Le bailleur vous reproche autre chose que le loyer

Le loyer est payé, et pourtant il invoque un manquement : l'assurance, le bruit, des dégradations, une transformation, une sous-location. Trois choses décident. La clause résolutoire ne vaut que pour une liste FERMÉE de motifs, et toute autre est réputée non écrite. Les dégradations et l'entretien courant ne sont à votre charge que hors vétusté, force majeure, malfaçon ou fait d'un tiers. Et le bailleur a trois ans pour agir, non deux. Cette page dit ce qui est déjà joué, et ce qui reste entre vos mains.

Liste ferméedes motifs de clause résolutoire — toute autre est nulle
Hors vétustéles réparations locatives ne sont pas à votre charge
3 anset non deux : le bail n'est pas du droit de la consommation
Votre situation
⛔ Seuls les deux premiers peuvent fonder une clause résolutoire — et le trouble de voisinage seulement s'il a été constaté par une décision de justice définitive.
🔑 Le commandement pour défaut d'assurance ouvre UN MOIS, et il doit reproduire le texte à peine de nullité.
Elle ouvre les trois ans dont le bailleur dispose pour agir. Pour des dégradations, c'est la date de l'état des lieux de sortie ou de leur constatation.
Le commandement, l'assignation, ou la signification du jugement. Laissez vide si vous n'avez reçu que des lettres.
⚖️ À défaut d'état des lieux, vous êtes présumé avoir reçu les lieux en bon état — mais cette présomption se combat par tout moyen, et la page dit comment.
Le total : réparations, remise en état, dommages et intérêts, frais.
Laissez vide si vous n'avez pas encore écrit. Elle date votre position et interrompt le silence.
Où vous en êtes
À coller dans un courriel à un avocat ou à votre assureur protection juridique.
01

Vos délais

Quatre comptes. Le premier vous protège, et il dure trois ans — non deux, contrairement à ce que l'on croit souvent.

Les règles qui posent ces délais

Ce qui n’arrête pas le délai

⚠️ NE CONFONDEZ PAS LA MISE EN DEMEURE ET LE COMMANDEMENT. Une lettre recommandée du bailleur, même comminatoire, n'ouvre aucun délai légal : seul le COMMANDEMENT signifié par un huissier le fait, et seulement pour le défaut d'assurance et le loyer. 🔑 Pour tous les autres manquements, aucune clause résolutoire ne joue : le bailleur doit demander la résiliation AU JUGE, qui apprécie la gravité du manquement.

Ce qui fait perdre

  • Opposer la prescription de deux ans du code de la consommation⛔ Elle n'existe pas ici : les baux d'habitation obéissent à des règles spécifiques exclusives du droit de la consommation, et la prescription de TROIS ans de l'article 7-1 est seule applicable L'invoquer affaiblit toute la défense.
  • Ne pas soulever la prescriptionLe juge ne relève pas d'office la prescription Trois ans peuvent être écoulés sans que personne ne le dise : comptez depuis la sortie des lieux ou la découverte du désordre.

Lire aussiLes délais pour quitter le logement

02

Votre défense

Une grande part de ce qui suit ne dépend plus de vous ; le reste, si, et c’est par là qu’il faut commencer. Ensuite, tout dépend de l’endroit où la procédure en est — et cet endroit ne se choisit pas, il se constate.

Ce qui est déjà joué, et ce qui est entre vos mains

Déjà joué

  • Si le manquement est établi et grave, le juge peut prononcer la résiliation même sans clause résolutoire valable.
  • Si le mois d'appel est passé, ce que le jugement a tranché est définitif.
  • Les dégradations réellement causées par vous restent à votre charge : aucune exception légale ne les efface.
  • Le choix d'agir appartient au bailleur, et rien ne l'oblige à négocier.

Entre vos mains

  • Lire la clause résolutoire et la comparer à la liste de la loi : dans quatre cas sur six, elle est réputée non écrite.
  • Exiger la production de la décision de justice quand un trouble de voisinage est invoqué.
  • Opposer la vétusté, chiffres et durée d'occupation en main, sur chaque poste de réparation.
  • Venir à l'audience : la procédure est orale, et rien ne s'accorde d'office.

Ce qui dépend encore de vous

1

Lire la clause résolutoire, et la liste de la loi

Dans quatre cas sur six, la clause invoquée est réputée non écrite. Cela ne se plaide pas, cela se constate — et il n'y a aucun délai pour le dire.

Quand : Dès la première mise en demeure.

2

Exiger la décision de justice sur le trouble

La clause résolutoire pour trouble de voisinage suppose une décision passée en force de chose jugée. Neuf fois sur dix elle n'existe pas.

Quand : Dès que le trouble est invoqué.

3

Opposer la vétusté, poste par poste

Les réparations occasionnées par vétusté ne sont pas à la charge du locataire, et c'est l'argument le plus rarement soulevé du poste « dégradations ».

Quand : Dès la réception du décompte.

4

Venir à l'audience

La procédure est orale et rien ne s'accorde d'office : ni la vétusté, ni la prescription, ni les délais. Une absence laisse le juge statuer sur les seules pièces du bailleur.

Quand : À la date portée sur la convocation.

Où en est la procédure ?

