
    date15 décembre 1993
    attaquéeCour d'appel de Paris, 1990-11-08, 8 nov. 1990
    Dans une promesse de vente, l'obligation du promettant constitue une obligation de faire, tant que les bénéficiaires n'ont pas déclaré acquérir et la levée d'option, postérieure à la rétractation du promettant, exclut toute rencontre des volontés.
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    1996RejetCass. com., 27 févr. 1996, n° 94-11.241Bulletincité 1×
    formationchambre commerciale
    date27 février 1996
    attaquéeCour d'appel de Paris, 1994-01-19, 19 janv. 1994
    Une cour d'appel a pu retenir l'existence d'une réticence dolosive à l'encontre d'un dirigeant de société, à l'égard d'un associé lorsque, intermédiaire pour le reclassement de la participation de ce dernier, elle relève qu'au cours des entretiens ce dirigeant a caché avoir confié à une banque la mission d'assister les membres de sa famille détenteurs du contrôle de la société en cause dans la recherche d'un acquéreur de leurs titres, ne lui a pas soumis le mandat de vente au prix minimum de 7 000 francs l'action qu'en vue de cette cession il avait établi à l'intention de certains actionnaires minoritaires de la société d'où il résulte qu'en intervenant dans la cession par l'associé de ses actions au prix fixé après révision de 5 650 francs et en les acquérant lui-même à ce prix, tout en s'abstenant d'informer le cédant des négociations qu'il avait engagées pour la vente des mêmes actions au prix minimum de 7 000 francs, il a manqué au devoir de loyauté qui s'impose au dirigeant d'une société à l'égard de tout associé en particulier lorsqu'il en est intermédiaire pour le reclassement de sa participation.
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    1996RejetCass. 1re civ., 3 juill. 1996, n° 94-14.800Bulletincité 1×
    formation1re chambre civile
    date3 juillet 1996
    attaquéeCour d'appel de Grenoble, 1994-03-17, 17 mars 1994
    S'agissant d'un contrat de location de cassettes vidéo pour l'exploitation d'un commerce, la cour d'appel décide à bon droit que le contrat était dépourvu de cause, dès lors qu'elle retient que l'exécution du contrat selon l'économie voulue par les parties était impossible, constatant ainsi le défaut de contrepartie réelle à l'obligation souscrite par le preneur.
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    1996CassationCass. com., 22 oct. 1996, n° 93-18.632Bulletincité 1×
    formationchambre commerciale
    date22 octobre 1996
    attaquéeCour d'appel de Rennes, 1993-06-30, 30 juin 1993
    Doit être réputée non écrite la clause limitative de responsabilité insérée dans un contrat de transport fixant l'indemnisation du retard au montant du prix du transport, dès lors que le transporteur, spécialiste du transport rapide garantissant la fiabilité et la célérité de son service, qui s'était engagé à livrer le pli de l'expéditeur dans un délai déterminé, avait, en ne livrant pas dans ce délai, manqué à cette obligation essentielle dont la clause contredit la portée.
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    1997RejetCass. 2e civ., 19 févr. 1997, n° 94-21.111Bulletincité 1×
    formation2e chambre civile
    date19 février 1997
    attaquéeCour d'appel de Bordeaux, 1994-10-04, 4 oct. 1994
    Dès lors qu'une cour d'appel avait exactement énoncé que seule la force majeure ou la faute de la victime pouvait exonérer un père de la responsabilité de plein droit encourue du fait des dommages causés par son enfant mineur habitant avec lui, elle n'avait pas à rechercher l'existence d'un défaut de surveillance du père.
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    1998CassationCass. com., 24 nov. 1998, n° 96-18.357Bulletincité 1×
    formationchambre commerciale
    date24 novembre 1998
    attaquéeCour d'appel de Paris, 1996-07-05, 5 juill. 1996
    La demande en justice tendant à obtenir la résiliation d'un contrat ou l'application d'une clause résolutoire n'emporte pas à elle seule la rupture de ce contrat.