Un objectif se choisit ; un état se constate. Ce n'est pas à vous de décider où vous en êtes : c'est l'acte que vous avez reçu qui le dit, et c'est lui qui commande ce qu'il vous reste à faire. Se tromper d'état, en défense, ne coûte pas du temps — cela coûte le procès.

Avant le juge

ON VOUS RÉCLAME

0 voie

Un acte vous demande de payer ou d'exécuter, et il ouvre un délai.

  1. L'acte
  2. Le dû
  3. Négocier
  4. Issue

Ce que cet état veut dire : l'acte est reçu, aucun juge n'est saisi. C'est le seul état où tout se règle encore sans jugement, et le seul où le délai joue pour vous.

Vérifier l'acte que vous avez reçu

Un acte qui ouvre un délai porte à peine de nullité ce que la loi lui impose de dire. Vérifiez d'abord sa date de réception : c'est elle qui fait courir le délai, et c'est la seule donnée que vous maîtrisez.

Contestation du manquement reprochéDocument Word
Dès la première mise en demeure, et avant tout paiement ou toute remise en état.
Réponse au commandement pour défaut d'assuranceDocument Word
Dans le MOIS du commandement, et sans attendre.

Vérifier ce qui est réellement dû

Le montant réclamé n'est pas le montant dû. Trois écarts se retrouvent partout : des sommes atteintes par la prescription, des frais qui ne sont pas à votre charge, et des imputations de paiement erronées. Le décompte est la pièce qui les révèle.

Négocier avant la saisine

Un échelonnement accepté avant toute saisine coûte moins qu'un délai obtenu du juge : il évite les frais de procédure, et il n'expose pas à un titre exécutoire. ⚠️ Exigez que l'accord dise ce que le créancier abandonne — sans quoi vous payez et la menace reste.

Saisine de la commission départementale de conciliationDocument Word
Après un refus ou faute de réponse, et avant toute saisine du juge.

Ce qui se joue dans ce délai

S'exécuter dans le délai éteint la menace. À défaut, le créancier peut saisir le juge, et la question change : elle n'est plus de savoir si vous devez, mais ce que le juge accordera.

Devant le juge

VOUS ÊTES ASSIGNÉ

0 voie

Une date d'audience vous est donnée, et ce qui s'y dira décidera de tout.

  1. Sa procédure
  2. L'ordre
  3. Préparer
  4. L'audience
  5. Issue

Ce que cet état veut dire : l'assignation est délivrée. C'est l'état le plus court et le plus décisif : presque tout ce qui peut encore être obtenu se demande là.

Ce que l'adversaire devait faire

Certaines diligences pèsent sur CELUI QUI ASSIGNE, et leur omission se sanctionne. Elles ne dépendent pas de vous : elles se vérifient sur l'acte et sur les pièces qu'il vise.

L'ordre dans lequel se disent les moyens

Les exceptions de procédure doivent, à peine d'irrecevabilité, être soulevées SIMULTANÉMENT et AVANT toute défense au fond ⚠️ Plaider d'abord le fond fait perdre définitivement ces moyens, même quand la règle invoquée est d'ordre public.

Préparer ce que vous direz

Devant une juridiction où la procédure est orale, rien ne vous oblige à écrire — mais tout vous y invite : le juge retient ce qu'il a sous les yeux, et l'ordre des moyens s'improvise mal.

Conclusions en défense devant le juge des contentieux de la protectionDocument Word
Avant l'audience, et remises au juge et à l'adversaire.

Ce que vous pouvez demander au juge

Le juge peut, compte tenu de votre situation et des besoins du créancier, reporter ou échelonner le paiement DANS LA LIMITE DE DEUX ANNÉES Il peut aussi réduire le taux des intérêts et imputer les paiements d'abord sur le capital. ⚠️ Ces mesures se demandent : le juge ne les accorde pas d'office.

Ce que le jugement peut retenir

L'issue n'est pas binaire. Entre la condamnation sèche et le rejet, il existe une gamme — délais, réduction, conditions — et c'est elle que l'audience décide.

Après le jugement

LE JUGEMENT EST RENDU

0 voie

Ce qu'il dit s'applique, et le temps pour le contester est compté.

  1. Le lire
  2. L'appel
  3. Tenir

Ce que cet état veut dire : le jugement est rendu ou signifié. Deux délais courent alors en même temps, et ils ne vont pas dans le même sens.

Lire ce qu'il accorde et ce qu'il refuse

Le dispositif seul fait la décision : c'est la partie qui commence par « PAR CES MOTIFS ». Les motifs l'expliquent, ils ne s'exécutent pas.

Le délai pour faire appel

Le délai de recours par une voie ordinaire est d'UN MOIS en matière contentieuse , et il court à compter de la notification du jugement ⚠️ Faire appel ne suspend rien : l'exécution provisoire est de droit , et le juge ne peut pas l'écarter lorsqu'il statue en référé

Tenir ce que le jugement a accordé

Des délais obtenus se perdent au premier manquement : la mesure tombe, et la totalité redevient exigible. Ce que le juge a accordé se garde par l'exécution, jamais par l'intention.

L'exécution forcée

L'EXÉCUTION EST ENGAGÉE

1 voie

Un titre permet désormais d'agir sur vos biens ou sur votre logement.

  1. Le titre
  2. Du temps
  3. Protections
  4. La sortie

Ce que cet état veut dire : le créancier détient un titre exécutoire. L'essentiel est joué ; ce qui reste tient au temps et aux protections que la loi maintient.

Ce qu'un titre exécutoire permet

Le créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut en poursuivre l'exécution forcée sur les biens de son débiteur — dans les conditions propres à chaque mesure, qui ont chacune leurs formes et leurs délais.

Le temps que la loi sait encore donner

Les délais de paiement peuvent encore se demander au stade de l'exécution , et leur décision suspend les procédures d'exécution engagées. Sur un logement, le juge peut en outre accorder des délais renouvelables pour quitter les lieux chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales — d'un mois à un an C'est la dernière mesure qui dépende d'une demande de votre part.

La saisine du juge de l'exécutionOuverte

Obtenir du temps quand le jugement ne se discute plus.

Délai
1 à 3 mois
Coût
Coût faible
Avocat
Avocat facultatif
Votre délai
Continue de courir
Ce qu’elle apporte, ce qu’elle fait abandonner, comment l’envoyer
Ce qu’elle apporteLe seul temps qui reste quand le jugement est définitif : des délais renouvelables d'un mois à un an, que le juge accorde chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales.
Ce qu’elle fait abandonnerRien du fond — il ne peut ni modifier le dispositif du jugement ni en suspendre l'exécution. On ne rejoue pas le procès devant lui.

Le juge de l'exécution ne peut NI modifier le dispositif de la décision qui sert de fondement aux poursuites, NI en suspendre l'exécution. Mais après signification du commandement, il a compétence pour accorder un délai de grâce — c'est cette exception qui ouvre la voie, et elle ne s'ouvre qu'APRÈS le commandement.

Avant de l’envoyer
Quand
Quand une saisie est engagée sur le fondement d'un titre exécutoire.
Comment
Selon la mesure contestée : par déclaration au greffe, requête ou assignation devant le juge de l'exécution.
Ce qu’il déclencheElle ouvre la contestation de la mesure et permet de demander des délais
Ce qu’il ne fait pas⛔ Elle ne permet pas de rejuger le manquement : le juge de l'exécution ne peut ni modifier le titre ni statuer sur une demande en paiement.

🔑 CE QUI SE PLAIDE ENCORE : les délais, le décompte d'exécution, et le caractère abusif d'une clause. ⚠️ Ce qui ne se plaide plus : la prescription et le caractère réputé non écrit, si un jugement définitif a statué. ⛔ Et si c'est une EXPULSION qui est engagée, ce n'est plus cette page : la fiche des délais pour quitter le logement s'y consacre.

  • Une part des ressources est insaisissable de plein droit, et le solde bancaire insaisissable est laissé à votre disposition sans démarche.
  • Vérifiez la régularité de l'acte de saisie et ses mentions avant toute autre contestation.
  • Si la dette est devenue insoutenable, la voie n'est plus judiciaire mais la commission de surendettement.
Saisine du juge de l'exécutionDocument Word
Quand une saisie est engagée sur le fondement d'un titre exécutoire.

Ce que la loi met hors d'atteinte

Toute exécution connaît des bornes : des sommes et des biens que la loi soustrait au créancier, et des périodes pendant lesquelles la mesure ne peut pas être menée. Elles ne s'obtiennent pas — elles s'opposent.

Ce qui reste quand tout est exécuté

L'exécution éteint la dette qu'elle recouvre, jamais celle qu'elle n'atteint pas. Ce qui subsiste continue de courir, et c'est ce reliquat qu'il faut faire dire par écrit.

Ce qui fait perdre

  • Accepter un constat de sortie mal convoquéLe constat par commissaire de justice suppose une convocation par lettre recommandée au moins SEPT JOURS à l'avance À défaut, le bailleur ne peut pas en obtenir le remboursement de la moitié — la troisième chambre civile l'a jugé le 26 octobre 2023.
  • Remettre les lieux en état sur simple demandeÀ défaut d'accord écrit sur une transformation, le bailleur ne peut exiger la remise en état qu'AU DÉPART du locataire — sauf si la transformation met en péril les équipements ou la sécurité

Lire aussiPrévenirLa conciliation

03

Ce qui décide, point par point

Huit points. Le premier se vérifie en lisant le contrat, et il fait tomber la plupart des clauses résolutoires invoquées.

À qui incombe la preuve

Vous n'avez pas à prouver que vous n'avez rien fait. Le bailleur doit établir le manquement qu'il invoque ; et pour les dégradations, la loi vous ouvre trois causes d'exonération dont la preuve vous appartient — mais elles existent, et elles sont larges.