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    2000CassationCass. ass. plén., 25 févr. 2000, n° 97-17.378Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date25 février 2000
    attaquéeCour d'appel d'Aix-en-Provence, 1997-03-26, 26 mars 1997
    N'engage pas sa responsabilité à l'égard des tiers le préposé qui agit sans excéder les limites de la mission qui lui est impartie par son commettant.
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    2000CassationCass. 1re civ., 3 mai 2000, n° 98-11.381Bulletincité 1×
    formation1re chambre civile
    date3 mai 2000
    attaquéeCour d'appel de Versailles, 1997-12-05, 5 déc. 1997
    L'acheteur qui a déjà acquis des photographies, lors d'une vente aux enchères publiques, n'est pas tenu d'informer le vendeur lui proposant 3 ans plus tard de lui vendre de gré à gré d'autres photographies du même photographe, au même prix, de la valeur exacte de celles-ci. Encourt donc la cassation l'arrêt qui accueille, dans ces circonstances, la demande du vendeur en nullité de la vente pour réticence dolosive.
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    2000RejetCass. 1re civ., 7 nov. 2000, n° 98-17.731Bulletincité 1×
    formation1re chambre civile
    date7 novembre 2000
    attaquéeCour d'appel de Colmar, 1998-04-02, 2 avr. 1998
    Si la cession de la clientèle médicale, à l'occasion de la constitution ou de la cession d'un fonds libéral d'exercice de la profession, n'est pas illicite, c'est à la condition que soit sauvegardée la liberté de choix du patient. A cet égard, c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain qu'une cour d'appel retient qu'en l'espèce la liberté de choix du patient n'a pas été respectée.
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    2000CassationCass. ass. plén., 17 nov. 2000, n° 99-13.701Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date17 novembre 2000
    attaquéeCour d'appel d'Orléans, 1999-02-05, 5 févr. 1999
    Dès lors que les fautes commises par un médecin et un laboratoire dans l'exécution des contrats formés avec une femme enceinte avaient empêché celle-ci d'exercer son choix d'interrompre sa grossesse afin d'éviter la naissance d'un enfant atteint d'un handicap, ce dernier peut demander la réparation du préjudice résultant de ce handicap et causé par les fautes retenues.
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    2001CassationCass. 2e civ., 10 mai 2001, n° 99-11.287Bulletincité 1×
    formation2e chambre civile
    date10 mai 2001
    attaquéeCour d'appel d'Orléans, 1998-10-26, 26 oct. 1998
    Ni la responsabilité de l'Etat ni celle de l'établissement privé d'enseignement sous contrat d'association ne se trouvent engagées dans un accident survenu à l'occasion de la pratique amicale du rugby par les élèves pendant une récréation, en l'absence de faute d'un enseignant ou d'un manquement du collège quant à la qualité des lieux et du matériel mis à la disposition des joueurs.
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    2003RejetCass. ch. mixte, 14 févr. 2003, n° 00-19.423Bulletincité 1×
    formationchambre mixte
    date14 février 2003
    attaquéeCour d'appel de Paris, 2000-04-18, 18 avr. 2000
    Il résulte des articles 122 et 124 du nouveau Code de procédure civile que les fins de non-recevoir ne sont pas limitativement énumérées ; licite, la clause d'un contrat instituant une procédure de conciliation obligatoire et préalable à la saisine du juge, dont la mise en oeuvre suspend jusqu'à son issue le cours de la prescription, constitue une fin de non-recevoir qui s'impose au juge si les parties l'invoquent.. Dès lors, la cour d'appel qui a retenu qu'un acte de cession d'actions prévoyait le recours à une procédure de conciliation préalable à toute instance judiciaire pour les contestations relatives à l'exécution de la convention, en déduit exactement l'irrecevabilité du cédant à agir sur le fondement du contrat avant que la procédure de conciliation ait été mise en oeuvre.