La clause résolutoire ne vaut que pour une liste fermée de motifs
Est réputée non écrite toute clause qui prévoit la résiliation de plein droit du contrat en cas d'inexécution des obligations du locataire pour un motif AUTRE que le non-paiement du loyer, des charges ou du dépôt de garantie, la non-souscription d'une assurance des risques locatifs, le non-respect de l'obligation d'user paisiblement des locaux résultant de TROUBLES DE VOISINAGE CONSTATÉS PAR UNE DÉCISION DE JUSTICE passée en force de chose jugée, ou — dans les zones soumises à l'obligation d'occupation prévue par le code de l'urbanisme — le défaut d'occupation à titre de résidence principale, la résiliation ne pouvant alors intervenir qu'à l'expiration d'un délai de mise en demeure fixé par le maire.  
🔑 LISEZ LA CLAUSE, PUIS LA LISTE, ET COMPAREZ. Une clause résolutoire pour animal, pour transformation, pour sous-location ou pour bruit non judiciairement constaté est RÉPUTÉE NON ÉCRITE : elle ne s'annule pas, elle est simplement écartée, et il n'y a aucun délai pour le dire. ⛔ Le bailleur doit alors demander la résiliation AU JUGE, qui apprécie si le manquement est assez grave — ce qui est une tout autre discussion.
Le trouble de voisinage suppose une décision de justice devenue définitive
Le locataire est obligé d'user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat, et de s'abstenir de tout comportement ou de toute activité qui, aux abords des locaux ou dans le même ensemble immobilier, porte atteinte aux équipements collectifs, à la sécurité des personnes ou à leur liberté d'aller et venir Mais la clause résolutoire fondée sur ce manquement ne peut jouer que si le trouble a été constaté par une décision de justice PASSÉE EN FORCE DE CHOSE JUGÉE  
⛔ NI UNE MAIN COURANTE, NI DES ATTESTATIONS DE VOISINS, NI UN CONSTAT D'HUISSIER NE SONT UNE DÉCISION DE JUSTICE. Et « passée en force de chose jugée » veut dire qu'elle n'est plus susceptible de recours suspensif. 🔑 Demandez la production de cette décision : neuf fois sur dix, elle n'existe pas, et la clause ne peut alors pas jouer.
L'assurance : un mois après un commandement, et le commandement doit reproduire le texte
Le locataire est obligé de s'assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire et d'en justifier lors de la remise des clés, puis chaque année à la demande du bailleur ; la justification résulte de la remise d'une attestation de l'assureur. Toute clause prévoyant la résiliation de plein droit pour défaut d'assurance ne produit effet qu'UN MOIS après un commandement demeuré infructueux — et ce commandement reproduit, À PEINE DE NULLITÉ, les dispositions de cet alinéa.  
🔑 DEUX VÉRIFICATIONS, DANS CET ORDRE. Le commandement reproduit-il le texte, mot pour mot ? À défaut il est nul, et rien n'a couru. Et avez-vous produit l'attestation dans le mois ? Une attestation remise, même tardivement mais avant l'expiration du délai, purge le manquement. ⚠️ La clause n'est valable ici que parce que la loi le prévoit expressément : c'est l'un des rares cas.
Les dégradations : trois causes vous exonèrent, et elles sont larges
Le locataire est obligé de répondre des dégradations et pertes qui surviennent pendant la durée du contrat dans les locaux dont il a la jouissance exclusive, À MOINS QU'IL NE PROUVE qu'elles ont eu lieu par cas de force majeure, par la faute du bailleur, ou par le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans le logement. Le code civil énonce la même règle : il répond des dégradations qui arrivent pendant sa jouissance, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu sans sa faute  
🔑 « UN TIERS QU'IL N'A PAS INTRODUIT » COUVRE PLUS QU'ON NE CROIT : un cambrioleur, un dégât venu d'un autre logement, un intervenant mandaté par le bailleur, un voisin. ⚠️ La preuve vous incombe, mais elle porte sur la CAUSE, non sur votre absence de faute en général : datez, photographiez, conservez les échanges avec le syndic ou l'assurance.
L'entretien courant s'arrête où commence la vétusté
Le locataire prend à sa charge l'entretien courant du logement, les menues réparations et l'ensemble des réparations locatives définies par décret, SAUF si elles sont occasionnées par VÉTUSTÉ, MALFAÇON, VICE DE CONSTRUCTION, CAS FORTUIT OU FORCE MAJEURE. Le code civil le dit aussi : aucune des réparations réputées locatives n'est à la charge du locataire quand elles ne sont occasionnées que par vétusté ou force majeure Les modalités de prise en compte de la vétusté sont fixées par décret, et lorsqu'un bailleur social a conclu des accords locaux établissant des grilles de vétusté, le locataire peut en demander l'application  
🔑 LA VÉTUSTÉ EST L'ARGUMENT LE PLUS RENTABLE DU POSTE « DÉGRADATIONS », et le plus rarement soulevé. Une moquette de douze ans, une peinture de dix, un joint de silicone : leur usure n'est pas une dégradation. ⛔ Demandez l'application d'une grille de vétusté si le bailleur est un organisme social, et à défaut opposez la durée d'occupation, chiffres en main.
L'état des lieux, la présomption, et le délai de sept jours
Un état des lieux est établi contradictoirement et amiablement lors de la remise et de la restitution des clés. S'il ne peut l'être, il est établi par un commissaire de justice à l'initiative de la partie la plus diligente, à frais partagés par moitié. À défaut d'état des lieux, le preneur est présumé avoir reçu les lieux en bon état de réparations locatives et doit les rendre tels, SAUF LA PREUVE CONTRAIRE  
⛔ LE DÉLAI DE CONVOCATION EST UNE CONDITION, PAS UNE FORMALITÉ : la troisième chambre civile a jugé le 26 octobre 2023 que le bailleur qui n'a pas convoqué le locataire par lettre recommandée au moins sept jours à l'avance ne peut pas obtenir le remboursement de la moitié du coût du constat. 🔑 Et la présomption se combat : photographies datées de l'entrée, courriels signalant des désordres, attestations, factures du bailleur.
Les transformations : remise en état au DÉPART, non immédiatement
Le locataire ne doit pas transformer les locaux et équipements loués sans l'accord écrit du propriétaire. À défaut de cet accord, celui-ci peut exiger, AU DÉPART DU LOCATAIRE, la remise en état ou conserver à son bénéfice les transformations, sans indemnisation des frais engagés. Il ne peut exiger la remise immédiate que si les transformations mettent en péril le bon fonctionnement des équipements ou la sécurité du local. ⚖️ Des travaux d'adaptation au handicap ou à la perte d'autonomie et des travaux de rénovation énergétique peuvent être réalisés aux frais du locataire : la demande se fait par lettre recommandée, et l'ABSENCE DE RÉPONSE DANS LES DEUX MOIS VAUT ACCEPTATION. Au départ, le bailleur ne peut alors pas exiger la remise en état.  
🔑 TROIS DÉFENSES, DANS CET ORDRE. Le bailleur ne peut pas exiger la remise immédiate, sauf péril : la demande est prématurée. L'accord écrit peut résulter d'un silence de deux mois s'il s'agissait de travaux d'adaptation ou de rénovation énergétique demandés par recommandé. Et aucune clause résolutoire ne peut être fondée sur ce manquement
Trois ans, non deux — et le juge ne la relève pas d'office
Toutes actions dérivant d'un contrat de bail sont prescrites par trois ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer ce droit. La troisième chambre civile a jugé, dans quatre affaires du même jour, que les baux d'habitation régis par la loi de 1989 obéissent à des règles spécifiques exclusives du droit de la consommation, de sorte que cette prescription est SEULE applicable à l'action en recouvrement des réparations locatives et des loyers impayés.  
⚠️ CE POINT JOUE CONTRE VOUS, ET C'EST POURQUOI IL FIGURE ICI : n'opposez pas la prescription de DEUX ans du code de la consommation, elle n'existe pas en matière de bail d'habitation, et l'invoquer affaiblit tout le reste. 🔑 Trois ans suffisent souvent : comptez de la sortie des lieux, ou de la découverte du désordre. ⛔ Et soulevez-la vous-même — le juge ne relève pas d'office la prescription

La clause résolutoire n'est valable que pour ce que la loi énumère

C'est le point le plus rentable de tout le dossier, et il se vérifie en lisant deux textes côte à côte : la clause du bail, et la liste de la loi. Est réputée non écrite toute clause de résiliation de plein droit fondée sur un motif autre que le non-paiement du loyer, des charges ou du dépôt de garantie, la non-souscription d'une assurance, le trouble de voisinage constaté par une décision de justice passée en force de chose jugée, ou — en zone soumise à obligation d'occupation — le défaut de résidence principale après mise en demeure du maire.  

Une ligne dans vos écritures : « la clause résolutoire invoquée est fondée sur un motif que la loi n'admet pas ; elle est réputée non écrite ». Le bailleur doit alors demander la résiliation au juge, qui appréciera la gravité du manquement — et ce n'est plus du tout la même affaire.

Six reproches, et ce que chacun permet au bailleur

Le manquement invoqué commande tout : deux d'entre eux seulement peuvent fonder une résiliation de plein droit, et le second à une condition rarement remplie.

Une clause résolutoire est-elle possible ?Ce que le bailleur doit établir
Défaut d'assuranceOUI — un mois après commandement reproduisant le texteLe défaut de justification, et la régularité du commandement
Troubles de voisinageOUI, mais seulement s'ils sont constatés par une décision de justice définitiveCette décision — et non des attestations
DégradationsNON — la clause serait réputée non écriteLe dommage, et son imputation à vous
Transformation sans accordNONL'absence d'accord écrit ; et la remise en état n'est due qu'au départ
Sous-locationNONLa sous-location, et le manquement au contrat
Défaut de résidence principaleSeulement en zone soumise à obligation, après mise en demeure du maireL'obligation d'urbanisme applicable au logement

Par quoi commencer

Commencez par cette question, avant toute discussion de fait : la clause résolutoire invoquée est-elle permise par la loi ? Dans quatre cas sur six, elle ne l'est pas — elle est réputée non écrite, et le bailleur doit demander la résiliation au juge, qui appréciera la gravité du manquement. Le débat change alors complètement de nature, et il devient beaucoup plus favorable.

Ce que vous pouvez demander

Le texte vous laisse le choix  .

LA CLAUSE RÉPUTÉE NON ÉCRITE

Quand la résiliation de plein droit est fondée sur un motif hors liste.

Ce que vous obtenez
La clause est écartée, sans annulation ni délai pour le demander
Ce que vous abandonnez
Rien, mais le bailleur peut encore demander la résiliation au juge, qui appréciera la gravité.

LA NULLITÉ du commandement

Quand il ne reproduit pas le texte que la loi impose.

Ce que vous obtenez
Le commandement est nul et le délai d'un mois n'a jamais couru
Ce que vous abandonnez
Rien : le bailleur peut en délivrer un nouveau, régulier — mais le temps redevient le vôtre.