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    2003RejetCass. com., 26 nov. 2003, n° 00-10.243Bulletincité 1×
    formationchambre commerciale
    date26 novembre 2003
    attaquéeCour d'appel de Paris, 1999-10-29, 29 oct. 1999
    Les circonstances constitutives d'une faute commise dans l'exercice du droit de rupture unilatérale des pourparlers précontractuels ne sont pas la cause du préjudice consistant dans la perte d'une chance de réaliser les gains que permettait d'espérer la conclusion du contrat. Une cour d'appel a, dès lors, décidé à bon droit qu'en l'absence d'accord ferme et définitif, le préjudice subi par une société ayant engagé avec les actionnaires d'une autre société des négociations en vue de la cession des actions composant le capital de cette dernière n'incluait que les frais occasionnés par la négociation et les études préalables auxquelles elle avait fait procéder et non les gains qu'elle pouvait, en cas de conclusion du contrat, espérer tirer de l'exploitation du fonds de commerce ni même la perte d'une chance d'obtenir ces gains.
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    2005RejetCass. ch. mixte, 2 déc. 2005, n° 03-18.210Bulletincité 1×
    formationchambre mixte
    date2 décembre 2005
    attaquéeCour d'appel de Limoges, 2003-06-25, 25 juin 2003
    Une sûreté réelle consentie pour garantir la dette d'un tiers n'impliquant aucun engagement personnel à satisfaire à l'obligation d'autrui et n'étant pas dès lors un cautionnement, lequel ne se présume pas, la cour d'appel a exactement retenu que l'article 1415 du Code civil n'était pas applicable à un nantissement de valeurs mobilières donné en garantie de la dette d'un tiers.
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    2006RejetCass. ass. plén., 14 avr. 2006, n° 02-11.168Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date14 avril 2006
    attaquéeCour d'appel de Douai, 2001-11-12, 12 nov. 2001
    Il n'y a lieu à aucuns dommages-intérêts lorsque, par suite d'une force majeure ou d'un cas fortuit, le débiteur a été empêché de donner ou de faire ce à quoi il était obligé, ou a fait ce qui lui était interdit ; il en est ainsi lorsque le débiteur a été empêché d'exécuter par la maladie, dès lors que cet événement, présentant un caractère imprévisible lors de la conclusion du contrat et irrésistible dans son exécution, est constitutif d'un cas de force majeure. C'est à bon droit qu'une cour d'appel décide que constituent des circonstances caractérisant un cas de force majeure exonérant le débiteur de son obligation de livrer une machine industrielle l'incapacité temporaire partielle puis la maladie ayant entraîné son décès, dès lors que l'incapacité physique résultant de l'infection et de la maladie grave survenues après la conclusion du contrat présentait un caractère imprévisible et que la chronologie des faits ainsi que les attestations relatant la dégradation brutale de son état de santé faisaient la preuve d'une maladie irrésistible.
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    2006RejetCass. ch. mixte, 26 mai 2006, n° 03-19.376Bulletincité 1×
    formationchambre mixte
    date26 mai 2006
    attaquéeCour d'appel de Papeete, 2003-02-13, 13 févr. 2003
    Si le bénéficiaire d'un pacte de préférence est en droit d'exiger l'annulation du contrat passé avec un tiers en méconnaissance de ses droits et d'obtenir sa substitution à l'acquéreur, c'est à la condition que ce tiers ait eu connaissance, lorsqu'il a contracté, de l'existence du pacte de préférence et de l'intention du bénéficiaire de s'en prévaloir.
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    2006RejetCass. ass. plén., 7 juill. 2006, n° 04-10.672Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date7 juillet 2006
    attaquéeCour d'appel d'Agen, 2003-04-29, 29 avr. 2003
    Il incombe au demandeur de présenter dès l'instance relative à la première demande l'ensemble des moyens qu'il estime de nature à fonder celle-ci. Une cour d'appel ayant constaté que, comme la demande originaire, la demande dont elle était saisie, formée entre les mêmes parties, tendait à obtenir paiement d'une somme d'argent à titre de rémunération d'un travail prétendument effectué sans contrepartie financière, en a exactement déduit que le demandeur ne pouvait être admis à contester l'identité de cause des deux demandes en invoquant un fondement juridique qu'il s'était abstenu de soulever en temps utile, de sorte que la demande se heurtait à la chose précédemment jugée relativement à la même contestation.