L'EXONÉRATION des dégradations

Force majeure, faute du bailleur, ou fait d'un tiers non introduit.

Ce que vous obtenez
Vous ne répondez pas des dégradations dont vous établissez l'une de ces causes
Ce que vous abandonnez
Rien, mais la preuve de la cause vous incombe.

LA VÉTUSTÉ

Quand les réparations réclamées tiennent à l'usure du temps.

Ce que vous obtenez
Les réparations locatives occasionnées par vétusté ne sont pas à votre charge
Ce que vous abandonnez
Rien : c'est une exception légale, et elle se cumule avec les autres.

LA PRESCRIPTION de trois ans

Quand plus de trois ans séparent les faits de l'action.

Ce que vous obtenez
L'irrecevabilité de la demande
Ce que vous abandonnez
Rien, mais elle doit être soulevée : le juge ne la relève pas d'office

Ce qui fait perdre

  • Croire une clause résolutoire parce qu'elle est écriteEst réputée non écrite toute clause de résiliation de plein droit fondée sur un motif que la loi n'énumère pas Bruit non judiciairement constaté, animal, transformation, sous-location : aucune n'y figure.
  • Payer les réparations sans opposer la vétustéAucune des réparations réputées locatives n'est à la charge du locataire quand elles ne sont occasionnées que par vétusté ou force majeure C'est l'argument le plus rentable du poste, et le plus rarement soulevé.

Lire aussiLoyers impayés et expulsion · Le dépôt de garantie non restitué

04

Vos pièces

Les documents à réunir, et ceux que la page vous prépare. Vos délais, eux, se lisent au chapitre 01 — ils se dérivent de vos dates, et non d’une liste d’étapes valable pour tout le monde.

Les pièces qui ne dépendent d’aucune démarche

Ce qui fait perdre

  • Ne pas lire le commandement mot à motLe commandement visant la clause résolutoire pour défaut d'assurance reproduit, À PEINE DE NULLITÉ, les dispositions de l'alinéa S'il ne les reproduit pas, il est nul et le mois n'a jamais couru.
  • Se croire perdu faute d'état des lieux d'entréeLa présomption de l'article 1731 se combat par la preuve contraire : photographies datées, courriels signalant des désordres à l'entrée, attestations, factures de travaux du bailleur.

Lire aussiLes procédures · Les actes judiciaires

Questions fréquentes

Le bail prévoit la résiliation de plein droit. Est-ce valable ?
Seulement pour les motifs que la loi énumère : loyer, charges, dépôt de garantie, assurance, trouble de voisinage constaté par une décision de justice définitive, et défaut de résidence principale en zone soumise à obligation. Toute autre clause est RÉPUTÉE NON ÉCRITE
On m'accuse de troubles de voisinage.
Le bailleur ne peut se prévaloir de la clause résolutoire que si le trouble a été constaté par une décision de justice PASSÉE EN FORCE DE CHOSE JUGÉE ⛔ Ni main courante, ni attestations, ni constat d'huissier n'y suffisent. Demandez la production de cette décision.
Je n'ai pas envoyé mon attestation d'assurance.
La clause ne produit effet qu'UN MOIS après un commandement demeuré infructueux, et ce commandement reproduit à peine de nullité les dispositions de l'alinéa 🔑 Lisez-le mot à mot : s'il ne les reproduit pas, il est nul. Et une attestation produite dans le mois purge le manquement.
Le bailleur me réclame des réparations.
Elles ne sont à votre charge que hors VÉTUSTÉ, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure Le code civil le redit : aucune réparation réputée locative n'est à votre charge quand elle n'est occasionnée que par vétusté ou force majeure
Il n'y a pas eu d'état des lieux d'entrée.
Vous êtes présumé avoir reçu les lieux en bon état, mais cette présomption cède devant la PREUVE CONTRAIRE Photographies datées, courriels de signalement à l'entrée, attestations, factures de travaux du bailleur : rassemblez-les.
Le constat de sortie a été fait par un huissier.
Vérifiez la convocation : elle doit être faite par lettre recommandée au moins SEPT JOURS à l'avance À défaut, le bailleur ne peut pas obtenir le remboursement de la moitié du coût — la troisième chambre civile l'a jugé le 26 octobre 2023.
J'ai fait des travaux sans son accord.
Il peut exiger la remise en état AU DÉPART, ou conserver les transformations sans vous indemniser — mais il ne peut exiger la remise immédiate que si elles mettent en péril les équipements ou la sécurité ⚖️ Et pour des travaux d'adaptation au handicap ou de rénovation énergétique demandés par recommandé, le silence de deux mois vaut acceptation.
Combien de temps a-t-il pour agir ?
TROIS ANS à compter du jour où il a connu ou aurait dû connaître les faits ⛔ Et non deux : les baux d'habitation obéissent à des règles exclusives du droit de la consommation. ⚠️ Le juge ne relève pas d'office la prescription : soulevez-la
Quel tiers gratuit puis-je saisir ?
La COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE CONCILIATION, paritaire et instituée pour les litiges locatifs : c'est le tiers propre à cette matière, et sa saisine satisfait le préalable amiable ⚠️ La médiation de la consommation reste concevable face à un bailleur professionnel qui relève d'un médiateur, mais elle n'existe pas face à un particulier — et elle ne connaît ni les grilles de vétusté ni les usages du bail.
Quel juge est compétent ?
Le juge des contentieux de la protection, qui connaît des actions dont un contrat de louage d'immeuble à usage d'habitation est l'objet, la cause ou l'occasion L'avocat n'est pas obligatoire et la procédure est orale
Et si c'est le loyer qui est impayé ?
Alors ce n'est pas cette page : les loyers impayés, le commandement visant la clause résolutoire et l'expulsion ont leur propre fiche, avec leurs délais et leurs demandes. Elle est en bas de celle-ci.

Les textes de loi cités sont reproduits depuis Légifrance dans leur version en vigueur. Cette page ne constitue pas une consultation juridique et ne préjuge d’aucune décision.

Les textes cités

Le texte en vigueur de chaque disposition citée, tel qu’il se lit au 8 septembre 2026. 6 dispositions ont connu des rédactions antérieures : elles sont données, datées, et ce qui les sépare du texte actuel est souligné. Lorsqu’une rédaction a été reprise sous un autre numéro, ou dans un autre code, la destination est nommée.

Article 7 du code civilen vigueur depuis le 28 juin 1889

L'exercice des droits civils est indépendant de l'exercice des droits politiques, lesquels s'acquièrent et se conservent conformément aux lois constitutionnelles et électorales.

Article 1343-5 du code civilen vigueur depuis le 1er octobre 2016

Le juge peut, compte tenu de la situation du débiteur et en considération des besoins du créancier, reporter ou échelonner, dans la limite de deux années, le paiement des sommes dues. Par décision spéciale et motivée, il peut ordonner que les sommes correspondant aux échéances reportées porteront intérêt à un taux réduit au moins égal au taux légal, ou que les paiements s'imputeront d'abord sur le capital. Il peut subordonner ces mesures à l'accomplissement par le débiteur d'actes propres à faciliter ou à garantir le paiement de la dette. La décision du juge suspend les procédures d'exécution qui auraient été engagées par le créancier. Les majorations d'intérêts ou les pénalités prévues en cas de retard ne sont pas encourues pendant le délai fixé par le juge. Toute stipulation contraire est réputée non écrite. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux dettes d'aliment.

Article 1731 du code civilen vigueur depuis le 21 mars 1804

S'il n'a pas été fait d'état des lieux, le preneur est présumé les avoir reçus en bon état de réparations locatives, et doit les rendre tels, sauf la preuve contraire.

Article 1732 du code civilen vigueur depuis le 21 mars 1804

Il répond des dégradations ou des pertes qui arrivent pendant sa jouissance, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu sans sa faute.

Article 1755 du code civilen vigueur depuis le 21 mars 1804

Aucune des réparations réputées locatives n'est à la charge des locataires quand elles ne sont occasionnées que par vétusté ou force majeure.

Article 2247 du code civilen vigueur depuis le 19 juin 2008

Les juges ne peuvent pas suppléer d'office le moyen résultant de la prescription.

1 rédaction antérieure — ce qui a changé est souligné

Du 21 mars 1804 au 19 juin 2008Si l'assignation est nulle par défaut Les juges ne peuvent pas suppléer d'office le moyen résultant de forme, Si le demandeur se désiste de sa demande, S'il laisse périmer l'instance, Ou si sa demande est rejetée, L'interruption est regardée comme non avenue. la prescription.

Article L213-4-4 du code de l'organisation judiciaireen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Le juge des contentieux de la protection connaît des actions dont un contrat de louage d'immeubles à usage d'habitation ou un contrat portant sur l'occupation d'un logement est l'objet, la cause ou l'occasion ainsi que des actions relatives à l'application de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement.

Article L213-6 du code de l'organisation judiciaireen vigueur depuis le 28 mai 2026

Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

6 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er juillet 2025 au 28 mai 2026Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er décembre 2024 au 1er juillet 2025Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires, exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît de la saisie des rémunérations, à l'exception des demandes ou moyens de défense échappant à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er janvier 2020 au 1er décembre 2024Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît de la saisie des rémunérations, à l'exception des demandes ou moyens de défense échappant à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er juin 2012 au 1er janvier 2020Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er septembre 2011 au 1er juin 2012Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des procédures civiles d'exécution.

Du 9 juin 2006 au 1er septembre 2011Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit droit, à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en oeuvre. Le juge de l'exécution connaît, sous la même réserve, de la procédure de saisie immobilière, des contestations qui s'élèvent à l'occasion de celle-ci et des demandes nées de cette procédure ou s'y rapportant directement, même si elles portent sur le fond du droit ainsi que de la procédure de distribution qui en découle (1). découle. Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires. Il connaît Le juge de l'exécution exerce également les compétences particulières qui lui sont dévolues par le code des mesures de traitement des situations de surendettement des particuliers et de la procédure de rétablissement personnel. procédures civiles d'exécution.

Article 74 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Les exceptions doivent, à peine d'irrecevabilité, être soulevées simultanément et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir. Il en est ainsi alors même que les règles invoquées au soutien de l'exception seraient d'ordre public. La demande de communication de pièces ne constitue pas une cause d'irrecevabilité des exceptions. Les dispositions de l'alinéa premier ne font pas non plus obstacle à l'application des articles 103,111,112 et 118.