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    2006RejetCass. ass. plén., 6 oct. 2006, n° 05-13.255Bulletincité 1×
    formationassemblée plénière
    date6 octobre 2006
    attaquéeCour d'appel de Paris, 19 janv. 2005
    Le tiers à un contrat peut invoquer, sur le fondement de la responsabilité délictuelle, un manquement contractuel dès lors que ce manqement lui a causé un dommage
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    courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
    2007CassationCass. com., 13 févr. 2007, n° 05-17.407Bulletincité 1×
    formationchambre commerciale
    date13 février 2007
    attaquéeCour d'appel de Versailles, 31 mars 2005
    Le manquement du débiteur à une obligation essentielle du contrat est de nature à faire échec à l'application de la clause limitative de réparation stipulée par ce contrat. En conséquence, viole l'article 1131 du code civil la cour d'appel qui, ayant prononcé la résolution d'un contrat de prestations informatiques, fait application d'une clause limitative de réparation, stipulée par ce contrat, aux motifs que le cocontractant ne caractérise pas la faute lourde du prestataire qui permettrait d'écarter la clause, mais se contente d'évoquer des manquements à des obligations essentielles qui ne peuvent résulter du fait que la version commandée n'a pas été livrée ou que l'installation provisoire a été ultérieurement "désinstallée", alors qu'elle avait constaté que le prestataire s'était engagé à livrer la version litigieuse du progiciel, objectif final des contrats passés, à une période déterminée et qu'il n'avait exécuté cette obligation de livraison, ni à la période convenue, ni ultérieurement, et qu'il n'avait jamais été convenu du déploiement d'une autre version
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    courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
    2007CassationCass. com., 10 juill. 2007, n° 06-14.768Bulletincité 1×
    formationchambre commerciale
    date10 juillet 2007
    attaquéeCour d'appel de Paris, 14 mars 2006
    Si la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées de bonne foi permet au juge de sanctionner l'usage déloyal d'une prérogative contractuelle, elle ne l'autorise pas à porter atteinte à la substance même des droits et obligations légalement convenus entre les parties.Doit, en conséquence, être cassé l'arrêt qui, pour rejeter la demande fondée sur une convention de garantie de passif, retient que l'intéressé, dirigeant de la société dont les actions étaient cédées, a délibérément exposé celle-ci aux risques, qui se sont réalisés, de mise en oeuvre de pratiques irrégulières à l'origine du redressement fiscal invoqué au titre de cette garantie et ne peut par suite, sans manquer à la bonne foi, se prétendre créancier des cédants
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    courdecassation.fr ↗dans le texte : ↑1
    2010RejetCass. com., 29 juin 2010, n° 09-11.841Bulletincité 1×
    formationchambre commerciale
    date29 juin 2010
    attaquéeCour d'appel de Paris, 26 nov. 2008
    Seule est réputée non écrite la clause limitative de réparation qui contredit la portée de l'obligation essentielle souscrite par le débiteur
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    2020CassationCass. ass. plén., 13 janv. 2020, n° 17-19.963Bulletincité 1×
    Responsabilite delictuelle ou quasi delictuelle › Dommage › Réparation › Obligation
    formationassemblée plénière
    date13 janvier 2020
    attaquéeCour d'appel de Saint-Denis de La Réunion, 5 avr. 2017
    Le tiers à un contrat peut invoquer, sur le fondement de la responsabilité délictuelle, un manquement contractuel dès lors que ce manquement lui a causé un dommage. En conséquence, le tiers à un contrat d'alimentation en énergie, qui, en raison de l'interruption de la fourniture en énergie endurée pendant plusieurs semaines par la société avec laquelle il était en relation, a subi un préjudice d'exploitation, peut invoquer le manquement contractuel imputable au fournisseur d'énergie pour obtenir réparation
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    Décisions de la Cour de cassation, rattachées par le numéro de pourvoi, la date et la chambre.