Article 514 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2020L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Du 14 mai 1981 au 1er janvier 2005L'exécution provisoire ne peut pas être poursuivie sans avoir été ordonnée si ce n'est pour les Les décisions qui en bénéficient de plein droit. Sont notamment exécutoires première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire les ordonnances de référé, les décisions qui prescrivent des mesures provisoires pour le cours de l'instance, celles qui ordonnent des mesures conservatoires ainsi à moins que les ordonnances du juge de la mise en état qui accordent une provision au créancier. loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Article 514-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 2020

Le juge peut écarter l'exécution provisoire de droit, en tout ou partie, s'il estime qu'elle est incompatible avec la nature de l'affaire. Il statue, d'office ou à la demande d'une partie, par décision spécialement motivée. Par exception, le juge ne peut écarter l'exécution provisoire de droit lorsqu'il statue en référé, qu'il prescrit des mesures provisoires pour le cours de l'instance, qu'il ordonne des mesures conservatoires ainsi que lorsqu'il accorde une provision au créancier en qualité de juge de la mise en état.

Article 528 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Le délai à l'expiration duquel un recours ne peut plus être exercé court à compter de la notification du jugement, à moins que ce délai n'ait commencé à courir, en vertu de la loi, dès la date du jugement. Le délai court même à l'encontre de celui qui notifie.

Article 538 du code de procédure civileen vigueur depuis le 1er janvier 1976

Le délai de recours par une voie ordinaire est d'un mois en matière contentieuse ; il est de quinze jours en matière gracieuse.

Article 750-1 du code de procédure civileen vigueur depuis le 13 mai 2023

En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai supérieur à trois mois à compter de la saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 27 février 2022 au 22 septembre 2022A En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice doit être est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai manifestement excessif au regard supérieur à trois mois à compter de la nature saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et des enjeux du litige de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Du 1er janvier 2020 au 27 février 2022A En application de l'article 4 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice doit être est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou lorsqu'elle est relative à l'une des actions mentionnées aux articles R. 211-3-4 et R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire. judiciaire ou à un trouble anormal de voisinage. Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au premier alinéa dans les cas suivants : 1° Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord ; 2° Lorsque l'exercice d'un recours préalable est imposé auprès de l'auteur de la décision ; 3° Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable mentionnés au premier alinéa est justifiée par un motif légitime tenant soit à l'urgence manifeste manifeste, soit aux circonstances de l'espèce rendant impossible une telle tentative ou nécessitant qu'une décision soit rendue non contradictoirement contradictoirement, soit à l'indisponibilité de conciliateurs de justice entraînant l'organisation de la première réunion de conciliation dans un délai manifestement excessif au regard supérieur à trois mois à compter de la nature saisine d'un conciliateur ; le demandeur justifie par tout moyen de la saisine et des enjeux du litige de ses suites ; 4° Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particulière, procéder à une tentative préalable de conciliation. conciliation ; 5° Si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conformément à l'article L. 125-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Article L111-2 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 1er juin 2012

Le créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut en poursuivre l'exécution forcée sur les biens de son débiteur dans les conditions propres à chaque mesure d'exécution.

Article L412-3 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 29 juillet 2023

Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 29 janvier 2017 au 29 juillet 2023Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation. normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement ainsi que logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire. locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

Du 1er juin 2012 au 29 janvier 2017Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de lieux habités ou de locaux d'habitation ou à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation. normales. Le juge qui ordonne l'expulsion peut accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le propriétaire exerce son droit de reprise dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement ainsi que logement, lorsque la procédure de relogement effectuée en application de l'article L. 442-4-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été suivie d'effet du fait du locataire. locataire ou lorsque ce dernier est de mauvaise foi. Les deux premiers alinéas du présent article ne s'appliquent pas lorsque les occupants dont l'expulsion a été ordonnée sont entrés dans les locaux à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte.

Article R121-1 du code des procédures civiles d'exécutionen vigueur depuis le 1er juillet 2025

En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

2 rédactions antérieures — ce qui a changé est souligné

Du 1er janvier 2021 au 1er juillet 2025En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie ou à compter de l'audience prévue par l' article R. 3252-17 du code du travail, selon le cas, saisie, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

Du 1er juin 2012 au 1er janvier 2021En matière de compétence d'attribution, tout juge autre que le juge de l'exécution doit relever d'office son incompétence. Le juge de l'exécution ne peut ni modifier le dispositif de la décision de justice qui sert de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution. Toutefois, après signification du commandement ou de l'acte de saisie, selon le cas, il a compétence pour accorder un délai de grâce. Le juge de l'exécution peut relever d'office son incompétence.

Décisions citées 3

Chaque décision de la Cour de cassation mentionnée sur cette page, avec son lien officiel.

  1. CassationCass. 3e chambre civile, 26 janvier 2017, n° 15-27.580consulter ↗
  2. CassationCass. 3e chambre civile, 6 avril 2023, n° 22-13.778consulter ↗
  3. CassationCass. 3e chambre civile, 26 octobre 2023, n° 22-20.183consulter ↗